samedi, juin 30, 2007

L’avantage de multiplier ses activités

(article publié initialement dans TOURISME)

Installé dans le Nord de la Saskatchewan, le centre de villégiature Eagle Point, de La Ronge, est situé un peu en dehors des sentiers battus pour la plupart des voyageurs des Prairies. Pourtant, selon la gérante de l’établissement, Lolita Poirier, le centre fait ses frais depuis des années parce qu’il a pris la peine d’offrir une vaste gamme d’activités. « Les gens sont plus nombreux à vouloir expérimenter plusieurs choses pendant leur séjour. Ils aiment visiter les environs et s’adonner à des activités comme la randonnée pédestre et les excursions aux chutes Nistowiak. Nous leur en donnons la possibilité. »

« La consigne, ici, c’est de ne jamais dire non », précise Mme Poirier. « S’ils veulent quelque chose, je le leur obtiendrai. Si je ne peux pas, je trouverai quelqu’un qui le pourra. » Mme Poirier pense qu’à Eagle Point, la tendance est à l’augmentation du nombre de groupes et de réunions familiales. « Nos invités s’installent dans un chalet ou un emplacement pour véhicules récréatifs, ils mangent à notre restaurant et pourraient souhaiter participer à un tournoi de golf miniature ou faire un tour de bateau sur le lac La Ronge. Nous accueillons un peu plus d’Albertains, mais le gros de notre clientèle est originaire de la Saskatchewan. »

Une entreprise place le voyageur au centre de ses préoccupations

(article publié initialement dans TOURISME)

Depuis le lancement de Good Earth Travel Adventures, il y a plus de dix ans, le dynamisme de l’entreprise est solidement ancré dans les Rocheuses et sur la côte Ouest, mais ce qui la distingue des autres, c’est la fluidité des rapports qu’elle entretient avec sa clientèle. De l’avis de son propriétaire, J. P. Obbagy, les voyages sur mesure signifient… « sur mesure », mur à mur :

« Nous offrons sur notre site Web un certain nombre de forfaits libre‑service que les gens peuvent utiliser pour choisir le genre de vacances qui les intéresse. Nous modifions ces modèles en fonction de leurs intérêts réels. Généralement, nos clients sont des gens qui ne veulent pas voyager en groupe et qui souhaitent vivre une expérience en autonome. Mais ils aiment toujours avoir de l’aide pour organiser le voyage et pouvoir compter sur quelqu’un pendant leur voyage.

« Nous les interrogeons pendant 15 à 20 minutes pour connaître ce qu’ils aiment et ce qui compte pour eux lorsqu’ils sont en vacances. À partir de cette entrevue, nous leur envoyons une proposition de voyage qu’ils nous retournent avec des modifications. Le va‑et‑vient se poursuit et nous précisons le projet jusqu’à ce qu’il corresponde à ce qu’ils veulent. S’ils acceptent, nous préparons les choses et le voyage a lieu. Notre spécialité, ce sont les destinations multiples et les itinéraires compliqués. Nous ne mettons pas tellement l’accent sur les destinations uniques [comme les séjours d’une semaine à Banff], car ce n’est pas comme ça que nous pouvons offrir une expérience touristique complète dotée du meilleur rapport qualité‑prix. »

Good Earth prépare ensuite un forfait personnalisé dont le prix comprend la location d’une voiture, l’hébergement, les repas (si le client le demande) et des activités pour chaque lieu visité.

« Les clients ont à leur disposition un menu complet d’activités et peuvent apporter un certain nombre d’améliorations au forfait. Ils peuvent, par exemple, obtenir un guide privé au lieu de partir en randonnée pédestre avec un petit groupe. Nous achetons au prix de gros et nous ajoutons un supplément qui couvrira le coût de nos services. Nous incluons à ce montant l’aide que nous leur offrons pour choisir des activités, ainsi que la coordination des visites de destinations; en plus, ils peuvent nous appeler n’importe quand. Notre porte leur est toujours ouverte, dès qu’ils réservent chez nous. »

M. Obbagy dit que de trois à quatre semaines avant leur arrivée, les clients reçoivent une trousse composée de guides de voyage, de cartes sur lesquelles sont indiqués les itinéraires et ce qu’il appelle un journal de voyage : « C’est un document préparé expressément pour eux; il contient des trajets, des instructions particulières, des coupons qu’ils n’ont qu’à détacher et des conseils pour chacune des destinations. Lorsqu’ils n’ont rien au programme, ils peuvent explorer comme bon leur semble. Nous leur proposons aussi de courtes promenades ou randonnées, en automobile ou à pied, ainsi que des restaurants ou des cafés locaux. Nous essayons de les orienter vers les commerces locaux, afin qu’ils puissent connaître de près la destination.

« La dernière de nos trouvailles, c’est le concept de ‘concierge de voyage’, en vertu duquel le client peut consulter en tout temps, pendant son voyage, une personne‑ressource en chair et en os. Récemment, certains clients qui avaient de la difficulté à s’orienter avec une carte nous téléphonaient deux fois par jour pour obtenir des indications. Il se peut aussi, par exemple, que quelque chose n’aille pas à l’hôtel ou que les clients ne soient pas satisfaits de la chambre. Nous leur disons simplement de nous téléphoner. Ils n’ont pas à s’inquiéter. Ils peuvent aller souper, profiter de la soirée, et tout sera arrangé à leur retour. Ce soutien est probablement l’une des raisons les plus importantes pour lesquelles les gens nous choisissent. »

M. Obbagy est bien conscient de tout le travail de préparation que les gens doivent faire pour voyager en autonome. « Je sais que beaucoup de gens n’ont pas le temps. Beaucoup d’entreprises leur facilitent la tâche, mais je voulais passer à un autre niveau de service qui permettrait aux gens de faire de vrais choix. Je crois profondément qu’un voyageur n’est pas forcément un touriste. Beaucoup de gens comprennent la différence, même s’ils n’y pensent pas constamment. »

M. Obbagy a beaucoup réfléchi aux expériences touristiques vers lesquelles se tournent les voyagistes : « Je pense qu’à l’avenir, les consommateurs devront pouvoir personnaliser leurs expériences à l’aide de mécanismes automatisés, parce qu’aujourd’hui, nous utilisons beaucoup de main‑d’oeuvre. Certains internautes utiliseront nos services pour préparer un voyage sans jamais réserver. C’est frustrant. J’ai aussi constaté qu’il est très important de bien faire connaître la valeur des services offerts par l’entreprise. »

À cet égard, l’équipe de M. Obbagy lancera bientôt sur le Web un nouveau guichet pour mieux faire connaître cette valeur aux consommateurs. « Il se peut qu’ils ne soient pas capables de tout réserver en ligne, mais si nous parvenons à personnaliser les achats de voyages comme on le fait aujourd’hui pour les ordinateurs, en ajoutant des renseignements utiles sur la nature véritable de la destination – pas seulement des clichés touristiques, mais des connaissances réelles –, je pense que c’est ainsi que les choses se passeront à l’avenir. »

M. Obbagy a étudié de près l’utilité des relations que l’on entretient avec ses partenaires et l’importance de traiter les gens équitablement; il sait que certaines valeurs sont éternelles!

Dans un site classé de l’UNESCO, la tradition orale se transmet à l’aide de marionnettes

(article publié initialement dans TOURISME)

Il est reconnu depuis longtemps que la tradition orale a été, dans les sociétés autochtones du Canada, un excellent outil de conservation de données historiques. Déclaré site du patrimoine mondial par l’UNESCO, Head-Smashed-In Buffalo Jump préserve cette tradition depuis un bon moment, grâce à un spectacle de marionnettes qui s’ajoutera au programme régulier du centre d’interprétation. Voici ce qu’en dit le directeur du marketing, Quinton Crow Shoe :

« Nous voulons promouvoir le spectacle de marionnettes, cet été, parce que la culture des Premières nations est une culture orale. Bon nombre de nos récits historiques, traditions et coutumes sont transmis de vive voix. Nous avons fait un pas de plus en présentant, à des groupes d’élèves et de visiteurs, des marionnettes que nous allons intégrer au programme estival. »

Le site patrimonial a aussi connu beaucoup de succès avec son camp de tipis. Cette activité s’adresse à tous, mais surtout aux familles ou aux groupes de vacanciers qui, pour connaître le mode de vie authentique de la bande des Pieds‑Noirs, passeront la nuit dans un tipi et pourront, sur demande, participer à l’aménagement du camp pour apprendre comment on assemblait autrefois les tipis.

Les collectivités se mettent au tourisme culturel et patrimonial

(article publié initialement dans TOURISME)

Comme on peut le constater ailleurs dans le monde et aux États-Unis, la popularité du tourisme culturel et patrimonial continue d’augmenter au Canada. Non seulement fait-il partie des principaux produits touristiques, mais des collectivités de partout au pays en font une priorité, souligne-t-on dans une étude publiée récemment par Grant Thornton LLP. Dans Tourism Insights 2007, Grant Thornton a décidé de mener son premier sondage national sur la façon dont les administrations et des collectivités locales perçoivent le développement touristique, étant donné qu’un nombre croissant de ses clients s’occupent de tourisme et que l’importance du secteur du tourisme augmente au Canada.

Tourism Insights 2007 présente le point de vue de 164 administrations locales et régionales réparties partout au Canada. Les répondants appartenaient à divers niveaux hiérarchiques des administrations locales et régionales et une partie importante d’entre eux étaient des directeurs municipaux, des conseillers et des maires. Le nombre de personnes de niveau supérieur qui ont pris le temps de répondre au sondage et la réponse généralement enthousiaste au sondage est indicateur de l’intérêt marqué que de nombreuses collectivités canadiennes éprouvent pour le développement touristique. Le sondage avait aussi pour but de recenser les obstacles, les enseignements et les meilleures pratiques liés à la croissance du tourisme.

Le tourisme est l’une des industries les plus importantes de l’économie canadienne. La Commission canadienne du tourisme (CCT) signale que plus de 18 millions de visiteurs ont séjourné pour au moins une nuitée au Canada en 2006 et qu’ils y ont dépensé environ 67 milliards $. Selon Tourism Insights 2007, le tourisme joue actuellement un rôle important dans l’économie de plus de 80 % des collectivités répondantes et continuera à le faire à l’avenir. À la question de savoir si le tourisme jouera un rôle important dans leur collectivité au cours des trois prochaines années, 42 % des répondants ont déclaré que c’était « extrêmement probable », 20 %, « assez probable », et 21 %, « probable ».

