samedi, juillet 21, 2007

Culture et tourisme : un heureux mélange


(article publié initialement dans TOURISME)

Les organisations culturelles et patrimoniales collaborent régulièrement avec le secteur touristique, mais un grand nombre d’organisations du patrimoine n’ont pas vraiment déterminé ce que ces partenariats pourraient leur apporter. Donna Dul, coprésidente de l’Initiative fédérale‑provinciale/territoriale sur le tourisme (IFPTT), explique que l’Initiative a été créée pour examiner le rôle de la culture et du patrimoine dans l’économie du tourisme, et la façon dont ces secteurs profitent à l’industrie.

Mme Dul, qui dirige également la Direction générale des ressources historiques du Manitoba, trouve que c’est plus facile à dire qu’à faire : « Est‑ce profitable à tous les participants? Dans l’affirmative, comment pouvons‑nous l’approfondir? Si ce n’est pas le cas, que pouvons‑nous faire pour sensibiliser nos collègues de l’industrie touristique aux questions particulières qui touchent le secteur des arts et du patrimoine en tant que partenaire du tourisme? » Elle signale qu’il y a près de dix ans, on a constaté un besoin accru de collaboration entre les secteurs touristique et culturel. On a réalisé que de nombreuses attractions au Canada (musées, sites du patrimoine ou festivals) favorisent le tourisme. Les ministres responsables de la culture étaient souvent également chargés du tourisme. Cependant, les deux secteurs semblaient fonctionner en vase clos.

Lorsque Mme Dul et ses collègues ont commencé à examiner des modèles axés sur la collaboration, ils ont établi des principes axés sur le respect des processus locaux. « Par exemple, nous avons réalisé que de nombreux guides rédigés par l’industrie touristique ne sont pas adaptés au contexte de la culture et du patrimoine. Il faudrait mettre l’accent sur la collaboration avec les groupes locaux et sur les initiatives de formation. »

Mme Dul réalise bientôt que de nombreuses provinces offrent de la documentation aux organisations du patrimoine et des arts. Cependant, ces outils sont surtout axés sur le marketing : « Souvent, les organisations du domaine des arts n’ont pas besoin de conseils en marketing, mais plutôt d’objectifs clairs et d’une compréhension du soutien que peut leur offrir le secteur touristique pour atteindre ces objectifs. Nos collègues du tourisme accordent parfois trop d’importance au marketing, alors qu’il leur faudrait s’informer davantage sur les réseaux, les besoins et le rôle des organisations culturelles et patrimoniales. Il faut établir un processus de développement de base. »

Mme Dul parle ensuite de l’analyse économique et décrit une préoccupation relative au rendement des contributions faites par les organisations des arts et du patrimoine. « On a tendance à examiner le nombre de visiteurs. On se dit que lorsque le nombre de visiteurs augmente, tout va bien. Cependant, bon nombre d’installations (particulièrement des sites du patrimoine) sont préoccupées par la détérioration causée par l’augmentation des visiteurs. L’activité touristique entraîne‑t-elle des pressions additionnelles sur des ressources fragiles? Les organisations culturelles et patrimoniales reçoivent‑elles du soutien ou des fonds pour entretenir leurs infrastructures? »

Du point de vue du secteur des arts et du patrimoine, il s’agit de questions délicates qui n’avaient pas été vraiment abordées avant l’IFPTT, souligne Mme Dul. « Il est facile de parler d’un partenariat – nous connaissons les avantages pour l’industrie touristique. Mais que sont‑ils pour le secteur des arts et du patrimoine? Nos collègues du tourisme ont une réponse simple : l’augmentation du nombre de visiteurs et les droits d’entrée. Cependant, ce montant ne suffit généralement pas à couvrir l’ensemble des coûts d’entretien et d’exploitation des sites du patrimoine et des parcs, compte tenu des nombreux programmes de conservation et d’interprétation. »

Les intervenants de l’IFPTT savent qu’il s’agit d’une question complexe, qu’on ne peut résoudre simplement en demandant plus de fonds au secteur touristique. Mme Dul estime qu’on reconnaît de plus en plus le rôle joué par la culture et le patrimoine dans le tourisme, dans l’ensemble du Canada. « Des échanges très positifs pourraient avoir lieu, même si bon nombre de petits musées et de sites du patrimoine luttent pour demeurer ouverts et pour continuer d’offrir des services adéquats. À ce titre, nous n’avons pas encore observé de changements importants, mais on constate que les décideurs sont de plus en plus sensibilisés au fait que le secteur des arts et du patrimoine a besoin de soutien pour jouer pleinement son rôle de partenaire du tourisme. »

« J’ai constaté que le Canada accuse un retard à l’échelle internationale pour ce qui est d’attirer de nouveaux visiteurs, en raison du manque de produits culturels. Comment peut‑on élaborer des produits culturels si l’on ne dispose d’aucune nouvelle stratégie d’investissement? Comment faire pour choisir les meilleurs produits, les plus authentiques et les plus uniques? »

On continue de tenter d’atteindre un juste milieu. Le dialogue semble désormais plus ouvert.

