vendredi, septembre 09, 2005

Indexperience: Tourisme Montreal évalue l'expérience touristique qu'offre la ville

Mon ami Ernest Labrèque de la Commission canadienne du tourisme m'informe ce matin d'une initiative très intéressante:

TOURISME MONTRÉAL ET SES PARTENAIRES REMPORTENT UN PRIX PRESTIGIEUX

Tourisme Montréal, au nom de l'ensemble de ses partenaires, a reçu en juin dernier, le Tourism Research Grant du Travel Tourism Research Association pour son projet de recherche innovateur Indexpérience. Il s'agit d'une des distinctions de recherche en tourisme des plus prestigieuses. Cela illustre encore une fois le leadership de Tourisme Montréal en matière de recherche et la pertinence de ce projet innovateur. Depuis plusieurs années déjà, cet organisme tente de vendre la ville sous un nouvel angle, celui de l'expérience touristique.

La nouvelle Politique touristique du Québec, lancée en mai dernier, mise d'ailleurs, pour le développement de l'offre touristique, sur une gamme d'expériences attrayantes et des produits de qualité authentiques, durables et novateurs, et ce, sur l'ensemble du territoire. La ministre du Tourisme, madame Françoise Gauthier, tient à féliciter Tourisme Montréal pour cette admirable distinction. « Indexpérience, j'en suis convaincue, permettra à la région de Montréal de mieux évaluer les retombées liées à ses efforts de développement auprès de diverses clientèles, ce qui l'aidera assurément à améliorer son offre touristique. Bravo à Tourisme Montréal pour ce projet de recherche unique en son genre, qui pourra éventuellement servir aux besoins spécifiques d'autres régions! »

Selon Charles Lapointe, président-directeur général à Tourisme Montréal ,« Tourisme Montréal et l'industrie touristique canadienne se doivent de mesurer les résultats des efforts de vente, à l'étranger, de notre expérience touristique unique. En ce sens, il s'agit d'un projet de recherche novateur, très important pour notre destination ».

La présidente-directrice générale de la Commission canadienne du tourisme (CCT), Mme Michele McKenzie, a notamment affirmé que « La mesure quantitative et qualitative de l'expérience touristique constitue une avancée en matière de recherche de marché touristique. La CCT est heureuse de féliciter Tourisme Montréal pour ce prix prestigieux et la réalisation de cette étude novatrice qui saura appuyer la compétitivité du Canada sur la scène internationale. »

INDEXPERIENCE

Cette étude consiste à développer une méthodologie d'évaluation de l'expérience touristique des visiteurs à Montréal. Il s'agit de mieux comprendre le consommateur et de savoir si le produit (destination) promis répond réellement à ses attentes. Elle comporte trois phases de développement.

La première s'est déroulée au printemps 2004 : il s'agissait d'une revue de littérature portant sur l'expérience touristique et la recherche de projet semblable. La deuxième phase a porté sur le développement d'une méthodologie permettant de mesurer l'expérience touristique, le retour sur l'investissement d'une telle démarche et la création d'un index comparable. La troisième phase, la réalisation du projet pilote, est présentement en cours. Il s'agit de tester la méthodologie auprès des touristes montréalais.

Cette démarche de recherche est rendue possible grâce à un partenariat financier entre Tourisme Montréal, le ministère du Tourisme du Québec, la Commission canadienne du tourisme (CCT), l'Agence Parcs Canada et la Société des casinos du Québec. Les phases 2 et 3 de l'étude sont réalisées par la firme SECOR Conseil.

Source :
Pierre Bellerose, Vice-président
Relations publiques, Recherche et développement du produit
Tourisme Montréal
(514)-844-2404
bellerose.pierre@tourisme-montreal.org

lundi, septembre 05, 2005

Ottawa, Ontario


Photo: Pierre St. Jacques/Tourisme Ottawa

Derrière des apparences tranquilles, la capitale canadienne recèle nombre d'histoires de fantômes qu'on peut découvrir lors d'une balade en compagnie des guides de La Marche hantée d'Ottawa.

Ottawa, Ontario


Photo: Ontario Tourism

Tranquille, la capitale fédérale ? En plein jour, peut-être, mais à l'intérieur de ses bâtiments publics, la nuit, c'est moins sûr. Parlez-en aux organisateurs de La Marche hantée d'Ottawa.

Musée Bytown, Ottawa, Ontario


Photo: Tourisme Ottawa

Glen Shackleton, fondateur de La Marche hantée d'Ottawa, est convaincu que le fantôme de Duncan McNab, un ancien gardien des lieux, hante le musée Bytown d'Ottawa.

Ottawa : la foire aux fantômes

Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle cache bien son jeu, la capitale fédérale. Car sous ses airs de ville docile et tranquille, Ottawa recèle un côté sombre, celui d'une cité hantée par de nombreuses âmes errantes. Enfin, c'est ce qu'affirment le plus sérieusement du monde Glen Shackleton et ses acolytes de La Marche hantée d'Ottawa...

PAR HUGO PARADIS

Sûr qu'il s'en trouve pour pouffer de rire, en apprenant l'existence de ces circuits. D'autres sont plus cavaliers et les traitent carrément d'hurluberlus, voire de charlatans. Eux, ils s'en foutent, car ils croient dur comme fer en ce qu'ils font et, surtout, en ce qu'ils racontent.

Car tout ce que les guides de La Marche hantée d'Ottawa débitent, que ce soit au fil des venelles, lanterne à la main, ou debout entre les tombes, tout cela a été vérifié deux fois plutôt qu'une, témoignages ou documents à l'appui. « Chacune de nos histoires fait toujours l'objet de recherches approfondies et de vérifications fouillées, assure Glen Shackleton, fondateur de La Marche hantée d'Ottawa. Avant de traiter d'une nouvelle anecdote, nous cherchons toujours à trouver assez de preuves pour étayer sa crédibilité. »

Depuis 1995, cet amateur de récits lugubres et ses acolytes parcourent les rues de Sandy Hill et d'autres quartiers de la capitale fédérale, en compagnie de petits groupes intrigués puis bientôt troublés par tout ce qu'ils entendent. En 2004, pas moins de 30 000 d'entre eux ont ainsi pris part à l'un ou l'autre des nombreux itinéraires orchestrés par ces Ghost Busters sans armes ni lasers.