Tourism Insights 2007 avait également pour but de cerner de nouveaux créneaux touristiques. On a demandé aux répondants de désigner des types d’activités touristiques que leur collectivité exploite actuellement ou a l’intention d’exploiter. Après le tourisme culturel et patrimonial, qui se situe en tête de liste, on trouve le tourisme sportif. Rien de surprenant car, selon l’Alliance canadienne du tourisme sportif (ACTS), la valeur du secteur canadien du tourisme atteint quelque 2,4 milliards $ et profite à un vaste éventail de collectivités :

« La récente intensification des activités au sein de l'industrie du tourisme sportif est un phénomène devenu évident non seulement dans les grandes métropoles, mais également dans les plus petites collectivités partout au Canada. Même si les manifestations sportives internationales d'importance comme les Jeux olympiques ont tendance à pouvoir s'assurer la plus grande partie de la couverture médiatique, la masse critique quant à l'activité reliée au tourisme sportif se passe toujours au niveau de la communauté. »

Parmi les autres possibilités les plus prometteuses figuraient le tourisme nature, le tourisme d’aventure, les congrès, les conférences et l’agrotourisme.

Les répondants ont également indiqué quels étaient les principaux obstacles qui les empêchaient de profiter de la croissance de l’industrie dans leur collectivité. Ils ont cité entre autres le financement insuffisant de la planification, du développement de produits, du marketing et des dépenses d’investissement, ainsi que le manque de plans de marketing touristique et de gestion de destinations touristiques. Le sondage a aussi fait ressortir d’intéressantes disparités régionales : les obstacles qui précèdent étaient présents dans les trois régions (Ouest canadien, Canada central et Canada atlantique), mais le manque d’installations a été désigné comme le deuxième problème le plus important au Canada atlantique, tandis qu’il était cinquième dans les deux autres régions.

Tourism Insights 2007 met aussi en lumière des enseignements, des pratiques exemplaires et des occasions à saisir dans le secteur du tourisme. La création de partenariats est fortement recommandée et vient valider l’expérience que Grant Thornton a acquise dans cette industrie. Les répondants ont indiqué d’une part que les petites collectivités peuvent mieux profiter de leurs investissements en marketing en s’associant à leurs voisines pour faire connaître leur région et, d’autre part, que les partenariats intergouvernementaux et entre gouvernements et exploitants sont importants :

[Traduction] « Nous avons formé un partenariat touristique avec d’autres municipalités de notre région, et nous espérons que, grâce à notre participation à des activités de marketing collectif, le nombre de touristes qui viennent dans notre secteur va s’accroître. Pour une petite municipalité, la dépense de sommes importantes pour attirer des touristes ou des résidents dans notre collectivité est difficile à justifier. » (Un répondant)

Grant Thornton estime que les partenariats efficaces sont essentiels à la réussite des projets touristiques et des activités de développement et de marketing. Grant Thornton a observé ce qui suit :

  • Les entreprises reconnaissent qu’il est avantageux de conclure des partenariats avec d’autres entreprises pour accroître la prospérité et la diversité de la destination, au lieu de se percevoir les unes les autres comme des concurrentes;
  • Les collectivités reconnaissent qu’il est avantageux de mettre leurs ressources de marketing en commun avec leurs voisines, au lieu de les percevoir comme des concurrentes;
  • Les entreprises et divers ordres de gouvernement reconnaissent qu’il est avantageux de collaborer pour développer et faire connaître leurs produits touristiques;
  • Les entreprises et collectivités autochtones et non autochtones collaborent pour développer des produits touristiques intéressants adaptés au marché.

Bref, Tourism Insights 2007 présente des points de vue et des thèmes communs propres à plus de 160 collectivités canadiennes. Cet outil aidera les administrations locales et régionales, les entreprises, les associations et les intervenants en tourisme à cerner des possibilités de croissance et à réduire les obstacles au développement touristique.

La version intégrale et le résumé du rapport sont disponibles sur le site Web canadien de Grant Thornton, à www.grantthornton.ca.

Des voyageurs en mal de tourisme vert

(article publié initialement dans TOURISME)

D’après le numéro de mai 2007 du Bulletin de renseignements sur le tourisme du Conference Board du Canada, le consommateur se préoccupe de plus en plus de l’impact des voyages sur le changement climatique. À quelques exceptions près, toutefois, les voyages au Canada à partir de ses traditionnels marchés d’outre-mer promettent de meilleurs résultats alors que celui des États-Unis demeure problématique.

Aperçu

Les récents indicateurs ont contribué à amoindrir les inquiétudes relatives à la santé de l’économie américaine en général. On s’attend toutefois à ce que celle‑ci enregistre, à court terme, une croissance inférieure à son potentiel (d’environ 3 %). Heureusement, les perspectives économiques mondiales demeurent optimistes, en raison de l’amélioration des conditions en Europe occidentale, tandis que les perspectives économiques de la Chine, de l’Inde et d’autres marchés émergents restent stables.

La nouvelle règlementation rendant le passeport obligatoire pour les voyages aériens à destination et en provenance des États‑Unis commence à nettement influencer les voyages des Américains au Canada : les visites d’une nuit ou plus en provenance des États‑Unis ont chuté à pic en février dans tous les segments. La confusion au sujet des dates de mise en œuvre, différentes selon qu’il s’agit de voyages aériens ou de voyages par voie terrestre, a probablement contribué à cette baisse.

Une nouvelle problématique

La question de l’impact des voyages sur le changement climatique est de plus en plus préoccupante pour les voyageurs vers le Canada et partout au monde. L’Institut canadien de recherche sur le tourisme a récemment demandé aux Canadiens combien ces derniers seraient prêts à dépenser pour neutraliser les répercussions du transport aérien sur l’environnement. Près de 7 Canadiens sur 10 ont répondu être disposés à payer 10 $ ou plus par tranche de 1 000 $ dépensés en frais d’avion, à condition que les fonds ainsi récupérés servent à développer des ressources énergétiques.

Le désir des voyageurs sensibilisés à l’environnement de faire quelque chose pour compenser les effets du dioxyde de carbone émis au cours de leur voyage – en particulier par avion – a contribué à la popularité des « contreparties de la fixation du carbone » et des voyages « neutres en carbone ». Des dizaines d’entreprises nord‑américaines et européennes vendent désormais des crédits d’émission de gaz carbonique aux voyageurs et utilisent l’argent récolté pour financer des projets de développement énergétique durable.

Consommateurs

Selon la dernière Enquête sur les intentions de voyages de l’Institut canadien de recherche sur le tourisme (mars 2007), le voyage estival continue d’afficher de bonnes perspectives. Parmi les personnes interrogées, 65 % ont mentionné prévoir un voyage d’agrément entre mai et septembre 2007, soit une hausse de 59,5 % par rapport aux résultats de l’enquête d’avril 2006. Les projets de voyages, toutes destinations confondues, tendent à être plus importants qu’il y a un an.

Pendant ce temps, selon le dernier sondage du Conference Board des États‑Unis sur la confiance des consommateurs, les intentions de voyage des Américains n’ont pas progressé depuis la baisse enregistrée lors du précédent sondage bimestriel. En avril 2007, des résultats préliminaires ont montré que 40,4 % des consommateurs américains interrogés prévoyaient prendre des vacances au cours des six prochains mois, des résultats similaires à ceux du sondage de février mais nettement inférieurs par rapport à décembre 2006. De plus, la confiance des consommateurs face aux conditions actuelles et aux perspectives économiques est en baisse.

En février, selon Statistique Canada, les voyages d’une nuit ou plus au Canada effectués par les Américains en voiture ont atteint leur niveau le plus bas de ces 22 dernières années. Par ailleurs, les voyages d’un jour effectués en voiture ont atteint leur niveau le plus bas jamais connu depuis 1972.

Plusieurs études récentes ont souligné l’influence croissante des préoccupations d’ordre environnemental sur les voyageurs américains. Ainsi, selon une étude réalisée par Orbitz.com, 67 % des voyageurs américains se soucient des avantages écologiques des destinations de voyage. De plus, 52 % des personnes interrogées ont indiqué être disposées à payer un supplément au moment de réserver leur voyage afin de contribuer à la sauvegarde de l’environnement.

Fournisseurs

La demande de voyages au Canada continue d’enregistrer une croissance vigoureuse. En fait, selon le rapport Canadian Industrial Outlook: Canada’s Air Transportation Industry du Conference Board, l’augmentation de la demande intérieure et la baisse des prix du carburant devraient relancer, cette année, les bénéfices de l’industrie canadienne du transport aérien dans son ensemble. En outre, les compagnies aériennes profiteront également des récents développements qui ont suivi la conclusion de l’accord « Ciel ouvert » entre le Canada et les États‑Unis.

L’augmentation constante de la demande de voyages au Canada, combinée à la hausse soutenue des tarifs journaliers moyens, contribue à l’accroissement des recettes provenant de l’hébergement au Canada. La demande continue d’être supérieure au nombre croissant de chambres d’hôtel disponibles, mais l’écart entre l’offre et la demande diminue, ce qui a une incidence négative sur l’augmentation des taux d’occupation moyens au Canada.

Aperçu international

Au Royaume‑Uni et en Allemagne, même si le réchauffement de la planète préoccupe fortement la population, moins de la moitié des résidents soutient la mise en place d’une écotaxe sur les voyages aériens, selon un récent sondage effectué par Continental Research et KNOTs.

Selon un récent sondage auprès des agents de voyage allemands, le marché allemand des voyages à l'étranger prend de l’assurance. En janvier et février 2007, les ventes des agences de voyage ont augmenté de 7,2 % et 7,1 % respectivement par rapport à janvier et février 2006. Selon un autre sondage auprès des agences de voyages, la majorité des ventes de voyages en février portaient sur des vacances de dernière minute prises en mars. En avril, les ventes se sont ralenties mais en mai et en juin, la demande était « bonne ». Les réservations effectuées en juillet et en août affichaient un « potentiel de vente significatif ».