Collaboration entre une galerie d’art de Vancouver et le secteur du tourisme

(article publié initialement dans TOURISME)

La Vancouver Art Gallery a eu l’audace de présenter cet été une importante exposition d’œuvres modernes provenant de la collection du musée des beaux‑arts de Cleveland. « De Monet à Dali » est la plus grande exposition d’œuvres historiques européennes présentée à la galerie. L’exposition, qui sera présentée jusqu’en septembre, comprend notamment des œuvres de Picasso, de Gauguin, de Cézanne et de Manet. Il s’agit de la principale source de revenus en 2007 pour l’institution, qui mise considérablement sur l’industrie du tourisme pour assurer le succès du projet, selon la directrice du Marketing et des Communications, Dana Sullivant.

« Il est très important pour nous de ne pas viser uniquement les gens du Sud de la province. Il s’agit d’une excellente occasion d’attirer des visiteurs dans la ville. On a constaté à plusieurs reprises qu’une exposition présentant des œuvres impressionnistes des grands maîtres européens attire les touristes, au Canada comme aux États‑Unis. Pour la toute première fois, nous avons élaboré une vaste campagne de promotion et nous collaborons avec les bureaux du tourisme locaux. Nous dépensons des fonds dans d’autres marchés pour inviter les visiteurs à découvrir Vancouver. »

Mme Sullivant indique que l’initiative a commencé il y a environ deux ans, lorsque la galerie s’est adressée à Tourisme Vancouver et à Tourisme C.‑B. pour créer une campagne de publicité attrayante inspirée des œuvres présentées. De plus, la galerie a présenté son projet dans les salons Rendez‑vous Canada et Canada’s West Marketplace.

« Dans tous les principaux salons, nous avons présenté un aperçu de l’exposition aux organisateurs de voyages, aux consommateurs et aux agents de voyages », souligne Mme Sullivant. « Nous offrons des forfaits individuels ou en groupe. Tout le monde y trouve son compte. »

Mais cela ne s’est pas fait en une journée : « Avant 2005, la Vancouver Art Gallery n’avait jamais eu de programme touristique. Ses efforts visaient principalement le marché local, et les touristes nous visitaient souvent par hasard. Aujourd’hui, nous avons conclu des partenariats avec la Vancouver Trolley Company, avec Grey Line et avec plusieurs autres entreprises de la ville. Ces initiatives, lancées il y a deux ans, commencent à donner des résultats. »

La galerie a ainsi pu tirer parti d’un nouveau marché non exploité. Selon les sondages, 44 % des visiteurs de la galerie viennent de la grande région de Vancouver, 23 % viennent d’ailleurs au Canada, 20 % viennent des États‑Unis et 13 % viennent d’autres pays. Ainsi, 33 % des visiteurs de la galerie viennent de l’extérieur du Canada.

La galerie possède plusieurs atouts. Située dans un édifice patrimonial en plein cœur du centre‑ville, l’institution a considérablement modifié son attitude par rapport au tourisme et à la diversification des revenus. Ces changements ont été mis de l’avant par l’administratrice Kathleen Bartels, qui oeuvrait auparavant au musée d’art contemporain de Los Angeles.

« On reconnaît désormais que le tourisme représente une véritable mine d’or pour la Vancouver Art Gallery », indique Mme Sullivant. « Le nombre de visiteur est en hausse constante depuis l’arrivée de Kathleen en 2001. Rien ne devrait empêcher Vancouver de devenir l’une des principales destinations culturelles en Amérique du Nord. Ce sera sûrement le cas si nous continuons de vanter la beauté de cette ville et la richesse de ses atouts artistiques. »

La culture et le patrimoine, des incontournables…

(article publié initialement dans TOURISME)

Auteur: Ernest Labrèque

En dépit de l’existence de puissants « influenceurs » à l’international, comme le Cirque du Soleil, le Nation Brands Index (Simon Anholt) n’attribuait en 2005 qu’un 18e rang au Canada pour sa dimension culturelle, en termes de perceptions internationales.

Le Canada sera‑t-il un jour perçu comme une destination riche en expériences culturelles pour ses millions de visiteurs? Comment faire en sorte que les musées, les festivals, les institutions culturelles ne deviennent sous‑financés à l’excès? Comment éviter que les grands lieux patrimoniaux, si chers aux touristes, ne se détériorent, nuisant ainsi à la compétitivité internationale du pays?

Ces enjeux sont réels. Les résultats atteints par deux initiatives de collaboration au plan national entre les secteurs du tourisme, de la culture et du patrimoine méritent l’attention, quoique partant de points de vue différents sur ces enjeux. L’une, de la Commission canadienne du tourisme (CCT), Faire fructifier les atouts / Packaging the Potential (maintenant complétée); l’autre, une concertation unique entre les 13 ministres de la culture et du patrimoine au pays, l’Initiative en tourisme fédérale‑provinciale‑territoriale (ITFPT).

Sait‑on que l’ITFPT, constituée en 2003 et renouvelée en 2006, a offert aux organismes culturels des outils fort pertinents et accessibles sur le web?

  • Un modèle d’analyse des retombées touristiques pour les lieux culturels, utiles dans les démarches de financement auprès des décideurs;
  • 23 études de cas (attraits touristiques) de concertation réussie tourisme et culture;
  • un survol complet d’études de marché au pays et à l’international en ce domaine.