Certains voulaient en savoir plus sur cette histoire de l'aile ouest du quatrième étage du Musée canadien de la nature, qui serait toujours vide parce que hantée; d'autres avaient eu vent des séances de spiritisme de l'ex-premier ministre McKenzie King; d'autres encore s'interrogeaient sur le bien-fondé des apparitions répétées de Mgr Joseph-Eugène Guigues évêque d'Ottawa et fondateur de l'université d'Ottawa... Mais il y avait plus!

On n'est pas sorti de l'auberge

De toutes les histoires de revenants relatées lors des circuits de La Marche hantée d'Ottawa, celle de l'Auberge de jeunesse, située dans l'ex-prison Carlton, glace particulièrement le sang.
Il n'y a pas si longtemps, on proposait aux gens qui y séjournaient de dormir dans l'ancien couloir de la mort, là où logeaient jadis ceux qui étaient condamnés à mourir. On promettait une nuit gratuite à quiconque parviendrait à y demeurer jusqu'à l'aube.

Or, personne n'a jamais réussi! Un client jurait avoir senti la lourdeur d'un corps sur ses jambes, un autre, avoir perçu tellement de coups de pieds sous son lit qu'il détala comme un lapin. Sans compter tous ces clients qui dévalaient les escaliers en hurlant, catastrophés, avant de quitter l'Auberge...

Pour éviter que quelqu'un ne se blesse, on a préféré abandonner cette pratique qui était, à l'époque, un des musts de l'Auberge. Mais on peut encore visiter, le jour, ce huitième étage où fut incarcéré le présumé assassin de Thomas D'Arcy-McGee, Patrick James Whelan, lequel a toujours clamé son innocence avant de passer de vie à trépas.

« Les histoires entourant Patrick Whelan sont nombreuses, raconte Glen Shackleton. Un jour, deux jeunes garçons, qui se moquaient de lui au-dessus de sa tombe, se sont mis à saigner simultanément du nez. Et bien, à trois reprises, tandis qu'un de nos guides relatait cette même histoire, un membre de l'un de nos groupes a subi le même sort. »

La capitale du crime

Mais comment se fait-il qu'on retrouve autant d'histoires de fantômes dans cette ville proprette et plutôt peinarde? « C'est peut-être qu'il y a beaucoup de bâtiments publics, et que les revenants aiment être vus par un grand nombre de personnes », badine Glen. « Ou peut-être est-ce parce qu'à une certaine époque, Ottawa était la capitale nord-américaine du crime... », avance-t-il plus sérieusement.

De fait, les 40 premières années de son existence, Ottawa était une ville sans foi, ni loi, ni corps policier. La criminalité y était galopante et les meurtres, nombreux. « Quand on a choisi cette ville comme capitale fédérale, c'était la risée : on se demandait comment les députés allaient pouvoir survivre dans un environnement aussi hostile! », de railler Glen.

Au surplus, avant 1809, la législation britannique en vigueur au pays donnait au moins une bonne centaine de raisons pour pendre haut et court quiconque enfreignait la loi. Alors, peut-être les limbes ontariennes sont-elles peuplées d'âmes errantes toujours courroucées d'être passées dans l'autre monde pour des broutilles?

Quoi qu'il en soit, chaque année enrichit La Marche hantée d'Ottawa de son lot de nouvelles histoires d'épouvante. « Les clients eux-mêmes sont d'excellentes sources de renseignements : plusieurs d'entre eux, intrigués par ce qu'ils vivent, participent à l'une des tournées et confient leurs histoires à nos guides, qui les vérifient, les authentifient et... les intègrent à leur carnet de route! », explique Glen, qui a lui-même déjà rencontré un fantôme ou, du moins, vécu une expérience paranormale.

« C'était au Musée de Bytown, dit-il, où je préside le conseil d'administration. Nous étions quatre, nous quittions le musée et il n'y avait plus personne derrière nous. Après avoir été dûment fermée, une porte coulissante s'est mise à vibrer si fortement qu'on aurait dit que quelqu'un frappait de l'autre côté. Or, s'il y avait eu quelqu'un, la caméra de surveillance l'aurait capté. Mais il n'y avait personne, même si on a pu ensuite entendre des pas lourds qui s'éloignaient... » Glen croit qu'il pourrait s'agir du fantôme de Duncan McNab, jadis gardien de ce bâtiment, et joueur de tours réputé...

Brrr... Qu'on soit sceptique ou pas, qu'on croie ou non aux fantômes, et que ces histoires soient ou non fondées, il reste que le simple fait de prendre part à l'un des nombreux circuits de La Marche hantée d'Ottawa est, en soi, une attrayante incursion dans un autre monde, un monde d'épouvante, de mystère, d'inexpliqué...

Pour de plus amples renseignements sur cette destination ou sur d'autres destinations canadiennes, visitez le site de la Commission canadienne du tourisme à l'adresse www.voyagecanada.ca.

source: Commission Canadienne du tourisme

Cette reproduction n'est pas présentée à titre de version officielle du contenu reproduit, ni dans le cadre d'une affiliation et/ou avec l'appui de la Commission canadienne du tourisme.

Grappe de raisin, péninsule du Niagara, Ontario


Photo: 2002 Ontario Tourism

Une grappe de raisin et un peu de gel : deux ingrédients essentiels à la fabrication du vin de glace.

Péninsule du Niagara, Ontario


Photo: Ontario Tourism

Pédaler pour éliminer les excès de table et de dive bouteille, voilà une excellente façon de parcourir la Route des vins du Niagara !

Niagara-on-the-Lake, Ontario


Photo: Ontario Tourism

Parcourir la route des vins du Niagara ne se résume pas à visiter des vignobles : çà et là, on croise de jolis exemples d'architecture coloniale.

Vignoble Jackson-Triggs, Niagara-on-the-Lake, Ontario


Photo: Ontario Tourism

Les nouvelles installations haut de gamme du domaine Jackson-Triggs, inaugurées en 2002, valent à elles seules le détour. Elles ont été conçues par la firme d'architectes Kuwabara Payne McKenna Blumberg.

Vignoble Inniskillin, Niagara-on-the-Lake, Ontario


Photo: Ontario Tourism

C'est à Inniskillin qu'on doit la renaissance de la culture vinicole, en Ontario. La célèbre maison s'est surtout fait connaître grâce à son fameux vin de glace, aujourd'hui réputé partout dans le monde.

Vignoble Hillebrand, Niagara-on-the-Lake, Ontario


Photo: Ontario Tourism

À toutes les heures, on organise des visites guidées gratuites du domaine Hillebrand, à Niagara-on-the-Lake.

Niagara-on-the-Lake, Ontario


Photo: Ontario Tourism

En 25 ans, l'Ontario est devenue une sorte de mini vallée de Napa du nord, avec ses 70 vignobles pour la plupart situés dans la péninsule du Niagara.