Deux nouvelles études effectuées par Tourism Australia ont identifié cinq segments principaux au sein des marchés japonais et chinois des voyageurs long‑courriers. En ce qui concerne les Japonais, les deux plus grands marchés sont ceux des « chercheurs de défis » (24 % du marché), qui aiment se plonger dans la culture locale et préfèrent les destinations insolites; et des « sophistiqués » (23 %), qui aiment voyager et cherchent à vivre des expériences de qualité sans trop d’effort. Selon l’étude, tous les segments des voyageurs japonais se rendant à l’étranger considèrent le Canada comme une destination long‑courrier intéressante.

Les deux plus grands segments identifiés au sein du marché chinois des voyageurs long‑courriers sont les « chercheurs de défis » (24 %) et les voyageurs « sur le départ » (25 %). Ces derniers veulent éviter les voyages collectifs et préfèrent les destinations long‑courriers en dehors de l’Asie du Sud‑Est. Toutefois, les deux seuls segments du marché chinois qui ont identifié le Canada comme une destination intéressante sont les segments « famille‑connaissances » (13 %) et « à proximité de chez‑soi » (22 %). Les voyageurs appartenant au segment « famille‑connaissances » favorisent les destinations leur permettant de rendre visite à de la famille ou à des amis, tandis que le segment des « à proximité de chez‑soi » préfèrent les voyages collectifs vers des destinations familières et rassurantes.

Selon un récent sondage de totaltravel.com, les préoccupations liées à l’environnement peuvent avoir une incidence sur les décisions des Australiens en matière de voyages aériens. Plus d’un tiers des Australiens interrogés (35 %) ont indiqué se soucier des changements climatiques au point de participer de leur propre gré à un programme de compensation des émissions de gaz carbonique, tandis que 18 % ont indiqué envisager d’éviter les voyages en avion. Selon le rapport, ces résultats soulignent l’impact potentiel des préoccupations environnementales sur les activités touristiques de demain.

L’indice des indicateurs avancés du tourisme présente un aperçu des perspectives à court terme de l’industrie touristique, grâce au suivi des facteurs économiques et non économiques qui ont une incidence sur la demande dans les principaux marchés touristiques du Canada, y compris le marché intérieur. La cote de chaque composante de l’indice montre l’influence que la composante devrait avoir sur les voyageurs en provenance du marché source à court terme. La cote globale indique le rendement prévu du marché source à court terme, comparativement à la même période l’an dernier.

Le Yukon profite de la couverture des Jeux du Canada

(article publié initialement dans TOURISME)

À la Ville de Whitehorse, la coordonnatrice au tourisme, Sheila Dodd, se prépare à une saison touristique qui, comme d’habitude, sera marquée par « l’arrivée d’un grand nombre de véhicules récréatifs. » La croissance du tourisme, au Yukon, n’a pas fléchi, ces dernières années, en dépit des effets paralysants d’événements comme le SRAS et le 11 septembre.

D’expliquer Mme Dodd : « Les gens semblent penser qu’ici, rien de pareil ne pourrait jamais arriver, et ils ont raison. Les visiteurs nous arrivent de partout aux États‑Unis, voire du Texas et de l’Alabama. Mais cette année, c’est un peu spécial, car nous avons accueilli les Jeux d’hiver, qui nous ont beaucoup aidés, partout au pays, à cause de la couverture médiatique exceptionnelle qui accompagne l’événement. »

Mme Dodd dit qu’à cause des Jeux, son bureau reçoit beaucoup plus d’appels téléphoniques et de courriels de la part de Canadiens qui ont vu Whitehorse à la télévision et de la part de gens qui connaissent des compétiteurs. « Ils téléphonent maintenant pour savoir comment se rendre ici et quel temps il fait durant l’été. C’est le changement que nous observons cette année, et c’est extraordinaire, car le tourisme est notre industrie numéro un. »

Est‑il facile de faire affaire avec vous?

(article publié initialement dans TOURISME)

Le président de CanaDream Campers, Brian Gronberg, croit que l’été sera favorable, parce que les gens aiment le Canada et parce qu’une reprise doit succéder aux difficultés de l’an dernier. « Le marché allemand est en forte croissance, et tous les autres sont aussi en hausse », note-t-il.

M. Gronberg n’oublie pas un autre facteur qui influe énormément sur la location de véhicules récréatifs et les autres services touristiques : la nécessité de simplifier la vie des partenaires qui souhaitent faire affaire avec vous. « Nous essayons constamment d’améliorer la technologie pour que nos partenaires aient plus facilement accès à nos produits à l’aide de leurs applications Web. Nous adhérons au principe selon lequel celui qui obtient le client en premier, gagne! Nous utilisons aussi la technologie pour inventorier les réservations en ligne en temps réel, grâce aux sites de nos partenaires, tout en appuyant leurs efforts et leur marque. »

Mais un facteur clé échappe au contrôle de M. Gronberg : le nombre de vols vers les destinations où se trouvent ses produits. Mais il demeure optimiste : « Le nombre de vols vers le Canada est bon, cette année. Notre croissance est plus forte dans l’Ouest, à cause du nombre de vols. »

Un musée dont les invités deviennent des « employés »

(article publié initialement dans TOURISME)

Depuis plusieurs années, le Upper Canada Village offre des programmes populaires pour les jeunes, qui permettent aux enfants de s’immerger dans la vie des années 1860. Maintenant, les adultes peuvent aussi faire partie de la vie du village, lorsqu’ils participent à un « Séjour au village pour adultes ». Du samedi après-midi jusqu’au dimanche après-midi, certains week-ends de 2007, les adultes peuvent devenir des habitants d’un village du 19e siècle.

Agente de marketing au Upper Canada Village, Jancis Sommerville aime rappeler que l’établissement crée des tendances depuis sa fondation, en 1961 : « Nous avons toujours offert des attractions de premier ordre, et tous nos interprètes portent des costumes d’époque. Nos moulins, nos fermes, nos animaux, voire nos jardins, sont strictement authentiques et fonctionnels, de sorte que nos invités peuvent plonger directement dans le passé », poursuit‑elle. « Nous avons lancé cette dernière initiative l’an dernier. Les adultes peuvent maintenant revêtir des costumes et apprendre comment accomplir certaines des tâches artisanales, travailler au moulin ou préparer des mets patrimoniaux. »

Mme Sommerville pense que cette initiative est une évolution naturelle pour l’établissement et que cette évolution arrive au moment opportun, car elle permet aux invités de faire partie du musée. « Nous franchissons une étape de plus », dit‑elle en terminant.

Les Cantons‑de‑l’Est : la vie cantonale à son meilleur

(article publié initialement dans TOURISME)

La région des Cantons-de-l’Est, au Québec, illustre sans doute le mieux la qualité de l’expérience touristique véhiculée par le mot « villégiature ». Ce mot désigne le genre de vacances bucoliques que l’on passe en milieu champêtre et dans de petits villages d’où semble émaner un profond sentiment d’appartenance – assez puissant, semble-t-il, pour rajeunir l’âme.

Les Cantons‑de‑l’Est offrent cela et plus encore. La région se targue d’être la première destination cycliste au Québec, avec ses 500 kilomètres de pistes de la Véloroute des Cantons. (Cette route est divisée en sept circuits conçus de manière que les cyclistes puissent connaître les coins les plus pittoresques de la région.) Par ailleurs, le Chemin des Cantons est un nouveau circuit automobile de 415 kilomètres qui serpente dans la campagne, traversant 31 municipalités, d’Ulverton à Bromont.

Pour enrichir encore davantage leur expérience, en suivant le Chemin des Cantons, les automobilistes peuvent se procurer deux CD qui font revivre l’histoire de la région, qui a donné à ce secteur une saveur distinctive. Après la guerre de l’Indépendance américaine (1775‑1783), les terres vierges qui s’étiraient le long de la frontière ont été cartographiées par les Britanniques; ces derniers les ont mises à la disposition des Loyalistes qui s’étaient exilés de ce qui allait devenir les États‑Unis d’Amérique. L’architecture régionale est fortement influencée par ces premiers colons, qui venaient surtout de Nouvelle‑Angleterre; après 1850, les francophones ont commencé à s’établir dans la région et forment maintenant la majorité de la population.

Le visiteur trouvera dans les Cantons‑de‑l’Est des villages pittoresques et une variété d’expériences touristiques remarquables. Vous pouvez, par exemple, prendre place à bord du magnifique train touristique Orford Express pour admirer les paysages bucoliques des régions de Sherbrooke, Magog, Eastman et Bromont, où les montagnes, les vallées, les prairies et les lacs sont un véritable enchantement.

À Lac‑Drolet, non loin de Lac‑Mégantic, on peut également visiter l’Argus Bleu, un musée d’insectes exposant plus de 1 600 espèces naturalisées provenant de quelque 50 pays. À l’Épopée de Capelton (anciennement appelée Mines Capelton), le Tour du prospecteur et des Visites nocturnes aux flambeaux sont au programme, dans une mine de cuivre désaffectée vieille de 140 ans.

Reflets d’un patrimoine presque exotique

Cet été, au Vignoble de l’Orpailleur, il y aura des ateliers sur le métier du tonnelier et une nouvelle exposition sur la récolte du liège et la fabrication de bouchons. De nombreuses activités sont prévues pour cette année dans les 14 vignobles situés le long de la Route des Vins des Cantons‑de‑l’Est.

Au village de Fitch Bay, les âmes romantiques pourront découvrir Bleu Lavande, premier producteur de lavande au Canada, où sont cultivés 220 000 plants. Pour 2007, une dizaine de nouveaux produits cosmétiques et culinaires seront en vente à la boutique. Tous les mardis de juillet et d’août, les visiteurs peuvent pique‑niquer dans les champs de lavande en écoutant de la musique classique. Les Mardi Bleu Classique (nom donné aux concerts) sont produits en collaboration avec le Centre d'Arts Orford.

On peut se demander comment une telle éclosion d’expériences touristiques a pu se produire dans les Cantons‑de‑l’Est. Nous avons posé la question à Melissa Provencher, du Manoir Hovey de North Hatley. L’Auberge Ripplecove & Spa et le Manoir Hovey sont deux auberges cinq étoiles situées en bordure du lac Massawippi, à une heure de route environ au sud‑est de Montréal et à 20 minutes du Vermont. Ces deux établissements lancent en mai un forfait cyclisme, pour lequel les chefs cuisiniers des deux auberges prépareront un lunch gourmand composé de spécialités locales emballées dans un sac à dos isolé (compris dans le prix du forfait). Le soir, les invités pourront se régaler sans complexe à la table gastronomique des deux auberges, dont les salles à manger surplombent les extrémités opposées du lac Massawippi. Après deux nuitées passées à la première auberge, les invités pourront pédaler doucement vers la seconde auberge, le long de routes secondaires panoramiques, pendant que leur voiture et leurs bagages seront transférés par service de voiturier avant leur arrivée.