On peut consulter ces rapports, et bien d’autres, à www.pch.gc.ca/pc-ch/pubs/tourism/index_f.cfm

Quant à elle, la stratégie d’affaires 2000‑2005 de la CCT, adoptée par le conseil d’administration, a débouché sur des ressources et des modèles nouveaux de mise en marché :

  • Canada : Destination Culture, fruit d’un symposium où des acheteurs internationaux ont fait valoir leurs attentes quant au produit culturel canadien;
  • des partenariats innovateurs dans le cadre de bourses touristiques ou forums spécialisés ciblant les produits culturels (Bienvenue Québec, Manitoba) et
  • le produit éducatif « Learning Travel » : une sélection de plus de 320 expériences certifiées éducatives proposées aux acheteurs internationaux;
  • des recherches sur les touristes américains et canadiens passionnés de spectacles, d’objet d’arts, de musées et de patrimoine.
Ernest Labrèque a travaillé à la CCT jusqu’en 2006 à titre de spécialiste en tourisme culturel. Il est présentement responsable du secteur Film et Télévision aux Relations culturelles internationales, Affaires étrangères et Commerce international‑Canada.

Les campeurs demandent souvent un accès sans fil à Internet

(article publié initialement dans TOURISME)

Il semble qu’aujourd’hui, les campeurs ne souhaitent plus nécessairement couper tous les liens avec la réalité. Un nombre croissant de terrains de camping offre gratuitement l’accès sans fil à Internet. Selon Lisa Thompson, gestionnaire du Niagara Falls KOA, les clients en font de plus en plus souvent la demande.

« Les gens apprécient beaucoup notre réseau Wi‑Fi. Nous constatons la popularité du service, surtout lorsqu’il y a des pannes. Lorsque c’est le cas, des clients viennent tout de suite nous le signaler. C’est ainsi que nous voyons que les utilisateurs sont nombreux. »

Amy Raposo et son époux Tony sont propriétaires du camping KOA à Barrie, en Ontario. Ils observent la même tendance : « En général, la troisième question que nous posent nos nouveaux clients concerne l’accès sans fil à Internet. Nous offrons ce service grâce à une tour et des répéteurs. »

Kyle Newell est l’administrateur de réseau au siège social de KOA, à Billings, Montana. On lui a souvent demandé de donner des conseils aux propriétaires de terrains de camping souhaitant offrir l’accès sans fil à Internet. « Il faut d’abord disposer d’une bonne connectivité à Internet. Ceci peut représenter un défi, puisque les terrains de camping ne sont pas tous situés près des villes. Il faut ensuite de l’équipement sans fil adéquat. Avec le temps, nous avons trouvé des fournisseurs fiables pour l’installation de l’équipement; ces entreprises offrent un soutien aux propriétaires et aux campeurs, et ils assurent la surveillance du réseau pour garantir la qualité de la connexion. »

Ces entreprises spécialisées s’assurent qu’un nombre suffisant d’antennes et d’appareils sont installés pour offrir un service adéquat. « Ces entreprises peuvent examiner la photo satellite d’un terrain de camping, et si elles connaissent l’emplacement de l’ensemble des roulottes, des arbres et des bâtiments, elles peuvent couvrir tout le site. Je conseille aux gens de s’adresser à un fournisseur habitué à traiter avec les terrains de camping, parce qu’il existe une énorme différence entre l’installation d’un réseau Wi‑Fi dans un café et sur un terrain de camping, où l’on trouve des roulottes, des arbres, des collines et des bâtiments. »

M. Newell conclut que les terrains de camping ne devraient pas avoir besoin d’experts en informatique sur place. Il s’agit avant tout de terrains de camping, non de fournisseurs Internet. Il vaut mieux laisser agir les experts.

Soutien municipal des partenariats entre la culture et le tourisme

(article publié initialement dans TOURISME)

Saskatoon a été désignée capitale culturelle du Canada en 2006, avec quatre autres collectivités du Canada, dans le cadre d’un programme national visant à reconnaître et à soutenir les municipalités canadiennes « pour les activités spéciales qui mettent en valeur les nombreux avantages des arts et de la culture dans les collectivités ».

L’objectif du programme national est de promouvoir les arts et la culture dans les municipalités du Canada, en reconnaissant l’excellence et le soutien des activités spéciales qui intègrent ces valeurs dans la planification générale. Le financement du gouvernement fédéral (jusqu’à 2 millions de dollars pour une ville comme Saskatoon) vise à permettre aux collectivités d’investir davantage dans les arts et la culture, d’accroître et d’améliorer les services culturels et de renforcer les liens avec d’autres collectivités grâce à des expériences culturelles communes.

La recherche interne visant l’élaboration d’une stratégie de tourisme culturel pour la ville comprenait deux séances de réflexion pour recueillir les divers points de vue des intervenants. Les participants représentaient plusieurs organisations culturelles, ainsi que les secteurs commercial, éducatif, municipal et touristique.

