dimanche, août 14, 2005

Vallée de la rivière Bow, Alberta


Photo: Travel Alberta

Un repos bien mérité dans la vallée de la rivière Bow, à quelques kilomètres de Banff, en Alberta.

Vélo à Canmore : Dans un proche rayon des Rocheuses

Postée à l'entrée des Rocheuses, la petite ville de Canmore, en Alberta, est l'endroit tout désigné pour installer ses pénates et partir en quête du sentier de vélo de montagne idéal. Tour guidé d'un point de chute fort apprécié par les mordus des bêtes à deux roues.

PAR GILLES MORNEAU

Imaginez le sentier parfait. D'abord, il grimpe doucement dans une forêt qui sent bon l'épinette et la mousse humide. Ensuite, il descend et devient une piste très étroite, à flanc de falaise, longeant un immense lac glaciaire dans un décor digne des plus belles cartes postales. Puis, la piste ondule sur une dizaine de kilomètres, rapide, ponctuée d'obstacles défiant vos talents tout en garantissant des sensations fortes à l'expert comme au débutant, sans demander une condition physique exceptionnelle. Ce sentier existe : c'est celui du lac Minnewanka, une destination qui figure parmi les plus prisées du Parc national de Banff, non loin de Canmore.

Si votre définition du sentier idéal passe par quelque chose de plus musclé, alors il faut essayer Skogan Pass, avec ses 20 kilomètres qui demandent quatre heures d'effort. Après une grimpette de 660 mètres, vous vous retrouverez au point culminant (2090 mètres) pour embrasser du regard toute la vallée de Canmore, bordée par le Mont Rundle et les Three sisters. Enfin, si c'est la nature la plus sauvage qui vous allume, toute la région de Kananaskis vous attend, avec une quarantaine de sentiers répertoriés... tout juste au sud de Canmore.

En fait, peu importe votre conception du sentier idéal, il y a de fortes chances que vous le trouviez à proximité de cette petite ville de 10 000 habitants, particulièrement bien située dans la vallée de la rivière Bow, à l'entrée des Rocheuses. Postée à quelques kilomètres de Banff et des parcs nationaux, Canmore est aussi à moins de 90 minutes de l'aéroport international de Calgary.

La ville des vélos véloces

Si la plupart des résidents de Canmore travaillent à Banff, tous apprécient la simplicité et la tranquillité de leur ville. Tous sont également friands de sports de plein air et, particulièrement, de vélo de montagne. C'est le cas de Brian Cooke, dit « Big Bri », qui est originaire de Calgary mais qui s'est établi à Canmore par amour pour le vélo.

Big Bri, qui a roulé partout au Canada et aux États-Unis, assure qu'il n'y a pas de meilleur endroit pour « un cycliste qui recherche des sentiers épiques dans un environnement sauvage et spectaculaire, interdit aux véhicules motorisés ». Il souligne aussi un aspect qui ajoute au cachet de sa localité : « Dans l'Ouest, la tendance actuelle est au freeriding : on accède au sommet de la montagne par un télésiège ou une navette et on descend sur des vélos adaptés au terrain accidenté. Entourée par des parcs, Canmore résiste à cette mode ». Les cyclistes doivent donc mériter leurs descentes échevelées au prix de longs efforts, et ils en retirent une certaine fierté.

En 1883, année de sa fondation, Canmore était une ville minière. Les sentiers de vélo actuels partent souvent des routes qui menaient aux mines de charbon, particulièrement du côté du centre de ski, le Nordic Center. Construit pour accueillir les épreuves de biathlon et de ski de fond des Jeux olympiques de 1988, il offre 70 kilomètres de pistes très variées, à cinq minutes du centre-ville. Les novices peuvent y louer un vélo ou suivre un cours d'initiation. Les pistes du centre de ski conviennent aux débutants, mais certaines sections demeurent assez tordues. Elles ont posé de sérieux défis aux meilleurs cyclistes de la planète, qui s'y sont retrouvés dans le cadre de la Coupe du Monde de Cross-Country, de 1998 à 2000.

Après avoir été l'hôte de ces compétitions et de plusieurs Coupe Canada, Canmore est maintenant le point d'arrivée d'un événement international, le Transrockies Challenge (10 au 16 août 2003), « la course de vélo de montagne la plus dure au monde », selon ses organisateurs et les coureurs qui, en équipes de deux, doivent parcourir en sept jours plus de 600 kilomètres de terrain très accidenté, incluant de nombreux portages et trois traversées de la Continental divide, la fameuse ligne de partage des eaux. Le calendrier offre aussi une course d'un jour, sur 80 km de piste étroite et difficile, de même qu'une course par équipes de 24 heures.

