samedi, octobre 08, 2005

S'aiguiller sur la voie de la liberté


Photo: Eva Salter, photographe

Au XIXe siècle, un mouvement de réfugiés connu sous le nom de Chemin de fer clandestin a permis à des milliers d'esclaves d'emprunter la voie de la liberté. Aujourd'hui, des sites historiques ontariens rendent hommage au courage dont ont fait preuve tous ceux qui ont milité pour les droits des Noirs.

PAR CATHY STAPELLS

Si les murs pouvaient parler, une minuscule église de St. Catharines, en Ontario, aurait une grande histoire à raconter. La chapelle Salem, de l'Église épiscopale méthodiste britannique, servit jadis de quartier général au Chemin de fer clandestin, un réseau qui permit à des esclaves afro-américains de recouvrer la liberté, au Canada.

Si plusieurs esclaves trouvèrent ainsi refuge dans cette petite église, c'est grâce à Harriet Tubman, qui mena plus de 300 d'entre eux au-delà des frontières américaines, tout au long des huit années qu'elle passa à St. Catharines.

« Tubman fut la plus importante accompagnatrice du Chemin de fer clandestin, raconte Rochelle Bush, directrice historique de la chapelle Salem, construite en 1855 et désignée lieu historique national du Canada. Elle a risqué sa vie plus d'une fois pour aider les esclaves à traverser la frontière. »

Née au Maryland en 1820, madame Tubman échappa elle-même à l'esclavage, en 1849. Surnommée la « Moïse noire », elle retourna 19 fois dans le sud américain pour conduire des esclaves - dont ses propres parents, en 1857 - sur le chemin de la liberté. « Elle vécut à St. Catharines entre 1851 et 1858 et elle fit 11 voyages, malgré le fait que sa tête ait été mise à prix pour 40 000 $ », explique Bush, une descendante d'un de ces esclaves. En 1830, la famille de son père arriva de Richmond, en Virginie, pour s'installer dans la région de Oro/Collingwood. La famille de sa mère arriva de South Columbia, en Caroline du Sud, en 1844, et vécut dans les environs de St. Catharines.

Après la guerre civile américaine, madame Tubman déménagea à Auburn, New York, où elle continua à travailler pour l'avancement des droits des Noirs et des femmes. Elle mourut en 1913, âgée de plus de 90 ans.

L'histoire de cette héroïne, comme celle de tous ceux qui souhaitaient trouver la liberté et fuir les conditions brutales du Sud américain, en est une de désespoir et de sacrifice. Or, le Chemin de fer clandestin arrivait à leur redonner espoir.

Une lutte de longue date
Le mouvement prit racine dans le sud des États-Unis et traça son chemin vers les États du nord et, éventuellement, vers le Canada, où les Noirs pouvaient vivre comme des citoyens libres.

Mis sur pied au début des années 1500 par des sympathisants abolitionnistes (tant des Noirs que des Blancs), le chemin de fer atteignit un sommet entre 1780 et 1865. Enveloppé de secret, peu de faits furent répertoriés. Cependant, des historiens croient qu'environ 40 000 fugitifs arrivèrent au Canada grâce à ce mouvement. Ils s'établirent dans le Haut-Canada, appelé Ontario à la fin du XVIIIe siècle, qui était alors considéré comme un havre sécuritaire pour les Noirs.

En 1793, le lieutenant-gouverneur John Graves Simcoe établit un précédent en déposant un projet de loi pour interdire le trafic d'esclaves dans le Haut-Canada. Car à l'époque, de plus en plus de loyalistes (sujets britanniques qui restèrent loyaux à la Grande-Bretagne après la révolution américaine) venaient au Canada, accompagnés de leurs esclaves.

Après l'adoption, en 1850, de la Loi sur les esclaves fugitifs aux Etats-Unis, laquelle permettait la capture d'esclaves en fuite dans les États du Nord, on chercha plus que jamais à trouver asile dans le Haut-Canada. En 1833, le Parlement britannique adopta l'Acte d'abolition de l'esclavage, qui rendit à tous les esclaves de l'Empire britannique leur liberté.

Les localités de l'Ontario qui ont joué un rôle dans l'aventure du Chemin de fer clandestin sont dispersées dans le sud de l'Ontario, plus précisément de Windsor à Toronto et, au nord, de Fort Erié à Owen Sound, Thornbury et Barrie. En tout, 29 lieux permettent aux visiteurs d'explorer ce chapitre émouvant de l'histoire canadienne.

Vingt-neuf lieux de mémoire
Nombre de ces sites se trouvent dans la région de Niagara/St. Catharines. Le bureau de tourisme de Niagara (Tourism Niagara) a élaboré la Niagara's Freedom Trail le long de laquelle se trouvent sept endroits d'intérêt historique.

À Fort Érié, une plaque, « The Crossing », marque l'endroit où de nombreux esclaves en fuite traversèrent la rivière Niagara, depuis Buffalo et vers le Fort Érié. Certains atteignaient l'autre rive grâce au concours de capitaines abolitionnistes, d'autres attaquaient la traversée à la nage. Ces derniers n'étaient pas tous chanceux. « Les fugitifs ne voyageaient qu'une fois la nuit tombée. C'était une période extrêmement dangereuse », explique Rochelle Bush, porte-parole passionnée de l'histoire du Chemin de fer clandestin.

Toujours à Fort Érié, on peut visiter Bertie Hall, qui abrite aujourd'hui la Galerie Mahoney de maisons de poupée, une collection qui couvre une période de 200 ans. On dit que cette demeure imposante, de style Greek Revival, était utilisée comme installation secrète pour les fugitifs, une fois la rivière Niagara traversée.

Bertie Hall fut construite aux environs de 1830 par William Forsyth Sr., dont les deux fils, Brock et Nelson, étaient des abolitionnistes bien connus. Les esclaves traversaient la rivière la nuit puis ils étaient recueillis à la maison, avant d'être dispersés dans des lieux plus sécuritaires. Bien que ce ne fut jamais prouvé, on dit qu'un tunnel souterrain reliait Bertie Hall à la rivière Niagara. Au sous-sol, les visiteurs peuvent visiter les quartiers reconstitués qui baignaient dans une atmosphère sombre et clandestine.

La piste de la liberté de Niagara s'arrête également au Musée de St. Catharines, installé dans le Welland Canal's Centre. On peut y visiter l'exposition Follow The North Star, qui explore l'histoire du chemin de fer tout en soulignant le riche héritage des Afro-Canadiens.

« Il y a 27 familles noires à Niagara, la majorité se trouvant à St. Catharines, explique madame Bush. Ici, au moins 7 000 personnes peuvent retracer leurs racines jusqu'à l'époque de ces esclaves qui ont fui les États-Unis. »

À l'extérieur de la région de Niagara se trouvent un grand nombre de sites qui valent le détour, le long du chemin de fer clandestin. Le African Canadian Heritage Tour et le Central Ontario Network for Black History, de concert avec le gouvernement de l'Ontario, ont publié un livret décrivant les 29 sites de la province.

La case de l'oncle Tom
Le lieu historique de la Case-de-l'Oncle-Tom et la maison de Josiah Henson, à Dresden, célèbrent les accomplissements de Josiah Henson et de Harriet Beecher Stowe.