Tourisme Saskatoon a fait preuve d’innovation en évitant de participer aux séances, pour assurer un dialogue entièrement ouvert. Les participants ont discuté de leur vision du tourisme culturel, des défis et des possibilités liés aux stratégies, et des éléments qui devraient être intégrés dans l’identité visuelle. (Le processus a été géré par Fast Consulting, Terry Schwalm and Associates et Marketing Den.)

Le conseil municipal de Saskatoon accepte le rapport (Cultural Tourism & Marketing Strategy Saskatoon, mars 2007) sans mettre en œuvre des mesures additionnelles pour l’instant.

Mettre l’accent sur le tourisme autochtone

Daniel Paul Bork

(article publié initialement dans TOURISME)

Les paysages spectaculaires, les expériences uniques et les cultures dynamiques sont de précieux atouts dans le domaine du tourisme. Le tourisme autochtone au Canada offre tous ces éléments. Le nouveau PDG de Tourisme autochtone Canada (TAC), Daniel Paul Bork, souhaite s’assurer que ces produits touristiques enrichissent le marché du Canada et qu’ils obtiennent le succès qu’ils méritent.

M. Bork, président de la société Cook Consulting, du Manitoba, a été nommé PDG de TAC ce printemps. Il souligne que le secteur du tourisme autochtone a connu une forte croissance, accompagnée d’un remaniement de son mandat. Par le passé, les associations touristiques autochtones étaient bien représentées au sein du conseil d’administration de TAC. L’objectif principal était de défendre les intérêts de ces associations tandis qu’elles élaboraient des stratégies régionales. Aujourd’hui, à la demande des organismes de financement et de certains administrateurs, l’objectif consiste plutôt à améliorer, à faciliter et à appuyer l’industrie touristique autochtone dans la mise en marché de leurs produits.

M. Bork s’est fixé un objectif précis : désigner 25 produits touristiques autochtones reconnus à l’échelle internationale et les offrir sur le marché. « Nous voulons promouvoir ces produits sur la scène internationale, auprès de consommateurs souhaitant visiter le Canada, afin d’encourager ces derniers à inclure des produits autochtones dans leur itinéraire. »

M. Bork reconnaît qu’il y aura plusieurs défis à relever : il existe des déséquilibres entre les régions en ce qui concerne les produits disponibles. « Dans certaines régions du pays, on manque d’organisation, notamment au Manitoba, en Saskatchewan, en Alberta et dans les Maritimes. Les propriétaires et les exploitants ont eu de la difficulté à promouvoir leurs produits touristiques autochtones, ce qui semble un peu étrange, en particulier dans les Prairies, où les Autochtones sont nombreux et où l’on trouve d’excellents produits. Cependant, on a observé une tendance consistant à mesurer le succès de produits individuels plutôt que de l’ensemble de l’industrie pour élaborer une stratégie visant la mise en marché des produits. »

« Le marketing est à la fois un art et une science », poursuit M. Bork. « Par le passé, certaines initiatives de marketing ont été très peu efficaces. C’est une question d’expérience. Il faut embaucher des gens ayant de l’expérience. » M. Bork indique que les voyagistes autochtones ont tendance à collaborer efficacement avec leur organisation provinciale de marketing (p. ex. Tourisme C.‑B.); on constate l’efficacité de ce type de partenariat, comparativement à d’autres administrations où l’on n’a pas conclu de telles ententes de marketing.

M. Bork souligne qu’aux termes du nouveau mandat de TAC, l’élaboration des produits touristiques autochtones demeurera la responsabilité des associations touristiques régionales (autochtones) existantes. « TAC souhaite faciliter l’élaboration des produits afin de favoriser l’écotourisme, grâce aux spécialistes du tourisme autochtone et à des stratégies efficaces. Ce sera notre rôle, mais nous ne nous occuperons pas du développement. » TAC a été en contact avec la Société internationale d’écotourisme, qui élabore une stratégie d’écotourisme pour les Autochtones et qui compte 15 projets axés sur l’écotourisme. M. Bork estime qu’il s’agit d’une excellente occasion d’associer cette expertise à l’élaboration de produits touristiques autochtones au Canada.

« Nous avons remarqué que le secteur du développement économique et les entreprises autochtones travaillent souvent en vase clos. Mon rôle est de les faire travailler ensemble et avec d’autres partenaires afin d’accroître leur clientèle. Il est très important d’établir des relations. »

Selon M. Bork, il existe un besoin pressant en matière de recherche. Celui‑ci espère que ce volet du nouveau mandat de TAC pourrait permettre de mobiliser la Commission canadienne du tourisme (CCT). « Nous avons déjà décidé d’aller de l’avant en effectuant des recherches dans le marché allemand au cours des mois à venir. Il sera important de diffuser les résultats de cette étude de marché et d’en informer les voyagistes et les associations touristiques régionales, afin d’établir un lien entre le propriétaire/exploitant, le produit et les voyagistes. Les résultats de la recherche doivent être faciles d’accès et utilisés pour mettre en valeur les produits touristiques autochtones du Canada. »

Selon M. Bork, la présentation des expériences touristiques autochtones est essentielle. Trop souvent, les visiteurs reçoivent un minimum d’information et sont ensuite laissés à eux‑mêmes. Cependant, les visiteurs veulent s’informer et vivre des expériences enrichissantes, du point de vue des Autochtones. Il ne suffit plus d’installer quelqu’un dans un canot et de pagayer toute la journée pour parler d’une expérience autochtone.

