mardi, janvier 31, 2006

Les Rum Runners, ou la fascinante épopée des marins d'eau-de-vie

Photo: Ministère du Tourisme et de la Culture, Nouvelle-Écosse

On connaît déjà les coureurs des bois, mais qu'en est-il des « coureurs de rhum » ? Durant la Prohibition américaine, nombreux sont les résidants des Maritimes qui troquèrent la canne à pêche contre la canne à sucre ou, du moins, ses sous-produits. Chronique d'une histoire pas du tout frelatée.

PAR HUGO PARADIS

Pas toujours facile, la vie de pêcheur. Pas toujours payant non plus. Heureusement, l'expertise acquise en mer peut servir à d'autres fins. À la contrebande d'alcool, par exemple.

C'est ainsi qu'au début du XXe siècle, nombre de pêcheurs des Maritimes réussirent à nourrir leur famille en abreuvant les habitants de la côte nord-est des États-Unis, complètement assoiffés par le Volstead Act, loi américaine interdisant la consommation et, a fortiori, le commerce et la fabrication de boissons alcoolisées.

« Dans les années 1920, les Américains avaient donc le choix entre boire de l'alcool distillé dans les baignoires, ce qui pouvait les rendre aveugles, ou s'adresser à leurs voisins du Nord », indique Jean-Pierre Andrieux, auteur de l'ouvrage Prohibition and St. Pierre : when distillers and rum runners made France's colony off Newfoundland a principal centre for the liquor trade.

Au Canada, la Prohibition à l'échelle nationale ne dura que deux ans, soit de 1917 à 1919. Mais la vague de tempérance qui précéda et suivit cette période ne s'évapora pas de sitôt. Certaines provinces - comme l'Île-du-Prince-Édouard - étaient complètement « sèches » avant la fin du XIXe siècle tandis que le Québec s'opposait farouchement à tout contrôle de ce genre. À une certaine époque, pendant la Prohibition américaine, la Belle Province était même le seul endroit du Canada où l'alcool n'avait pas été banni.

Mais même lorsque l'on défendait sa consommation sur un territoire provincial, on en permettait souvent la fabrication pour des raisons militaires, médicales ou... pour l'exportation. Du jour au lendemain, de simples pêcheurs se découvrirent donc un talent pour le « négoce international », bravant les tempêtes pour mener des cargaisons de spiritueux à bon port, naviguant à vue par des nuits d'encre pour dérouter la garde côtière, risquant sans cesse leur vie pour mieux la gagner.

Il faut dire qu'avant la Prohibition, d'autres marins canadiens étaient déjà affectés au transport d'alcool - légal celui-là - entre les Caraïbes et le Canada. Mais la demande allant croissant, des moussaillons de tout acabit se mirent bien vite de la partie, surtout après le renforcement des lois canadiennes sur l'exportation de l'alcool.

Les bateaux ivres

Avant que les contrebandiers d'alcool ne soient appelés en renfort, un commerce illicite se développa dès le début de la Prohibition, le long de la frontière canado-américaine. Certains contrebandiers prisaient particulièrement les limites frontalières maritimes de la région des Grands Lacs, entre l'Ontario et les États-Unis, rivalisant d'imagination pour déjouer la vigilance des gardes-côtes.

« À Windsor par exemple, la distillerie Hiram Walker pouvait charger, sur de petits bateaux à rames, jusqu'à 25 caisses de whisky Canadian Club dont la destination officielle était Cuba. Un peu loin pour des rameurs ! En fait, une heure plus tard, la cargaison se retrouvait à Détroit », explique Jean-Pierre Andrieux.

Quand on réalisa l'ampleur de ce commerce transfrontalier, ce fut la goutte de rhum qui fit déborder la cuve de fermentation. Les États-Unis firent donc pression pour que les lois canadiennes soient modifiées, à défaut de quoi le Canada subirait leurs foudres économiques.

La réponse ne se fit pas attendre : seuls les bateaux capables de prendre la haute mer seraient désormais chargés de transporter l'alcool au départ du Canada, et les distilleries ne seraient payées qu'une fois les cargaisons débarquées dans un port non visé par la Prohibition. Pour s'en assurer, les sommes dues seraient gelées jusqu'à l'obtention d'un bordereau à cet effet.