Henson échappa à l'esclavage du Kentucky, avec sa femme et ses quatre enfants, puis il s'installa dans le Haut-Canada, où il devint rapidement un membre important du Chemin de fer clandestin. En 1841, près de Dresden, en compagnie d'autres abolitionnistes, il acheta 200 acres de terre et fonda une école pour les réfugiés noirs appelée l'Institut américano-britannique. Bientôt, les résidents mirent leurs talents à profit dans les fermes, les moulins et les industries locales.

À 60 ans, Henson écrivit son autobiographie et ce furent ses mémoires qui inspirèrent Harriet Beecher Stowe pour son roman anti-esclavagiste La Case de l'oncle Tom, lequel se vendit à plus de 300 000 exemplaires au cours de sa première année de publication. Selon le président Abraham Lincoln, le tollé contre l'esclavagisme engendré par son livre fut le catalyseur de la Guerre de Sécession. Henson s'éteignit en 1883 à 94 ans, et il repose désormais au lieu historique Uncle Tom's Cabin.

Les lieux qui émaillent le Chemin de fer clandestin de l'Ontario rendent hommage aux sacrifices de ces gens qui combattirent pour les droits et les libertés des Noirs. C'est une histoire fascinante, digne de celles que l'on devrait enseigner et... que nul ne devrait oublier.

Pour de plus amples renseignements sur cette destination ou sur d'autres destinations canadiennes, visitez le site de la Commission canadienne du tourisme à l'adresse www.voyagecanada.ca.

source: Commission Canadienne du tourisme

Cette reproduction n'est pas présentée à titre de version officielle du contenu reproduit, ni dans le cadre d'une affiliation et/ou avec l'appui de la Commission canadienne du tourisme.

Le cœur gourmand de l'Ontario


Photo: Anita Stewart

Anita Stewart, une des sommités nationales en matière de gastronomie, nous livre ses adresses secrètes glanées dans le charmant village d'Elora et ses environs. But de l'opération? Découvrir les parfums de la cuisine canadienne, la vraie.

PAR ANITA STEWART

Pour moi, Elora est unique. C'est chez moi. Voilà trois décennies que j'aime ce village peuplé d'une foule bigarrée où se mêlent individus chaleureux et merveilleux excentriques.

D'abord il y a son cadre. Planté au cœur de la zone agricole du comté de Wellington, Elora fut érigé dans les années 1800 par des maçons écossais le long de la rivière Grand - inscrite au Réseau des rivières du patrimoine canadien. Le joli cours d'eau s'insinue dans la gorge Elora et se faufile dans un parc de conservation fort populaire auprès des amateurs de pêche à la mouche, d'escalade, de randonnée, de kayak et de vélo de montagne.

Puis, il y a son ambiance. Par exemple, le village est chaque été le cadre du Festival d'Elora qui s'apprête à célébrer sa 26e saison. Tout au long de ce merveilleux happening, les meilleurs musiciens de partout en Amérique du Nord se produisent dans les églises, dans les étables et un peu partout dans la ville.

Rayon cuisine, la région est riche, tant sur le plan historique qu'en produits du terroir. Dans un périmètre de quelques kilomètres, on trouve des petites pâtisseries, une bonne charcuterie et quatre marchés ouverts à l'année, truffés de produits variés, du saucisson demi-sec aux confiseries dorées typiques de la cuisine mennonite.

Ajoutons à cela les fermes biologiques qui font la livraison à domicile ; une boutique d'articles de cuisine qui peut rivaliser avec tous les commerces du genre à des kilomètres à la ronde ; et I Love Chocolate (128 St. Andrew Street West, (519) 843-7906), dans la ville voisine de Fergus, une des meilleures chocolateries de l'Ontario. À proximité, l'Université de Guelph est reconnue partout au pays pour sa faculté agroalimentaire et abrite une ferme de recherche qui mène chaque année des dizaines de milliers d'expériences de toute sorte.

À table
En poussant la porte de l'Elora General Store and Café (15 Mill St. East, [519] 846-2600 ou www.elorageneralstore.com), on pénètre dans l'antre de Barbara Lee et de Rhoda Lipton. L'endroit, décontracté et distrayant, est tout indiqué pour déguster un lunch entre copines. Ici, on cause bien - surtout si Rhoda est présente - et on déguste soupes maison, sandwiches et desserts exquis. Les tartes au beurre et les gâteaux Eccles maison, pâtisseries anglaises fourrées aux raisins secs et saupoudrées de sucre, valent à eux seuls le détour.

La glace biologique de Mapleton - la meilleure du sud de l'Ontario - est préparée à quelques pas de là et les propriétaires ont été les premières de la région à la servir. Les pains sont toujours frais, les sandwiches, généreux et originaux. Pour envelopper vos fins d'après-midi de douceur, offrez-vous un véritable thé anglais, avec scones savoureux tartinés allègrement de confitures bien épaisses et de crème fraîche.

Du vrai Dufau
D'origine basque, le chef Roger Dufau est reconnu pour avoir introduit à Toronto, dans les années 1970, la cuisine typique des bistrots français avec un savoir-faire indéniable. C'est à cette époque qu'il achète son domaine d'Elora, la Drew House (120 Mill St. East, [519] 846-2226 ou www.drewhouse.com), jadis érigée par un ancien lieutenant-gouverneur de l'Ontario.

Après près de deux décennies passées en Australie, plus précisément en Tasmanie, Dufau est de retour au Canada et offre occasionnellement des week-ends de cours de cuisine gastronomique, qu'il mène avec grand art et toute la générosité qu'on lui connaît. Pour dire vrai, s'il devait ouvrir, aujourd'hui, un nouveau restaurant dans le sud de l'Ontario, il aurait peu de compétition. Mais en attendant, il faut se contenter de ses petits-déjeuners divins.

En 2003, Resa Lent, la propriétaire du Desert Rose Café (130 Metcalfe St., [519] 846-0433), le plus ancien et le meilleur restaurant végétarien de la région, célébrait ses 25 ans de vie professionnelle. Après qu'un incendie eut détruit son premier restaurant dans Mill Street, elle déménage à quelques pâtés de maisons dans un local plus joli où elle cuisine depuis de somptueux repas.

Fermé entre janvier et le 1er avril (période au cours de laquelle Resa parcourt la planète), l'établissement est réputé pour son menu composé d'éléments éprouvés, considérés avant-gardistes il y a 20 ans mais devenus des classiques au fil du temps, comme des nachos et des burritos. Laissez-vous tenter par ses rouleaux de printemps ou ses sandwiches chauds à l'avocat. Ses soupes sont renversantes et personne ne fait un aussi bon gâteau au chocolat.

Si le temps vous le permet, faites un arrêt chez Marj's Village Kitchen (Elora Street, Alma, [519] 846-0706). Ici, on sert le petit-déjeuner tout au long de la journée et on prépare une cuisine traditionnelle des plus authentiques. Si la soupe au bœuf et à l'orge est au menu, n'hésitez pas. La carte décline des plats simples et succulents comme les saucisses en coiffe accompagnées de pommes mousseline ou servies en sandwich ; la salade de chou maison ; et le foie poêlé aux oignons. Les tartes méritent à elles seules qu'on s'y attarde : à la crème aux framboises, aux baies de sureau, aux pommes et à la noix de coco. Impossible de réserver, mais se glisser dans la file d'attente - inévitable les week-ends - aux côtés des gens d'ici est en soi une fabuleuse expérience.