La route des vins de l'Ontario : grisante!


Rien de tel que de se balader dans un paysage fabuleux tout en dégustant des nectars divins pour apprécier la vie dans ce qu'elle a de plus exquis. Suivez le guide au fil de la route des vins de l'Ontario!

PAR MARGARET SWAINE

Il y a vingt-cinq ans, l'Ontario était plongée dans la grande noirceur œnologique. Aujourd'hui, on la surnomme la Napa du Nord, version mini. La plupart de ses 70 vignobles, dont la majorité se trouve dans la péninsule de Niagara, abrite une salle de dégustation. Sans compter que la région déploie des trésors d'activités pour qui veut diversifier les plaisirs.

C'est la saison des vendanges lorsque j'emprunte l'allée qui mène à l'impressionnant Peller Estates Winery, à Niagara, un vignoble récemment établi. Du coup, je me sens plongée tête première dans le Disney World des amateurs de vin. Des carrioles tirées par des chevaux roulent dans le vignoble, un groupe de cyclistes en maillots jaunes venus ici sous la tutelle du voyagiste Steve Bauer se repose sur les marches menant à l'établissement vinicole, des dîneurs sont installés sur la terrasse noyée de soleil et des jeunes filles offrent, entre les vignes, des dégustations de jus de raisin fraîchement pressé issu de divers cépages.

À l'intérieur, on peut assister à des séminaires pédagogiques sur le cabernet, visiter les installations et goûter à un menu dégustation élaboré tout spécialement pour la fête des vendanges dans le cadre élégant du Peller Estates Winery Restaurant. La boutique est pleine à craquer d'amateurs en train de reluquer des carafes, du cristal surfin, une collection de tire-bouchons, des cédéroms sur le vin, des affiches, des napperons, des chocolats au vin de glace et, bien sûr, des bouteilles de vin.

Certains visiteurs sont ici pour participer au forfait « Shaw Vineyard Pleasures ». Après leur visite et leur repas au vignoble, ils grignoteront les quelques kilomètres qui les mèneront à Niagara-on-the-Lake, où ils assisteront à une pièce de théâtre présentée dans le cadre du Shaw Festival. Plus loin, des membres du club Peller by Request dégustent des grands vins. Et puis, il y a des gens comme moi, partis en simple escapade de week-end dans les vignobles ontariens.

Depuis Toronto, il faut rouler environ une heure pour arriver à la route des vins de Niagara. Elle file entre Grimsby et Niagara-on-the-Lake dans un paysage doucement vallonné et passe par de jolies petites villes, des vignobles et des vergers. Une importante partie de la péninsule de Niagara est encore consacrée à l'agriculture et de nombreuses fermes, superbement conservées, datent de l'Empire loyaliste.
L'escarpement de Niagara - un plateau fort ancien, au sol riche en minéraux idéal à la viticulture - d'un côté, et le lac Ontario, de l'autre, encadrent joliment la route. Les vignobles sont nichés à l'extrémité de chemins de traverse qui jouent aux montagnes russes le long de l'escarpement. La signalisation - une grappe de raisins avec le nom des vignobles sur un panneau - est plutôt bonne. Mais malgré tout, il m'arrive de me perdre même si j'ai emprunté cette route plusieurs fois.

La concentration la plus importante de vignobles se trouve dans la région de Grimsby, de Beamsville et de Vineland. Celui de Peninsula Ridge produit un délicieux chardonnay et invite les visiteurs à découvrir son restaurant situé sur le site même. Angel's Gate, un nouveau venu, et Thirty Bench, plutôt rustique en comparaison, sont installés le long du même chemin (Mountainview) et produisent des vins exquis. De facture moderne, Malivoire, situé entre Beamsville et Vineland, sur la route régionale 81, produit un chardonnay et un pinot noir, parmi les meilleurs de la province, grâce notamment aux papilles raffinées d'Ann Sperling, l'œnologue maison.

Prochaine étape, Jordan Village, un minuscule hameau restauré et la Cave Spring Cellars Winery. Toutes les boutiques, galeries d'art ainsi que l'auberge et le restaurant sont regroupés dans deux rues. L'artère principale du village, Main Street, est sertie de maisons de styles georgien et victorien. Il ne faut pas manquer de s'arrêter à Jordan Antiques Centre qui abrite 25 antiquaires professionnels sur 650,3 mètres carrés. On the Twenty, le restaurant adjacent à Cave Spring, sert une excellente cuisine canadienne régionale et présente une vue imprenable de la magnifique Twenty Mile Valley. De l'autre côté de la rue, The Inn on the Twenty, une propriété charmante construite en 1996, est l'un des meilleurs établissements de la région.

Une fois passé la ville de St. Catharines, vous pouvez piquer vers le sud en direction des célèbres Horseshoe Falls, à Niagara Falls, et vous arrêter dans quelques vignobles chemin faisant. Vous pouvez également vous diriger vers le village pittoresque de Niagara-on-the-Lake et la ribambelle de vignobles qui encerclent la ville. Chaque année, trois millions de touristes se donnent rendez-vous dans ce village de contes de fées, alors ne vous attendez pas à un petit séjour tranquillos. Ici, du 4 avril au 24 novembre, le théâtre prend l'avant-scène grâce à la présentation du Shaw Festival, Shaw étant la deuxième compagnie de répertoire en importance en Amérique du Nord, et la seule au monde à se spécialiser dans les pièces signées par George Bernard Shaw et ses contemporains (www.shawfest.sympatico.ca). Dix des vignobles des environs proposent non seulement des visites guidées des lieux mais également des forfaits repas-théâtre.

Pour les visiteurs, le théâtre n'est qu'une activité parmi tant d'autres. Durant l'été, les vignobles proposent des barbecues, des pique-niques ainsi que des concerts de jazz, de blues et de musique de chambre. L'automne venu, place aux vendanges, aux repas des vignerons et à des dizaines de manifestations entourant le Niagara Grape and Wine Festival. En hiver, on trinque au vin de glace et on fait son shopping des Fêtes dans les nombreuses boutiques truffées de fabuleuses découvertes. Et puis, le printemps est la saison idéale pour goûter aux nouveaux produits, participer à des festivals célébrant la saison, faire du vélo ou se balader dans les vignobles. Chaque fois que j'ai parcouru la route des vins, j'ai découvert de nouvelles caves, de nouveaux restaurants et de nouvelles activités. Il y a une chose par contre que je ne referais pas : cueillir des raisins pour la production de vin de glace dans le froid de l'hiver. Nettement plus amusant en principe que dans les faits!


