mercredi, avril 18, 2007

Le succès astronomique d'un gîte touristique


(article publié initialement dans TOURISME)

Les planètes et les étoiles du secteur du tourisme s'alignent selon les tensions qui caractérisent l’univers touristique et il semble que les marchés à créneaux (autrefois les trous noirs du secteur) se mettent à briller, tels des supernovas. Le gîte touristique/observatoire de Jack et Alice Newton constitue sans doute l’exemple le plus concret d’un nouveau phénomène qui devrait s’accroître avec le temps.

Jack, gérant de grand magasin à la retraite, s’intéresse depuis toujours à l’astronomie. Ses observations sont bien connues par ses pairs. Jack et Alice rêvaient d’accueillir un jour des visiteurs du monde entier et de partager leurs connaissances avec eux. « C’est quelque chose qui nous passionne », souligne Alice. « Nous remarquons que les parents cherchent parfois des vacances à saveur scientifique qui permettent aux enfants de participer et à tous les membres de la famille d’apprendre ensemble. »

Les Newtons cherchaient un endroit au Canada où il y avait peu de lumière artificielle et où le ciel était souvent dégagé. Ils ont construit leur gîte touristique unique sur le mont Anarchist à Osoyoos, en Colombie‑Britannique. Imaginez une grande maison de deux étages nichée à flanc de montagne, à 1 500 mètres du fond de la vallée, et munie d’un télescope de 16 pouces contrôlé par ordinateur, installé dans un observatoire sur le toit. Même en plein jour, Jack peut y observer environ 600 étoiles.

« Nos visiteurs ont toujours l’occasion d’observer les étoiles et d’apprendre à photographier leurs découvertes en suivant notre cours facultatif. Ils peuvent ensuite rapporter sur CD‑ROM de superbes images de nébuleuses, de galaxies et de planètes. Nous offrons également des séances d’observation du soleil en matinée, avec des filtres H‑alpha. »

La collection de photographies de Jack témoigne de la qualité de son établissement. Les visiteurs du site Web du gîte touristique (www.jacknewton.com) peuvent voir ces images saisissantes. Les soirs nuageux, Jack utilise l’un des nombreux observatoires du monde qui permettent aux astronomes invités d’avoir accès à leurs installations. « Il fait toujours beau quelque part », affirme‑t-il. L’écran géant de cinéma maison et la technologie audiovisuelle du gîte touristique deviennent alors des outils d’observation par excellence.

Voilà un exemple parfait du type d’expérience touristique qui se démarque de ce qu’on trouve déjà sur le marché. La réputation de Jack dans le domaine de l’astronomie représente un atout irrésistible dans certains cercles. Il a été un précurseur dans le domaine de la photographie amateur CCD (dispositif de couplage de charge), en particulier dans l’élaboration de l’imagerie tricolore à haute résolution. Les photographies de Jack sont bien connues des lecteurs des magazines Astronomy, Sky & Telescope et Sky News. De plus, il écrit souvent dans plusieurs magazines, calendriers et journaux du monde entier; ses travaux ont été publiés dans des publications comme Newsweek, le Canadian Geographic Magazine, Photo Life et l’ouvrage Field Guide to the Night Sky de la société Audubon. Il est l’auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages sur l’astronomie et ses travaux sont connus dans le monde entier.

Jack est un conférencier populaire qui a été invité partout au Canada et aux États‑Unis pour présenter ses superbes photographies. En 1995, il s’est rendu dans le Sud de l’Angleterre et au pays de Galles, où il s’est adressé à plus de 1 000 membres de la British Astronomical Society au cours d’une série de onze conférences et ateliers pendant 21 jours. Il a dirigé des expéditions d’observation d’éclipses solaires dans le monde entier, notamment en Russie, en Indonésie et au Mexique. Jack a également guidé un groupe de 300 amateurs d’astronomie au Pérou pour observer la comète de Halley.

En l’honneur de Jack et d’Alice, l’astéroïde 30840 a été nommé Jackalice par l’UAI (Union astronomique internationale). Jusqu’à maintenant, Jack a découvert 17 supernovas. Il ne faut donc pas s’étonner de la popularité du gîte touristique‑observatoire; les visiteurs espèrent tous être présents lors de l’apparition de la prochaine supernova.