Mme Provencher dit que ce forfait peut être adapté à tous les âges, car la distance parcourue est établie par les cyclistes eux‑mêmes : « Nous avons prévu environ 20 kilomètres, du Manoir à l’Auberge Ripplecove. Si les cyclistes sont habitués à de plus grandes distances, nous les aidons à préparer leur itinéraire. »

Diversifier le marché

« Nous prévoyons que la plupart des gens viendront de Montréal, de Québec ou d’ailleurs », poursuit‑elle. « Nos auberges attirent depuis longtemps pas mal de clients des États‑Unis, mais ils seront peut‑être moins nombreux pour le forfait cyclisme. Nous commençons à offrir ce forfait, mais jusqu’ici, environ 60 % de nos invités venaient des États‑Unis, le reste de la clientèle étant généralement composée de Québécois, d’Allemands et d’Européens. »

Mme Provencher dit qu’en raison du taux de change (avec le dollar américain), les Américains visitent moins la région, et que les villages environnants s’en ressentent : « J’ai constaté que certaines boutiques de cadeaux qui dépendent du tourisme ont fermé, notamment à Knowlton et Sutton; il faut donc continuer à faire valoir le caractère unique de nos villages pour trouver de nouvelles sources de revenus. Pour notre auberge, la raison pour laquelle il semble y avoir tant d’activités sur le plan touristique, dans les Cantons‑de‑l’Est, c’est que nous estimons nécessaire d’atteindre un public plus jeune qui s’intéresse passionnément à nos racines, car nous appartenons vraiment à un village historique. »

D’ajouter Mme Provencher : « Nous nous efforçons d’attirer de jeunes consommateurs sans pour autant délaisser nos clients qui viennent ici depuis 20 ans. C’est comme dans tout autre secteur qui doit affronter des défis économiques; il faut faire preuve d’innovation et trouver de nouvelles idées et de nouveaux forfaits pour attirer ces nouveaux clients. »

Heureusement, dit Mme Provencher, la région des Cantons‑de‑l’Est déploie des efforts supplémentaires pour promouvoir les produits régionaux. Ces produits sont inspirés par la culture, la façon de voir le monde, les paysages, les métiers d’autrefois et les contrastes entre les expériences vécues au quotidien par les consommateurs et celles que vivent les résidents des destinations hôtes. Les touristes veulent devenir des résidents temporaires et connaître des plaisirs qu’ils ne peuvent pas s’offrir chez eux.

Les Cantons‑de‑l’Est peuvent, semble‑t-il, offrir ce genre d’expérience, avec confiance et authenticité.

Pas de répit à la pompe? Une compagnie de location de VR s’en charge

(article publié initialement dans TOURISME)

Les prix de l’essence ont incité au moins une compagnie de location de véhicules récréatifs (VR) à donner un peu de répit aux voyageurs. Pour une période limitée, Cruise America offre un rabais au kilométrage pour toutes les réservations de véhicules de location faites n’importe où aux États-Unis, jusqu’à la fin de 2007, précise un communiqué de l’entreprise.

« Nous ne voulons surtout pas que les Américains annulent leurs voyages à cause des prix à la pompe », déclare Mike Smalley, vice‑président chez Cruise America. « Avec ce rabais, les familles pourront encore s’offrir des voyages en VR, sans grincer des dents chaque fois qu’ils feront le plein. À seulement 16 cents le mille, comparativement à notre tarif habituel de 32 cents, ce rabais leur permettra de compenser la hausse du prix de l’essence. »

Le communiqué cite un rapport publié le 2 mai par une cellule de réflexion de Washington, le Civil Society Institute, d’après qui 46 % des Américains prévoient réduire leurs voyages d’été et de vacances en 2007 si les prix de l’essence atteignent 3,50 $ le gallon. Ce seuil paraît désormais inévitable, car le prix moyen se situe maintenant à 3,10 $ dans la majeure partie des États‑Unis et atteint déjà 3,49 $ dans certaines zones de la Californie.

Cruise America reconnaît que la hausse des prix de l’essence n’est pas la seule préoccupation des voyageurs : « À mesure que les émissions de carbone alimentent les conversations, les Américains s’inquiètent de plus en plus de leur impact sur l’environnement – et particulièrement de leurs habitudes de voyage. »

Le communiqué cite George Monbiot, qui note, dans le numéro du 7 mai de The Nation, que les effets du dioxyde de carbone et d’autres gaz à effet de serre émis par les avions sont en moyenne de 270 % supérieurs à ceux des gaz émis lorsqu’on parcourt la même distance en véhicule automobile.

Le communiqué de Cruise America ne dit pas si M. Monbiot (journaliste et environnementaliste britannique bien connu) a fait ce commentaire pour appuyer officiellement l’utilisation des VR à la place de l’avion.

La CCT accroît l’investissement à l’échelle internationale

(article publié initialement dans TOURISME)

Le conseil d’administration de la Commission canadienne du tourisme a voté récemment pour le remaniement des investissements de la CCT afin de répondre aux exigences du marché actuel.

« Afin de soutenir son industrie touristique, qui équivaut à 67,1 milliards de dollars, le Canada doit se concentrer sur ses marchés clés internationaux », a annoncé Charles Lapointe, le président du conseil de la CCT à la suite d’une rencontre de planification stratégique pour la période de 2008 à 2012 qui s’est tenue à St. John’s, à Terre-Neuve-et-Labrador, les 28 et 29 mai 2007.

Les données sur le tourisme intérieur au Canada – autant le nombre de Canadiens qui voyagent que les sommes dépensées – augmentent de façon continue, surtout en raison du marketing ciblé et efficace mené par les partenaires provinciaux et territoriaux de la CCT, qui travaillent avec les partenaires de l’industrie et les organisations de marketing de destinations. Les investissements dans le marketing au Canada effectués par tous les partenaires qui travaillent ensemble ont joué un rôle crucial dans l’essor des voyages interprovinciaux. En 2006, les recettes du tourisme national ont augmenté de 10,0 % par rapport à 2005 pour totaliser 49,7 milliards de dollars.

« Afin de permettre à la CCT d’accroître les recettes provenant des touristes étrangers, il a été décidé de reporter les fonds investis dans le programme de marketing au Canada pour les consacrer au marketing à l’échelle internationale, a affirmé Michele McKenzie, présidente-directrice générale de la CCT. La CCT conservera son rôle sur le marché intérieur en ce qui concerne les relations avec les médias et le public ainsi que l’enrichissement du produit touristique et l’innovation à l’appui de la marque Canada.

Les changements au programme Canada seront intégrés au plan d’entreprise pour 2008-2012 et mis en œuvre en 2008.

Air Canada permet aux clients de réduire les impacts environnementaux

(article publié initialement dans TOURISME)

Air Canada donne l'occasion à ses clients de réduire les impacts environnementaux résultant de leurs déplacements en collaboration avec Zerofootprint, un organisme sans but lucratif qui gère des programmes de compensation en fixation de carbone.

« Air Canada s'engage à donner la possibilité à ses clients de réduire les impacts environnementaux résultant de leurs déplacements aériens, a affirmé Charles McKee, vice‑président, marketing d'Air Canada. Non seulement nous voulons que les gens puissent faire des choix écologiques éclairés, mais nous désirons également participer à la lutte contre les changements climatiques. »

M. McKee explique que grâce à cette collaboration avec Zerofootprint, les clients pourront facilement calculer les effets de leurs déplacements et « atténuer ceux‑ci par une modeste contribution volontaire qui permettra de soutenir des projets écologiques qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre. »

Selon la compagnie aérienne, les clients qui font une réservation auprès d'Air Canada, d'Air Canada Jazz ou de partenaires commerciaux régionaux au www.aircanada.com auront la possibilité d'acheter des crédits de carbone. Ils trouveront de l'information sur les crédits de carbone, un calculateur leur permettant de déterminer la quantité de dioxyde de carbone libérée durant leur vol ainsi que le coût pour la compenser, de même qu'une méthode de paiement simple, soit à l'achat du billet ou à un autre moment.

« La compensation en fixation de carbone permet vraiment d'aider l'environnement de trois façons, a affirmé Deborah Kaplan, directrice générale de Zerofootprint. Cela permet de contrer les changements climatiques attribuables aux émissions de dioxyde de carbone dans l'atmosphère résultant de nos activités, de mettre en relief le coût environnemental des biens et services que nous achetons et, lorsque nous compensons par la plantation

d'arbres, cela contribue à rétablir les écosystèmes, les habitats et les bassins hydrologiques, en plus de rendre la collectivité plus verte et de créer des emplois. »

La Société a également mis en place différentes mesures, comme l'implantation d'un programme dynamique d'allègement de ses appareils et d'une méthode de décollage et d'atterrissage moins énergivore, l'utilisation réduite des moteurs pendant le roulage et les retards au sol, la réduction de la consommation de carburant grâce à des plans de vol plus efficaces.

De plus, Air Canada indique avoir intensifié son programme de recyclage à bord et avoir recours à une technologie hybride pour ses véhicules de service au sol; la compagnie continue également de renouveler son parc aérien, comme l'ajout récemment de nouveaux appareils d'Embraer et 777 de Boeing. L'efficience énergétique de la Société a ainsi fait un bon de 28 % depuis 1990 et de 82 % depuis 1970.

dimanche, juin 24, 2007

Un été radieux en perspective

(article publié initialement dans TOURISME)

Si 2006 a semblé être l’année des privations pour les voyageurs et l’industrie, 2007 transporte avec elle un parfum d’optimisme prudent, après les odeurs plutôt âcres qui l’ont précédé. Pour sonder l’humeur générale qui prévaut à l’approche de ce qui sera, espérons-le, une période de renouveau, nous avons demandé à quelques membres de l’industrie de nous dire ce que pourraient nous réserver les vents dominants, à l’aube d’un autre été.