Il peut être difficile de définir les produits touristiques autochtones. Des hôtels et des lignes aériennes au Canada appartiennent à des Autochtones, en totalité ou en partie, mais leur lien avec la culture autochtone n’est pas toujours évident. « Ceci pourrait permettre d’établir un juste équilibre », indique M. Bork. « Par exemple, on pourrait promouvoir un produit ou un service appartenant à 51 % à des Autochtones avec d’autres produits et services non autochtones. De plus, certains produits, tels que des casinos et des terrains de golf, n’offrent pas d’expériences autochtones traditionnelles, mais il s’agit en fait de produits appartenant entièrement à des Autochtones. »

Compte tenu des défis à venir, il n’est pas surprenant que le nouveau PDG de TAC insiste sur les partenariats. Le partenariat concernant l’emplacement du nouveau bureau de TAC est un bon exemple : l’espace de bureau sera partagé avec l’Association de l’industrie touristique du Canada à Ottawa. « Nous voulons sortir de notre isolement et collaborer beaucoup plus étroitement avec le reste de l’industrie, dans notre intérêt mutuel. »

King Pacific Lodge : pionnier de l’amélioration du bilan carbone

Photo: Claude-Jean Harel

(article publié initialement dans TOURISME)

L’amélioration du bilan carbone des activités touristiques est un processus complexe, même dans le meilleur des mondes. Lorsque quelqu’un prend la tête, une longue période de questionnement a dû avoir lieu pour trouver une solution, particulièrement si les mesures prises affectent grandement les résultats escomptés. Un des chefs de file de l’industrie est King Pacific Lodge (C.-B.), camp de pêche flottant particulier qui a reçu des éloges de partout dans le monde.

Amarré à l’abri dans le Barnard Harbour de Princess Royal Island (au sud de Prince Rupert), le camp offre aux visiteurs tout le luxe possible dans une nature sauvage. Il n’est accessible que par hydravion et est situé près de la Great Bear Rainforest, plus grande forêt pluviale tempérée intacte au monde. Imaginez comment le bilan carbone pèse lourd sur un tel endroit!

King Pacific Lodge a récemment annoncé un plan d’amélioration de son bilan; on prévoit réduire les émissions de carbone de moitié d’ici les cinq prochaines années. Il vise à éliminer de telles émissions des activités du camp et des déplacements du personnel et des visiteurs (par avion). Ainsi, l’entreprise tiendra sa promesse d’offrir des vacances neutres en carbone.

Même si les journalistes et les environnementalistes ont rapidement souligné que le camp reste un acteur relativement mineur dans l’amélioration du bilan carbone, le président de King Pacific Lodge, Michael Uehara, est inspiré par quelque chose de plus fondamental. Son équipe et lui veilleront sur tout : utilisation d’ampoules fluocompactes, recyclage, construction d’un barrage hydroélectrique sur la rivière et installation de panneaux solaires. Ils feront aussi appel à des fournisseurs qui ont leur propre programme de réduction du carbone.

« Nous mettons l’accent sur le changement d’attitude, l’embauche de personnes qui partagent notre vision, l’association avec d’autres entreprises et la création d’un réseau de partenaires ayant une philosophie semblable, indique Michael. Nous communiquons le besoin d’amélioration de notre bilan carbone, ce qui influe sur notre approche liée à la responsabilité sociale et environnementale et même notre perception des pratiques équitables. »

« Nous avons envoyé à tous nos fournisseurs une lettre indiquant ce que nous allons faire, et les réponses étaient incroyables. Depuis des années, ces entreprises prenaient des mesures à notre insu. Il est vrai que nous ne sommes qu’une petite entreprise qui améliore son bilan carbone; cela n’a pas la portée d’une usine au charbon du bord du lac Ontario qui réduit ses émissions. Nous sommes davantage axés sur la mobilisation de nos mesures collectives, et je suis étonné de la rapidité de la progression des événements. »

D’après Michael, pour réaliser cela, King Pacific Lodge travaille avec Ecotrust Canada, organisme visant l’établissement d’une « économie de conservation » ainsi que la mobilisation de capitaux à titre d’intermédiaire entre les collectivités et les entreprises. Ecotrust établit un lien entre les entrepreneurs touchés par la conservation.

« On encourage dix autres entreprises à adhérer à un programme d’élimination du carbone, mentionne Michael, auquel participera le Pembina Institute, organisme sans but lucratif visant à concevoir un outil de mesure du bilan carbone afin d’évaluer le bilan des entreprises et de trouver des façons de l’améliorer. »

Lorsqu’on lui a rappelé que le tourisme est souvent considéré comme une des industries qui produisent le plus d’émissions de carbone, Michael a répondu ce qui suit :

« Ce n’est pas pour rien que nous avons tous notre propre définition de l’hôtellerie et du tourisme. Selon moi, ces services sont essentiels. Ils permettent aux gens de sortir de chez eux et de découvrir un autre monde. C’est un peu comme offrir un cours intensif dans le quotidien d’autres gens, dans un contexte authentique et étranger. Cela nous permet d’élargir notre esprit et d’apprécier davantage tout ce que la vie a à nous offrir.