Saskatchewan: les Collines Cypress désignées à titre de lieu historique national du Canada

(article publié initialement dans TOURISME)

Depuis le mois d'août dernier, la Saskatchewan peut faire valoir un nouveau lieu historique national du Canada parmi ses attraits : le Lieu historique national du massacre de Cypress Hills (Maple Creek).

Rappelons que le massacre de Cypress Hills compte parmi les événements tragiques de l'histoire du Canada. Celui-ci est survenu en 1873 lorsqu'un groupe de chasseurs américains a attaqué et tué sans merci des Nakodas affaiblis qui campaient aux collines Cypress. Les descendants des survivants du massacre, membres de la Première nation Carry the Kettle, estiment que les esprits de leurs ancêtres sont liés à jamais au lieu du massacre de Cypress Hills.

À la suite de cette tragédie, le gouvernement fédéral était déterminé à imposer la loi et l'ordre dans les territoires de l'Ouest nouvellement acquis. Sa détermination à poursuivre les auteurs de crimes commis à l'endroit d'Autochtones avec la même vigueur que ceux qui étaient commis contre les autres Canadiens a joué un rôle important dans l'établissement de relations pacifiques entre les peuples autochtones des Prairies et le gouvernement fédéral.

Par dessus tout, le massacre de Cypress Hills aura établi un lien permanent entre l'histoire des Nakodas et la région où le sang de leurs ancêtres a coulé sans raison. En 1964, le massacre a été désigné à titre d'événement d'importance nationale et la récente confirmation de l'importance historique nationale du lieu fera en sorte que cette tragédie demeure immortalisée à tout jamais.

En plus de permettre aux Canadiens de mieux comprendre et apprécier un pan de leur histoire et de leur culture, les désignations à titre de Lieu historique national du Canada peuvent contribuer à créer des occasions touristiques. De fait, une plaque commémorative de Parcs Canada et de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada (CLMHC) marque les désignations.

Auteur:

Canadian Travel Press
Baxter Travel Media
Contact: ctp@baxter.net

Donner vie à un événement – à la manière de Québec!


(article publié initialement dans TOURISME)

Peu importe l’ampleur du projet et des tâches à accomplir, la directrice exécutive principale de Québec 2008, Josée Laurence, espère que les participants aux célébrations du 400e anniversaire de la ville de Québec conserveront un merveilleux souvenir de rassemblements nombreux et mémorables.

« Lorsque la Société du 400e anniversaire de Québec a entrepris de remplir sa mission, nous avons examiné les méthodes employées pour d’autres événements semblables en Amérique du Nord. Nous avons même examiné les méthodes d’organisation des expositions internationales et nous avons mené des consultations avec des intervenants de la région représentant les secteurs économique, social, touristique et culturel, afin de connaître leurs aspirations collectives.

« Les gens nous ont dit que les célébrations devaient laisser, par‑dessus tout, un héritage lié au territoire géographique de Québec. Ensuite, il est devenu clair que nous devions transmettre à la population le besoin de prendre part aux événements plutôt que de simplement y assister. Ce désir d’engagement communautaire était très présent dans nos constatations. »

Selon Mme Laurence, on peut atteindre cet objectif grâce à une répartition stratégique des activités pendant toute l’année 2008. « Cette méthode va à l’encontre des pratiques traditionnelles, selon lesquelles on doit mettre l’accent sur des événements bien définis. Cependant, la richesse de notre environnement justifiait l’adoption d’une approche plus universelle. »

Mme Laurence mentionne le Carnaval de Québec pour illustrer ces richesses. Il s’agit d’un événement bien connu depuis longtemps, idéal pour enrichir les célébrations du 400e anniversaire de la ville. Dans le même ordre d’idées, le Sommet de la Francophonie, prévu pour octobre 2008, pourrait difficilement être exclu des festivités. Par conséquent, les organisateurs ont dû adopter un calendrier élargi. »