Si vous aimez autant cuisiner que manger, poussez la porte de Penhaligan's (10 Mill St. East, [519] 846-2356 ou www.penhaligans.ca). Ici, les propriétaires Philip et Nancy Jardim, véritables puristes en la matière, alignent sur leurs tablettes les ustensiles de cuisine les plus intéressants de la région. Parmi ceux-ci, soulignons une collection de mortiers et de pilons - dont un broyeur en pierre fabriqué en Inde, rapporté par Nancy lors de son séjour en Guyane britannique ; des linges à vaisselle en coton et en lin de Provence ; de la porcelaine française colorée ; et des tire-bouchons Laguiole, qui figurent parmi les meilleurs au monde, selon le célèbre auteur Peter Mayle.

On y trouve également du café torréfié français ; de petits paquets d'épices fraîches et piquantes; du gingembre confit dans le sirop et des boîtes de poudre de moutarde canadienne. Une tablette complète est réservée à la fleur de sel, le sel le plus exquis du monde; une autre, aux couteaux Wüsthof-Trident. Laissez-vous aller! Puis faites des réserves de repas surgelés préparés par Desert Rose. Penhaligan's est le seul endroit, outre le café lui-même, à les vendre...

Pour de plus amples renseignements sur cette destination ou sur d'autres destinations canadiennes, visitez le site de la Commission canadienne du tourisme à l'adresse www.voyagecanada.ca.

source: Commission Canadienne du tourisme

Cette reproduction n'est pas présentée à titre de version officielle du contenu reproduit, ni dans le cadre d'une affiliation et/ou avec l'appui de la Commission canadienne du tourisme.

Hamilton : d'espace et d'air pur


Photo: Hamilton Conservation Authority

Celle que l'on surnomme Steeltown s'est refait une beauté... toute naturelle ! Il s'agit de regarder au-delà du Skyway Bridge pour découvrir de grands espaces où les occasions d'activités de plein air sont légion.

PAR JOHN KERNAGHAN

Quand on pense à Hamilton, l'image qui nous vient instantanément à l'esprit est celle de la vue qui se déploie depuis le Skyway Bridge lorsqu'il enjambe la baie de Burlington. Au premier coup d'œil, cette imposante cité industrielle, avec ses moulins sidérurgiques et ses usines, n'a rien d'un paradis du plein air. Et pourtant...

Au rancart les préjugés ! Au cours des deux dernières décennies, Hamilton s'est drôlement embellie. Mais impossible d'en détecter les nuances en filant en trombe sur le pont.

Cet aspect est pourtant réellement présent : l'endroit jouit d'un nombre impressionnant de zones protégées et récréatives qui invitent à la randonnée, au vélo, au patin à roulettes, à la natation, à la navigation de plaisance, à l'observation d'oiseaux, à la pêche, ainsi qu'à une ribambelle de sports d'hiver. Et Hamilton pourrait très bien aspirer au titre de Capitale canadienne des chutes. En tout, 36 chutes ont été recensées parmi les nombreux cours d'eau qui déboulent de l'escarpement de Niagara.

« Il n'existe aucun tableau qui évalue le pourcentage de terrain récréatif que comportent les villes canadiennes, mais si un tel tableau existait, nous sommes persuadés que nous serions en tête de liste, affirme Garnet Cowsill de la Hamilton Conservation Authority (HCA). Nous croyons que nous pouvons nous comparer très favorablement avec d'autres villes en termes d'espaces verts. » Dans et autour de Hamilton, quelque 6 353 hectares de terrain de propriété publique - ce qui équivaut à 14 pour cent de bassin hydrologique comprenant 280 kilomètres carrés de terrain -, consacrés à un éventail d'activités récréatives.

L'une des installations les plus récentes est située presque directement sous le Skyway Bridge. La Beach Strip Trail, une allée asphaltée de 10 kilomètres qui longe le lac Ontario, inaugurée en mai dernier, redonne au public l'accès au lac. Une des sections du sentier remplace l'ancienne Beach Strip Promenade, une esplanade fort populaire à la fin des années 1800 et au début des années 1900, lorsque la région était une destination estivale courue.

Dans le Confederation Park, la Beach Strip Trail mène également aux Wild Waterworks qui proposent des glissoires, une piscine à vagues, des restaurants, des cages d'exercice au bâton, des karts et des aires de pique-nique agréables ainsi qu'une promenade le long du lac. La nouvelle piste fut tracée trois ans après l'ouverture de la Hamilton Harbour Waterfront Trail, un sentier de 10 kilomètres qui attire randonneurs et joggers.

Des douzaines de pistes supplémentaires se faufilent dans des aires de conservation. Puis, bien sûr, le célèbre sentier Bruce qui coupe la ville en deux parties égales le long de l'escarpement de Niagara. Le sentier file sans interruption le long de l'escarpement, entre Queenston Heights, près des chutes Niagara, et Tobermory, sur le lac Huron.

Et on continue à tracer des sentiers. La Lafarge 2000 Trail, par exemple, est l'un des deux projets du millénaire de la HCA. La route de 22 kilomètres, dans la banlieue de Flamborough, donnera accès à des zones protégées et se rendra ultimement jusqu'aux sentiers du port de Hamilton et du front de mer du lac Ontario. L'autre projet du millénaire, la Dofasco 2000 Trail, un sentier de 11,5 km, reliera la Devil's Punch Bowl Conservation Area avec les Vinemount Wetlands et le sentier Bruce, tout en continuant vers un secteur sauvegardé le long du lac Ontario.

Un des circuits les plus appréciés des cyclistes est l'ancien chemin de fer qui relie Hamilton et Brantford, une piste à usages multiples de 32 kilomètres qui file de l'ouest de Hamilton jusqu'à Brantford. Ce premier réseau de sentiers interurbains parfaitement développé au Canada est également partie intégrante du Sentier transcanadien. Si on compte les ramifications qui vont jusqu'à Paris et Cambridge, le sentier fait 80 kilomètres. Et, de l'excellente qualité de cette route et des sentiers qui relient Paris à Ancaster, une banlieue de Hamilton, est née la Paris to Ancaster Classic, une manifestation de cyclisme annuelle, véritable test d'endurance de 60 kilomètres qui attire environ 1 000 cyclistes et qui a été remportée par les médaillés d'argent des Jeux du Commonwealth, Susan Palmer-Komar et Seamus McGrath.

On trouve également un réseau de 40 kilomètres dans la Dundas Valley Conservation Area et d'autres de 10 kilomètres dans les aires de conservation de Valens et de Christie Lake. Tous sont également damés pour le ski de fond, l'hiver venu. À Valens, des eaux chlorées, séparées du lac grâce à un écran spécial, permettent la baignade. On peut y camper l'année durant avec accès à des toilettes et des douches modernes. Mais il vaut mieux réserver.

La Christie Lake Conservation Area offre aussi des occasions de baignade sécuritaire dans un cadre idyllique. Comme à Valens, une plage d'eau chlorée séparée du reste du lac par un écran accueille les baigneurs. Neuf étangs dans la zone protégée sont gorgés de truites arc-en-ciel de la fin d'avril au début de juillet, mais on peut pêcher jusqu'en septembre.

Entre-temps, à la Fifty Point Conservation Area, les amateurs de pêche peuvent taquiner le poisson dans le lac Ontario - des excursions de pêche au saumon sont organisées à la marina - ou accrocher truites et achigans à l'hameçon dans l'étang empoissonné. Fifty Point abrite également l'une des plages les plus chaudes et les plus propres du lac Ontario.