Lynn Flury, directrice générale du Hilton Garden Inn, de Saskatoon, dit que l’été qui approche « semble pas mal solide » :

« Une des choses sur lesquelles nous comptons dans ce marché [des hôtels du centre-ville], ce sont les conférences nationales qui ont lieu surtout l’été. Pour le moment, il est très difficile de prédire l’évolution du marché des voyages d’agrément, mais j’estime qu’il sera favorable, si je me fie à ce qui se passe ailleurs au pays. Nous prévoyons accueillir beaucoup de gens d’affaires américains [la chaîne Hilton est archiconnue aux États-Unis]. Ces dernières années, l’économie a été très vigoureuse à Saskatoon; si elle se maintient, notre secteur continuera à en profiter. »

En Alberta, Pierre Frigon, directeur du marketing et des voyages de groupe et d’agrément, au Sawridge Inn and Conference Centre, de Jasper, renchérit :

« Notre été sera fabuleux. Nous attendons moins de voyageurs américains que jamais auparavant, mais aussi beaucoup plus d’Albertains que jamais. Notre période de pointe, pour les voyages d’agrément, s’étend du 15 juin au 15 octobre [les conférences ont lieu avant et après cette période]. Le parc national de Jasper célèbre son 100e anniversaire et pour souligner l’événement, nous présenterons une pièce sur le thème de la conservation de l’eau dans la salle de bal, qui est sous-utilisée durant l’été. »

Vous vous souvenez de la férocité des tempêtes qui se sont abattues sur le parc Stanley, à Vancouver, cet hiver? Gerry O’Neil, de la Stanley Park Horse-Drawn Tours, espère que les visiteurs ne s’imagineront pas que cette attraction de calibre international a complètement disparu :

« On a perdu de 5 000 à 8 000 arbres, et les médias en ont beaucoup parlé, partout dans le monde. Un certain nombre de voyagistes ont téléphoné pour nous demander si nous étions toujours en affaires. Il faut que les gens sachent que les tempêtes ont détruit moins de 1 % des arbres du parc, dans des zones très localisées, loin de nos itinéraires. Nous l’avons dit aux voyagistes qui ont téléphoné, mais je m’inquiète davantage de ceux qui n’ont pas appelé. C’est encore un peu tôt, mais tout indique qu’il n’y aura pas de baisse. Nous avons connu une bonne augmentation l’an dernier, notre chiffre d’affaires ayant progressé de 12 % par rapport à l’année précédente. »

Pour David Pancoe, de Northern Soul, qui organise des expériences de canotage au Manitoba et qui a fait des investissements stratégiques en marketing, tout indique que les récompenses arriveront bientôt :

« Nous recevons des dépôts. Je réponds à toutes les demandes de renseignements provenant des salons commerciaux, et les choses tombent en place, surtout au Royaume-Uni. C’est sur ce marché que notre croissance est la plus forte. J’en attribue la cause aux salons auxquels j’ai participé et à la liaison aérienne directe entre Londres et Winnipeg. »

Un vétéran de l’industrie, Paul Leeson, de Purcell Mountain Lodge, en Colombie-Britannique, analyse ainsi les tendances dont il est témoin :

« Il y a un peu d’optimisme, mais les réservations n’ont toujours pas atteint les niveaux d’avant le 11 septembre. Le redressement est beaucoup plus lent que prévu, mais la situation s’améliore légèrement par rapport à l’an dernier. Je ne veux pas jeter tout le blâme sur le 11 septembre, car je pense que nous avons traversé la tempête du siècle. L’offre de voyages d’aventure et d’expéditions en pleine nature a explosé, mais la demande n’a pas vraiment suivi le mouvement. Y aura-t-il rattrapage? Je l’ignore. En gros, les produits d’aventure sont tellement nombreux et l’industrie a pris tant d’expansion, ces 10 dernières années, qu’il n’est pas étonnant que certains d’entre nous n’arrivent plus à afficher complet. Nous concentrons maintenant nos efforts sur l’industrie des voyages, la forfaitisation et les excursions en petits groupes. Notre clientèle autonome ne se reconstitue pas et il faudra améliorer nos partenariats pour accomplir quelques progrès. Nous avons remporté certains succès avec des groupes de Japonais et de randonneurs spécialisés; désormais, nous ne pouvons plus compter sur l’Amérique du Nord. »

Rudolf Hegetschweiler, directeur commercial de Misa Tours International, à Victoriaville, perçoit quelques signes encourageants. Sa clientèle est essentiellement européenne :

« L’année qui s’annonce ressemble davantage à 2005 qu’à 2006, qui nous a frappés très durement. Mais nous avons survécu et les choses s’arrangent, grâce à l’augmentation des réservations. Est-ce à cause de la stabilisation du marché des devises? Les gens ont-ils appris à surmonter leurs craintes et le stress que leur infligent les aéroports? Je pense que les gens ont été forcés de restreindre leurs projets de voyage au cours des cinq à six dernières années et qu’ils sont restés chez eux à cause de cela. Aujourd’hui, ils sentent de plus en plus le besoin de concrétiser leurs projets de voyage ou de les abandonner complètement. »

Nathalie Blouin travaille pour Québec Maritime. Elle évalue souvent l’été en fonction de ce que font les Européens :

« Étant donné que les Européens réservent plus tôt que la clientèle moins éloignée, nous savons souvent ce que nous réserve l’été en observant ce que font les visiteurs d’outre-mer. Les réservations vont bon train. Avec la CCT, nous avons participé récemment au Salon mondial du tourisme, à Paris, où nous avons pu constater l’engouement qu’éprouvent les Européens francophones à l’égard des expériences vécues en pleine nature. Avec nos parcs nationaux, nos excursions d’observation de mammifères marins, le kayak de mer et les randonnées pédestres, nous sommes bien positionnés. Pour ces activités, la demande ne semble pas vouloir diminuer de sitôt. »

Les représentants de l’industrie du tourisme du Nunavut sont les premiers à faire valoir que les croisières (par opposition au saute-mouton que l’on fait en avion) permettent de voir plus de territoire d’un seul coup. Dugald Wells est tout à fait d’accord. Il est président de Cruise North, qui exploite un navire baptisé Lyubov Orlova :

« Ce navire est notre moyen de transport, mais il sert aussi de point de départ pour nos promenades en Zodiak, nos randonnées pédestres et nos activités d’observation de la faune. Nous en sommes à notre troisième année d’exploitation et nos activités sont centrées exclusivement sur le Canada. La plupart des voyages durent huit nuitées seulement. Nos prix comprennent le billet d’avion à partir de Montréal; le transporteur est une société soeur qui appartient aussi aux Inuits. Cet été, nous pensons au moins doubler le nombre de réservations. L’an dernier, 10 % de notre clientèle venait d’outre-mer. Cette année, près de 70 % de notre clientèle viendra de là-bas, surtout de France et d’Allemagne.

« Sur le plan opérationnel, nous travaillons assidûment pour faire participer un plus grand nombre d’Inuits. Cette année, 14 Inuits font partie du personnel de bord, et nous faisons beaucoup de formation dans les domaines de l’accueil, des premiers soins et de la conduite de Zodiaks. C’est une partie importante de notre travail et c’est pourquoi les gens aiment tant ces voyages; l’authenticité des rapports avec les Inuits repose simplement sur le côtoiement, plutôt que sur la présence d’un artéfact vivant [d’un sculpteur célèbre, par exemple]. Nos invités apprennent à connaître les Inuits différemment lorsqu’ils se font conduire par eux dans un Zodiak. »

Un hôtel boutique? Mais de quoi s’agit-il?

(article publié initialement dans TOURISME)

Justement, qu’est-ce que c’est, un hôtel boutique? Christiane Germain, pionnière dans ce secteur, reconnaît qu’il existe de nombreuses définitions du concept. Elle est pdg du Groupe Germain, qui exploite plusieurs hôtels à Québec, Montréal et Toronto. Voici ce qu’elle en dit :

« Pour moi, l’hôtel boutique est un établissement qui fait un plus grand étalage de sa personnalité, grâce à un aménagement plus conceptualisé et à un style mieux défini. Il y en a de toutes les tailles, mais ceux qui correspondent sans doute le mieux au concept ‘boutique’ reflètent les désirs profonds des personnes qui préfèrent ce genre d’établissement. »

D’autres aspects, sensibilités et éléments de recherche doivent être pris en compte dans le développement opérationnel, poursuit Mme Germain, mais lorsque le produit existe, il faut harmoniser le volet service avec l’établissement : « Les invités s’attendront à un certain niveau d’élégance. C’est quelque chose que les membres du personnel peuvent aider à concrétiser; le personnel transmet à l’établissement le genre d’atmosphère bien rodée qui fait écho à l’ambiance de l’endroit proprement dit. »

La prise de conscience de Mme Germain découle d’une tradition familiale relativement jeune, dont les racines remontent à 1988, dans la région de Québec : « Nous avons ouvert notre premier hôtel, le Germain-des-Prés, à Sainte-Foy, après avoir visité l’hôtel Morgans, à New York. » Ouvert en 1984, l’hôtel Morgans prétend être le premier hôtel boutique. « Nous l’avons beaucoup aimé, confie Mme Germain, et son élégance nous a inspirés. Nous avons compris qu’il y avait à Québec une place pour un établissement de ce genre, qui transmettrait une partie de l’authenticité locale et qui s’adapterait bien à notre contexte, sans plagier ce que nous avions vu à New York. »

À mesure que les travaux de développement avançaient, tout le potentiel du concept est apparu. « Nous avons continué de voyager à divers endroits et nous avons découvert que ce genre de produit était rare, précise Mme Germain. Nous avons commencé à concevoir un deuxième hôtel, le Dominion 1912, situé cette fois-ci au coeur du Vieux-Québec. On lui a donné une touche légèrement plus luxueuse, et le succès a été instantané. »

Et comment : en 2005, le Dominion 1912 a été couronné meilleur hôtel du Canada par le magazine Condé Nast Traveler. Entre-temps, le Groupe Germain s’est lancé dans un projet d’expansion qui allait lui ouvrir de nouveaux marchés.