Dès lors, les navires canadiens qu'on laissa partir chargés d'alcool devaient mettre le cap à destination des Bahamas, des Bermudes, du Honduras, du Belize ou... de Saint-Pierre-et-Miquelon, petit territoire français d'outre-mer situé à quelques encablures de Terre-Neuve.

L'ennui, c'est qu'à l'époque, Saint-Pierre-et-Miquelon ne pouvait légalement importer des spiritueux étrangers. Et même si tout ce que la France produisait de bon pouvait théoriquement s'y retrouver, les buveurs américains appréciaient surtout le bourbon et le rye, deux variétés de whiskies qu'il était aisé de distiller au Canada.

« C'est ici qu'entre en scène un Américain du nom de Bill McCoy, un trafiquant ni mafieux, ni canaille, qui donnait toujours à ses clients ce qu'il y avait de mieux, d'où l'expression consacrée The Real McCoy, encore utilisée aujourd'hui pour décrire la crème de la crème », indique Andrieux.

Un jour qu'il était en difficulté avec sa goélette, McCoy se rendit à Halifax où il rencontra un négociant français du nom de Folquet, qui lui proposa de faire réparer son avarie à Saint-Pierre-et-Miquelon et... de l'approvisionner par la suite en alcools de toutes sortes.

Ensemble, McCoy et Folquet firent miroiter aux Saint-Pierrais le lucratif marché du commerce d'alcool avec les États-Unis, et on fit donc pression sur la Métropole pour assouplir les lois commerciales. Paris ne se fit pas longtemps prier : dès 1922, seul le rhum de Guyane britannique ne pouvait être importé à Saint-Pierre-et-Miquelon, histoire de protéger les intérêts des producteurs de Martinique et de Guadeloupe. Tout autre spiritueux pouvait entrer sans encombre et repartir pour les États-Unis en passant par Fire Island, au large de New York.

C'est ainsi que Saint-Pierre-et-Miquelon se transforma en plaque tournante du trafic d'alcool de la côte est nord-américaine, et que le Canada devint l'un des plus gros producteurs de spiritueux du monde. Des entreprises comme Hiram Walker, BC Distilleries et Seagram virent leur chiffre d'affaires exploser, et une armada de marins canadiens furent baptisés rum runners - un nom que l'on donnait également parfois à leurs navires.

Parallèlement, la contrebande donna une certaine impulsion aux chantiers navals néo-écossais : de Halifax à Baie Sainte-Marie en passant par Lunenburg, on se mit à construire des navires spécialement conçus pour la contrebande. Et bientôt, on donna au littoral sud de la Nouvelle-Écosse le nom évocateur de Rum Row.

Trafic intense

Au plus fort du trafic, pas moins de 350 000 caisses de spiritueux transitaient chaque mois par le petit archipel saint-pierrais. L'alcool était surtout fabriqué au Québec et en Ontario, et les transactions s'effectuaient à Montréal, où toutes les grandes distilleries étaient établies et où les mafiosi venaient passer leurs commandes.

« Au départ, indique Andrieux, les rum runners utilisaient des goélettes puis, petit à petit, ils se procurèrent d'anciens chasseurs de sous-marins de l'armée américaine, les sub chasers. Il s'agissait de bateaux gris, bas, sans mât et très difficiles à repérer, qui transbordaient leur cargaison en pleine mer, dans les eaux internationales. Les bateaux naviguaient uniquement de nuit, lorsque le ciel était couvert ou sans lune. Et heureusement pour les rum runners, les radars n'existaient pas encore à l'époque. »

« La seule chose qui pouvait leur nuire, c'était le bruit du transbordement des caisses en bois, en pleine mer : avec le vent, les gardes-côtes pouvaient les repérer et leur mettre la main au collet lorsqu'ils rentraient à l'intérieur des eaux territoriales », ajoute Andrieux.

« C'est à cette époque, poursuit-il, qu'Al Capone lui-même trouva la solution au problème en se rendant à Saint-Pierre-et-Miquelon. Il se débarrassa ainsi des caisses en bois pour en placer le contenu dans des sacs en jute, chaque bouteille étant préalablement habillée d'un paillot. » Et le silence fut.