Mais qu'on ne s'y trompe pas, Canmore n'est pas réservé aux seuls experts. Pour la randonnée encadrée, il est possible de joindre les sorties du club local et découvrir les sentiers les plus populaires sans se compliquer la vie. Si vous préférez explorer par vous-même, il est recommandé de vous procurer des cartes et le livre Backcountry Biking in the Canadian Rockies, qui détaille les itinéraires de la région.
Soyez cependant prévoyant et emmenez des outils, des tubes de rechange, de l'eau, de la nourriture et bonne veste, car le climat des Rocheuses est imprévisible. Gardez toujours à l'esprit que vous êtes au pays des ours et qu'au tournant d'un sentier, vous pourriez vous retrouver devant un ours noir. Celui-ci détalera probablement sans demander son reste, mais il en ira tout autrement avec les grizzlis.
Heureusement, ceux-ci se tiennent loin et vous devrez vous enfoncer très profondément dans le Parc national de Banff pour en rencontrer. À tout hasard, les boutiques de vélo seront heureuses de vous vendre l'accessoire numéro un pour chasser les indésirables plantigrades : la cloche à ours.
Ce petit grelot s'accroche à la selle et tintinnabule inlassablement, avertissant tout être vivant de votre arrivée et... mettant à rude épreuve vos nerfs et ceux de vos compagnons. En souvenir d'un séjour inoubliable à Canmore, vous le garderez sûrement en permanence sur votre monture. Si vous parvenez à vous y habituer...

Pour de plus amples renseignements sur cette destination ou sur d'autres destinations canadiennes, visitez le site de la Commission canadienne du tourisme à l'adresse www.voyagecanada.ca

source: Commission Canadienne du tourisme

Cette reproduction n'est pas présentée à titre de version officielle du contenu reproduit, ni dans le cadre d'une affiliation et/ou avec l'appui de la Commission canadienne du tourisme.

Piscine, sources thermales Miette, Alberta



Photos: Parcs Canada, Brenda Falvey

Les eaux chaudes des sources thermales Miette, dans le parc national Jasper, sont rafraîchies de façon à ce que la baignade soit confortable. Ici, les visiteurs pourront, tout en se détendant, goûter aux panoramas spectaculaires des Rocheuses canadiennes.

Miette, Parc National Jasper : Des sources thermales d'inspiration divine


Plonger dans les eaux vaporeuses des sources thermales Miette, les plus chaudes des Rocheuses canadiennes, tient presque de la béatitude céleste. En prime, la route qui mène à ce petit paradis alpin est jalonnée de paysages fabuleux...

PAR TAMARA NOWAKOWSKY

S'il y a belle lurette que vous n'êtes pas venu à Miette, dans le parc national Jasper, ou si vous y venez pour la première fois, il y a de fortes chances que vous ayez l'impression d'être un explorateur des temps modernes.

On pardonnera aux nouveaux visiteurs de croire que la route qui mène à la source, en passant par la fabuleuse vallée de la Fiddle, soit le clou de la visite, puisque le chemin traverse des sites d'intérêt comme les chutes Punchbowl avant de se faufiler dans des paysages époustouflants, comme le belvédère du chaînon Ashlar. En fait, il est clair qu'une bonne partie du plaisir provient du voyage lui-même.

Tout aussi amusante est cette famille de chèvres de montagne avec laquelle les visiteurs font connaissance, en stationnant près du site de la source. Les chèvres accueillent les voyageurs ici depuis des années. On raconte des tas d'histoires sur des gens qui ont cru être restés un peu trop longtemps dans l'eau chaude, en apercevant un de ces braves ongulés sur le capot de leur voiture...

Bienvenue chez nous
Les employés de l'établissement thermal sont si sympathiques que l'on se croirait en visite dans sa famille. Et, tout comme grand-mère qui vous réprimanderait de marcher avec vos chaussures dans la maison, les caissiers ne se gênent pas pour exiger des baigneurs qu'ils enlèvent leurs souliers avant d'entrer au vestiaire. C'est que, pour éviter la prolifération de bactéries - causée par une circulation importante de pieds sur un plancher chauffé dans un environnement humide et chaud - et maintenir des vestiaires sains, les employés d'entretien travaillent sans relâche.

Lorsque vous arrivez finalement au bord de la piscine et que vous pouvez admirer le paysage qui l'entoure, vous comprenez alors que la route, aussi spectaculaire fut-elle, n'était que le prélude à un spectacle divin.

Dernières décisions déchirantes : savoir dans laquelle des trois piscines tremper le bout de son pied en premier, puis choisir une place pour s'asseoir et admirer la vue, puisque quel que soit l'endroit où l'on pose son regard, le paysage est exquis.

La petite piscine blottie derrière un muret est celle qui suscite le plus de curiosité, mais on comprend assez vite la raison pour laquelle on l'appelle « cuve d'immersion dans l'eau froide ». Si vous êtes assez brave et courageux pour y tremper plus que vos chevilles, vous vous demanderez sûrement : « Si je pouvais émettre un son, mes cris se perdraient-ils dans les montagnes ou résonneraient-ils sur leurs parois? ». Lorsque vous vous rappellerez que deux piscines d'eau chaude vous attendent, vous en ressortirez probablement aussi vite que vos jambes vous le permettront.

La température de l'eau d'une source dépend de sa profondeur, et les eaux de Miette sont les plus chaudes des Rocheuses canadiennes. L'eau revient à la surface à une vitesse de 1 540 litres par minute, bien réchauffée à 53,9 °C et truffée de minéraux naturels dissous. Une fois refroidie pour le confort des baigneurs, la température de l'eau oscille entre 39 °C et 41 °C, selon la piscine, ce qui fait qu'une longue immersion n'est pas recommandée. Mais lorsqu'il est temps de sortir de l'eau, plusieurs des baigneurs n'ont qu'une envie : recommencer la tournée des bains.