Au-delà de Niagara

À quatre heures de route de Toronto, se trouvent les deux autres régions vinicoles officielles de l'Ontario, soit la rive nord du lac Érié, près de Windsor (de l'autre côté de Détroit), et l'île Pelée, point le plus méridional à être habité au Canada. Nettement plus petites, ces régions comptent néanmoins une poignée de vignobles fort intéressants. Ceux de l'île Pelée - contrée vinicole commerciale la plus ancienne du pays - ont été établis il y a plus d'un siècle. Un des bijoux de la région, le parc national de la Pointe-Pelée, attire chaque année un grand nombre de visiteurs venus admirer sa riche faune ailée ainsi que la migration des papillons monarques. Les vignobles les plus importants qui comptent le plus grand nombre d'installations sont le Pelee Island Winery, à Kingsville, sur la terre ferme - avec un pavillon dans l'île - (www.peleeisland.com) et Colio Estate Wines (www.colio.com).

À ne pas manquer

Peninsula Ridge Estate (5600 King Street, Beamsville ; (905) 563-0900, www.peninsularidge.com) est l'une des étoiles montantes de l'Ontario grâce notamment à leur vigneron français Jean-Pierre Colas, qui a fourbi ses armes au Domaine Laroche, à Chablis. Son Chardonnay Reserve, son sauvignon blanc et son rouge composé d'un mélange de bordeaux comptent parmi les meilleurs de la région. Sur le site, un manoir victorien qui date de 1885 abrite le restaurant de l'endroit. On y sert des douceurs canadiennes, notamment le foie gras du Québec poêlé, l'omble chevalier grillé et l'agneau de l'île Verte.

Cave Spring Cellars (3838 Main Street, Jordan ; (905) 562-3581, www.cavespringcellars.com) se spécialise en riesling, chardonnay, gamay, et cabernet / merlot issus des vignobles de Beamsville Bench, parmi les plus anciens cépages vitis vinifera de Niagara. Sur place, le On the Twenty Restaurant présente, à l'année, une cuisine typique de la région. Parmi les plats classiques proposés au menu, mentionnons le gibier du lac Érié fumé maison et une torte au chocolat et double espresso.

Perché en haut de l'escarpement, Vineland Estates Winery (3620 Moyer Rd., Vineland ; (905) 562-7088, www.vineland.com) offre une vue imprenable sur les vignobles et le lac Ontario. Son cadre pittoresque comprend une boutique vinicole truffée d'une vaste sélection d'accessoires œnologiques et d'objets décoratifs (vases, chandeliers et napperons), une auberge-relais et un élégant restaurant où l'on sert une cuisine canadienne fraîcheur relevée de parfums méditerranéens .

À la Henry of Pelham Family Estate Winery (1469 Pelham Rd., St. Catharines; (905) 684-8423, www.henryofpelham.com), producteurs d'excellents vins d'appellation VQA - Vintner's Quality Alliance -, on pourra notamment ratisser une boutique installée dans une auberge qui date de 1842, jadis un point d'accès à l'escarpement de Niagara. Établi à côté du parc provincial Short Hills, le vignoble dispose d'installations de pique-nique et d'une terrasse. Sans compter les activités originales offertes au cours de la saison touristique comme Shakespeare in the Vineyard et de la randonnée sur la Bruce Trail. Le Couch House Café sert des repas légers comme des soupes, du pâté de canard servi sur ficelle, un mesclun et des fromages artisanaux du Québec et de l'Ontario à déguster sur place ou à glisser dans son panier à pique-nique.

Hillebrand Estates Winery (1249 Niagara Stone Rd,. Niagara-on-the-Lake; (905) 468-7123, www.hillebrand.com) présente la plus importante liste de vins VQA du pays. À noter, leur série Showcase qui regroupe des vins de première qualité non filtrés provenant d'une seule vigne. Ces vins profonds et complexes ont un excellent potentiel de vieillissement. En plus des visites gratuites offertes à chaque heure, on y propose des concerts l'été durant, des balades en vélo dans les vignes ainsi que des repas fins dans un cadre décontracté. La carte du Vineyard Café décline une kyrielle de plats régionaux comme du homard parfumé à la vanille, du bison Century Game Farm et de la polenta au fromage Oka.
Inniskillin Wines (Line 3 Niagara Parkway, Niagara-on-the-Lake; (905) 468-3554, www.inniskillin.com et www.icewine.com) peut se targuer d'avoir relancé la production du vin en Ontario. Le centre d'accueil est installé dans une vieille étable datant de 1920 et abrite une boutique et un bar à dégustation où l'on peut se délecter de pinot noir, de chardonnay provenant d'un plant de vigne unique, de vin de glace et autres excellents produits. Une visite autoguidée de 20 étapes, fort instructive et très bien présentée, permet de découvrir tous les secrets de cette cave.

Vignoble à la fine pointe de la technologie, Jackson-Triggs Niagara Estate Winery (2145 Niagara Stone Rd., Niagara-on-the-Lake; (905) 468-4637, www.jacksontriggswinery.com) a ouvert ses portes l'été dernier et est l'œuvre de la firme Kuwabara Payne McKenna Blumberg Architects. Son grand hall de deux étages qui sépare la zone de production vinicole de leur salle d'accueil vaut à lui seul le détour. Mais bien sûr, vous pourrez également faire valser vos papilles grâce aux bons vins et aux plats fins servis à la Tasting Gallery, assister à des concerts et à des représentations théâtrales et participer aux innombrables activités qui se déroulent dans le vignoble.

Vaste propriété à la boutique bien garnie, Peller Estates Winery (290 John Street, Niagara-on-the-Lake; (905) 468-4678, www.peller.com) s'enorgueillit de l'un des meilleurs restaurants du genre. On y propose un menu dégustation hebdomadaire de six services, un vin différent accompagnant chaque plat.
Pour de plus amples renseignements sur cette destination ou sur d'autres destinations canadiennes, visitez le site de la Commission canadienne du tourisme à www.voyagecanada.ca

source: Commission Canadienne du tourisme

Cette reproduction n'est pas présentée à titre de version officielle du contenu reproduit, ni dans le cadre d'une affiliation et/ou avec l'appui de la Commission canadienne du tourisme.

Baleines par voilier dans la baie de Fundy, Nouveau-Brunswick


Photo: Nouveau-Brunswick

À la recherche de mammifères géants dans la baie de Fundy à bord d'un voilier de Whales-n-Sails Adventures Ltd.