C'est ainsi que 350 000 caisses en bois, vidées de leurs bouteilles, tapissaient chaque mois les rivages de Saint-Pierre-et-Miquelon. On s'en servit alors comme bois de chauffage, mais aussi à d'autres fins. « Toutes les maisons bâties à Saint-Pierre dans les années 1920 ont été entièrement construites avec des planches de caisses de whisky », assure Andrieux.

Puis vint 1932 et l'élection de Franklin D. Roosevelt, porté au pouvoir en jurant de mettre fin à la Prohibition. Il tint promesse : en 1933, après 13 années de sécheresse, la tempérance fit place aux réjouissances.

Aujourd'hui, les rum runners ont pratiquement sombré dans l'oubli. D'accord, le musée des pêcheries de Lunenburg leur consacre un peu d'espace, tandis que Jean-Pierre Andrieux expose une collection d'objets reliés à leur histoire, à l'Hôtel Robert de Saint-Pierre-et-Miquelon.

Mais pour l'essentiel, il ne reste que peu de traces du passage de ces étonnants marins d'eau-de-vie. Comme si tout le monde s'en désintéressait. Comme si l'histoire n'avait rien retenu d'eux, après s'être trop abreuvée d'alcool frelaté...

Pour de plus amples renseignements sur ces destinations ou sur d'autres destinations canadiennes (mais pas sur Saint-Pierre-et-Miquelon !), visitez le site de la Commission canadienne du tourisme à l'adresse www.voyagecanada.ca.

source: Commission Canadienne du tourisme
Cette reproduction n'est pas présentée à titre de version officielle du contenu reproduit, ni dans le cadre d'une affiliation et/ou avec l'appui de la Commission canadienne du tourisme.

Le Ice and Fire Carnival du Centre-ville: deuxième édition


Un mot rapidement pour vous inviter au lancement du Carnaval du carnaval d'hiver Ice and Fire et son Bal masqué qui aura lieu Jeudi à 11hoo dans le hall d'entrée de la tour du Hill Centre II au centre-ville de Regina.

La deuxième édition se tiendra du 15 au 18 février dans le Parc Victoria. Un peu d'information supplémentaire:

À Regina on dansera sur des rythmes nouveaux. Regina Downtown BID et New Dance Horizons s’unissent encore une fois pour vous offrir les Jeudis du Tango (Tango Thursdays). C’est amusant, c’est un bon exercice physique et, en plus, ça ne coûte rien!

Tous les jeudis soirs, les gens se rassemblent dans l’entrée de la Tour II du Centre Hill entre 19h00 et 21h00 et bénéficient de leçons de danse informelles avec l’extraordinaire instructeur Michael Milette.

Essentiellement, les participants vont s’initier au Tango Argentine mais ils auront aussi l’occasion d’essayer d’autres danses comme le mambo et la salsa. Les Jeudis du Tango vous offrent la chance de danser, sans vous sentir empêtré dans vos pieds et sans ressentir la gêne qui vous empêcherait de profiter de la joie pure de la danse. Que vous soyez jeune, moins jeune, ou célibataire, cela ne fait aucune différence. Tous sont invités à venir et à s’essayer au Tango une première fois.

Les Jeudis du Tango continueront jusqu’au 16 février et introduiront le Bal Masqué ainsi que les événements du 2e Carnaval Annuel “Ice and Fire” au Centre-ville.

L’année dernière, le Carnaval et le Bal ont obtenu un grand succès grâce aux milliers de personnes qui sont venues au centre-ville pour prendre part aux festivités. Encore cette année Robin Poitras, de New Dance Horizons, sera la directrice artistique du Carnaval.

Admirez les sculptures sur glace créées par des artistes professionnels dans le Parc Victoria; participez au Défilé des Lanternes et assistez à des spectacles de musique et de danse donnés par des talents de chez nous. Naturellement, le Bal Masqué au Centre Cornwall sera l’occasion pour vous et vos nouveaux amis d’épater le public avec les ronds de jambes appris lors des leçons de Tango.

L’événement est entièrement gratuit et à caractère familial.

Comme autres activités, il y a le feu de camp, les jeux d’hiver, le chocolat chaud, les petites gâteries, et bien d’autres encore.