Il est possible de faire de la navigation de plaisance à Valens, Christie Lake et Fifty Point. À Christie Lake et Valens on peut louer des canots, des pédalos et des vélos aquatiques ainsi que des rampes de mise à l'eau, quoique seuls les bateaux à propulsion électrique soient permis. À Fifty Point, la marina est l'une des meilleures sur la rive ouest du lac Ontario et présente une rampe double avec assez d'espace pour accueillir 312 embarcations.

Rayon sports d'hiver, la Dundas Valley Conservation Area est un endroit rêvé pour les fondeurs; le réseau de pistes de 40 kilomètres propose une variété stimulante de terrains pour les skieurs expérimentés. Ceux qui préfèrent les surfaces plus douces choisiront la Hamilton-Brantford Rail Trail qui file dans la vallée.

L'ornithologie n'est pas en reste dans la région. En tout, 23 sites dans et autour de Hamilton feront le bonheur des amateurs. La Beamer Memorial Conservation Area permet d'entrevoir, de mars au début de mai, des éperviers, des faucons et des aigles, particulièrement lorsque le temps est ensoleillé et que les vents soufflent du sud-ouest. Pour sa part, Luther Marsh abrite de la sauvagine, des balbuzards pêcheurs, des grues du Canada et des cormorans, au printemps et à l'été. En plein cœur de la ville, dans la Red Hill Valley, on peut aussi voir, en hiver, des hiboux moyens-ducs et des roselins, et au printemps et en été, des zones caroliniennes de reproduction d'oiseaux chanteurs.

En fait, toutes ces fabuleuses occasions de plein air proposées à Hamilton commencent à modifier le tableau de cette ville industrielle. Alors, la prochaine fois que vous passerez par là, arrêtez-vous : vous risquez d'être fort agréablement surpris...

Pour de plus amples renseignements sur cette destination ou sur d'autres destinations canadiennes, visitez le site de la Commission canadienne du tourisme à l'adresse www.voyagecanada.ca.

source: Commission Canadienne du tourisme

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Radium: Un havre de paix dans les Rocheuses


En vous prélassant dans les eaux thermales de Radium, vous aurez l'impression d'être une perle que l'on aurait déposée dans un écrin de montagnes. Divin!

PAR TAMARA NOWAKOWSKY

A priori, en arrivant dans un établissement thermal, vous ne vous attendez pas à une véritable fête des sens. Mais si vous goûtez à tout ce que les sources thermales Radium ont à offrir, vous atteindrez un certain nirvana.

L'expérience commence par la balade qui mène aux sources. En arrivant de Banff, deux factions se disputent votre attention : les paysages époustouflants dont la mission est de vous préparer à vivre une expérience euphorisante en faisant le vide dans votre esprit, et les animaux qui forment un véritable comité d'accueil. D'ailleurs, le défilé régulier de cerfs de Virginie, de cerfs mulets, d'orignaux, d'ours, de chèvres de montagne et autres animaux sauvages, force les voitures à ralentir et à faire des appels de phares pour avertir amicalement les autres automobilistes.

L'autoroute zigzague dans un corridor montagneux le long duquel se succèdent - outre les petites bêtes - marécages, forêts et rivières, avant d'arriver à un étroit passage en pierre, sorte de portail naturel du site. Le col dentelé, brutalement défriché à la dynamite au début des années 1900, s'ouvre sur la ville de Radium Hot Springs, une petite localité accueillante nichée au cœur des pics du parc national Kootenay, en Colombie-Britannique.

Les sources elles-mêmes, découvertes en 1841, se trouvent au pied du canyon Sinclair. Ce sont les petites traces de radon que l'on trouve dans l'eau qui ont valu aux sources thermales leur nom de Radium. Mais n'ayez crainte : la quantité de radiation est inoffensive, nettement moins importante en fait que celle émise par une montre-bracelet! À Radium, l'eau est inodore car l'hydrogène sulfuré qui confère à la plupart des sources chaudes une odeur d'œufs pourris se dissipe avant même d'émerger. Au début des années 1900, on a même pensé à embouteiller et à vendre cette eau de source car on croyait qu'elle avait des vertus thérapeutiques et médicinales.

Un conseil d'amie : si vous commencez avec une baignade dans la piscine plus fraîche (27 à 29 °C) et que vous vous forcez à faire quelques longueurs, vous serez d'autant ravi de vous glisser dans la plus grande piscine d'eau chaude du Canada. Là, vous pourrez vraiment commencer à relaxer.
Au milieu de la piscine, une petite aire circulaire permet aux visiteurs de s'asseoir et de profiter de la vue spectaculaire de 360 degrés.

Ken Fisher, chef de l'exploitation des sources thermales des Rocheuses canadiennes, qui travaille dans la région depuis six ans, croit que Radium est résolument différente des autres sources des Rocheuses. Le cadre, fait-il remarquer, est unique. « On a l'impression de se trouver bercé par la montagne plutôt que de la voir en toile de fond », explique-t-il. En effet, les parois montagneuses sont si proches que vous pouvez littéralement vous étirer et y toucher.

Si le paysage et l'eau chaude dans laquelle vous prendrez plaisir à faire fondre votre stress ne sont pas assez apaisants à votre goût, ajoutez à l'expérience un soin corporel au spa Pleiades. Vous vous élèverez alors à un niveau de détente inégalé.

La sensation de nager en plein confort se prolonge dans le spa. Ici, on a recréé le type de services jadis offerts à Radium. Si le décor moderne rappelle celui des meilleurs spas européens et nord-américains, il se marie parfaitement au cadre historique (le bâtiment compte 52 printemps). Le spa offre des massages à la pierre chaude, des exfoliations au sel et une variété de soins aux huiles parfumées artisanales dans des salles de soins baignées de lumière naturelle. Pour la touche finale, plongez dans un bassin chaud ou dans un bain de vapeur aromatique. Sommet de relaxation assuré!

Vous trouverez très probablement difficile de grimper l'escalier dans cet état nébuleux, mais si vous arrivez à trouver l'énergie nécessaire, vous ne serez pas déçu : l'exposition dans le hall du bassin vaut amplement l'effort. Cet automne, jusqu'au 13 octobre, la seconde Exposition d'œuvres d'art en verre présente des artistes de l'Ouest canadien qui font une interprétation des Merveilles de l'eau avec des objets d'art en verre étonnants aux couleurs et aux textures extraordinaires. Les visiteurs sont invités à décerner le prix du public en votant pour leur œuvre préférée.

Histoire de terminer la journée en beauté, pourquoi ne pas ratisser la boutique de cadeaux ou acheter, au petit café, un goûter et un cappuccino que vous dégusterez en plein air, sur une table de pique-nique, pour profiter jusqu'à la dernière minute du paysage fantasmagorique.

Il est rare que l'on soit enveloppé à ce point de douceur et que l'on puisse satisfaire tous ses sens dans un seul et même lieu. Une journée de baignade, de soins, d'art et de bons repas aux sources thermales Radium vous laissera non seulement ravi mais totalement reposé et parfaitement satisfait.