Des touristes observent des baleines, Nouveau-Brunswick

Des photographes amateurs se délectent du bond d'une baleine dans la baie de Fundy.

Buffet à volonté, pour baleines seulement


Imaginez un énorme banquet servi deux fois par jour en plein océan. C'est exactement ce que la baie de Fundy propose aux baleines, qui sont plus que nombreuses à répondre à l'invitation... sous l'œil ébahi des fervents admirateurs de ces colossaux cétacés.

PAR IAN CRUICKSHANK

Dans la baie de Fundy, la mer s'élève deux fois par jour à 14 mètres de hauteur, soit l'équivalent d'un édifice d'environ quatre étages. Les plus hautes marées du monde agitent l'eau de telle façon que planctons et autres nutriments sont offerts sans plus de cérémonie aux baleines ravies.

C'est ainsi que chaque été, on repère dans la baie jusqu'à 15 espèces différentes de baleines, dont le petit rorqual, le rorqual à bosse, le rorqual et la baleine franche, le plus gros mammifère en danger d'extinction. Bien que 100 000 baleines franches aient déjà sillonné la grande bleue, on estime qu'il n'en reste aujourd'hui que 400 sur la planète.

Au second rang en terme d'affluence : les touristes qui viennent chaque été de partout dans le monde contempler lesdites ripailles. En tout, 25 sociétés d'observation des baleines se sont établies dans la région pour répondre à leurs besoins. L'une d'entre elles, la Fundy Tide Runners, est exploitée par David et Sandra Welch, de St. Andrews-by-the Sea.

Tout commença il y a environ une décennie lorsque Welch, alors fonctionnaire à Ottawa, s'est mis à fixer une photo dans son bureau. Le cliché représentait un bateau truffé de touristes aux yeux écarquillés comme des enjoliveurs de roues, qui observaient une baleine de la taille d'un camion de livraison s'élancer élégamment hors de l'eau.

« À cet instant précis, un éclair a traversé mon esprit, raconte Welch. J'ai soudainement réalisé que je voulais ouvrir une société d'observation des baleines. Ces créatures sont tout simplement extraordinaires. Sans compter que les baleines sont les plus gros animaux à avoir jamais existé. Elles surpassent même les dinosaures. Ça vous fait réfléchir sur les mystères de l'océan. »

Autre élément convaincant : la famille de Welch est originaire des Maritimes. Son grand-père opérait un service de traversier dans la baie de Fundy. « Chaque année, nous passions l'été à jouer dans l'eau au Nouveau-Brunswick, raconte-t-il. Je savais alors qu'un jour, j'allais y revenir pour de bon. »

Welch amène ses passagers sur l'eau dans un Zodiac à coque rigide, équipé d'un radar ainsi que de sondeurs GPS et acoustiques. Mais il admet toutefois que repérer des baleines est histoire d'expérience et de chance. « Certains indices signalent leur présence, explique Welch. Par exemple, les rorquals - la deuxième espèce en termes de grosseur, qui peut atteindre 24 mètres de longueur et peser jusqu'à 73 tonnes - émet un jet de vapeur d'eau visible à 5 km et audible à 1,6 km à la ronde. »

Et si les rorquals sont les plus grosses baleines à venir se nourrir dans la baie de Fundy, les rorquals à bosse, eux, sont les bouffons du groupe. « Ils adorent divertir, raconte notre guide. Leur truc préféré est d'émerger soudainement près du bateau et de regarder les passagers de leurs yeux géants ».

Welch ne se lasse jamais de la réaction des passagers. « Tout le monde est différent, dit-il. Certaines personnes poussent des cris d'émerveillement. D'autres sont si impressionnées qu'elles restent bouche bée. »

Une famille en deuil de deux proches a envoyé un courriel à Welch pour lui dire combien leur rencontre avec les baleines les avait touchés. « Selon la mère, c'était la première fois que sa fille souriait en deux mois. Apparemment, ce voyage a changé leurs vies. »

Laurie Murison, responsable de la Station de recherche sur les baleines et les oiseaux de mer de Grand Manan - un organisme à but non lucratif installé dans l'île de Grand Manan, dans la baie de Fundy - aime également observer la réaction des gens. « Ils sont toujours surpris par la taille des cétacés et par le son qu'ils émettent. D'abord leur souffle est si puissant. Et puis, lorsque les mères appellent leurs petits, tout le monde est saisi par leur chant. Ces créatures sont spectaculaires! »

Pour de plus amples renseignements sur cette destination ou sur d'autres destinations canadiennes, visitez le site de la Commission canadienne du tourisme à l'adresse www.voyagecanada.ca.

source: Commission Canadienne du tourisme

Cette reproduction n'est pas présentée à titre de version officielle du contenu reproduit, ni dans le cadre d'une affiliation et/ou avec l'appui de la Commission canadienne du tourisme.

dimanche, septembre 04, 2005

Rivière Campbell, Colombie-Britannique


Photo: Carnegie Street Productions/Paradise Found

Pour supporter les 14°C des eaux, un habit isothermique est indispensable à la pratique de l'apnée en rivière à saumons.

Rivière Campbell, Colombie-Britannique


Photo: Carnegie Street Productions/Paradise Found

Sur l'Île de Vancouver, la saison de frai donne lieu à la congrégation de cinq différentes espèces de saumons et de deux types de truites.

Rivière Campbell, Colombie-Britannique


Photo: Carnegie Street Productions/Paradise Found

Activité écotouristique unique au monde, l'apnée en rivière à saumons permet de côtoyer de très près de fort beaux spécimens?

Campbell River, Colombie-Britannique


Photo: Carnegie Street Productions/Paradise Found

C'est au cours de la saison de frai, de juillet à octobre, qu'on peut pratiquer l'apnée en rivière à saumons, à Campbell River, en Colombie-Britannique.

Folle balade pour desperad-eau en cavale


À Campbell River, sur l'île de Vancouver, une balade aquatique en compagnie des saumons du Pacifique promet de désarçonner quiconque est à cheval sur son train-train quotidien...

PAR MATHIEU LAMARRE

Dès ma plus tendre enfance, je suis tombé sous le charme de l'Ouest. Lucky Luke, Il était une fois dans l'Ouest, les images du Stampede de Calgary dans les pages jaunies d'un vieux National Geographic... Je me voyais dans l'immensité des prairies, galopant au côté de hordes de bisons ou contraignant vers le corral quelque mustang sauvage - tout pour répondre à l'appel rendu célèbre par Horace Greeley : « Go west, young man ».