« Cette démarche fonctionnera uniquement si notre programme comprend également des moments forts conçus pour raviver l’intérêt du public pour les célébrations », souligne Mme Laurence. « Ces moments spéciaux seront répartis parmi de nombreux autres événements inspirés par nos collectivités, qui sont le résultat d’un appel de propositions. Le défi consistait à traiter équitablement toutes les propositions présentées, tout en sachant qu’elles proviendraient de groupes différents disposant de ressources différentes. »

On a établi des catégories de projet pour faciliter le processus. L’une de ces catégories comprenait les événements annuels tels que le Festival d’été de Québec et les Fêtes de la Nouvelle‑France. « Nous avons compté 29 événements et nous avons invité les organisateurs à présenter des propositions. » Une autre catégorie visait les institutions culturelles, telles que l’Opéra de Québec et l’Orchestre symphonique. Enfin, la troisième catégorie avait un mandat spécial :

« Après 400 ans, nous voulions souligner la nature dynamique de notre société », explique Mme Laurence. « Par conséquent, il fallait tenir compte de l’histoire et du patrimoine, des arts, de la culture, des loisirs, de l’environnement, des sciences et de la technologie, parce que nous croyons que le 400e anniversaire ne constitue pas seulement une occasion de commémorer le passé, mais également une invitation à explorer la réalité d’aujourd’hui en regardant vers l’avenir. Nous avons besoin des jeunes pour envisager les défis à venir. »

L’équipe de Mme Laurence a présenté deux appels de propositions pour aider les intervenants, dont la plupart sont des bénévoles, à présenter des projets dans ces domaines : « Nous avons reçu 85 propositions à la suite du premier appel en 2005; après le deuxième appel en 2006, nous avons reçu 232 propositions. Nous avons établi un comité consultatif chargé d’évaluer la qualité et la pertinence des projets. À la fin, nous avons retenu, à la suite du premier appel, 16 propositions correspondant à l’esprit de rassemblement que nous souhaitions donner aux célébrations. Nous attendons maintenant les résultats du deuxième appel de propositions. »

Le thème des « rencontres » sera présent tout au long de l’année. « Au niveau fondamental, cela nous permet d’aborder le vaste domaine de l’expérience humaine. Les célébrations doivent toucher les gens et créer des occasions de rencontres significatives entre la population et les visiteurs. Nous vivons à une époque où de nombreuses personnes sont allées à Las Vegas et ont vu les meilleurs spectacles du monde entier. Comment pouvons‑nous rendre nos célébrations uniques avec un budget de 90 millions de dollars? »

Les organisateurs ont prévu un espace officiel pour les célébrations du 400e anniversaire. « Cet espace de rassemblement établira un lien entre le secteur riverain et la ville. On y présentera un grand nombre d’expositions et d’activités. Les jardins, les aires de pique‑nique et les bistros renforceront le thème des rencontres. Même les aménagements extérieurs seront conçus pour stimuler les rencontres et le dialogue entre les gens, plutôt que pour les isoler. »

En adoptant cette démarche, les organisateurs des célébrations du 400e anniversaire de Québec en 2008 ont même demandé aux sociétés de gestion d’événements et de conférences de proposer des thèmes liés aux célébrations, pouvant être adoptés par des organisateurs d’événements à titre de solutions intégrées pour une conférence de l’industrie pharmaceutique, par exemple, afin d’intégrer l’esprit des célébrations dans leurs activités.

Susciter l’engouement des visiteurs

« Il sera difficile de susciter l’intérêt tout au long de l’année », reconnaît Mme Laurence. « Espace 400e sera en activité de juin à la mi‑octobre. Pour que le projet fonctionne, le thème doit être renouvelé chaque semaine, afin d’inciter les visiteurs de Québec à revenir. Nous sommes associés à Robert Lepage et à sa société Ex Machina, chargée de produire un spectacle multimédia qui sera projeté sur les silos à grain le long du bassin pendant 40 soirées estivales, dès le coucher du soleil. Cet écran inusité, d’une longueur de 600 mètres, constitue une première mondiale! »

Il va sans dire que Josée Laurence est persuadée que les moments forts tels que ceux‑ci, tout comme les cérémonies d’ouverture et de fermeture mettant en vedette le Cirque du Soleil, contribueront à faire des célébrations du 400e anniversaire de Québec un rassemblement des plus mémorables.

