lundi, janvier 24, 2005

La mystérieuse adaptabilité territoriale du cougar

Un cougar à l'affut.

On a beaucoup parlé de l'attaque fatale par un cougar qu'a subit cette femme de 30 ans récemment au Parc national de Banff, près du Lac Minnewanka. Une attaque qui suscite beaucoup d'inquiétude depuis dans la région, puisque ce genre de phénomène est normalement extrêmement rare.

Pour mieux comprendre ce qui s'est passé à Banff, il est utile de connaître les habitudes territoriales de ce prédateur magnifique. Le cougar, le puma ou le lion des montagnes a une stratégie de reproduction et de survie qui est axée sur la protection d'un territoire de chasse qui se modifie de saison en saison.

Le cougar est un animal extrêmement discret. Les observations sont moins fréquentes en Saskatchewan, qu'en Alberta et en Colombie-Britannique et elles suscitent toujours la surprise. Un éleveur de bétail m'a raconté qu'un cougar qui s'était aventuré sur sa propriété aux abords de la rivière Saskatchewan sud l'avait laissé s'approcher de lui à 10 mètres de distance et n'a jamais semblé avoir peur de lui. Il a ensuite poursuivit son chemin. Le même éleveur m'a affirmé avoir perdu un bouvillon de 250 kilos à une autre époque, perte qu'il attribue à un cougar, qu'il a identifié à ses empreinte caractéristiques, puisque que le cougar est équipé de griffe rétractiles.

De tous les facteurs territoriaux qui affectent le cougar, le plus important est sans contredit la disponibilité de proies à chasser: la stabilité de la population-cible, sa distribution et la mobilité relative de cette population. En période difficile, lorsque les populations de cervidés varient, il y a un partage du territoire, ce qui peut mener à des confrontations entre les différents individus. Pour s'adapter, le cougar a donc besoin d'un concept du territoire qui est flexible.

Dans la région du lac Minnewanka, au coeur des Rocheuses canadiennes, les cougars ont besoin d'un immense territoire de chasse qui peut s'étendre au-delà de 200 kilomètres carrés pour les femelles et à près de 300 kilomètres carrés pour les mâles. En hiver, les cougars ont besoin d'un territoire plus petit d'un peu plus de 120 kilomètres carrés pour mâles et de moins pour les femelles. L'emplacement de ces territoires est délimité par la migration des proies…dans le cas de Banff, on parle de Wapitis… plus à l'est, en Saskatchewan, on parle de cerfs de Virginie et de cerfs-mulets.

Cette diminution du territoire en hiver, dans les Rocheuses, s'explique par l'abondance de neige qui oblige les ongulés, les wapitis, à se rabattre dans les vallées pour voir à leur alimentation, et les cougars les suivent. Dans le cas de Banff, ce qui est particulier, c'est que selon les responsables de la faune, les wapitis qui se sont rapprochés de la ville l'auraient fait en partie pour échapper aux attaques de meutes de loups environnantes.

Cette territorialité du cougar joue plusieurs rôles. Notamment, elle contribue à maintenir la densité des adultes sous le niveau que permet de soutenir l'approvisionnement de nourriture. Donc elle régularise la population.

Le défi, au fond, auquel font face les autorités responsables du Parc national de Banff, c'est d'aider à maintenir un équilibre entre les besoins des humains qui utilisent le parc, et les besoins de la population de cougars de la région qui doit être soumise en ce moment à un stress environnemental particulier sur lequel les biologistes s'interrogent.

dimanche, janvier 16, 2005

Un terrain de chasse pas comme les autres

Notre esprit est bombardé quotidiennement par la publicité, les sons agressants, les spectacles hauts en couleurs et en effets spéciaux. Il ne faut pas s'étonner s'il a de la difficulté à s'émerveiller aujourd'hui devant le silence et la simplicité d'un alignement de pierres comme ceux que jalonnent la rivière Saskatchewan Sud aux abords de la fourche de la rivière Red Deer.

Qu'est-ce qu'un alignement de pierres peut avoir d'extraordinaire me demanderez-vous? Les premiers habitants des plaines en sont les architectes. Ils sont rudimentaires mais servaient probablement de cloture ou d'entonnoir pour chasser le bison à une autre époque.