Après la baignade, s'il vous reste temps et énergie, vous pourrez profiter des autres activités qu'on peut faire sur place. En plus d'un café, d'une boutique de cadeaux et des jardins, on trouve un sentier d'interprétation menant à l'établissement original érigé à la naissance des sources, lequel permet de se familiariser avec la riche histoire de Miette.

Des photographies historiques ouvrent une fenêtre amusante et informative sur la période qui s'étend de 1919, année où furent établis le premier bassin et le vestiaire, jusqu'aux années 1930, lorsque le bâtiment original fut construit. On peut également s'élancer dans un sentier de randonnée au cœur d'une nature subalpine, cadre idéal pour observer la nature.

À la fin de la journée, mettez le cap sur Jasper, qui dispose d'une variété d'hôtels et d'auberges. Ou, s'il ne vous reste assez de force que pour descendre la montagne, choisissez plutôt les chalets douillets Pocahontas Bungalows, installés juste à sa base.

En rentrant à la maison, résistez à l'envie de raconter vos découvertes à votre entourage... du moins pour un jour ou deux, histoire de vous laisser bercer par l'illusion que vous venez de découvrir un trésor que vous ne tenez absolument pas à partager !

Pour de plus amples renseignements sur cette destination ou sur toute destination canadienne, visitez le site de la Commission canadienne du tourisme à l'adresse www.voyagecanada.ca

source: Commission Canadienne du tourisme

Cette reproduction n'est pas présentée à titre de version officielle du contenu reproduit, ni dans le cadre d'une affiliation et/ou avec l'appui de la Commission canadienne du tourisme.

Le Bluenose II, Lunenburg, Nouvelle-Ecosse


Photo: Ministère du Tourisme et de la Culture, Nouvelle-Écosse

En moins d'une génération, les paysans de Lunenburg sont devenus pêcheurs et marchands avant de se révéler de prodigieux constructeurs de bateaux. On leur doit entre autres les célèbres Bluenose, véritables fleurons canadiens des mers.

Lunenburg, Nouvelle-Écosse


Photo: Ministère du Tourisme et de la Culture, Nouvelle-Écosse

L'un des beaux bâtiments de Lunenburg, aujourd'hui devenu gîte du passant.

Festival folklorique de Lunenburg, Nouvelle-Écosse


Photo: Ministère du Tourisme et de la Culture, Nouvelle-Écosse

Malgré ses 250 ans, Lunenburg n'a jamais pris sa retraite : au contraire, la ville ne manque pas d'animation et de festivals pour égayer les résidants et les visiteurs.

Lunenburg, Nouvelle-Ecosse: joyau des Maritimes

Toujours aussi coquette et bien vivante malgré ses quelque 250 ans d'âge, Lunenburg compte parmi les plus anciennes villes canadiennes. Clin d'œil sur l'histoire de cette craquante petite cité colorée qui figure sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

PAR LOUISE GABOURY

L'histoire de Lunenburg commence en juin 1753 quand un groupe de 1400 colons recrutés par le roi d'Angleterre arrive d'Europe pour fonder le deuxième établissement britannique en Nouvelle-Écosse, après Halifax. Ces paysans suisses, allemands et français acceptent de prêter serment à la couronne d'Angleterre en échange de terres et de liberté religieuse.

Le sol de la région n'est guère fertile et, en moins d'une génération, les paysans deviennent pêcheurs et marchands avant de se révéler de prodigieux constructeurs de bateaux (on leur doit le célèbre Bluenose), ce qui assurera la prospérité de la ville.

À leur arrivée, ils bâtissent des maisons de fortune qu'ils améliorent à mesure qu'ils s'enrichissent. Quelques spécimens de ces paycheck houses ont survécu. Vingt-cinq ans après la fondation de Lunenburg, les charpentiers continuent de fignoler le style de leurs demeures et d'en ériger de plus en plus imposantes.
C'est la maison Morash, construite en 1876 au 55 de la rue Montague qui, avec sa belle façade travaillée, illustre le mieux le style propre à Lunenburg. On attribue en effet à Joseph et Salomon Morash l'invention de la célèbre lucarne de Lunenburg, plus grande et plus ouvragée que les lucarnes traditionnelles. Certains modèles s'élèvent sur deux étages, d'autres s'ouvrent parfois sur presque toute une pièce.

La plupart des belles demeures de Lunenburg ont été érigées tout près de la rue. Comme dans les villages de pêcheurs, elles sont peintes des mêmes couleurs que les bateaux et certaines particularités de leur architecture reflètent des superstitions propres aux hommes de la mer.

Ainsi, pour tromper le diable qui, on le sait, entre toujours par en arrière, plusieurs maisons sont dotées de deux façades. Comme il n'était pas de bon augure de passer un cercueil par la porte, on a aussi prévu, dans quelques maisons, une fenêtre appelée coffin window, juste assez grande pour sortir les cercueils de la maison.