« Bien sûr qu’il y a un prix à payer. Tout à un prix : la naissance d’un enfant entraîne un coût environnemental. Devons‑nous cesser de mener des activités touristiques? Le tourisme en vaut‑il le prix? Certainement! Nous avons tous besoin d’un peu de repos. Nous avons tous besoin d’être dorlotés. D’une certaine façon, c’est dans la nature humaine depuis le début des temps. »

Évidemment, la recherche de solutions se poursuit au King Pacific Lodge.

Le camping Barrie KOA : le plaisir au rendez‑vous!

(article publié initialement dans TOURISME)

Tous les voyageurs ont un jour besoin d’une oasis de paix. Amy et Tony Raposo vous invitent dans leur oasis à Barrie, en Ontario.

Le terrain de camping Barrie KOA (Kampground of America, un réseau populaire de terrains de camping en Amérique du Nord) comprend 150 sites, 2 bungalows, 15 chalets et 2 piscines chauffées, sur un terrain de plus de 60 acres boisé de pins. Il s’agit de l’un des secrets les mieux gardés du centre de l’Ontario, en raison de la touche personnelle apportée par les propriétaires et leur famille.

« En 1985, je terminais mes études en Loisirs à l’Université de Waterloo », raconte Amy. « Tony et moi comptions nous marier. Il était agriculteur. Je viens d’une famille de cinq enfants, tous devenus entrepreneurs. Mon père m’a suggéré de combiner mes compétences et mon expérience en loisirs (j’avais déjà travaillé dans un camp) avec les compétences en agriculture de Tony. »

Le père d’Amy connaissait le réseau : il avait déjà campé sur des terrains de KOA. Ils résidaient au sud de Barrie et ont remarqué le terrain de camping à vendre en septembre 1985. « Nous avons acheté le terrain de camping en janvier 1986. J’allais obtenir mon diplôme en mai. Ensuite, tout s’est passé très vite. Tony s’est installé sur le terrain de camping. Mon père, un homme traditionnel, m’a immédiatement suggéré de faire la navette entre notre résidence et le camping! »

Tony et Amy se sont mariés le samedi 5 juillet 1986. « Le lendemain, je me rappelle avoir ramassé les ordures du terrain de camping dans ma robe d’après‑mariage. Nous avions 21 et 22 ans. Aujourd’hui, les gens considèrent les entrepreneurs de plus de 20 ans d’expérience comme des fossiles. Un franchisé KOA ne survit en moyenne qu’environ sept ans. Lorsque nous sommes allés à l’université KOA à Billings (Montana), nous ne connaissions rien à la gestion d’un terrain de camping. Les gens nous disaient que nous ne ferions pas long feu. »

Environ 20 ans plus tard, Amy et Tony ont confondu tous les sceptiques. Ils gèrent maintenant un terrain de camping florissant qui reçoit continuellement la mention Or du système KOA. Ils ont été nommés franchisés KOA de l’année 2001 et ont reçu un prix du président de KOA en 2004.

« Nous avons trois enfants âgés de 16 ans, de 14 ans et de 9 ans. Ils ont grandi sur le terrain de camping. J’adore la liberté que ce mode de vie nous apporte. Nous travaillons tous très fort pendant la saison du camping, mais nous avons tout l’hiver pour passer du temps en famille. Nous sommes chanceux de pouvoir élever nos enfants au travail, et notre entreprise nous apporte une grande liberté. »

Il est évident qu’Amy est satisfaite de son choix de carrière. « Nous adorons le plein air. Lorsque les clients font du camping, ils sont faciles à servir, car ils sont heureux et en vacances. Nous travaillons dans l’industrie de l’aventure, des souvenirs et du bonheur, vraiment. »

Amy souligne qu’il y a peu de salles de bingo qui offrent un espace pour les jeunes enfants, où ils peuvent jouer et dessiner. « Nous avons récemment acheté de gigantesques jeux, comme serpents et échelles, et les enfants peuvent jouer avec des dés géants. Nous diversifions les activités et créons des thèmes comme le poulet : jeux Zany Chicken, doigts de poulet et films mettant des poulets en vedette. »

Puisque Amy et Tony sont des amateurs de pizza et que la seule façon d’en avoir était d’en commander, ils ont construit la pizzeria Bando sur leur terrain de camping.

« Nous recevons de nombreux commentaires positifs sur ces initiatives et cherchons constamment à offrir une meilleure expérience à nos clients », indique Amy. Lorsqu’elle et Tony se sont mariés, ils ont fait leur voyage de noces en Floride en novembre et passé beaucoup de temps à examiner les meilleurs terrains de camping de cette partie du monde. Les plateformes cimentées pour les véhicules récréatifs les ont tellement impressionnés qu’ils ont décidé d’intégrer ce concept à leur camping KOA.