Imaginez plusieurs centaines de bisons en train de paître paisiblement dans la plaine, puis une horde de chasseurs qui apparaissent en faisants du bruit et de grands gestes. Le troupeau s'agite, part au petit trot en direction opposée, en peu de temps c'est la corrida. Les animaux sauvages cherchent à fuir l'odeur de l'homme. C'est l'instinct autant que la peur. Ces pierres espacées de quelques mètres dégagent une odeur horripilante au plus haut niveau. Tout sauf franchir cette ligne de pierre. Et les hommes qui se rapprochent... "Bougeons plus loins" pensent les bisons. La chasse se poursuit sur plusieurs centaines de mètres, jusqu'au ravin où d'autres chasseurs attendent les bisons avec lances et flèches. Vous connaissez la suite.

Des moments comme celui-là, il y en a sans doute eu d'innombrables dans les plaines au fil des siècles. Un pourcentage important d'entre eux ont prit place en ces lieux fort fréquentés. Des centaines de vestiges de tipis parsèment la région. Les "medecine wheels" sont plus nombreuses ici que n'importe où ailleurs. Sur les 150 qui restent en Amérique du nord, la majorité se retouvent dans un rayon de 200 kilomètres de la fourche selon l'archéologue David Vogt.

La nation Blackfoot fréquentait ce territoire. Comme toutes les nations des plaines, ses membres avaient un système religieux complexe, axé sur un équilibre entre l'univers spirituel et réel qui est reflété dans la vie de tous les jours. Les "medecine wheels" étaient en quelque sortes leurs cathédrales construites sur le haut des collines, sur le flanc des vallées ou dans un lieu distinctif. On pouvait y honorer un chef glorieux ou y tenir des cérémonies sacrées.

En visitant ces endroits, en imaginant une époque sans autoroutes, lignes de haute tension, sans automobiles ni télévision, il devient plus facile de comprendre comment cette immensité de prairies, de vallées, de rivières qui se gonflent au printemps quand l'eau des glaciers vient jusqu'à nous, peuvent avoir semblés plein de mystère à d'autres civilisations. La vulnérabilité aux calamités engendre souvent des systèmes de croyances inusités chez les humains, afin de justifier les circonstances auxquelles ils sont confrontés. Mais ça, c'est de l'anthropologie et c'est une autre histoire.

vendredi, janvier 14, 2005

À Weyburn: le dépaysement

Bon… vous avez reprit vos bonnes vielles habitudes; vous êtes de retour au boulot où à l'école. Vous vous dites que l'été est finit; l'enthousiame avec lequel vous mettez les touches finales à votre bronzage s'évanouit peu à peu. Le refroidissement automnal suscite en vous un vague besoin d'hiberner. Mais voilà, vous craignez que votre votre banquier ait du mal à comprendre les aspiration profondes qui vous habitent. Il faut payer l'hypothèque.

Il y a toutes sortes de façon simples de changer le mal de place, même quand le temps se refroidit. Une visite d'un après-midi dans un milieu qui ne nous est pas familier est peut-être la solution toute indiquée. Changer d'air, c'est bon pour le moral.

J'aime bien faire un tour à Weyburn de temps en temps. Comme ça, sans but précis, pour explorer et découvrir. Cette ville de 10000 habitants à des tas d'expériences agréables à offrir au randonneur du samedi après-midi. Prenez l'architecture locale. La tour d'eau, située sur une butte dans le sud de la ville, est classée site historique municipal. Sa structure en bois construite en 1909 fait 25 pieds de diamètre et 95 pieds de haut. Le réservoir en métal, à l'intérieur, fait 20 pieds de diamètre, 80 pieds de haut et peut contenir 150000 gallons d'eau. Le tout repose sur une fondation en pierre massive de béton, concoctée avec 40 verges cube de pierre et près de 1500 sacs de ciment. Le résultat est assez éloquant, vous allez voir.