C'est finalement à l'été de mes 35 ans que je dirige mes chevaux (vapeurs) vers le soleil couchant et fais ma première incursion dans la province la plus occidentale de notre grand pays. Sauf que je découvre graduellement qu'elle est également la plus orientale du lot; aurais-je tiré sur mes rênes un peu trop tard? En Colombie-Britannique, ce sont moins les chevaux que les regards qui sont bridés et on semble y avoir moins d'intérêt gustatif pour les produits du bovin que pour les produits marins.

Confondu mais non moins déterminé à jouer les John Wayne, je me retrouve chez le pourvoyeur d'aventure Paradise Found, installé dans la paisible bourgade de Campbell River. Ce qu'on y promet aux citadins blasés en manque de sensations? Un avant-midi d'observation au beau milieu d'un troupeau de 80 000 têtes en pleine migration. Le Clint Eastwood en moi piaffe d'impatience.

Le petit bus conduit alors notre groupe de dix jusqu'aux abords de ladite rivière. L'eau cristalline glisse dans l'air du petit matin forestier, embaumé par l'odeur des pins - curieux, j'appréhendais presque avec hâte le franc parfum des pommes de route. Le doute s'installe subtilement. On nous fait enfiler d'étranges jeans caoutchouteux, pas très confortables et plutôt humides. Puis, il y a ces curieux étriers, colorés et démesurément longs. Éternel optimiste, je m'efforce de ne pas trop me formaliser de ce contexte peu orthodoxe; je retiens mon souffle et je m'élance!

C'est là que je découvre le pot aux roses: ma monture n'est nulle autre que le courant de la rivière, et ce bétail - le terme n'est pas usurpé - qui me remonte en pleine figure (ou, plutôt, en plein masque de plongée), ce sont des milliers de saumons du Pacifique, d'énormes bestiaux qui font parfois un mètre de longueur!

Frai de déplacement
La saison de frai, de juillet à octobre, permet la congrégation de cinq différentes espèces de saumons et de deux types de truites, dans les bassins des rivières de l'île de Vancouver. Et depuis près de cinquante ans, les baigneurs locaux de Campbell River bravent les eaux froides et l'inlassable courant dans la pratique d'une activité bien particulière mais sans prétention : la récupération des leurres et des mouches artificielles perdus dans le lit du cours d'eau. Jusqu'à ce que Catherine Temple et Jamie Turko, fondateurs de Paradise Found en 1997, s'en inspirent pour imaginer une activité écotouristique unique au monde: l'apnée en rivière à saumons.

Emporté par l'onde, l'homme ou la femme-grenouille est mis au défi de suivre à rebours la course effrénée des vifs-argents, disséminés de part et d'autre du cours d'eau. La température de l'eau à 14°C commande que l'on s'active un tant soit peu dans notre habit isothermique, pour se réchauffer et pour se diriger vers les bancs de poissons plutôt que de dériver comme un vulgaire billot.

Mais lorsqu'on se rapproche, la prise de photos-souvenir dans ces conditions est, inversement, un exercice dans l'art de l'immobilisme...et du synchronisme. Car pour le fuyant poisson, les étranges desseins de ces objets flottants non-identifiés que nous sommes ne valent pas vraiment le détour. À moins d'avoir ignoré la consigne et omis de retirer bagues et autres boucles d'oreille, de « surprenants appâts à truite » selon nos hôtes.

« Nous travaillons de concert avec les inspecteurs de Pêches et Océans Canada pour nous assurer que notre présence n'entrave pas le bon déroulement du frai, » spécifie Jamie Turko lors du briefing préparatoire. « Mais face au succès et à la popularité décuplée de l'activité, nous songeons déjà à établir nous-mêmes des quotas d'achalandage, tout en diversifiant notre offre avec des produits connexes, tels le trekking, l'observation des orques et même l'apnée avec les otaries dans le Détroit de Georgia, » renchérit Catherine Temple. Il est rassurant de constater la saine conscientisation environnementale des deux entrepreneurs locaux, qui semblent vouloir garder le contrôle du filon touristique qu'ils ont déniché.

La descente elle-même n'a rien d'un rodéo en eau vive puisque, dans ses derniers kilomètres où a lieu l'observation, la Campbell est généralement paisible, même si la perspective sous-marine de vitesse par rapport au lit rocailleux peut parfois impressionner. Au pire, dans les passages peu profonds, les guides-accompagnateurs nous rappellent de prendre une bonne inspiration dans notre tuba, question de ne pas se cogner les membres sur les roches. Ou de saluer au passage ces pauvres gauchos, plantés sur les bords de la rivière avec leur drôle de lasso (leur canne à pêche) et qui ne peuvent constater, comme nous, la quantité de purs-sangs qui leur glissent sous le nez.

En fin de parcours, à l'approche de l'estuaire, on aperçoit dans les bassins plus profonds les imposants chinooks et tyees, véritables percherons des salmonidés pouvant dépasser les 30 kilos. Je tente de plonger pour rejoindre ces magnifiques culturistes mais, sans lest de plomb, un pied tendre en néoprène peut difficilement échapper à son comportement de bouchon.

Résigné, je fais surface et me dirige vers le point de sortie, épuisé comme un vieux desperado qui n'a d'autre envie que de retirer sa chemise poussiéreuse, s'asseoir au soleil et raconter ses péripéties à ses compagnons... pour ensuite recommencer la folle chevauchée le plus tôt possible. « Go west, young man. » Mais n'oubliez pas votre serviette et votre maillot de bain.

Pour de plus amples renseignements sur cette destination ou sur d'autres destinations canadiennes, visitez le site de la Commission canadienne du tourisme à www.voyagecanada.ca

source: Commission Canadienne du tourisme

Cette reproduction n'est pas présentée à titre de version officielle du contenu reproduit, ni dans le cadre d'une affiliation et/ou avec l'appui de la Commission canadienne du tourisme.

Randonnée sur rochers dans le parc territorial Prelude, Territoires du Nord-Ouest


Photo: Elle Andra-Warner, Travelwaters


Dans le parc territorial Prelude, on peut connaître le sommet en matière de randonnées sur rochers grâce aux dos de baleine.

Camping, parc territorial Prelude Lake, Territoires du Nord-Ouest


Photo: Elle Andra-Warner, Travelwaters

Parc territorial Prelude : camping sur les dos de baleine.

Randonnée sur rochers dans le parc territorial Prelude, Territoires du Nord-Ouest


Photo: Elle Andra-Warner, Travelwaters

Vous rêvez de LA randonnée sur rochers? Alors faites l'expérience d'un parcours sur les dos de baleine du parc territorial Prelude.