« Nous avons ouvert notre hôtel de Montréal en 1999, puis un autre à Toronto en 2003. Notre objectif : ouvrir un hôtel Germain dans tous les grands centres urbains du Canada. Nous avons un concept très original, auquel nous nous apprêtons à intégrer un élément résidentiel, à Calgary; nous avons des plans pour Vancouver, nous prévoyons un deuxième hôtel à Toronto et nous adorerions en installer un à Halifax. Il s’agit de donner un certain rayonnement pancanadien à notre marque. »

C’est quelque chose qui ne peut se concrétiser sans la complicité de tous les employés du Groupe Germain, croit-elle : « Premièrement, nous devons donner à nos employés les bons outils. Il faut leur faire comprendre l’importance que nous attachons à leur travail. Dans les entreprises de services, le défi est d’appuyer le personnel qui répond aux besoins d’autres personnes. Nous le relevons en consultant nos employés sur le processus organisationnel. Ils ont beaucoup d’idées sur la façon de gérer les relations avec la clientèle, ils connaissent souvent les réponses et les solutions à certains des défis que nous devons relever et ils découvrent fréquemment les problèmes avant nous. Comme nous les mobilisons à ce niveau-là, ils se sentent d’autant plus valorisés et appréciés. »

Cette approche ne se limite pas aux hôtels haut de gamme. Le Groupe Germain travaille d’ailleurs à l’élaboration d’une nouvelle enseigne. « Je ne veux pas encore parler de chaîne, parce que le premier hôtel est en construction et qu’il ouvrira à Montréal en septembre. Cette nouvelle gamme s’appelle ALT. » L’hôtel inaugural comprendra une série d’éléments éconergétiques : systèmes de chauffage et de climatisation géothermiques; récupération de la chaleur de l’air extérieur et intérieur; récupération de la chaleur de l’eau des lessiveuses commerciales; éclairage éconergétique; interrupteurs centraux permettant de contrôler toutes les lampes des chambres; chauffage géothermique de l’eau ainsi que des tuiles du rez-de-chaussée; contacts de porte dans les puits d’escalier pour réduire l’éclairage de moitié lorsqu’il n’y a personne, etc.

« Nous avons conçu la gamme ALT pour qu’elle serve d’alternative aux hôtels plus dispendieux, dans un segment où nous trouvons que les hôtels se ressemblent beaucoup, explique Mme Germain. La chambre ALT pourrait être plus petite qu’une chambre classique de cette catégorie, mais l’espace sera beaucoup mieux utilisé. Le décor sera plus contemporain et on mettra particulièrement l’accent sur les matériaux et sur la façon dont ils enrichissent l’expérience. Il ne s’agit pas seulement d’accroître la personnalisation, loin de là; c’est plutôt une exploration essentielle de la conception, qui sert à lui donner une saveur plus contemporaine. »

Mme Germain estime que ce genre d’approche n’exclut pas que le produit soit abordable. « Nous essayons simplement de donner au consommateur quelque chose de mieux, avec des lits et des draps confortables. Même si vous payez moins cher, vous ne voulez pas que les draps aient l’air d’avoir été lavés au papier sablé. »

Mme Germain a acquis la majeure partie de sa perspicacité grâce à ses voyages et à ses analyses : « Lorsque nous développons des produits, tout tourne autour du client individuel. Lorsque les clients voyagent, ils cherchent à vivre des moments particuliers; par conséquent, nous communiquons davantage avec les gens, plutôt qu’avec des segments de la population. Je dirais qu’avec nous, l’âge n’est pas un repère valide. Ce qui compte, c’est plutôt la curiosité et le goût qu’ont les gens d’essayer des nouveautés : voilà ce qui les attirera et les satisfera. Nous préparons le terrain pour ce genre de chose. »

Il faut rafraîchir, développer et investir, disent des spécialistes du tourisme

(article publié initialement dans TOURISME)

Les exploitants d’entreprises touristiques canadiennes doivent investir dans des expériences plus exclusives et de gamme plus élevée s’ils veulent soutenir la concurrence qui émerge ailleurs dans le monde, peut-on lire dans un article de Geoffrey Scotton, du Calgary Herald (18 avril 2007).

« Il faut que nous améliorions la qualité de nos produits touristiques », a déclaré Peter Armstrong, pdg de Rocky Mountaineer Vacations, dans une allocution prononcée devant la chambre de commerce de Calgary et dont l’article fait état. « La première chose que nous avons apprise, c’est que vous pouvez vous réinventer et créer un nouveau produit – et en toucher d’énormes dividendes. »

M. Armstrong dit aussi que l’industrie canadienne doit investir pour offrir de nouvelles expériences passionnantes et invitantes. Sinon, elle risque de continuer à perdre des parts de marché. Selon l’article, Derek Coke‑Kerr, directeur exécutif de Travel Alberta, l’industrie doit effectivement investir pour diversifier ses produits. « On ne peut pas commercialiser les montagnes à l’infini », a déclaré M. Coke‑Kerr. « Le secteur privé doit, sur le plan des investissements, participer beaucoup plus au développement d’autres produits [et] attractions. »

Téléphonie par Internet : populaire pour le commerce international

(article publié initialement dans TOURISME)

Nous avons récemment demandé aux lecteurs de TOURISME au quotidien ce qu’ils pensaient du nombre croissant de services de téléphonie par Internet qui sont offerts à des prix très compétitifs. Les réponses sont arrivées rapidement et beaucoup nous ont raconté comment ils utilisent Yahoo, Messenger, Skype, Voipstunt et autres.

Robin Banerjee est président de Call of the Wild et d’Algonquin Eco-Lodge, à Markham (Ontario), et il utilise Skype. Il s’agit d’un programme gratuit qui fait appel à une technologie poste à poste ultramoderne pour offrir dans le monde entier des services de communication abordables et de haute qualité.

« Nous proposons des excursions en canot dans les zones sauvages du parc Algonquin, ainsi que des randonnées en traîneaux à chiens durant l’hiver. De 40 à 50 % de nos clients sont Européens; un service comme Skype leur permet de nous appeler gratuitement. Sur notre site, ils peuvent toujours cliquer sur le bouton ‘Skype Me’ », précise M. Banerjee.

Cette fonctionnalité permet à tous les autres utilisateurs de Skype de savoir que vous êtes disponible. Cela comprend des gens qui ne vous connaissent pas mais qui peuvent vous trouver en interrogeant l’annuaire de Skype ou en trouvant votre adresse Skype sur des annonces ou par d’autres moyens. Skype est très populaire en Europe.

M. Banerjee dit qu’il a mis au point des plans ambitieux qui feront bientôt appel à des programmes comme Skype : « Notre auberge en milieu sauvage est située à la pointe sud du parc Algonquin, où il n’y a pas d’électricité ni de téléphones cellulaires. Nous avons une chute qui est située tout près, et nous avons commencé à installer une petite génératrice hydromotrice avec laquelle nous produirons notre propre électricité. Lorsqu’elle sera installée, je pourrai utiliser Internet, MSN et Skype par satellite; on me dit cependant que le décalage du signal satellite posera un problème avec Skype. »

Trent Schumann, de Mountain Quest/Experienca, à Calgary, une entreprise qui offre des séances de réflexion pour employés et pour cadres, ainsi que des programmes de formation en leadership, explique que ce genre de technologie est utile, surtout s’il faut communiquer avec des pays d’outre-mer. « Nous offrons des programmes dans d’autres pays et j’ai, là-bas, des partenaires avec qui je communique constamment à l’aide de Skype et de MSN parce que c’est moins cher, précise M. Schumann. Je n’utilise pas Skype pour parler à des clients d’outre-mer, parce que le service n’est pas toujours fiable. Mais parfois, Skype est tellement clair; c’est comme si on parlait au voisin. »

Dirk Terpstra est directeur du marketing et des ventes chez Canadian Travel Design, une entreprise de tourisme réceptif de Salmon Arm, en Colombie-Britannique. « Nous utilisons Skype pour améliorer nos services et réduire nos coûts. [Notre clientèle] est composée uniquement d’agents de voyages et de voyagistes du monde entier. Nous avons un annuaire et nous utilisons Skype pour environ 15 % de ceux avec qui nous communiquons quotidiennement », dit-il. « Habituellement, nos clients nous envoient leurs réservations par courriel. S’il y a des questions ou s’ils souhaitent expliquer quelque chose, nous utilisons beaucoup Skype. Pour la vente et le marketing, j’utilise Skype pour discuter de nouvelles caractéristiques, de brochures et de nouveautés, ainsi que pour garder le contact. Lorsque mes clients ne sont pas des utilisateurs de Skype, j’utilise Skype Out. » (Skype Out permet de faire des appels à des téléphones ordinaires partout dans le monde, à des tarifs très inférieurs à ceux des services classiques.)

« Récemment, ajoute M. Terpstra, nous avons eu des problèmes avec un voyagiste des Pays-Bas, et nous voulions discuter d’un certain nombre de sujets. Nous avons parlé avec deux Néerlandais dans deux endroits différents, en établissant une conférence téléphonique à quatre personnes. J’ai utilisé Skype Out pour les deux Néerlandais et le service gratuit de Skype pour ma collègue.

« Nous avons deux bureaux de réservation à Salmon Arm, où nous travaillons avec quatre personnes, et j’effectue la majeure partie de mon travail de marketing et de vente à partir de la maison. Je visite le bureau une fois par semaine, et quand je travaille à domicile, mon Skype est en communication avec le bureau au moins deux heures par jour, ce qui me permet d’entrer très fréquemment en contact avec le bureau; je laisse la ligne ouverte, et c’est comme si j’étais toujours là. »

Judy Karwacki, de Small Planet Consulting Inc., à North Vancouver, dit qu’elle utilise toute une gamme de programmes selon le pays avec ou dans lequel elle travaille. « Skype fonctionne bien, également, pour clavarder, mais j’utilise Voipstunt, un système semblable à Skype qui permet d’appeler gratuitement dans plus de 30 pays, déclare Mme Karwacki. « Si j’appelle du Royaume-Uni, de l’Australie ou d’un de ces pays, je l’utilise, parce que c’est absolument gratuit; avec Voipstunt, on peut même appeler gratuitement des téléphones classiques.