Le palais de justice de Weyburn, quant à lui, est vraiment magnifique. Construit en 1928, l'année de la dernière bonne récolte avant la dépression, son architecture s'inspire fortement du style colonial américain de Williamsburg en Virginie. Les membres du barreau de la Saskatchewan doivent se disputer secrètement le privilège de plaider dans cet édifice remarquable… "votre honneur… tout l'honneur est pour moi!". Trève de plaisanteries, le palais de justice est classé site historique provincial.

Il faut mentionner aussi le "Souris Valley Regional Care Centre", un hôpital psychatrique datant de 1921, qui devint le plus grand complexe architectural de la province au moment de son ouverture. Il pouvait accueuillir plus de 900 patients. Des ajouts ont éventuellement augmnenté sa capacité à 1800 patients et employés. Une visite en ces lieux est récompensée par les doux plaisirs d'une promenade dans les charmants jardins qui entourent le complexe: un parc avec bancs, tables de pique-nique et des sentiers aménagés sous les arbrent que visitent une impressionnantes quantité d'oiseaux, hiver comme été.

Admettez qu'il est facile de se dépayser. Puis, quand vous aurez un petit creux, vous pourrez vous rassasier dans un des nombreux restaurants locaux. Ou mieux encore, passez donc au "farmer's market" acheter une tarte à la rubarbe ou à la citrouille faite maison, que emporterez et dégusterez de retour chez vous, en vous disant que cet après-midi valait bien la peine d'être vécu.

mercredi, janvier 12, 2005

Le sublime plaisir du ski de randonnée

Deux minces planches au bout courbé accumulent la poussière dans un coin du garage, depuis que vous les y avez rangées au temps du “disco”. Passeront-elle un autre hiver aux oubliettes? Pourquoi? Souvenirs de résolutions rompues? Vos rêves de glissements sublimes sur les pistes enneigées se sont évaporés au fil des chutes exécutées avec l’élégance du poulain qui fait ses premiers pas? Rome ne s’est pas batie en un jour.

Le ski de randonnée, il faut l’apprivoiser, à son rythme. Ces deux planches sont vos amies. Sortez-les! Les clubs de ski partout en province offrent des cours pour débutants. Si vous pouvez marcher, vous pouvez skier. Vous verrez, une fois que vous maitriserez la technique de base, vos horizons s’élargiront substanciellement.

Swisssh… Swisssh,… Swisssh… Où que vous viviez, là où il y a de la neige, on peut skier. L’hiver, c’est l’activité de plein air par excellence. Le stress s’envole, tout comme les calories. Vos articulations vous remercieront de leur servir un régime aussi doux. Vos muscles… après deux ou trois jours vous sentirez le travail. Il faut tout de même souffrir un peu pour conserver le tonus et la jeunesse.

Ce ne sont pas les parcours qui manquent. Des centaines de kilomètres de pistes entretenues et balisées vous attendent en terrain boisé. Le Parc interprovincial des Cypress Hills, le Parc provincial de Greenwater Lake, les Battlefords, les parcs provinciaux de Good Spirit Lake, du Lac La Ronge, de Duck Mountain et le Parc national de Prince-Albert sont autant de destinations de rêve.

Peut-être aurez-vous la chance de rencontrer l’orignal au petit matin, ou d’entendre le hurlement au loin des loups à la brunante. Avez-vous remarqué comment les odeurs et les sons changent en hiver? Si vous ètes aventurier, le Parc National de Prince-Albert offre 150 kilomètres de pistes qui vous feront passer de la forêt mixte à la forêt boréale, jusqu’au coeur du parc, sur des sentiers entretenus.

Depuis l’avènement des lampes à mains libres, le ski nocturne est une expérience qui gagne en popularité, surtout pour les travailleurs à cours de temps qui veulent conserver la forme et font fi des courtes journées d’hiver.

La plaine offre aussi ses possibilités. Wascana trails près de régina vous permettra de sillonner le corridor faunique du ruisseau Wascana; où renards, ratons-laveurs et chevreuils abondent. Pike Lake, aux abords de la rivière Saskatchewan, près de Saskatoon, offre la chance de nourrir les audacieuses mésanges qui viennent se poser sur vos doigts. Sur la rive est, Cranberry Flats et Beaver Creek feront le bonheur du fondeur curieux. A bien y penser, il n’y a pas une vallée qui ne mérite une petite exploration.