Une chose est sûre, c'est que l'architecture de cette ville est loin d'être moribonde : en décembre 1995, le Vieux-Lunenburg a été désigné site du patrimoine mondial de l'Unesco. Environ 400 bâtiments font partie de la zone désignée, un exemple remarquablement bien conservé d'un établissement colonial nord-américain.

Son ensemble architectural unique, son urbanisme de type militaire, son caractère résolument maritime et la survivance des métiers et du mode de vie qui y sont rattachés ont forgé la trame de Lunenburg. Car cette ville n'a rien d'un musée : on y pêche, on y construit des bateaux, on y conserve le poisson... on y vit, quoi !

Pour de plus amples renseignements sur cette destination ou sur d'autres destinations canadiennes, visitez le site de la Commission canadienne du tourisme à l'adresse www.voyagecanada.ca.

source: Commission Canadienne du tourisme

Cette reproduction n'est pas présentée à titre de version officielle du contenu reproduit, ni dans le cadre d'une affiliation et/ou avec l'appui de la Commission canadienne du tourisme.

Des phares à faire tourner la tête

Les côtes de l'Île-du-Prince-Édouard sont parsemées de phares, témoins muets du passage des bateaux et de tragiques naufrages, mais aussi des fabuleux levers et couchers de soleil sur la mer.

PAR ANNE MARIE PARENT

J'aime ces bâtiments qui défient le vent, la mer et le temps. Postés comme des pions blancs sur l'échiquier vert de l'île, les phares surveillent l'horizon de leur œil de verre.

On ne peut visiter l'Île-du-Prince-Édouard sans tomber sur l'un ou l'autre de ses quelque 50 phares. Certains sont des propriétés privées, alors on se contente de les admirer de loin. D'autres sont de véritables attraits touristiques, et même des lieux d'hébergement. Si Don Quichotte courait après les moulins, moi, je me plais à faire la tournée des phares!

Grimper pour la vue
Le phare qui m'a le plus impressionnée est celui de West Point, qui se dresse, comme son nom l'indique, dans la partie ouest de l'île. Le jour où j'y suis allée, il faisait un temps magnifique, idéal pour prendre en photo ce décor de ciel bleu, d'herbes vertes et de sable rouge. Le plus élevé de ces bâtiments de forme carrée avec ses 22,5 mètres de hauteur, le phare arbore avec élégance ses rayures blanches et noires.

Car, si les phares construits avant 1873 étaient octogonaux, ceux qu'on a érigés après cette époque étaient plutôt carrés. Construit en 1875 et automatisé en 1963, celui de West Point a hérité, en 1984, de nouvelles vocations : celles de musée, de restaurant, de boutique d'artisanat et... d'auberge champêtre. On dit que c'est là le seul lieu d'hébergement touristique au Canada aménagé dans un phare encore en activité.

Quelques semaines avant d'y séjourner, j'avais réservé une nuit à West Point. Malgré cela je ne pourrai pas dormir dans le phare même : les chambres du phare, de style « romantico-victorien » avec bain à remous, sont réservées longtemps d'avance, surtout par des tourtereaux en voyage de noces. Je devrai donc me contenter de l'auberge construite au pied de l'édifice historique.

L'heure du coucher n'étant pas encore venue, je prends le temps de profiter du coin : bronzette sur la plage, visite du musée, puis souper dans le restaurant du phare. Je grimpe d'abord jusqu'en haut, pour admirer la vue de la mer et de sa plage rouge orangé. Ma séance de photos « vues du haut du phare » complètera fort bien celle du « phare vu de la plage », effectuée plus tôt.

Comme la lampe du phare est encore en fonction, on me prévient de ne jamais fixer la lumière, sa puissance pourrait m'aveugler. De toute façon, ce que j'ai envie de fixer, c'est l'horizon : le panorama, par temps clair, est splendide. Puis, je visite les salles, qui relatent l'histoire des phares de façon générale, et pas seulement celle de West Point.

Cap sur le nord
À North Cape, au nord-ouest de l'île, on ne peut visiter le phare mais le lieu est un attrait en soi. La pointe la plus septentrionale est un petit bout du monde. Face à la mer infinie, on se sent vraiment en paix. Balayée par le vent et les embruns, la côte du cap nord a été choisie comme site expérimental pour un parc d'éoliennes.

Après avoir visité le centre d'interprétation, je demande à un guide de m'accompagner sur le « terrain d'essais éoliens de l'Atlantique » - tel est son nom - où sont plantés tous ces moulins à vent modernes. Mais leurs pales ne sont pas toujours bien fixées : à preuve, j'en vois une dans le fond de l'eau, en bas de la falaise. Vous avez dit expérimental?

Après un bel après-midi passé à North Cape à arpenter les sentiers qui sillonnent le cap et à attendre le coucher du soleil sur la mer, un repas savoureux (évidemment composé de fruits de mer) m'attend au restaurant situé au-dessus du centre d'interprétation.

Le lendemain, je profite des petites dimensions de l'île pour me rendre à son autre extrémité, cette fois pour admirer le lever du soleil à East Point, où le phare est ouvert au public. Situé à 20 minutes à l'est de Souris et construit en 1867 - donc de forme octogonale -, ce phare de 19,5 mètres de haut domine les courants marins et les grandes marées qui résultent de la rencontre des eaux de l'estuaire du Saint-Laurent et du détroit de Northumberland.