« Ce sont des plateformes de 13 pieds sur 75 pieds auxquelles est joint un patio de 30 pieds sur 40 pieds. Le site est entièrement entouré d’herbe. Nous avons aménagé un site de 40 unités appelé Cedarwood Country pour répondre aux besoins d’une clientèle qui apprécie particulièrement le camping sauvage. »

Amy mentionne que certains clients ont investi de 500 000 $ à 1 000 000 $ pour s’installer de manière permanente. Ils passent leurs hivers aux É.‑U. « Nous voulons qu’ils passent leurs étés avec nous. Cette sous‑division compte un salon pour adultes et des toilettes. Nous envisageons de construire une maison de club là‑bas, près de la route. Des amitiés durables se tissent sur un terrain de camping. C’est un environnement très convivial. »

Amy et Tony ont aidé un des frères de celle‑ci à ouvrir sa propre franchise KOA. Maintenant que leurs enfants sont assez vieux pour les aider, qui sait? Ils pourraient attraper eux aussi la fièvre KOA! « C’est plus facile de leur demander de l’aide s’ils peuvent utiliser la voiturette de golf pour travailler. Ils vivent dans un bon environnement. Évidemment, ils croient que l’argent pousse dans les arbres, mais ils apprendront vite l’essentiel. »

Dans une vingtaine d’années, peut‑être que leurs enfants exploiteront le terrain de camping pendant qu’Amy et Tony découvriront les possibilités qui s’offrent à ceux qui osent rêver.

Vaughan Mills : amusement commercial au rendez‑vous

(article publié initialement dans TOURISME)

On ne peut nier l’attrait considérable du magasinage pour les touristes. Pour les entreprises chargées de promouvoir des expériences de magasinage, il est donc crucial de se démarquer de la compétition.

Vaughan Mills (au nord de Toronto), offre 250 boutiques disposées en forme de boucle, comme une piste de course. Ce concept unique est importé des États-Unis, explique Jamie MacLean, directeur du marketing : « Au lieu d’installer deux magasins principaux à chaque extrémité du centre commercial, selon la formule traditionnelle, nous souhaitions présenter 14 grands magasins, comme Winners et HomeSense. Nous voulions aussi amener de nouveaux noms au Canada, comme Designer Depot et Children’s Place. Le magasin Bass Pro Shops/Outdoor World offre une surface de plus de 140 000 pieds carrés. C’est une véritable destination de chasse et pêche, avec son réservoir de 40 000 gallons où L’on peut attraper des poissons et prendre des cours de pêche. Le réservoir abrite 15 espèces indigènes de l’Ontario. »

À Vaughan Mills, la notion d’amusement commercial prend tout sons sens. On met avant tout l’accent sur la qualité de l’expérience de magasinage. M. MacLean souligne l’importance du divertissement :

« Nous offrons le premier parc d’accélération NASCAR au Canada, qui comprend des pistes à l’extérieur et à l’intérieur. Les visiteurs peuvent aussi jouer aux quilles au Lucky Strikes Lanes, directement d’Hollywood. Notre centre commercial comprend la boutique Tommy Hilfiger la plus grande au monde. De plus, Pro Hockey Life ouvre le plus grand magasin spécialisé en hockey au Canada; cette boutique interactive comprendra une patinoire intérieure. Les clients pourront donc essayer l’équipement avant de l’acheter. »

C’est ainsi que l’expérience du magasinage prend tout son sens. « Quarante pour cent de notre centre commercial est basé sur le concept des points de vente (Holt Renfrew Last Call, Lacoste, Browns Outlet, Calvin Klein Underwear). C’est la combinaison des boutiques de mode, des grands magasins de vente au détail, des points de vente, des restaurants et des zones de divertissement qui nous rend si différents. »

Pour définir davantage l’expérience de magasinage, nous avons divisé le centre commercial en six sections et six zones de transition. Chaque section a un thème qui se reflète dans les environnements architecturaux réalisés avec soin. M. MacLean explique que le thème général du centre commercial est « Découvrez l’Ontario ». Les autres thèmes comprennent les lacs, la nature, les régions rurales, les petites villes, les grandes villes, et la mode. « Les thèmes des différentes sections illustrent la beauté et la diversité de la province. L’expérience vécue par le client passe ainsi à un autre niveau. Vaughan Mills n’est pas seulement un centre commercial; c’est également un lieu d’aventures où les émotions sont au rendez‑vous. Tous les sens sons sollicités. »

« Dans les années 1980 et 1990, les gens se rendaient au centre commercial pour y passer la journée. Cette idée a disparu avec les années, puisque l’expérience de magasinage n’avait plus rien d’unique. »

M. MacLean reconnaît que le West Edmonton Mall a été un pionnier dans le domaine de l’amusement commercial au Canada, mais il estime que Vaughan Mills est également un pionnier : « Nous sommes le plus grand centre commercial du Canada. Nous sommes une importante attraction touristique dans la province, en raison du thème Découvrez l’Ontario, et nous pensons que l’expérience que nous offrons permet également de renseigner et d’informer les touristes. »

Enfin, Vaughan Mills a conclu d’importants partenariats avec l’industrie du tourisme afin d’offrir des promotions en collaboration avec sept hôtels locaux. De plus, le centre commercial distribue chaque année 70 000 livrets de coupons aux touristes. Le programme « Shop and Stay » de Vaughan Mills permet d’assurer la réussite du centre commercial à titre d’attraction touristique.