« J’ai aussi commencé à utiliser Yahoo pour téléphoner. Actuellement, sur mon écran d’ordinateur, Skype, MSN, Yahoo et Voipstunt sont ouverts, et je travaille avec des gens en Australie, aux Fidji, au Royaume-Uni et en Guyane. »

Alain Carbonneau, directeur des ventes, s’occupe de gestion de congrès pour JPdL, à Montréal. Il pense que ces systèmes sont admirables pour réduire les coûts. « Nous tenons parfois sur Skype des conférences téléphoniques avec six personnes situées ailleurs dans le monde. Il est très utile, aussi, de pouvoir télécharger sans difficultés de gros fichiers – qui peuvent atteindre jusqu’à 20 ou 30 méga-octets. Il suffit, à l’autre bout du fil, d’accepter le transfert. Ça fonctionne de façon impeccable. Et, en même temps, vous pouvez continuer de parler au téléphone. »

Sur Skype, vous devez prendre l’appel si le téléphone sonne, à moins que vous soyez abonné à Skype Voicemail. « Vous pouvez aussi envoyer à l’appelant un court message électronique pour lui dire que vous êtes occupé sur une autre ligne », ajoute M. Carbonneau, qui a entendu dire que des entreprises européennes travaillent à un concept inspiré de Skype pour les téléphones cellulaires. « Cela ferait éclater la grille tarifaire actuelle. Si ça se produit, ça changera complètement le monde des téléphones. »

Toutefois, l’utilisation de Skype et de tous ces programmes peut nuire au rendement du réseau de votre entreprise, si plusieurs personnes l’utilisent simultanément. Combien d’utilisateurs voulez-vous dans votre entreprise? La décision vous appartient, mais côté produits, vous aurez l’embarras du choix.

Tendances : Les Américains seraient prêts à passer au vert

(article publié initialement dans TOURISME)

Selon un sondage TripAdvisor effectué auprès de 1 000 voyageurs, 40 % des répondants prennent le tourisme écologique en considération, signale Bev Fearis, dans TravelMole. On apprend également que 66 % des répondants pensent que l’écologisation des voyages est utile.

Le sondage révèle que près de 25 % des répondants estiment que les voyages par avion devraient être évités autant que possible, pour protéger l’environnement, tandis que 38 % ont dit qu’ils paieraient plus cher pour prendre un vol non polluant, et que 26 % paieraient de 5 à 10 % de plus. Seulement 3 % des répondants ont déjà acheté des crédits de carbone.

Pour ce qui est de l’hébergement, 34 % des répondants ont dit qu’ils paieraient davantage pour séjourner dans un hôtel respectueux de l’environnement, tandis que 38 % ont dit qu’ils avaient déjà séjourné dans ce genre d’établissement.

Un deuxième article de TravelMole – rédigé par David Wilkening –fait état d’un document qu’Orbitz a préparé sur les destinations écologiques. Selon ce document, 65 % des Américains disent que leur choix d’hôtel pourrait changer s’ils savaient que l’établissement utilise de l’énergie solaire ou éolienne, et 63 % disent qu’ils paieraient un peu plus cher pour louer un véhicule hybride ou séjourner dans un hôtel « vert ».

Que veulent‑ils donc, ces voyageurs américains?

(article publié initialement dans TOURISME)

D'après un récent article du Hotel News Resource, la Travel Industry Association (TIA) et American Express ont dévoilé les résultats d'un rapport marquant sur ce que les Américains font réellement durant leurs voyages d'agrément, par opposition à ce qu'ils « veulent » faire. The Ideal American Vacation Trip a été préparé à l'aide d'un sondage mené en ligne en 2006, auprès de 2 500 voyageurs d'agrément dont le comportement est analysé en fonction de divers segments de marché.

« Les Américains adorent toujours les voyages d'agrément, mais ce sondage révèle que l'industrie pourrait améliorer grandement l'expérience vécue par les voyageurs, peu importe l'âge, le type de famille ou la motivation », déclare Lisa Gregg, vice‑présidente, développement de marché pour l'Amérique du Nord, chez American Express. Suzanne Cook, Ph.D., vice‑présidente principale à la recherche à la Travel Industry Association, renchérit : « À une époque où la croissance des voyages est relativement modeste, le ciblage compte plus que jamais ».

Pour lire l'article en entier : www.hotelnewsresource.com/article27027.html.

Un cadeau branché pour un ourson branché : promotion du Canada en Allemagne

Photo: Commission canadienne du tourisme

(article publié initialement dans TOURISME)

Vous avez dit « marketing axé sur le contenu »? Ce n’est pas tous les jours qu’un ourson polaire lambda se voit consacrer un article-vedette, une série télévisée et un balado vidéo, encore moins une campagne publicitaire de tourisme. L’ourson, très photogénique, a beaucoup fait parler de lui en jouant avec un ballon de plage imprimé d’une invitation à explorer le Canada.

Le ballon rouge est un cadeau de la Commission canadienne du tourisme (CCT), offert à l’ourson orphelin au zoo de Berlin, en Allemagne. Knut s’en donne à cœur joie devant la foule d’admirateurs venus de tous les coins du monde pour voir le plus jeune des ambassadeurs touristiques du Canada. Knut apparaît aussi sur l’affiche de la campagne de sensibilisation à l'Année polaire internationale, au changement climatique et à toute chose écologique.

Le bureau de la CCT à Berlin a remis le ballon à Knut en remerciement de ses bons services, attirant ainsi l’attention sur les extraordinaires possibilités d’observation de la faune qu’offre le Canada, comme les excursions dans les régions fréquentées par les ours polaires dans le nord du Manitoba ou l’Arctique. Dans le cadre de cette campagne, les consommateurs allemands auront l’occasion de gagner un voyage d’observation des ours polaires de 6 jours tout compris à Churchill, au Manitoba, offert par la Commission canadienne du tourisme, Voyage Manitoba et Frontiers North Adventures.

Les consommateurs sont de moins en moins à l’aise pour ce qui est d’utiliser leurs cartes en ligne

(article publié initialement dans TOURISME)

Selon un rapport de David Wilkening publié dans TravelMole (24 avril 2007), les voyageurs continuent d’hésiter à utiliser Internet comme principale ressource pour faire des réservations. Forrester Research a sondé quelque 5 330 consommateurs nord-américains au dernier trimestre de 2006 pour déterminer ce qui les empêche de faire confiance aux sites de voyages en ligne. Les trois principales raisons sont la préoccupation à l’égard de la sécurité de la carte de crédit, les problèmes de performance des sites Web et les limites des mesures qui peuvent être prises en ligne, ainsi que la frustration suscitée par le manque d’efficacité des sites Web.

Le nombre de consommateurs qui craignent de fournir de l’information sur leur carte de crédit en ligne a doublé. Environ 9 p. 100 ont mentionné cette raison dans le sondage mené par Forrester en 2005, et en 2006, 16 p. 100 ont affirmé qu’ils ne voulaient pas fournir de renseignements sur leur carte de crédit/le paiement par Internet.

Les réservations tardives sont le reflet de tendances sociales et de soucis financiers

(article publié initialement dans TOURISME)

D’après un article de David Wilkening paru dans TravelMole, le 17 avril 2007, un nouveau sondage de Priceline.com sur les réservations tardives révèle que de nombreux voyageurs de dernière minute sont trop occupés pour réserver plus tôt. Sur 1 000 répondants américains, 30 % ont dit qu’ils étaient incapables de planifier plus de sept jours d’avance, alors que 27 % croyaient qu’ils pourraient trouver de meilleurs prix en attendant, tandis que 13 % ont dit que des soucis financiers étaient à l’origine de leur procrastination.

Le sondage a aussi révélé que les réservations tardives étaient plus fréquentes pour les vacances plus courtes, 70 % des répondants précisant qu’un voyage organisé à l’improviste durait trois nuitées ou moins. Trente‑trois pour cent des répondants ont dit qu’ils réserveraient un séjour de quatre à sept nuitées à court préavis et seulement 4 %, un voyage de huit nuitées ou plus. La majorité (59 %) des répondants ont dit qu’ils réserveraient une chambre d’hôtel à court préavis, 36 %, un billet d’avion, et 35 % une voiture de location. Seulement 10 % attendraient à la dernière minute pour réserver un forfait‑vacances et 7 %, une croisière.

Le succès du Canada à ITB est de bon augure pour le marché allemand

(article publié initialement dans TOURISME)

Avec 10 000 exposants de 180 pays, ITB (Internationale Tourismus-Börse), qui se tient annuellement à Berlin, représente l’éventail complet du tourisme international, à tous les niveaux de la chaîne à valeur ajoutée. Le Canada a pu constater que l’édition de mars 2007 d’ITB laissait entrevoir des signes encourageants relativement au marché allemand pour cette année.

Selon le directeur général de la CCT à Düsseldorf, Karl-Heinz Limberg : « Il y a une amélioration certaine. Nous avons connu une excellente saison d’hiver avec une augmentation de 14 % en décembre et de 8 % en janvier, ce qui est de bon augure. L’intérêt renouvelé à l’égard du Canada s’est constaté à ITB également dans un nouveau pavillon qui a fait l’objet de commentaires élogieux, tant des partenaires que des visiteurs. Nous avions 50 exposants de l’ensemble du Canada, y compris des représentants de chaque province et chaque territoire et de nouveaux exposants. »

Selon M. Limberg, l’industrie canadienne peut s’attendre à une légère hausse de touristes allemands après une année 2006 plutôt décevante, attribuable en grande partie à la Coupe mondiale de soccer et au dollar canadien élevé.

Afin d’ajouter un élément d’intérêt à la participation canadienne, l’ambassade du Canada à Berlin organisait (pour la troisième fois) une réception sensationnelle sous le thème Explorez sans fin. M. Limberg explique : « L’ambassade du Canada, située en plein centre-ville de Berlin, a une architecture accrocheuse. Tous les matériaux utilisés pour sa construction sont canadiens. Cet immeuble convenait particulièrement pour une célébration qui concurrençait d’autres activités le même soir. Il va sans dire que nous étions fiers d’accueillir 225 invités à cette réception. »

Au nombre des conférenciers invités, on retrouvait l’ambassadeur du Canada, Paul Dubois, l’honorable Stan Hagen, ministre du Tourisme, des Sports et des Arts de la C.-B., et la PDG de la CCT, Michele McKenzie. Au nombre des participants, se trouvaient quelque 70 exposants canadiens, ainsi que des représentants des médias suisses et allemands et des représentants de l’industrie du tourisme – voyagistes, agents de voyages et compagnies de voyages de motivation.

M. Limberg mentionne aussi la présence d’une athlète de renom et personnalité médiatique : « Gunda Niemann-Stirnemann, la plus célèbre patineuse de vitesse de l’Allemagne, qui a remporté huit médailles d’or olympiques et plusieurs titres de championne du monde entre 1989 et 2001, était présente à la réception. Aujourd’hui, elle est commentatrice sportive à la télévision. » Le volet divertissement du salon avait été confié au Chamaeleon Theatre Berlin (une compagnie de théâtre de variété canado-allemande qu’on pourrait décrire comme un hybride entre le chaos comique et Le Cirque du Soleil).