Direction sud
Plus au sud, le phare de Cape Bear (1881) est adjacent à la station de transmission sans fil Marconi, convertie en musée intéressant à visiter. C'est un employé de cette station, Thomas Barlett, qui fut la première personne à entendre le signal de détresse du Titanic, tandis qu'il coulait au large de Terre-Neuve.

Non loin de là, le phare de Wood Islands (1876), une structure en bois de forme carrée, s'élève à 15,14 mètres de hauteur. On y a aménagé le Musée des pêcheries et de la garde côtière. À l'ouest de ce phare se trouve celui de Point Prim, vénérable ancêtre construit en 1846, et le seul de l'île de forme circulaire. Ses murs, de 45 cm d'épaisseur, sont faits de brique. Il fait partie des phares que l'on peut visiter.

À ce titre, le ministère du Tourisme de l'Île-du-Prince-Édouard a préparé une brochure répertoriant sept phares ouverts au public durant la saison estivale (de la mi-juin à la mi-septembre). Dans le cadre du programme « Phares de l'Île », quiconque en visite au moins cinq et fait tamponner sa brochure est admissible à un tirage dont les prix comprennent notamment une couverture de laine, 10 livres de homard, une figurine d'« Anne aux pignons verts », du saumon fumé et un tableau de l'île.

Mais le véritable grand prix, c'est de pouvoir découvrir avec plaisir et émerveillement l'Île-du-Prince-Édouard, du haut de ses sentinelles de la mer!

Pour de plus amples renseignements sur cette destination ou sur d'autres destinations canadiennes, visitez le site de la Commission canadienne du tourisme à l'adresse www.voyagecanada.ca.

source: Commission Canadienne du tourisme

Cette reproduction n'est pas présentée à titre de version officielle du contenu reproduit, ni dans le cadre d'une affiliation et/ou avec l'appui de la Commission canadienne du tourisme.

lundi, août 08, 2005

Festivals et événements en Nouvelle-Écosse

Nova Scotia International Tattoo
Halifax, de la fin de juin au début de juillet
Plus de 2 000 interprètes se réunissent pour présenter des manœuvres militaires ainsi que de la danse et des concerts.
www.nstattoo.ca
Antigonish Highland Games
Antigonish, mi-juillet
Des jeux traditionnels Écossais, de la danse, des tambours, de la cornemuse et le lancer du poids. Toutes ces activités en un même endroit!
www.antigonishhighlandgames.com
Évangéline
Church Point, de la mi-juillet à la mi-août
L'histoire romantique d'Évangéline et de Gabriel est ramenée à la vie à travers musique et chansons.
www.evangeline-musical.com
Celtic Colours International Festival
Cap Breton, mi-octobre
Musiciens, chanteurs, danseurs et conteurs celtiques se produisent avec pour toile de fond les fabuleuses couleurs automnales.
www.celtic-colours.com

Festivals et événements à Terre-Neuve-et-Labrador

The New Founde Lande Trinity Pageant
Trinity, juin à septembre 2005
Une visite magique par les venelles et les lieux historiques de Trinity. Des personnages surgis tout droit du passé mènent le bal.
www.risingtidetheatre.com
Stephenville Theatre Festival
Stephenville, de juillet à août
Une troupe de théâtre professionnelle présente un éventail de spectacles, dont des œuvres canadiennes originales.
www.stf.nf.ca
Labrador Straits Bakeapple Folk Festival
Labrador Straits, août
De joyeuses festivités entourent la récolte abondante de la chicouté, une baie semblable à la framboise.
www.labradorcoastaldrive.com
Newfoundland & Labrador Folk Festival
St. John's, du 5 au 7 août 2005
Les traditions artistiques de St. John's sont à l'honneur avec force musique, folklore et danses.
www.sjfac.nf.net

Festivals et événements au Nouveau-Brunswick

Festival International de Musique Baroque de Lamèque
Lamèque, fin juillet
Plusieurs églises dans l'île Lamèque vibrent au son de la musique baroque.
festivalbaroque.acadie.net
Jeux Highland du Nouveau-Brunswick et Festival écossais
Fredericton, du 22 au 24 juillet 2005
Cette fête présente des danses et de la musique écossaises, dont des corps de cornemuses et des mets traditionnels.
www.nbhighlandgames.com
Festival des montgolfières de l'Atlantique
Sussex, du 9 au 11 septembre 2005
Des montgolfières colorées s'envolent tandis que des activités de toutes sortes se déroulent sur la terre ferme.
www.atlanticballoonfiesta.com
Festival Harvest Jazz & Blues
Fredericton, Septembre
Près de 140 concerts de jazz et de blues sont présentés cinq jours durant.
www.harvestjazzandblues.com

Festivals et événements à l'ÎIe-du-Prince-Édouard

Festival de Charlottetown
Charlottetown, de la fin de mai à la mi-octobre
Présentation de concerts, d'expositions et de pièces de théâtre, dont Anne of Green Gables-The Musical(tm).
www.confederationcentre.com

Festival des Lumières
Historic Charlottetown Waterfront, de la fin de juin au début de juillet
Concerts, amuseurs de rue, et feux d'artifice marquent la fête du Canada.
www.visitcharlottetown.com