Pour de plus amples renseignements sur cette destination ou sur d'autres destinations canadiennes, visitez le site de la Commission canadienne du tourisme à l'adresse www.voyagecanada.ca.

source: Commission Canadienne du tourisme

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Yellowknife, capitale nord-américaine du diamant

Yellowknife ne brille pas que sous le soleil de minuit ou aux lueurs fantasmagoriques des aurores boréales. Ses entrailles recèlent les plus étincelants joyaux qui soient : de magnifiques diamants qui attirent des visiteurs venus des quatre coins du monde.

PAR DONALD TELFER

Si les ragoûts, soupes-repas et truites bien fraîches figurent au menu du légendaire Wildcat Cafe, ce sont résolument les hamburgers au caribou sauvage qui continuent d'y attirer les foules.

Cette authentique halte frontalière, et sans doute la plus célèbre cabane en bois rond qui soit, propose des plats exquis. Ici, on s'assoit sur un siège un peu bancal devant une table en bois fendu, en compagnie de parfaits étrangers... qui ne le resteront pas bien longtemps. Géologues, marchands de diamants new-yorkais et autres touristes forment une faune hétéroclite qui finit par se mêler joyeusement au cœur du plus ancien restaurant de la ville.

Un siècle après la glorieuse époque de la ruée vers l'or, Yellowknife brille à nouveau de mille feux. Dans cette nouvelle « capitale nord-américaine du diamant », les bijoutiers proposent aux visiteurs étrangers des pierres précieuses qui ont été extraites, taillées et polies sur place.

« J'ai vendu des bagues, des pendentifs et divers bijoux uniques à des personnes venues spécialement à Yellowknife pour se les procurer, » raconte Margaret Baile, une résidente de longue date qui a ouvert récemment sa bijouterie, Arctic Diamonds. La petite ville de 18 000 habitants compte huit diamantaires. C'est tout dire!

Chaque diamant extrait des mines des Territoires du Nord-Ouest porte la signature du premier ministre Stephen Kakfwi, membre de la Nation dénée et originaire de Fort Good Hope. Chaque diamant est également accompagné d'un certificat garantissant sa qualité et sa couleur. « Les diamants ajoutent encore plus à notre valeur touristique, » explique Mme Baile.

Yellowknife bénéficie d'un ensoleillement estival supérieur à celui de toute autre ville canadienne. En automne et en hiver, les cieux de la lointaine cité servent de toile au fabuleux spectacle des magnifiques aurores boréales, qui attirent chaque année bon nombre de spectateurs - dont quelque 15 000 visiteurs du Japon et de la Corée seulement.

Perchée sur le littoral rocheux du Grand lac des Esclaves, la capitale des Territoires du Nord-Ouest a bien changé depuis la rude époque de la découverte des premiers gisements d'or.
Fondée en 1789 par Alexander Mackenzie, la colonie avait été baptisée du nom d'une tribu autochtone (les Couteaux-Jaunes) dont les membres utilisaient des couteaux de chasse aux lames de cuivre.
Un siècle plus tard, les chercheurs d'or, attirés par le Klondike, y trouvèrent un peu du précieux minerai mais ce n'est qu'en 1934 qu'eut lieu la véritable « ruée ». Deux ans plus tard, Yellowknife était devenue une véritable ville-champignon.

Blotti autour de Back Bay, le quartier historique (Old Town) semble s'enfoncer dans les eaux claires, froides et profondes du splendide Grand lac des Esclaves, où sont rassemblés pontons colorés, voiliers proprets... et hydravions tapageurs. Dans le silence glacé de l'hiver, on peut entendre résonner les halètements des chiens qui filent allègrement en tirant les traîneaux sur le lac gelé.
Old Town est parsemée de vieux édifices datant de la ruée vers l'or et d'habitations dénées aux couleurs vibrantes. Dans le secteur de Woodyard, autrefois site d'un prospère dépôt de carburant, se trouve la fameuse Ragged Ass Road, rue qui rappelle le souvenir d'une mine éteinte et des chercheurs d'or qui s'y sont esquintés en vain.

En empruntant Ingraham Drive, on passe au-dessus d'un terrain abrupt appelé « The Rock », où les premiers mineurs dressèrent leurs tentes en 1934. Un escalier mène à un monument érigé en l'honneur des pilotes de brousse, qui contribuèrent pour beaucoup au développement du Nord. Au sommet du promontoire, la vue sur Yellowknife et sur le lac est absolument grandiose.

Les amateurs d'histoire peuvent visiter à pied les différents sites patrimoniaux de Yellowknife à l'aide d'un guide magnifiquement illustré, décrivant tous les points d'intérêt de la ville.

Avec ses boutiques à la mode, ses restaurants, ses édifices à bureaux et ses tours d'habitation, New Town - la partie « moderne » de la ville - offre un contraste saisissant par rapport à Old Town. On peut facilement flâner des heures durant dans Franklin Avenue, l'artère principale.

Tout à côté se trouve le Prince of Wales Northern Heritage Centre. Ce musée est l'endroit idéal pour s'initier au Grand Nord; on peut notamment y admirer une défense de mammouth, des vêtements perlés confectionnés par les Dénés et des sculptures inuites. Une exposition porte entre autres sur la recherche du passage du Nord-Ouest; une salle est également consacrée aux pilotes de brousse.

Non loin du musée qui fait face au lac Frame, l'un des nombreux plans d'eau de Yellowknife, on peut admirer l'édifice de l'Assemblée législative coiffé d'un dôme de verre. Nichée dans la forêt boréale, cette construction unique a été conçue pour accueillir le gouvernement de cette région nordique.

Ornée de peintures et de décorations inuites, une immense table ovale trône au milieu de la chambre où les représentants élus ont droit de parole d'égal à égal, selon la tradition autochtone. Tout autour de la salle, des cabines sont réservées aux interprètes qui assurent le déroulement des débats dans les neuf langues officielles.

Mais il ne faut pas chercher la traduction du mot « diamant » en chippewyan, en dogrib ou en inuvialukton. Même au Wildcat Cafe, personne ne semble guère s'en soucier. Parce qu'à Yellowknife, les diamants font désormais partie du paysage.

Pour de plus amples renseignements sur cette destination ou sur d'autres destinations canadiennes, visitez le site de la Commission canadienne du tourisme à www.voyagecanada.ca.

Prendre les eaux à Banff


Se la couler douce dans les sources thermales de Upper Hot Springs, à Banff, avec, pour toile de fond, une féerie de pics dentelés tient du plus pur bonheur!

PAR TAMARA NOWAKOWSKY

Selon A.P. Coleman, célèbre géologue canadien du XIXe siècle, on a l'impression, en arrivant à Banff, de prendre Dame nature en flagrant délit de création tant l'endroit respire la pureté, la dignité et une paix immense.

1884. On est à construire le chemin de fer qui allait relier les deux côtes canadiennes, lorsque William McCardell et Frank McCabe, deux employés du Canadien Pacifique, découvrent par hasard une grotte abritant des sources chaudes sur les versants est des Rocheuses de l'Alberta. Avant cette date, seuls les Assiniboines connaissaient les eaux. Pour eux, elles étaient sacrées et possédaient des propriétés curatives.

Suite à leur découverte, les ouvriers se mirent à élaborer les projets les plus fous. Ils avaient pour ambition de transformer les lieux en destination touristique, et convoitaient déjà les touristes européens, habitués aux bienfaits des eaux thermales. En fait ce fut le conflit entourant l'administration de ces sources qui donna naissance à Banff, le premier parc national canadien, en 1885.