La USTOA en quête de pratiques responsables

(article publié initialement dans TOURISME)

La United States Tour Operators Association (USTOA) a créé un comité du tourisme responsable, qui a pour mandat d’aider à élaborer et à promouvoir le tourisme responsable auprès des 134 membres actifs de l’association. Ce comité incitera les membres de l’association à adopter des pratiques exemplaires, ainsi qu’à partager leurs expériences et à élaborer des solutions.

Le comité entend aussi diffuser des renseignements sur l’accréditation internationale et sur des programmes d’homologation partout dans le monde et préparer des programmes de formation à l’intention des membres. Le comité établira également des lignes directrices ou des normes avec des pays ou des membres alliés qui administrent déjà des programmes de responsabilisation.

Ces renseignements sur le nouveau comité de la USTOA sont apparus dans TravelMole, le 13 février 2007. De commenter le journaliste de TravelMole, David Wilkening : « La première tâche du comité pourrait être sa plus difficile : définir le tourisme responsable. »

mercredi, avril 04, 2007

Les Américains privilégient les voyages en famille

(article publié initialement dans TOURISME)

Leurs vacances durent moins longtemps, mais les Américains perçoivent toujours leurs voyages comme un droit inaliénable, a déclaré récemment Peter Yesawich, PDG de Pepperdine, Brown & Russell. M. Yesawich était orateur principal à une conférence dont Tom Groening a fait le compte rendu dans le Daily News de Bangor (Maine).

Les Américains avec enfants cherchent à utiliser leurs vacances pour reprendre contact avec la famille, a dit M. Yesawich, dont les propos s’appuyaient sur un sondage annuel mené auprès de 1 600 Américains considérés comme des voyageurs actifs. « Pour les consommateurs, la famille compte pour beaucoup », a poursuivi M. Yesawich. Des enquêtes ont révélé que 71 % des parents souhaiteraient pouvoir passer plus de temps en famille, tandis que 69 % souhaiteraient avoir davantage le temps de dialoguer avec leurs enfants. Pas moins de 61 % des parents ont dit qu’ils sont disposés à sortir leurs enfants de l’école pour prendre des vacances en famille.

Le sondage révèle aussi qu’Internet est présent dans 80 % des foyers, mais que 56 % seulement des voyageurs actifs l’utilisent exclusivement pour prendre des décisions. M. Yesawich en conclut que l’impact du marketing par Internet peut avoir plafonné. Le sondage révèle effectivement que 68 % de ceux qui utilisent la Toile pour faire des recherches sur les voyages ont de la difficulté à trouver ce qu’ils veulent, tandis que 76 % disent que les annonces les dérangent.

Les nombreuses possibilités de vacances pour les futurs parents

(article publié initialement dans TOURISME)

Plus de la moitié des couples qui attendent un enfant partent en vacances une dernière fois pour se reposer, selon un article paru dans le USA Today. L'industrie du tourisme observe ce phénomène avec intérêt et offre maintenant les tout premiers forfaits « babymoon ».

Selon une récente étude menée par Liberty Travel (une importante agence de voyages américaine) et BabyCenter®, le site Internet le plus populaire pour les nouveaux parents, 59 % des nouveaux parents ont effectué un voyage spécial de plus d'une journée avant la naissance de leur enfant.

« Comme les lunes de miel, il s'agit de vacances spéciales et inoubliables », souligne Lisa Vachna, spécialiste en voyages chez Liberty Travel. « L'étude a confirmé l'importance de ces voyages pour les futurs parents, en plus de fournir des renseignements sur les petites attentions essentielles. »

Aux États-Unis, les futurs parents font plus de deux millions de voyages par année : 43 % d'entre eux veulent se détendre, tandis que 41 % souhaitent se retrouver seuls une dernière fois. L'étude révèle également que de nombreux futurs parents passent leurs vacances à se reposer (62 %), tandis que d'autres préfèrent faire des emplettes (59 %) ou faire du tourisme (48 %). En moyenne, les voyages des futurs parents ont lieu au cours du deuxième trimestre de la grossesse. En général, ces vacances comprennent de deux à quatre nuitées. Pour obtenir de plus amples renseignements, visitez le www.babycenter.