Festival Celtique
Summerside, de la fin juin à la fin août
Des corps de cornemuses, des danses écossaises, et des concerts de musique celtique sont au menu de cette fête.
www.collegeofpiping.com

Festival International des fruits de mer de l'Î.-P.-É.
Charlottetown, septembre
Les huîtres, moules, myes et autres fruits de mer sont les grandes vedettes de cette fête tout en musique.
www.peishellfish.com

Festivals et événements en Ontario

Niagara Grape and Wine Festivals
Région de Niagara, mi-janvier, mi-juin, et fin de septembre
Dégustations, visites, activités de toutes sortes pimentent le menu de ce festival qui se déroule dans cette région vinicole réputée de l'Ontario.
www.grapeandwine.com

Stratford Festival of Canada
Stratford, d'avril à novembre
Le théâtre tant classique que contemporain est à l'honneur dans la jolie ville de Stratford.
www.stratford-festival.on.ca

Pride Week
Toronto, fin juin
Une semaine de spectacles et de fêtes précède de grands défilés hauts en couleur.
www.pridetoronto.com

Molson Indy
Toronto, mi-juillet
Bien que les courses enlevantes de super bolides à l'Exhibition Place soient le clou de cette manifestation, une grande variété d'activités entourent l'épreuve Molson Indy.
www.molsonindy.com

Toronto International Film Festival
Toronto, septembre
Toronto se pare de paillettes pour accueillir la crème du cinéma international tout au long de cette fête qui présente des centaines de films des quatre coins de la planète.
www.bell.ca/filmfest

Kitchener-Waterloo Oktoberfest
Kitchener-Waterloo, octobre
La bière coule à flot tout au long du plus important festival bavarois d'Amérique du Nord.
www.oktoberfest.ca

Harbourfront Reading Series
Toronto, de la fin d'octobre au début de novembre
Des auteurs de réputation internationale se donnent rendez-vous à Toronto. Lectures, discussions et séances de signatures sont au programme.
www.readings.org

Canadian Aboriginal Festival
Toronto, novembre
Notamment à la carte de ce fabuleux festival qui célèbre la culture et le patrimoine autochtones d'Amérique du Nord : bons mets, art, musique et danses.
www.canab.com

Festivals et événements au Québec

Grand Prix du Canada
Montréal, juin 2005
Les étoiles de la Formule Un s'affrontent sur le circuit Gilles-Villeneuve.
www.grandprix.ca

Festival International de Lanaudière
Joliette, juin et juillet
Le plus important festival de musique classique du Canada présente des concerts et des récitals d'artistes de réputation internationale.
www.lanaudiere.org

Festival International de Jazz de Montréal
Montréal, 30 juin au 10 juillet 2005
Certains des meilleurs musiciens de jazz de la planète mettent Montréal sens dessus dessous et se produisent tant sur des scènes intérieures qu'extérieures.
www.montrealjazzfest.com

Festival d'été de Québec
Québec City, du 7 au 17 juillet 2005
L'air du Vieux-Québec s'emplit de musique tandis que des artistes de plus de 20 pays se produisent dans une variété de spectacles.
www.infofestival.com

Festival Juste pour rire
Montréal, du 14 au 24 juillet 2005
Proclamé manifestation d'humour la plus importante du monde, ce festival met en scène des comédiens tant célèbres qu'inconnus, dans un cortège de spectacles désopilants.
www.hahaha.com

Festival International de Poésie de Trois-Rivières
Trois-Rivières, du 30 septembre au 9 octobre 2005
À 90 minutes en voiture de Montréal, Trois-Rivières bat au rythme de la poésie grâce à quelque 400 activités lyriques.
www.fiptr.com

Festivals et événements au Nunavut

Toonik Tyme
Iqaluit, mi-avril
Courses de traîneaux à chiens et de motoneiges, constructions d'igloos et fêtes communautaires.
www.nunavuttourism.com

Arctic Food Celebration
Iqaluit, juin
Un éventail de mets alléchants de la région arctique.
www.nunavuttourism.com

The Midnight Sun Marathon
Arctic Bay, juillet
Des marathons et des épreuves sur route sous le soleil exactement... à minuit !
www.nunavuttourism.com

Kitikmeot Northern Games
Kitikmeot Region, début d'août
Compétitions de jeux traditionnels et modernes, couronnées d'une fête nordique.
www.nunavuttourism.com

Festivals et événements au Yukon

Yukon International Storytelling Festival
Whitehorse, Juin
Des mythes et de la magie enveloppent Whitehorse tandis que l'histoire est racontée au moyen de danses, de chants et de contes.
www.yukonstory.com

Dawson City Music Festival
Dawson City, juillet 2005
Le soleil de minuit brille sur ce populaire festival familial.
www.dcmf.com

Discovery Days Festival
Dawson City, août 2005
Inspiré par la ruée vers l'or de 1898, ce festival comprend défilés, jeux et crêpes.
www.dawsoncity.ca

Festivals et événements en Colombie-Britannique

Annual Brant Wildlife Festival
Vancouver, du 8 au 10 avril 2005
La faune de C.-B., tout spécialement la bernache cravant, est la grande vedette de cette manifestation qui propose expositions, conférences et randonnées.
www.brantfestival.bc.ca