Les sources thermales de Cave et Basin, situées au pied du mont Sulphur, sont aujourd'hui un lieu historique national. C'est pourquoi la plupart des visiteurs du parc - qu'ils soient ici pour profiter des activités de plein air, participer à un congrès ou à un des nombreux festivals qui s'y tiennent - se baignent au site actuel, soit les sources thermales Upper Hot Springs de Banff.

On dit encore aujourd'hui que les sources ont des propriétés curatives. Les explorateurs des temps modernes peuvent profiter des mêmes bienfaits que leurs prédécesseurs, bien qu'il soit difficile de déterminer ce qui joue le plus grand rôle dans les prétendues guérisons : les eaux ou le paysage. Déjà que changer de rythme et passer du temps dans une piscine entourée de pics dentelés a un effet relaxant inestimable. Dans ce cadre onirique, goûter à la vue en marinant dans les eaux permet de chasser les tensions du quotidien. Un lieu aussi revivifiant serti dans un écrin aussi fabuleux est quelque chose d'unique.

Les sources thermales Upper Hot Springs de Banff sont ouvertes l'année durant, et toutes les saisons comportent leur charme. Mais il faut bien dire que l'hiver offre un cadre particulièrement fantastique. L'air frais et les flocons qui se posent doucement sur le visage tandis que vous vous prélassez dans l'eau tiède ajoute un zeste de magie à l'expérience.

L'histoire fascinante de Banff fait partie de son arsenal de séduction. Pour vivre la totale, arrêtez-vous d'abord à Cave et Basin avant de filer vers Upper Hot Springs.

En visitant le lieu historique national de Cave & Basin, on peut faire une courte promenade dans un tunnel rocheux au terme de laquelle on arrive au premier site jamais développé. Vous ne pouvez vous baigner dans cette eau. Même que tremper le bout de son doigt est fortement déconseillé, afin de sauvegarder l'habitat d'une espèce menacée, l'escargot des sources thermales de Banff, une minuscule créature qui ne se trouve nulle part ailleurs dans le monde.

Ce petit escargot menacé (Physella johnsoni) vit dans cinq sources thermales du parc national Banff. Le plus gros des escargots est à peu près de la taille d'un ongle de petit doigt. Ils vivent dans l'eau chaude et adhèrent aux algues à la surface de l'eau. Le lieu historique national Cave & Basin abrite une section protégée pour les escargots. On y apprend que « si les gens se baignent dans les eaux thermales ou trempent tout juste les mains dans l'eau, ils produisent des vagues qui perturbent les voiles d'algues sur lesquelles les escargots se nourrissent et pondent leurs oeufs. Les produits chimiques, les déodorants et les insectifuges présents sur la peau nuisent également aux escargots et à leur habitat naturel. »
À l'extérieur de l'édifice d'exposition, l'histoire prend vie. Car franchir le seuil de la section du bassin-miroir et de la fontaine du Pavillon de bain d'époque nous fait remonter le temps. Ce bâtiment aux arches en pierre et aux fenêtres avec vue sur un paysage sublime nous fait rêver d'une époque lointaine. En admirant des photos d'antan, on a parfois l'impression d'entendre des éclats de rire surgis du passé.
Le lieu moderne des bains se trouve à quelques minutes du lieu historique national Cave & Basin. L'édifice principal des sources thermales Upper Hot Springs de Banff fut rénové en 1995, pour lui redonner son aspect original de 1932. On y trouve notamment des expositions d'interprétation, un restaurant et une boutique, ainsi que le centre de santé Pleiades récemment rénové. Les employés du Pleiades n'utilisent que des produits artisanaux, totalement naturels pour les massages, les soins du visage, les exfoliations et autres douceurs.

Lorsque vous finissez par vous immerger dans les sources chaudes, vous découvrez que, bien que le monde moderne évolue à un rythme rapide, les montagnes entourant le site, elles, sont sans âge et l'expérience des eaux, intemporelle.

Les mots de A.P. Coleman sonnent encore vrai dans ce petit coin du monde. Aux sources thermales Upper Hot Springs de Banff, Parcs Canada a trouvé la façon d'assurer la pérennité de la pureté, la dignité et la paix infinie dont parlait Coleman il y a plus de 120 ans déjà.

Pour de plus amples renseignements sur ces destinations ou sur toute destination canadienne, visitez le site de la Commission canadienne du tourisme à l'adresse www.voyagecanada.ca

source: Commission Canadienne du tourisme

Cette reproduction n'est pas présentée à titre de version officielle du contenu reproduit, ni dans le cadre d'une affiliation et/ou avec l'appui de la Commission canadienne du tourisme.

Des poissons denses en ligne


Photo: David Smallwood

Des gros, des géants, des surprenants... Le nord de la Saskatchewan regorge de sites où la pêche est si exceptionnelle qu'elle est presque miraculeuse. Et ce n'est pas une histoire de pêcheur.

PAR DAVID SMALLWOOD

En Saskatchewan, l'automne est gage des plus belles prises de pêche à la mouche dont le Canada a le secret. Il faut dire que dans cette province des Prairies, le touladi, la truite arc-en-ciel, le doré et le grand brochet atteignent des dimensions fabuleuses.

Le lac Tobin, à 275 kilomètres à l'est de Saskatoon, est l'une des destinations par excellence pour la pêche aux poissons-trophées. Issu de la construction du barrage hydroélectrique EB Campbell dans les années 60, le lac est devenu depuis un site de prédilection pour la pêche au doré.

Le record actuel y est de 8,2 kilos pour le doré et de 17,1 kilos pour le brochet; les pêcheurs peuvent donc avoir bon espoir d'y capturer sans peine des dorés de 5 kilos et plus. Quelques suggestions de mouches pour accroître vos chances de réussite : la « Clouser Minnow », les imitations d'écrevisses et la « Grey Ghost ».

Si vous trouvez le doré lent à répondre à vos avances, vous pouvez toujours vous rabattre sur le grand brochet. Le Nipawin Great Northern Pike Festival, qui se déroule sur le lac Tobin jusqu'au 4 octobre, invite les amateurs à pêcher (et à remettre à l'eau) un des grands brochets préalablement marqués. Au total, des prix d'une valeur totalisant 70 000 $ sont remis aux plus habiles... ou aux plus chanceux.

Pour changer de décor, vous pouvez également mettre le cap sur les collines Pasquia, au sud du lac Tobin. Cette magnifique région sauvage, qui déploie, l'automne venu, un kaléidoscope de couleurs, se laisse découvrir de délicieuse façon au fil d'une balade à cheval. Le Eastview Wilderness Guest Ranch, notamment, propose des randonnées équestres dans l'arrière-pays.

Le parc provincial Narrow Hills est un autre de ces endroits qu'on rêverait d'explorer à cheval, sinon à pied... à condition d'être bien chaussé. Situé à quelque 170 kilomètres par la route au nord-ouest des collines Pasquia, le parc regorge de lacs et de poissons à taquiner, dont le saumon kokani. Les eaux du parc ne sont pas facilement accessibles, mais si vous apportez un petit canot ou un pneumatique de pêcheur, vous aurez tous ces lacs isolés rien que pour vous, ou presque. Ici, mon appât préféré est une nymphe « G.R. Hare's Ear » de grosseur 14 à 16.