En 2006, de nouveaux partenariats permettront la tenue de d’événements inédits et excitants au Carnaval “Ice and Fire“ du Centre-ville, incluant le Rendez-vous Together organisé par l’Association canadienne-française de Regina (avec l’aide du Ministère du Patrimoine Canadien et de Saskatchewan Centennial), ainsi que le Tournoi de Shinny en appui à l’Équipe du Diabète qui ira au Marathon de Rome

Pour plus de renseignements sur le 2e Carnaval “Ice and Fire“, veuillez contacter Regina Downtown BID au 359-7541 ou New Dance Horizons au 525-5393 et pour plus de renseignements sur le Rendez-vous Together, veuillez contacter l’ACFR au 566-6020.

Veuillez vous référer au programme des événements de Regina Downtown sur le site : www.reginadowntown.ca

samedi, janvier 07, 2006

Une île qu'on savoure à toutes les sauces

Photo: Tourisme Î-P-É/Lionel F. Stevenson

Le restaurant de l'hôtel Dalvay-by-the-Sea présente la meilleure table de l'Île-du-Prince-Édouard

Pas spécialement connue pour sa bonne chère, l'Île-du-Prince-Édouard réserve pourtant de savoureuses surprises aux gourmets et gourmands qui se donnent la peine d'explorer un tant soit peu ses tables. Un Montréalais repu témoigne...

PAR SIMON GARNEAU

Certains croient que l'Île-du-Prince-Édouard, c'est le bout du monde. En tant que résidant de l'île, je serais tenté de dire que c'est vrai, mais seulement dans tout ce que cette expression laisse entendre de bon.

Avant que j'y emménage, mon ami montréalais Thomas me disait toujours: « J'te l'dis, tu vas t'ennuyer d'la bonne bouffe, là-bas! » Sacré Thomas, il porte bien son nom! Quoi qu'il pense, et à l'exception des mets indiens - qui ne sont offerts qu'au Farmer's Market hebdomadaire de Charlottetown -, je suis heureux d'annoncer à tous les Thomas de ce monde que je m'ennuie de bien peu de choses ici!

On trouve de tout dans les épiceries et les bons restaurants sont légion, des cinq étoiles à la binerie. Bien que trois ou quatre établissements méritent la désignation « haut de gamme », un seul a su marquer mes papilles gustatives à jamais : le restaurant de l'hôtel Dalvay By The Sea qui présente, et de très loin, la meilleure table de la province.

Comme le menu et la table d'hôte changent régulièrement, je m'abstiendrai de recommander quoi que ce soit, mais laissez-moi tout de même partager avec vous le souvenir d'un potage froid aux mûres des champs, d'un feuilleté aux champignons sauvages et d'un bœuf à l'anis étoilé pour lesquels je ferais bien quelques kilomètres à genoux. Dalvay By The Sea est un de ces rarissimes endroits qui ne réservent jamais de mauvaises surprises. De plus, l'ambiance de ce resto, situé en plein cœur du parc national de l'Île-du-Prince-Édouard, y est toujours paisible.

Si les prix de Dalvay By The Sea sont très raisonnables - compte tenu de l'éminente qualité des lieux -, sa table n'est pas à la portée de tous les budgets (enfin, certainement pas à la portée du mien!). Voici donc quatre bonnes adresses où on se lèche les babines à tout coup, sans avoir à trop délier les cordons de sa bourse.

C'est du gâteau !
Situé au deuxième étage du centre commercial Confederation Court Mall de Charlottetown, le restaurant Piece A Cake est plutôt difficile à repérer de l'extérieur, mais si vous le trouvez, vous y retournerez à coup sûr.

Contrairement à ce que son nom laisse croire, Piece A Cake n'est pas un restaurant spécialisé dans les desserts, bien que certains d'entre eux, comme la tarte au caramel et aux sept noix, y soient exquis. Cela dit, les amateurs de « l'autre viande blanche » y trouveront ample satisfaction en commandant le filet de porc croûté aux pacanes. J'en salive juste à vous en parler.