Cameron Falls, Territoires du Nord-Ouest


Photo: Elle Andra-Warner, Travelwaters

Une randonnée d'un kilomètre dans la contrée sauvage du parc territorial Hidden Lake prend fin à la chute spectaculaire qui se jette dans la rivière Cameron.

Les pieds ivres dans le Grand Nord

Des pistes qui se faufilent dans un paysage tissé de chutes, de vallées pittoresques, d'éperons rocheux et de plateaux panoramiques... Rien ne vaut la randonnée pédestre pour découvrir les joyaux naturels des Territoires du Nord-Ouest.

PAR ELLE ANDRA-WARNER

Glissez une paire d'espadrilles dans vos bagages si vous prévoyez un séjour dans les Territoires du Nord-Ouest, car ici, la randonnée pédestre est en train de devenir l'une des activités les plus populaires de l'heure. Mais point de crainte! Vous n'avez pas à être un athlète olympique pour vous élancer le long des nombreuses pistes fabuleuses qui zèbrent le territoire.

La piste des chutes Cameron est depuis longtemps inscrite sur ma liste des randonnées courtes les plus exaltantes du Canada. Un kilomètre seulement, mais un kilomètre au cœur de la contrée sauvage du parc territorial Hidden Lake, promenade qui se termine au pied d'une chute spectaculaire se jetant dans la rivière Cameron. Au cours de mon premier voyage à Yellowknife, il y a huit ans, cette expédition était le clou du voyage. L'été dernier, lorsque j'ai foulé le chemin à nouveau, j'ai été, tout comme la première fois, enchantée.

Se rendre au sentier est, en soi, toute une aventure. De Yellowknife, on emprunte en voiture la route Ingraham (alias Route 4), un chemin semi-pavé avec force gravier meuble, nids de poule et tournants sans visibilité. La route doit son nom à Vic Ingraham, un prospecteur d'or qui arriva dans les Territoires du Nord-Ouest en 1922 et qui se mit à prospecter différents domaines d'activités. Il passa 30 ans dans les territoires, où on le surnommait « M. Yellowknife ».

Dans les années 1950, le premier ministre de l'époque, John Diefenbaker, trima dur pour que la route Ingraham soit construite dans le cadre de son projet de voie encerclant le Grand lac des Esclaves. Mais son rêve ne devint pas tout à fait réalité. Aujourd'hui, le chemin file sur quelque 70 kilomètres entre Yellowknife et Tibbit Lake, où il s'arrête brusquement devant un énorme panneau d'arrêt rouge.

La piste des chutes Cameron débute à quelque 55 kilomètres de Yellowknife. Nous attaquons la randonnée à la mi-juin, période qui correspond au début de la saison des moustiques. Résultat? Nous devons nous asperger d'insectifuge, de la tête aux pieds; certains d'entre nous portent même des blousons et des capuchons à filet.

Le sentier s'immisce d'abord doucement dans une forêt mixte d'épinettes, de pins gris et de peupliers, puis se corse peu à peu. Par bonheur, des escaliers et des trottoirs ont été construits au cœur de certaines des zones les plus escarpées, avec en prime des plateformes d'observation qui permettent de faire une pause et d'admirer les panoramas.

Mais ce n'est pas toujours le cas. Nous avons également grimpé sur des éperons rocheux; piétiné des frayées et des racines; dévalé vers des mini vallées; grimpé au sommet de larges champs de blocs rocheux; puis cherché des balises pour savoir quel chemin choisir. Sur cette piste, on doit suivre les caprices du terrain. Il faut sentir, apprécier le paysage plutôt que simplement l'observer.

Après environ une demi-heure de marche, nous entendons le grondement et le rugissement des chutes Cameron, puis peu après nous nous tenons sur un dos de baleine (croupe rocheuse polie par les glaciers), en contemplant la magnifique cataracte sur la rive opposée de la rivière Cameron.

Grâce à une passerelle tout à côté, nous traversons le cours d'eau et nous explorons une enfilade de sentiers étroits, dont un nous mène tout près de la chute. Ici, le temps a suspendu son vol et je me surprends à me demander si les commerçants en fourrure de jadis ont emprunté ce même chemin...

Prélude aux panoramas
C'est une toute autre expérience qui nous attend sur la piste Prelude Panoramic. Celle-ci s'étire le long d'une crête surplombant le lac Prelude, dans le parc territorial du même nom, à environ 30 kilomètres du centre-ville de Yellowknife, toujours sur la route Ingraham. Cette courte randonnée de moins d'un kilomètre présente des panoramas saisissants sur le lac et ses îles.

La piste a été conçue intelligemment : elle s'enfonce dans un paysage sauvage au fil de trottoirs en bois, de sentiers de cailloutis et d'escaliers qui aident l'ascension des escarpements rocheux, sans compter les nombreux bancs que l'on trouve tout au long du chemin et dans les aires d'observation. Haut perché au-dessus de l'eau, le dernier point de vue est planté au cœur d'un paysage sublime. Il est difficile d'imaginer qu'il y a 10 000 ans, tout cela était le territoire du lac glaciaire McConnell, d'une longueur de 1 100 km.

Le parc territorial du lac Prelude dispose également d'un site idéal pour les amateurs de randonnée sur roche - un espace tout de pierre et de la taille d'un terrain de football, pétri de dos de baleine et de quelques arbres rabougris. À l'extrémité du lac, deux plateformes en bois sont fixées au roc pour ceux qui voudraient camper directement sur les dos de baleine.

Les Territoires du Nord-Ouest offrent de nombreuses autres randonnées facilement accessibles et qui valent résolument le détour. À Yellowknife, testez les sentiers autour du lac Frame. Si vous conduisez au départ de l'Alberta, arrêtez-vous dans le parc territorial Twin Falls Gorge pour explorer le chemin de trois kilomètres qui serpente le long de l'impressionnante gorge de Hay River et qui relie les chutes Louise et les chutes Alexandra.

Pour ma part, je compte bien y retourner un jour pour explorer des lieux que je n'ai pas encore eu la chance de voir. Comme le Réseau des sentiers de la rivière Salt, dans le parc national Wood Buffalo, près de Fort Smith, où les chemins, classés pour la plupart de faciles à modérés, se tortillent dans les dolines, les dépôts salins laissés par d'anciens océans, des sources salées et des formations karstiques. Des randonnées fascinantes, sans aucun doute!