Campagne aux États-Unis : la CCT cible le consommateur à haut rendement

(article publié initialement dans TOURISME)

Étant donné que le nombre d’Américains qui visitent le Canada a baissé de 11 % depuis 2002 (une année record, même si les voyages d’Américains à l’étranger avaient plongé après le 11 septembre 2001), la situation reste difficile sur ce marché. Or, la CCT continue sans relâche à promouvoir le Canada au sud de la frontière. Selon le gestionnaire du marketing auprès du marché américain des voyages d’agrément, Ernst Flach, « le taux de change, les présumées tracasseries aux postes frontière, l’IVHO et les prix du pétrole importent tous, mais notre plus gros défi, sur le plan du marketing, c’est le voyageur américain. Les vacanciers américains ignorent tout simplement le Canada; généralement, ils aiment notre pays, mais ils ne ressentent pas le désir pressant de nous visiter. »

L’équipe de la CCT chargée du marché américain des voyages d’agrément souhaite renverser la vapeur : « Aux États-Unis, notre programme vise à faire du Canada une destination irrésistible que les Américains voudront visiter bientôt. Nous cherchons surtout à faire fructifier les investissements en sollicitant les voyageurs dont le rendement est le plus élevé. Il faut pour cela définir et cibler nos meilleurs clients potentiels, ceux qui sont le mieux en mesure de surmonter les obstacles qui les séparent du Canada. »

Ces visiteurs-là dépensent davantage, séjourneront plus longtemps et inciteront aussi les autres à venir, explique M. Flach. « Nous voulons que le Canada soit pour eux une destination de choix; nous voulons les convaincre, avec nos partenaires, d’acheter nos produits. Pour y parvenir, il faut accroître la pertinence de la marque », explique-t-il. « La nouvelle marque Canada nous donne l’occasion d’utiliser cette plate-forme, non seulement en l’intégrant aux activités publicitaires de la CCT, mais aussi en convainquant des partenaires de participer et d’accroître la présence du Canada sur ce marché. »

À l’heure actuelle, poursuit M. Flach, le Canada et tous ses partenaires occupent environ 4 % de l’espace publicitaire aux États-Unis. « Il y a donc beaucoup de concurrence, d’autant plus que les consommateurs filtrent la publicité qu’ils jugent non pertinente. »

« Pour l’avenir, nous devons semer aujourd’hui pour récolter plus tard des renseignements publicitaires et commerciaux qui se traduiront par des programmes pilotes, des partenariats novateurs, un leadership en cybermarketing et des études de consommation qui nous aideront à stimuler l’exportation touristique. »

Dans la stratégie visant le marché américain, le mot clé est « segmentation », affirme M. Flach. C’est une notion qui prend racine dans une approche très « recherche » inspirée par l’Enquête sur le marché américain des voyages d’agrément que la CCT a parrainée en 2006 : « Cette étude a indiqué entre autres que nous devrions cibler les Américains qui voyagent à l’étranger, car ce segment progresse d’environ 5 % par année. Ces gens possèdent des passeports, s’inquiètent moins des taux de change, voyagent généralement par avion et dépensent en moyenne 851 $ par voyage, tandis que ceux qui prennent l’automobile dépensent environ 379 $. »

M. Flach fait remarquer que 27 % des personnes qui voyagent à l’étranger ont déjà séjourné au Canada. Nos recherches révèlent que nous devrions les cibler, « car les gens qui sont déjà venus ici sont plus faciles à convaincre et exercent une influence sur ceux qui n’ont jamais voyagé au Canada. »

Selon l’Enquête sur le marché américain, les États de la ceinture centrale et du Sud présentent le potentiel le plus élevé, parce que leurs citoyens ont tendance à prendre l’avion et qu’ils sont légèrement plus nombreux à posséder des passeports. Ajoutez aux résultats de la recherche de la CCT sur le quotient de l’explorateur (QE) le fait que les États de New York, de la Californie et du Massachusetts sont particulièrement bien pourvus au chapitre des voyageurs à haut rendement, et vous avez un puissant outil de filtrage, explique M. Flach : « Le QE [permet de] classer les gens dans neufs différents segments selon leurs valeurs touristiques et leurs motivations personnelles. Aux États-Unis, nous viserons trois de ces segments : l’expérimentateur d’authenticité, l’esprit libre et l’explorateur culturel. »

Les membres de ces trois segments sont plus nombreux à posséder des passeports, se voient généralement comme des voyageurs plutôt que des touristes et dépensent davantage : « L’expérimentateur d’authenticité souhaite voir ou observer un moment authentique. L’explorateur culturel recherche davantage une expérience éducative. L’esprit libre souhaite simplement pouvoir raconter une bonne histoire à son retour, pour s’en vanter et en parler avec ses amis. »

Cette plate-forme stratégique sera intégrée aux trois grands axes du marketing : publicité directe, médias/relations publiques et professionnels du tourisme/RCVM.

Sur le plan de la publicité transmise directement au consommateur, il fallait d’abord trouver le meilleur endroit pour l’atteindre. « C’est ainsi que nous mettrons l’accent sur New York, Los Angeles et Boston. Nous avons examiné un certain nombre de zones, les avons classées selon le revenu des ménages et avons identifié celles dont l’indice des voyages à l’étranger est le plus élevé. Nous avons ainsi isolé six zones à New York, trois à Los Angeles et quatre à Boston. »

« Après, il fallait déterminer comment atteindre nos cibles », raconte M. Flach. « La publicité extérieure s’était révélée efficace dans nos trois segments. Ainsi, à New York et Boston, les trains de banlieue joueront un rôle. À Los Angeles, où le public cible boude le transport en commun, nous avons compris que la publicité extérieure est un excellent outil de valorisation de la marque, qui produit un grand nombre d’impressions à un coût par mille relativement faible. »

Les quotidiens se sont avérés utiles pour les amateurs d’aventures et les voyageurs des trois marchés cibles. De commenter M. Flach : « Les journaux se sont bien classés pour ce qui est d’atteindre nos cibles plus âgées et mieux nanties. C’est pourquoi on utilisera les grands quotidiens. On ajoutera encore une fois des encarts, car ce sont d’importants outils tactiques pour nos partenaires. Cette année, nous choisirons avec un peu plus de précision où seront diffusés ces encarts, en utilisant les codes postaux. Pour ce qui est des relations avec les médias, nous avons la liste des rédacteurs et chroniqueurs des journaux communautaires dans lesquels les encarts seront insérés. Nous communiquerons avec eux pour stimuler la production de reportages. »

Les magazines et le cybermarketing seront également mis à contribution. « Nous consacrons des montants importants à des achats de publicité en ligne », signale M. Flach, « et nous sommes présents dans des revues nationales et urbaines de choix. Évidemment, le magazine de prestige Pure Canada jouera aussi un rôle important, tout comme les programmes visant les gais et les skieurs.

« Dans tous ces programmes, nous avons pris soin d’offrir aux partenaires la possibilité de se joindre à la CCT. La réaction a été formidable. « Sur le plan des messages, une nouvelle campagne publicitaire que nous appelons ‘Intrigue’ a été créée. Elle présente, de façon inhabituelle et surprenante, des expériences qui inciteront le voyageur curieux à en apprendre davantage – et à nous visiter! », lance en terminant M. Flach.

Tendances : Connaître les applications du Web 2.0

(article publié initialement dans TOURISME)

Un nouveau document publié par Ellion, un cabinet-conseil britannique spécialisé dans les technologies liées aux voyages, propose des solutions pratiques aux entreprises touristiques qui souhaitent exploiter le réseautage social en ligne. Web 2.0 and the travel industry propose des techniques permettant aux entreprises de toutes les tailles de profiter du nouvel engouement pour le réseautage sur Internet.

Cette publication illustrée explique ce qu’est réellement le Web 2.0; on y explique en quoi les médias sociaux, les blogues et le contenu utilisateur peuvent être utiles et comment ces éléments peuvent être intégrés à un site Web.

Pour télécharger le document, rendez-vous à :
www.ellion.co.uk/media/index.php?id=14. Pour obtenir une copie papier ou numérique du rapport, visitez www.ellion.co.uk/travel.

Les Américains se préoccupent de leur image à l’étranger

(article publié initialement dans TOURISME)

Geoff Freeman, directeur exécutif de Discover America Partnership, soutient que les voyageurs sont plus effrayés par les représentants du gouvernement des États-Unis que par la menace du terrorisme et le crime. Selon un sondage mené par Discover America, les États-Unis sont classés en premier parmi les dix destinations (dans lesquelles figurent l’Afrique et le Moyen-Orient) les moins amicales pour les voyageurs étrangers. Ceux-ci craignent d’être retenus pendant des heures pour une simple erreur ou une déclaration erronée à un aéroport américain. Ils estiment même que le fait de se procurer un visa de visiteur semble devenir problématique et prendre beaucoup de temps.

Le Discover America Partnership a pour but d’améliorer l’image du pays, reconnaissant que la diplomatie n’incombe pas uniquement au gouvernement, mais relève aussi du monde des affaires et des Américains. Le partenariat vise à « faire des Américains nos plus grands ambassadeurs. [...] Avec chaque nouveau visiteur, nous avons l’occasion de partager ce qu’il y a de mieux aux États-Unis : notre diversité, notre énergie et notre optimisme. »

Lors d’un exposé présenté récemment devant la Pacific Asia Travel Association Board (PATA), M. Freeman a déclaré que ces perceptions découlent des mesures de sécurité prises par le gouvernement des États-Unis à la suite du 11 septembre. Il a plaidé en faveur d’améliorations comme le traitement des visas d’entrée en 30 jours ou moins et la mise en place d’un système d’entrée grâce auquel les formalités d’accueil pourraient être accomplies en 30 minutes au plus.

M. Freeman affirme qu’un facteur ressort constamment : la perception que les voyageurs étrangers ne sont désormais plus les bienvenus dans son pays. Il exhorte les autorités à lancer une campagne de promotion pour renverser ces perceptions. Les commentaires de M. Freeman ont suscité un intérêt considérable à la PATA. Certains délégués estiment que bon nombre de visiteurs d’outre-mer peuvent remettre à plus tard des séjours au Canada qui auraient pu faire partie de vacances en Amérique du Nord.