Le Rainbow Lodge est un arrêt obligé pour tout pêcheur désireux de faire provision de mouches et d'équipement ou de connaître les conditions locales de pêche à la minute près. Situé aux limites nord-ouest du parc, au bord du lac Piprell (détenteur du record provincial de truite arc-en-ciel et de truite brune), l'établissement donne accès - dans un rayon de 24 kilomètres - à 45 lacs où vivent 15 espèces différentes de poissons.

À l'entrée sud du parc, le sinueux chemin Esker, tout en gravier, mène les randonneurs dans les hauteurs, à travers une forêt de pins gris. Le sentier du lac Island, long de 9,5 kilomètres, se rend jusqu'à une série de lacs, véritables joyaux offrant une magnifique toile de fond pour le camping sauvage d'automne. Collectivement appelés lacs Gem (Jade, Opal, Sapphire, Diamond et Pearl), ces plans d'eau foisonnent de truites.

Toutefois, si vous comptez capturer un touladi géant, filez vers le nord, en direction du parc provincial Lac La Ronge. Chemin faisant, vous croiserez le plus récent parc provincial de la Saskatchewan, celui de Clarence-Steepbank Lakes, où les possibilités de pêche et de randonnée abondent, dans un paysage agréablement vallonné.

La région correspond à peu près au centre géographique de la Saskatchewan et témoigne éloquemment de l'immensité du territoire naturel de la province (environ 326 000 kilomètres carrés). Le parcours permet également d'admirer un microcosme du paysage contrasté caractéristique de la province, comme les falaises Nipekamew, escarpements de grès hauts de quelque 25 mètres.

À une heure au nord-ouest des falaises, l'immense parc provincial Lac La Ronge se déploie sur plus de 3 300 kilomètres carrés tapissés de forêts féeriques et constellés d'une centaine de lacs d'eau douce. Sans compter que la rivière Churchill poursuit son cours dans le parc. Le lac La Ronge lui-même est considéré depuis des décennies comme un haut lieu de la pêche au touladi géant. Comme c'est un poisson d'eaux froides, le touladi préfère normalement nager en profondeur, mais il migre vers les petits fonds à l'automne, lorsque le mercure descend et que l'eau refroidit.

C'est du côté de la baie Hunter, sur la rive est du lac, que l'on trouve le plus grand nombre de touladis de grande taille. Le littoral rocailleux et le fond parsemé de grosses roches attirent les poissons en grand nombre, lorsque les conditions sont favorables. Le pêcheur avisé optera pour de grosses mouches imitant la forme de petits poissons (5 à 12 centimètres de long) et pour des soies plongeantes lourdes.

Pour ceux et celles qui aimeraient passer quelques jours dans les environs, la baie Hunter compte quelques pourvoiries et on peut louer une péniche à Eagle Point Resort, dans la baie McGibbon, du côté ouest du lac. Voilà d'ailleurs un excellent moyen d'explorer le lac ; un petit bateau ou un canot remorqué à l'arrière est idéal pour faire ici et là des excursions le long du rivage.

Randonneurs et cyclistes ont rendez-vous à Nut Point, du côté est de la baie McGibbon, où un superbe sentier de 15 kilomètres parcourt la péninsule. Mais attention, nous sommes ici en milieu sauvage, alors préparez-vous en conséquence. À 20 kilomètres au nord de La Ronge, le Don Allen Nordic Ski Area constitue une zone idéale pour la randonnée et le vélo de montagne, avec ses deux parcours de 5 kilomètres en boucle où se succèdent affleurements rocheux, ruisseaux, marécages et nombre d'autres curiosités de la nature.

Pêche, randonnée, cyclisme et navigation de plaisance au cœur d'une terre sauvage... Le nord de la Saskatchewan est un véritable paradis du plein air!

Pour de plus amples renseignements sur cette destination ou sur d'autres destinations canadiennes, visitez le site de la Commission canadienne du tourisme à www.voyagecanada.ca.

source: Commission Canadienne du tourisme

Cette reproduction n'est pas présentée à titre de version officielle du contenu reproduit, ni dans le cadre d'une affiliation et/ou avec l'appui de la Commission canadienne du tourisme.

Whitehorse : tout un filon!


Photo: Robin Armour

Des mines d'or aux touristes, la capitale du Yukon est un excellent filon pour qui aime l'aventure.

PAR TOBY SALTZMAN

Il fut un temps - l'époque mouvementée de la ruée vers l'or de 1896, pour être précis - où Whitehorse était qualifiée d'« étape pour laver ses chaussettes ». Un simple arrêt sur la route menant à Skagway ou à Dawson City, destinations porteuses de promesses dorées. Pour les milliers de prospecteurs, entrepreneurs et aventuriers qui ont survécu aux rapides menaçants du canyon Miles, « à l'écume aussi blanche que la crinière d'un cheval sauvage », la ville était synonyme de plaisir, d'enivrantes boissons, de danseuses de music-hall et d'un lieu où il faisait bon partager avec d'autres chercheurs d'or ses rêves tissés de pépites.

Les légendes allaient bon cours dans cette localité qui voyait sa population passer du jour au lendemain de 500 à 25 000 habitants. Histoires de survivance, de témérité et d'horreur. Histoires d'hommes noyés dans le canyon Miles, à quelques kilomètres seulement d'un endroit sûr ; d'hommes découvrant un filon d'or ; de Néo-Yukonnais (les nouveaux habitants du Yukon) qui devinrent vite de véritables Yukonnais en restant plus longtemps que prévu.

Lorsque le White Pass and Yukon Route Railway (WP&YR) fut construit, en 1900, Whitehorse devint la plaque tournante du transport au Yukon, parce que d'une part, elle abritait le terminus ferroviaire et que d'autre part, elle se trouvait à la source des voies navigables du fleuve Yukon.

Avec à leur bord passagers et marchandise, les trains de la WP&YR roulaient toute l'année sur des rails étroits entre le port de Skagway, en Alaska, et Whitehorse, en passant par des gorges profondes et des forêts touffues. L'été venu, les bateaux à aubes glissaient direction nord sur le fleuve Yukon jusqu'aux mines d'or du Klondike. L'hiver, on foulait la Overland Trail à bord de carrioles, entassés sous des peaux de bison, avec des haltes dans des cabines le long de la route, histoire d'emmagasiner un peu de chaleur.

Lorsque prit fin la ruée vers l'or, le nombre de résidents diminua considérablement. En 1929, les provinces de l'Ouest et l'Alaska commençaient à sentir le besoin d'une route qui mettrait fin à leur isolement. Le projet se concrétisa après l'attaque des Japonais sur Pearl Harbour en 1941 et l'engagement des Américains dans la Seconde Guerre mondiale. Les États-Unis avaient besoin d'un axe de ravitaillement terrestre (moins exposée que la voie maritime) pour défendre leur côte ouest. C'est ainsi que Whitehorse, avec ses lignes d'alimentation solidement implantées, servit de base nordique à l'armée américaine pour l'élaboration de différents projets. La ville connut alors une autre ruée : celle des équipes d'ingénieurs de l'armée américaine venues s'y installer pour travailler à la construction de la route de l'Alaska. Les travaux achevés, la population s'évanouit encore une fois comme une peau de chagrin. Mais la nouvelle capitale du Yukon ne connut plus jamais le calme plat.

Aujourd'hui, Whitehorse fait face à un autre type d'affluence : celui des visiteurs amateurs de plein air.