Le Canada, marché unique des réservations en ligne

(article publié initialement dans TOURISME)

On considère souvent le marché canadien des réservations en ligne comme le prolongement du marché américain, mais c’est loin d’être le cas. Un nouveau rapport de PhoCusWright Inc. révèle que les entreprises doivent comprendre les particularités de ce marché unique. Près du tiers des voyages au Canada seront réservés en ligne cette année (voyages d’agrément et voyages d'affaires indépendants). Cependant, compte tenu du marché aérien très consolidé et des marchés fragmentés de l’hôtellerie et de la location de voitures, les réservations en ligne, au Canada, ne se font pas comme aux États-Unis.

Le rapport souligne le dynamisme croissant du marché canadien des voyages d’agrément et des voyages d’affaires indépendants, dont la valeur a plus que doublé en deux ans, pour atteindre 6,5 milliards $ en 2006. La valeur du marché devrait doubler à nouveau d’ici 2009. Internet joue un rôle de plus en plus important à titre de source de transactions et pour ce qui est d’influencer les consommateurs. « Au Canada, la démographie unique, la structure de l’industrie et le comportement des voyageurs donnent lieu à un marché distinct qu’il faut bien comprendre », souligne Douglas Quinby, analyste chez PhoCusWright et auteur du rapport.

« Pour encourager les Canadiens à explorer leur propre pays, il faut tirer parti de messages convaincants, de la convergence des médias et des communautés sociales », indique Jens Thraenhart, directeur exécutif du Marketing électronique à la Commission canadienne du tourisme. « Pour réussir, il est essentiel de comprendre le comportement des consommateurs en ligne. »

Pour consulter le rapport, rendez‑vous à phocuswright.com/reports/coto.

L’Indice de l’inestimable : les préférences des Canadiens

(article publié initialement dans TOURISME)

Un nouveau sondage réalisé par Environics Research Group pour MasterCard Canada lève le voile sur les préférences des Canadiens. Le sondage, réalisé à l’occasion de la fête du Canada auprès de quelque 2 000 répondants, porte sur les villes, les lieux de camping par excellence et les événements les plus courus. L’Indice révèle qu’un Canadien sur cinq (19 %) choisit Vancouver à titre de principale ville touristique. La ville de Québec vient tout de suite après (18 %), suivie de Montréal (14 %), Toronto (13 %) et Ottawa (8 %).

Au Canada atlantique, on aime Toronto ; 15 % des gens accordent la première place à Toronto. Viennent ensuite Québec, Ottawa et Montréal (11 %). Vingt‑six pour cent des Ontariens choisissent Toronto, avant Vancouver (14 %), Ottawa (14 %) et Québec (13 %).

Au Manitoba et en Saskatchewan, on accorde la première place à Vancouver (21 %), puis à Montréal (13 %), Ottawa (10 %) et Toronto (8 %). Il n’est pas surprenant de constater que les gens de l’Alberta et de la Colombie‑Britannique préfèrent également Vancouver. Dans les deux provinces, Montréal arrive en deuxième place (30 %). Les québécois adorent leur province : ils accordent leur préférence à la ville de Québec (43 %) et à Montréal (30 %).

On a demandé aux Canadiens leur endroit de prédilection pour un voyage en voiture. Six Canadiens sur dix (59 %) optent pour les Rocheuses, suivies de la piste Cabot sur l’île du Cap‑Breton (14 %).

Le sondage souligne la fierté régionale : 81 % des gens de l’Alberta disent que les Rocheuses sont la plus belle région du Canada à visiter en voiture. Les gens de la Colombie‑Britannique et du Manitoba/de la Saskatchewan sont du même avis (79 % et 73 %).

On a demandé aux Canadiens de nommer leur parc préféré au Canada. Le parc national Banff arrive bon premier (19 %), suivi du parc provincial Algonquin, en Ontario (15 %) et du parc Jasper (7 %). Au Canada atlantique, le parc Gros Morne, à Terre‑Neuve, est en première place (15 %), suivi de Banff.

Plus du tiers des Ontariens (37 %) choisissent le parc Algonquin, suivi de Banff (15 %). Les Québécois affectionnent particulièrement la réserve des Laurentides (11 %), suivie de près par Banff (10 %).

Lorsqu’on les interroge sur le principal événement touristique du Canada, 37 % des Canadiens choisissent le Stampede de Calgary. Dans toutes les régions visées, on est d’accord sur ce point. Cependant, on ne s’entend pas sur l’attraction numéro deux : au Canada atlantique, c’est l’observation des baleines (29 %); en Ontario, on préfère le patinage sur le canal Rideau à Ottawa (18 %); en Colombie‑Britannique et au Manitoba/en Saskatchewan, on a également un faible pour l’observation des baleines (29 % et 11 %).

Ce sondage téléphonique national auprès de 2 006 adultes canadiens a été réalisé du 24 au 31 mai 2007. Pour un sondage de cette ampleur, les résultats sont exacts dans une marge de 2,2 points de pourcentage, 19 fois sur 20.