Toujours à Charlottetown, mais un peu plus près du port, le Merchantman Pub porte assez mal son nom en ce sens que c'est le seul pub que je connaisse où on ne sert pas les shepherd's pie et autres bangers and mash (purée avec saucisses) proposés dans ce genre d'établissement. Au contraire, on trouve ici une riche carte qui fait la part belle aux plats thaïs, cajuns et italiens. Je me dois aussi de vous conseiller leur fish and chips tempura qui, à mon humble avis, est l'un des deux meilleurs de l'île. Quel est l'autre? Patience, j'y reviendrai.

En attendant, dirigeons-nous plutôt vers Victoria-by-the-Sea, un de ces villages touristiques qui foisonnent de visiteurs durant l'été et où tout coûte trop cher... Enfin, trop cher pour ce qui est offert.

Le seul endroit qui échappe à cette règle, c'est le Landmark Café. Vous ne réussirez pas à y nourrir toute la famille pour moins de dix dollars, mais le propriétaire, Eugène Sauvé, mettra toujours dans votre assiette quelque chose à la hauteur du prix payé. Quiches, salades, poissons... Essayez n'importe quoi, tout est bon, et le personnel bilingue est toujours accueillant. En quittant, passez donc au petit coin, histoire de voir la collection d'affiches d'Eugène.

Bonis sur le Clyde
Quiconque va dans l'Île-du-Prince-Édouard passe inévitablement par Cavendish, incontournable lieu s'il en est. Mais quand vient le temps de passer à table, mieux vaut s'en remettre à New Glasgow, non loin de là.

Dans une île où il est parfois difficile d'éviter la friture, il est rafraîchissant de savoir qu'il existe des tables comme le Café on the Clyde. Leurs grillades de poissons au « green egg », une espèce de barbecue sphérique vert, sont particulièrement alléchantes. Essayez aussi le salon de thé, où la vue sur la rivière est plus saisissante et où l'ambiance est plus décontractée, et offrez-vous un filet de saumon braisé sur cèdre, un incontournable.

Ceux qui ne jurent que par la friture devront cependant rentrer à Charlottetown, pour dignement satisfaire leurs envies. Car si plusieurs bineries de l'île offrent de la nourriture dite familiale dans un cadre simple, il en est une qui le fait de façon particulièrement habile: le Seatreat. Pas du tout invitant de l'extérieur, ce petit resto sans prétention présente la sélection classique des restaurants du genre, c'est-à-dire sandwichs chauds au poulet, hamburgers et autres. Mais il doit sa réputation à ses poissons et fruits de mers.

Si fish and chips est souvent synonyme de poisson trop cuit, panure huileuse et, dans les cas extrêmes, crise de foie, ce n'est pas le cas chez Seatreat. Ici, les deux grosses pièces de poisson sont moelleuses, la panure est mince, dorée et pas trop grasse, et la salade de chou n'est pas piquée des vers non plus. Bref, au chapitre des deux meilleurs fish and chips de l'île, j'estime que Seatreat et le Merchantman Pub arrivent ex æquo. Ne vous limitez cependant pas à ces plats: tous leurs poissons sont cuits à la perfection.

Enfin, ceux qui ont un faible pour les homards devraient faire preuve de circonspection, en ce qui a trait aux légendaires soupers de homards (lobster suppers). Trop souvent, l'addition exorbitante qu'on refile au client sert surtout à payer la mauvaise soupe au poisson, servie à volonté, puis un minuscule homard sec qui conviendrait mieux comme presse-papier qu'en guise de repas!

Pour s'offrir un vrai homard frais et le déguster directement sur le quai, mieux vaut aller chez Richard's Seafood Eatery, au port de Covehead. Les fins crustacés sont servis chauds ou froids, et vous pouvez même demander une femelle si, comme moi, vous êtes amateur d'œufs.

Voilà. J'espère que les sceptiques, incrédules et autres Thomas sont désormais confondus : l'Île-du-Prince-Édouard, c'est peut-être le bout du monde, mais ce n'est certainement pas la « faim » du monde...

Pour de plus amples renseignements sur cette destination ou sur d'autres destinations canadiennes, visitez le site de la Commission canadienne du tourisme à l'adresse www.voyagecanada.ca.

source: Commission Canadienne du tourisme

Cette reproduction n'est pas présentée à titre de version officielle du contenu reproduit, ni dans le cadre d'une affiliation et/ou avec l'appui de la Commission canadienne du tourisme.