Vancouver International Children's Festival
Vancouver, mai
Plus de 80 artistes amusent les enfants avec force maquillages rigolos, contes, concerts et du plaisir à revendre.
www.childrensfestival.ca

Nelson International Street Performers and Arts Festival
Nelson, fin juillet
Ce festival de rue animé propose un menu truffé de spectacles, d'artisanat et de bons mets de partout sur la planète.
www.streetfest.bc.ca

Okanagan Wine Festivals
Okanagan Valley, janvier (vin de glace), mai, août et octobre
Concours œnologiques, dégustations de vins, visites de vignobles au cœur de l'Okanagan, en Colombie-Britannique, région bénie des dieux.
www.thewinefestivals.com

Williams Lake Stampede
Williams Lake, du 30 juin au 3 juillet 2005
Des gens de partout dans le monde se donnent rendez-vous à Williams Lake pour assister à des rodéos enlevants et se laisser bercer par l'hospitalité typique de l'Ouest.
www.williamslakestampede.com

HSBC Celebration of Light
Vancouver, 27 juillet, 30 juillet, 3 août et 6 août 2005
Quatre nuits durant, trois pays s'affrontent en illuminant le ciel de Vancouver de feux d'artifice magiques
www.celebration-of-light.com

Weetama: Whistler's Celebration of Aboriginal Culture
Whistler, août
Musique, art, danses, festins et mythologie permettent de s'initier à la culture des gens des Premières nations de la région de Whistler.
www.tourismwhistler.com

The World Championships of Sand Sculpture
Harrison, competition du 6 au 11 septembre, exposition jusqu'au 10 octobre 2005
Les sculpteurs sur sable les plus talentueux transforment la plage en véritable galerie d'art.
www.harrisand.org

Festivals et événements en Alberta

Calgary Stampede
Calgary, du 8 au 17 juillet 2005
Spectacles, courses, rodéos sont au nombre des activités qui font le succès du « plus grand spectacle en plein air du monde ».

www.calgarystampede.com

Klondike Days Exposition
Edmonton, du 21 au 30 juillet 2005
Cette foire endiablée recrée l'époque de la ruée vers l'or avec force manèges, spectacles expositions, notamment.
www.klondikedays.com

Big Valley Jamboree
Camrose, du 28 au 31 juillet 2005
Le Camrose Exhibition Grounds se métamorphose en grande place où les amateurs de musique country s'agglutinent pour applaudir leurs artistes préférés.
www.bigvalleyjamboree.com

Edmonton International Fringe Theatre Festival
Edmonton, août
Dix jours durant, le plus ancien festival de théâtre expérimental du Canada prend d'assaut le quartier Old Strathcona.
www.fringetheatreadventures.ca

Edmonton Folk Music Festival
Edmonton, du 4 au 7 août 2005
Musiciens de folk, reggae, country, blues et bluegrass se donnent rendez-vous dans Gallagher Park pour faire danser les foules.
www.edmontonfolkfest.org

Masters Tournament
Spruce Meadows, du 7 au 11 septembre 2005
La crème de la crème du monde équestre se retrouve à Spruce Meadows pour participer à une compétition de sauts spectaculaire.
www.sprucemeadows.com

Festivals et événments au Manitoba

Jazz Winnipeg Festival
Winnipeg, du 16 au 25 juin 2005
Plus de 50 des meilleurs musiciens de jazz et de blues du monde se rencontrent à Winnipeg pour offrir une série de concerts, dont certains sont gratuits.
www.jazzwinnipeg.com
Red River Exhibition Park
Winnipeg, de juin à juillet
Compétitions, expositions d'animaux, concerts et divertissements pour tous sont au programme de cette manifestation fort courue.
www.redriverex.com
Winnipeg Folk Festival
Winnipeg, du 7 au 10 juillet 2005
D'excellents musiciens des quatre coins du monde s'y donnent rendez-vous pour célébrer la musique et l'artisanat.
www.winnipegfolkfestival.ca
Canada's National Ukrainian Festival
Dauphin, du 29 au 31 juillet 2005
Dégustations de plats typiques, spectacles, concours ainsi qu'un village historique sont au menu de cette grande fête ukrainienne.
www.cnuf.ca
Opaskwayak Indian Days
The Pas, août
Organisée par la nation crie d'Opaskwayak, cette manifestation propose une reconstitution historique, des courses de canots et une compétition de quadrille.
www.thepas.ca/index2.htm
Islendingadagurim
Gimli, de juillet à août
La plus importante communauté islandaise à l'extérieur d'Islande présente concerts, dégustations de mets, exposition d'objets d'art et un festival de films, notamment.
www.icelandicfestival.com
Manitoba Stampede and Exhibition
Morris, du 21 au 24 juillet 2005
Des jeux, de l'artisanat, des spectacles de cabaret et un zoo pour enfants viennent ajouter au plaisir enivrant d'un rodéo professionnel.
www.manitobastampede.ca