Grâce au livret-guide publié par le Yukon Historical and Museums Association, Whitehorse se laisse facilement découvrir à pied. La ville se déploie de Main Street, la rue principale historique, jusqu'à la vieille gare WP&YR et la rive du fleuve. Le peu qu'il reste de l'architecture de l'époque du Klondike vaut le détour : petites maisons aux charpentes en bois (dont la maison familiale de l'auteur Pierre Berton) dans Wood Street, ainsi que quelques « gratte-ciel » en bois rond dans Lambert Street. En s'arrêtant au musée Old Log Church, les amateurs de cinéma pourront s'entendre conter l'histoire qui inspira à Charlie Chaplin une scène du film The Gold Rush (1925), soit celle de l'« évêque qui mangea ses bottes ». Avec sa structure en bois joliment travaillée, le SS Klondike, le seul bateau à aubes restauré du Yukon en cale sèche sur la rive ouest du fleuve, évoque le savoir-faire des artisans de l'époque.

Bien que Whitehorse soit aujourd'hui la capitale du Yukon, elle a gardé son charme de petite ville. Et son pouvoir de séduction réside principalement dans le fait qu'elle soit sertie dans un fabuleux écrin naturel qui invite aux excursions de toutes sortes.

Pour tous ceux et celles qui en sont à leur première visite, un détour par le Yukon Visitor Centre, au centre-ville, s'impose. On y trouve une mine de renseignements sur ce qui se passe en ville, des attraits touristiques aux manifestations en passant par les coordonnées des voyagistes offrant des excursions d'une journée. Ratisser les musées permet de parfaire ses connaissances historiques. On peut admirer différents objets évoquant l'époque de la ruée vers l'or au MacBride Museum ainsi que diverses expositions notamment sur la Police montée du Nord-Ouest. On peut même visiter la cabane de Sam McGee, immortalisée dans le célèbre poème de Robert William Service.

Le Beringia Interpretive Centre lève le voile sur l'époque lointaine de la Béringie, bande de terre préhistorique, non glaciée, véritable pont reliant la Sibérie à l'Alaska qui s'est liquéfié durant la dernière période glaciaire. On apprend à connaître des espèces depuis longtemps disparues comme le mammouth de Sibérie, le bison priscus, le castor géant et le chat des cavernes ainsi que les premiers humains d'Amérique du Nord, ancêtres des gens des Premières nations qui s'installèrent au Yukon il y a quelque 24 000 ans.

Miles Canyon se trouve à quelque dix kilomètres de Whitehorse. Ses eaux sont plus calmes depuis qu'un barrage a fait disparaître les rapides White Horse. La région invite aujourd'hui aux randonnées tranquilles, au vélo tout-terrain et à la plaisance.

En amont, la ville abandonnée de Canyon City est un fouillis de souches d'arbres rongées par les castors jonchées de boîtes de conserve rouillées. Escale sur la route des prospecteurs du Klondike entre 1897 et 1900, Canyon City ne fut peuplée que pendant ces trois courtes années. Mais, selon l'archéologue yukonnaise Ruth Gotthard, cette mince couche de débris historiques cache des traces plus profondes d'un ancien camp de pêche des Tutchone du Sud, peuple autrefois prospère dans la région. Les signes d'une présence humaine datant de 2 500 ans sont subtils : buttes de terre qui suggèrent la présence des fondations et trous où furent découverts outils de pierre et fragments d'os. Et pour ce qui est des boîtes de conserve, « leurs techniques de scellage permettent de dater très précisément une période ».

« Le Yukon est le seul endroit où je voulais travailler, affirme Mme Gotthard. Au milieu des années 1990, un mineur trouva une peau de cheval préhistorique datant du Pléistocène vieille de 26 000 ans, à laquelle étaient encore attachées une longue crinière et une queue. Une surprise, car nous avions toujours cru qu'il avait une crinière courte. » Les plus récentes découvertes résultant des excavations réalisées à Canyon City sont décrites dans une publication disponible dans le site Internet du gouvernement du Yukon : www.yukonheritage.com. L'été venu, la Yukon Conservation Society propose des randonnées vers le site du Miles Canyon, une excursion facile de deux kilomètres le long de sentiers et de l'ancien lit du tramway qui borde le fleuve Yukon.

L'attrait le plus spectaculaire du Yukon est sans conteste le parc national Kluane, situé à environ deux heures de route à l'ouest de Whitehorse sur la route de l'Alaska. Classé site du patrimoine mondial de l'Unesco, le parc abrite la chaîne de montagnes St. Elias, l'un des plus importants massifs du monde qui compte au nombre de ses pics le plus haut sommet du pays, le mont Logan, qui s'élève à 5 950 mètres. Au cœur de ces montagnes s'étendent les plus grands champs de glace non polaires de la planète, legs de la période glaciaire. Et, ourlant la lisière de glace, se déploient une flore et une faune parmi les plus variées au nord du 60e parallèle. Les visiteurs peuvent apercevoir des mouflons de Dall aux cornes recourbées, des faucons pèlerins et des troupeaux de caribous et d'orignaux.

Les randonneurs qui ont foulé la toundra alpine pour admirer l'imposant glacier Donjek reviennent invariablement de Kluane avec des récits grisants plein la tête.

Kluane, qui signifie « un endroit riche en poissons », déborde en effet de touladis, d'ombles de l'Arctique et de truites arc-en-ciel dans ses lacs. Il est grisant de pêcher à bord d'un bateau, mais on dissuade les sorties en canot à cause des grands vents imprévisibles qui soufflent sur la région.

Réserve naturelle oblige, on ne trouve que peu d'installations ou de routes dans le parc. Ainsi, on demande à tout le monde de s'inscrire au centre d'accueil. Les visiteurs de partout dans le monde se donnent rendez-vous ici, l'été, pour profiter du soleil de minuit et, de l'automne au printemps, pour admirer les aurores boréales qui zèbrent le ciel nocturne.

Une brochette de voyagistes spécialisés en plein air permet à Whitehorse d'offrir des activités toute l'année. Du printemps à l'automne, on choisit les excursions de pêche, de randonnée, de canot, de descente en eaux vives et de camping. D'autres attraits populaires comprennent des croisières sur le fleuve Yukon à bord du MV Schwatka, le spectacle de music-hall Frantic Follies présenté au Westmark Whitehorse Hotel, la réserve faunique du Yukon, l'échelle à poissons de Whitehorse et les Takhini Hot Springs. Pour les amateurs de sports extrêmes, la Yukon Wild, un consortium de voyagistes, propose un peu de tout, de la randonnée héliportée au camping sauvage sous une yourte (tente de feutre ou de peau supportée par une armature de bois), tandis que les aventures d'hiver comprennent le traîneau à chiens, le ski de fond et la motoneige dans la toundra gelée.

Un siècle après la ruée vers l'or, Whitehorse demeure une excellente porte d'entrée pour le Yukon. Mais aujourd'hui, les férus d'aventure s'arrêtent un bon moment avant de repartir.

Pour de plus amples renseignements sur ces destinations ou sur toute destination canadienne, visitez le site de la Commission canadienne du tourisme à l'adresse www.voyagecanada.ca

source: Commission Canadienne du tourisme

Cette reproduction n'est pas présentée à titre de version officielle du contenu reproduit, ni dans le cadre d'une affiliation et/ou avec l'appui de la Commission canadienne du tourisme.