Apportez-vous un petit casse-croûte. La glisse, ça creuse! C’est fou comme ce qu’on mange semble plus savoureux en plein air. Et si parfois, vous vous sentez intimidés par ces skieurs pressés, à l’équipement étincellant et aux cuisses d’acier, dites-vous que ceux qui filent comme le vent ne voient surement pas les richesses de la nature avec le même discernement que vous.

lundi, janvier 10, 2005

Préparer son excursion

Une excursion, ça se prépare. Pour vraiment en profiter il prendre certaines précautions pas trop compliquées, histoire d’éviter les désagréments.

Il faut se rappeler que la Saskatchewan est dominée par un climat continental sec et il faut s’équipper en conséquence.

L’été, il peut faire beau et surtout très chaud.

-un chapeau
-des verres fumées si on a les yeux sensibles
-de la crème solaire, minimum 15
-une bouteille d’eau
-pour le confort
-Une bonne paire de chaussures de randonnée
-Les vêtements de cotton à déconseiller, y aller pour les tissus synthétiques qui respirent mieux
-Les lunettes d’approche, jumelles ou télescope
-Les guides fauniques,oiseaux, mammifères plantes
-Documentation gratuite, Tourism Saskatchewan, site web, Nature Saskatchewan, réseau des Sociétés d’histoire naturelle.
-calepin de note et crayon
-cassettes de sons d’oiseaux
-glacière
-confort avant tout
-appareil photo
-trousse de premier soin, que l’on peut assembler soi-même
-sifflet
-carte topographique, aérienne, routière, boussole, appareil GPS
-l’état des routes en cas de pluie

samedi, janvier 08, 2005

Cap sur l'excellence

Il y a déjà 7 ans, je me suis improvisé capitaine de vaisseau, matelot, pilote, cuistot, navigateur, bref… entrepreneur. Encore mi-empêtré dans les cordages qui amarraient jusqu’à récemment mon embarcation au rivage, je mettais bravement les voiles vers une destination un peu plus floue que je ne l’aurais souhaité. J’étais bien armé tout de même, d’intégrité, de passion et d’une dose de flair; l’héritage d’une autre carrière durant laquelle j’avais fait de la houle ma compagne, et de l’expérience mon guide.

Sept ans plus tard, le brouillard s’est dissipé quelque peu. L’océan sur lequel je vogue me réserve toujours des surprises de temps à autre, mais disons que j’ai appris à éviter les récifs. J’ai établi des alliances avec d’autres aventuriers de l’excellence qui partagent comme moi cette soif d’autonomie qui nous anime, ce goût du butin bien mérité et la passion surtout de gagner honnêtement notre vie, tout en contribuant à l’évolution de notre communauté.

Mes compagnons, compagnes et moi nous rejoignons dans la richesse de l’expérience que nous mettons en scène pour le bénéfice de nos invités. Cette richesse, c’est le contact individuel, la rencontre, le partage d’une connaissance essentielle, la dégustation d’un plat fin. L’expérience a autant plus de valeur quand on dévoile ses ingrédients dans toute leur splendeur. C’est comme si on la mettait sur un plateau. Il faut lui préparer un contexte, une raison d’être qui la rend inestimable.

Aussi étrange que cela puisse paraître, pour apprécier pleinement cette richesse, il faut peut-être plus que tout autre chose, un soupçon d’humilité. C’est en donnant toute sa place à cette qualité que nous créons en Saskatchewan, au moment ou j’écris ces lignes, quelques-unes des expériences touristiques les plus originales en Amérique du Nord. Nous et vous, les artisans de l’industrie touristique saskatchewannaise et les entrepreneurs qui se sentent l’âme à la distinction, sommes les nouveaux pionniers des plaines.