Festivals et événements en Saskatchewan

MosaicRegina, du 2 au 4 juin 2005
Des pavillons disséminés dans Regina permettent de s'initier à la culture du monde grâce à des dégustations et des spectacles.
www.reginamulticulturalcouncil.ca/mosaic.htm
SaskTel Saskatchewan Jazz FestivalReginak, Saskatoon,du 25 juin au 4 juillet 2005
Des musiciens de jazz, de blues et de musique du monde se produisent dans le cadre de concerts gratuits et payants.
www.saskjazz.com
Saskatchewan Air showMoose Jaw, les 9 et 10 juillet 2005
Des démonstrations de vols et des expositions au sol attirent les amateurs d'avions à cet étonnant spectacle aéronautique.
www.saskatchewanairshow.com
Shakespeare on the Saskatchewan FestivalSaskatoon, du 6 juillet au 14 août 2005
Des pièces de Shakespeare sont présentées dans de grandes tentes installées le long de la rivière Saskatchewan. Macbeth et Beaucoup de bruit pour rien sont au calendrier 2004.
www.shakespeareonthesaskatchewan.com
Saskatoon International Fringe FestivalSaskatoon, de juillet à août 2005
Des artistes de partout dans le monde présentent une variéte de pièces pour adultes et pour enfants. Sans compter les artistes de rue et les artisans.
www.saskatoonfringe.org
Regina Folk FestivalRegina, août 2005
Des concerts en soirée et des ateliers en après-midi sont au calendrier du plus important festival indépendant de musique de Saskatchewan.
www.reginafolkfestival.com
Canada Remembers International Air ShowRegina, août 2005
Des acrobaties aériennes sont au nombre des activités de la seule célébration annuelle nationale en hommage aux anciens combattants.
www.canadaremembersairshow.com
Canadian Western AgribitionRegina, du 21 au 26 novembre 2005
Au programme de cette importante foire agricole doublée d'un marché : plus de 4 000 animaux d'élevage, des expositions et un rodéo professionnel.
www.agribition.com

dimanche, août 07, 2005

Bison, bisons... terrain de chasse pas comme les autres

Notre esprit est bombardé quotidiennement par la publicité, les sons énervants, les spectacles hauts en couleurs et en effets spéciaux. Il ne faut pas s’étonner s’il a de la difficulté à s’émerveiller aujourd’hui devant le silence et la simplicité d’un alignement de pierres comme ceux qui jalonnent la rivière Saskatchewan Sud aux abords de la fourche de la rivière Red Deer.

Qu’est-ce qu’un alignement de pierres peut avoir d’extraordinaire me demanderez-vous? Les premiers habitants des plaines en sont les architectes. Ils sont rudimentaires, mais servaient probablement de clôture ou d’entonnoir pour chasser le bison à une autre époque.

Imaginez maintenant plusieurs centaines de bisons en train de paître paisiblement dans la plaine, puis une horde de chasseurs qui apparaissent en faisant du bruit et de grands gestes. Le troupeau s’agite, part au petit trot en direction opposée, en peu de temps c’est la corrida.

Les animaux sauvages cherchent à fuir l’odeur de l’homme. C’est l’instinct autant que la peur. Ces pierres espacées de quelques mètres dégagent une odeur horripilante au plus haut niveau. Tout sauf franchir cette ligne de pierre. Et les hommes qui se rapprochent... «Bougeons plus loin,» pensent les bisons.

La chasse se poursuit sur plusieurs centaines de mètres, jusqu’au ravin où d’autres chasseurs attendent les bisons avec lances et flèches. Vous connaissez la suite.

Des moments comme celui-là, il y en a sans doute eu d’innombrables dans les plaines au fil des siècles. Un pourcentage important d’entre eux se sont déroulé en ces lieux fort fréquentés.

Des centaines de vestiges de tipis parsèment la région en y laissant des traces, des « medecine wheels » (cercles d'influence) qui sont plus nombreuses ici que n’importe où ailleurs en Amérique du Nord. Sur les 150 qui restent, la majorité se retrouvent dans un rayon de 200 kilomètres de la fourche, selon l’archéologue David Vogt.

La nation Blackfoot fréquentait ce territoire. Comme toutes les nations des plaines, ses membres avaient un système religieux complexe, axé sur un équilibre entre l’univers spirituel et réel qui est reflété dans la vie de tous les jours. Les « medecine wheels» étaient en quelque sorte leurs cathédrales construites sur le haut des collines, sur le flanc des vallées ou dans un lieu distinctif. On pouvait y honorer un chef glorieux ou y tenir des cérémonies sacrées.

En visitant ces endroits, en imaginant une époque sans autoroutes, lignes de haute tension, sans automobiles ni télévision, il devient plus facile de comprendre comment cette immensité de prairies, de vallées, de rivières qui se gonflent au printemps quand l’eau des glaciers vient jusqu’à nous, peut avoir semblé pleine de mystère à d’autres civilisations.

La vulnérabilité aux calamités engendre souvent des systèmes de croyances inusités chez les humains, afin de justifier les circonstances auxquelles ils sont confrontés. Mais ça, c’est de l’anthropologie et c’est une autre histoire.

Ressources Web :

Lieu historique provincial du Précipice-à-Bisons-Head-Smashed-In :
www.parkscanada.pch.gc.ca/unesco/HEAD/Head_f.htm

Voyagiste Great Excursions :
www.greatexcursions.com (en anglais)