Pour de plus amples renseignements sur cette destination ou sur d'autres destinations canadiennes, visitez le site de la Commission canadienne du tourisme à www.voyagecanada.ca.

source: Commission Canadienne du tourisme

Cette reproduction n'est pas présentée à titre de version officielle du contenu reproduit, ni dans le cadre d'une affiliation et/ou avec l'appui de la Commission canadienne du tourisme.

Béringie, Yukon


Photo: Gouvernement du Yukon

Reproductions de mammouths laineux, au Yukon.

Béringie, Territoire du Yukon


Photo: Gouvernement du Yukon

Au Centre d'interprétation de la Béringie, à Whitehorse, on conserve des squelettes entiers de mammouths.

Béringie, Yukon


Photo: Peinture par Halin de Repentigny

Il y a des milliers d'années, les hommes chassaient le mammouth, dans le nord du Yukon.

Monts Ogilvie, Yukon


Photo: Gouvernement du Yukon

Les monts Ogilvie, près de Dawson City, s'habillent de splendides teintes, l'automne venu.

Sur les traces des mammouths canadiens


Dans les années 1990, le Yukon a fait du mammouth l'un de ses animaux symboliques. Il faut dire qu'il y a 25 000 ans, le colossal éléphant préhistorique vivait en Béringie, dans le nord du territoire...

PAR JEAN-PIERRE SYLVESTRE

Sur les bords de la rivière Yukon, à Dawson City, on peut se procurer toutes sortes de souvenirs dans plusieurs boutiques. L'une d'elles, le Klondike Nugget and Ivory Shop, vend des bijoux, des petites sculptures et des scrimshaw (gravures) sur ivoire. De l'ivoire fossile, qui provient des défenses de...mammouths yukonnais!

« L'ivoire de mammouth se travaille moins facilement que l'ivoire d'éléphant, mais il a l'avantage d'être encore inépuisable. En fait, les experts estiment les réserves mondiales (Yukon, Alaska et Sibérie) de défenses de mammouths à environ 60 000 tonnes. Les éléphants ont encore de beaux jours devant eux! », explique Greg Kehoe, propriétaire de cette boutique.

Chaque année, Greg Kehoe commercialise ainsi entre 2 000 et 3 000 kilos d'ivoire de mammouth, et il estime à plusieurs milliers de kilos la quantité d'ivoire fossile qui circule annuellement dans Dawson City. Serait-on en train d'assister à une ruée vers l'or blanc?

Pour ivoire clair
C'est précisément lors de la véritable Ruée vers l'or, celle qui s'est déroulée il y a environ un siècle, qu'on a découvert les premiers gisements d'ivoire fossile yukonnais. Pour trouver le précieux métal, les mineurs et autres aventuriers devaient creuser dans le pergélisol afin d'atteindre la couche de graviers qui recèle l'or.

Cette partie du sol, qui est gelée en permanence, a la capacité de conserver les composantes molles d'animaux disparus. Ainsi, en Sibérie et en Alaska, les géologues et les mineurs ont déjà trouvé des carcasses entières ou partielles de mammouths, de bisons, de chevaux et autres mammifères de l'ère glaciaire.

Au Yukon, également bien pourvu en fossiles et en traces de ces animaux, on trouve encore des squelettes et de l'ivoire de mammouth. Dans la partie nord du territoire, il arrive même que des prospecteurs, des bûcherons ou des touristes aventuriers découvrent, sur la berge des rivières, des défenses, un ossement, une vertèbre, voire un squelette complet de mammouth...

Encore faut-il se rendre sur place et les trouver, car ces gisements fossilifères ne sont pas inscrits dans les guides et ils sont éparpillés un peu partout, çà et là. Les repérer relève du hasard, mais ils existent bel et bien; après tout, il fut un temps où les mammouths peuplaient allègrement cette froide région boréale.

Froid de canard au pays des mammouths
Il y a 25 000 ans, la température terrestre moyenne approchait zéro degré centigrade. Pendant 10 000 ans, la Terre n'était qu'une planète froide chargée de glaciers, de steppes et de toundras. C'était la dernière des quatre périodes de glaciation qui ont illustré l'histoire de notre planète.

À cette époque, l'Alaska et le Yukon étaient connectés à la Chine et à la Sibérie grâce à un long corridor de terre séchée. Le niveau de la mer était alors de 100 à 200 mètres plus bas et une grande partie de l'Alaska et du Yukon demeurait sans glace. Baptisé Béringie et surnommé « Steppe des mammouths », cet énorme sous-continent constituait alors un pont naturel entre l'Eurasie et l'Amérique du Nord, ainsi qu'un lieu de passage et de migration animale.

Car malgré la basse température ambiante, plantes et animaux abondaient : c'était l'Âge des mammouths, mais aussi de bien d'autres bêtes « En fait, nous avons découvert, sur le territoire du Yukon, 62 espèces de mammifères fossiles datant de la dernière glaciation », explique John Storer, paléontologue et directeur du Centre d'interprétation de la Béringie, à Whitehorse.

Ce musée, dédié à la faune préhistorique du temps des mammouths, présente des squelettes complets d'animaux fossiles. Outre des restes du gros pachyderme, on peut y voir les ossements d'animaux insolites tels que le castor géant, de la taille d'un ours noir (2,5 mètres de long et 200 kilos), ou le paresseux géant, aussi appelé mégathérium. On trouve également deux espèces de bisons préhistoriques, le bison aux longues cornes et le bison des steppes.

Ces mammifères côtoient, dans une immense salle, le squelette d'un ours gigantesque : l'ours à tête courte. Celui-ci dépasse de plus de 30 cm le grizzly actuel. Il était le carnivore terrestre le plus gros et le plus puissant en Amérique du Nord, durant la dernière époque de glaciation. D'autres mammifères carnivores, tels que le lion des cavernes et le tigre à dents de cimeterre, figurent également dans ce drôle de bestiaire qu'on découvre au Centre d'interprétation de la Béringie.

« Mais ces animaux n'ont pas tous disparu. Parmi les mammifères qui ont côtoyé les mammouths, au Yukon, certains subsistent actuellement. C'est le cas du loup, du caribou, de l'orignal, du bison et du bœuf musqué, » conclut le Dr Storer.
C'est donc dire que certains animaux préhistoriques vivent encore dans nos forêts, nos toundras et nos steppes... La prochaine fois que vous ferez une balade dans les bois, pensez-y...

Pour de plus amples renseignements sur cette destination ou sur d'autres destinations canadiennes, visitez le site de la Commission canadienne du tourisme à www.voyagecanada.ca.

source: Commission Canadienne du tourisme

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