Les derniers 14000 ans d’exploitation humaine de ce beau et vaste territoire nous donnent toute la matière nécessaire pour nourrir l’imaginaire de nos invités présents et futurs. Déjà, les résultats se concrétisent. Les photos et films des photographes et cinéastes européens accueillis par Great Excursions circulent dans la francophonie internationale. Les grossistes d’Europe dont nous avons gagné la confiance nous contactent, attirés qu’ils sont par la possibilité d’offrir à leurs clients un brin d’inédit. Mieux encore, les relations internationales que nous bâtissons engendrent la curiosité. C’est cet élément qui plus que tout autre, peut encourager le consommateur d’expériences touristiques à miser sur l’inconnu.

Mais cette curiosité, il faut la nourrir. À mon avis, il faut créer une marque pour les plaines, un « icône » comme dirait mon ami Ernest Labrecque de la Commission canadienne du tourisme. Nous devons nous investir dans la création d’expériences véritablement issues d’ici, qui caractérisent notre milieu de vie et surtout, qui le mettent en valeur. Pour ce, chacun d’entre nous doit s’investir dans un domaine de spécialisation particulier.

Pour moi, c’est le tourisme patrimonial. J’ai complété des études de maîtrise internationales en archéologie et patrimoine à l’Université de Leicester en Angleterre. Je voulais m’équiper d’outils pour interpréter l’environnement culturel et naturel des plaines dans une optique patrimoniale.

Pour d’autres qui se passionnent d’histoire de la traite des fourrures, il serait peut-être plus utile d’approfondir ses connaissances de la préparation des peaux, de l’art du piégeage ou du contraste entre les déplacements traditionnels l’hiver et l’été. On peut tirer un tas d’informations des livres, de discussions avec les aînés. Quelle façon valorisante de mettre en valeur leur expérience! En faisant un peu de recherche, on peut trouver les éléments d’une histoire à mettre en scène et ainsi créer l’expérience tant convoitée.

L’expertise permet d’aller au-delà des banalités. Et pour créer une industrie touristique viable en Saskatchewan, nous devrons miser sur les qualités distinctives de notre milieu de vie. Nous vivons dans les plaines de l’Amérique du Nord, une des plus vastes régions du continent. Elles constituent un environnement d’une rare beauté, et elles sont dotées d’une histoire susceptible d’intéresser au plus haut point ces gens venus d’ailleurs en quête d’expériences inédites. C’est sur l’inédit que nous devons travailler si nous voulons que la Saskatchewan devienne une destination incontournable sur la scène nationale et internationale.

Il faudra du courage et de la persévérance, l’appui des organismes voués au développement économique et patrimonial, celui des investisseurs et bien sûr, il faudra l’appui inébranlable de nos gouvernements municipaux, provinciaux et fédéraux. Encore plus importants peut être, il faudra des gens d’action, des visionnaires; des citoyens qui sont d’attaque et qui ont soif d’apprendre. Sans eux, l’industrie touristique saskatchewannaise n’atteindra pas l’envergure à laquelle elle est vouée. À nous d’y voir.

samedi, janvier 01, 2005

Regards de Cris

L'artiste Cris Allen Sapp au lancement de l'exposition « Regards de Cris » à la gallerie Allen Sapp de North Battleford le mois dernier.

Les chanteurs amérindiens de l'École secondaire Sakewew à North Battleford en spectacle devant environ 80 aînés, dignitaires et invités lors du lancement de l'exposition de Allen Sapp.

Photos: Paul A. Sayers, MPA, F/SPPA

Un mot pour vous informer d'une nouvelle et précieuse contribution à l'interprétation du patrimoine vernaculaire canadien. La Gallerie Allen Sapp de North Battleford a dévoilé peu avant Noel son exposition itinérante sur l'oeuvre de l'artiste amérindien de renommée internationale Allen Sapp.

Les réalisations de Allen vont bien au dela du mérite artistique. Il nous offre un regard inédit sur les modes de subsistances des communautés amérindiennes de la Saskatchewan durant les années 30.

La franche honnêteté avec laquelle Allen couche sur toile les scènes de son enfance, constitue une source de données inestimable pour observer les stratégies employées par une société de chasseurs-cueuilleurs forcée d'adopter de nouveaux modes de subsistance économique.

Je suis fiers d'avoir pu contribuer à la réalisation de ce jalon interprétatif de l'histoire des Premières nations.

En attendant que l'exposition passe chez vous, voici donc votre chance d'assister à l'avant-première...