dimanche, octobre 14, 2007

Les expositions contribuent à l’économie touristique


(article publié initialement dans TOURISME)

Les salons et expositions au Canada contribuent à la fierté et à l’identité locales, mais aussi à l’économie touristique.

Pendant l’été, les principales expositions sont l’Exposition nationale canadienne à Toronto, le Stampede de Calgary, Capital EX à Edmonton et Pacific National Exhibition à Vancouver. Ces expositions « sont la Mecque de la petite entreprise » affirme Monte Stewart de Business Edge dans un article récent : « Le Stampede, plus important spectacle extérieur au monde », qui a rapporté des recettes de 49,37 millions de dollars à son conseil sans but lucratif l’an dernier, fait souvent appel à des grandes sociétés, dont les entreprises pétrolières et gazières. Cette année, l’Exposition nationale canadienne devrait attirer environ 1 450 000 visiteurs en l’espace de 18 jours ».

Mais même les petites expositions sont de grandes entreprises. TOURISME a parlé à Glen Duck, directeur exécutif de la Saskatchewan Association of Agricultural Societies and Exhibitions (SAASE). « Les expositions présentées dans les petites collectivités font depuis toujours partie intégrante de celles‑ci », dit‑il. « La plupart des expositions existent depuis au moins 100 ans. »

Il fait état, par exemple, de la dernière de ses sociétés agricoles membres, la Carlton Trail Ag Society, qui organise le Festival de la cerise de Bruno chaque année. « Bruno, qui compte une population d’environ 500 habitants, attire 2 500 personnes annuellement à ce festival. Les expositions créent des lieux de rassemblement et attirent une foule de visiteurs ».

Certaines localités organisent un rodéo; d’autres, des événements différents. La SAASE, qui compte 62 membres en Saskatchewan, a effectué une étude d’impact économique il y a quelques années pour évaluer les avantages découlant de toutes les expositions dans la province. Elle a constaté que 101 millions de dollars sont dépensés dans les expositions annuellement, et 192 millions lors d’événements organisés dans toutes les autres activités que les sociétés agricoles tiennent pendant l’année.

Selon Duck, beaucoup d’emplois sont créés : « L’industrie des expositions en Saskatchewan compte 400 employés à temps plein ou partiel et 800 travailleurs saisonniers ou occasionnels. « Cependant l’important, ce sont les 200 000 heures et plus que consacrent des bénévoles locaux à l’organisation des expositions et des activités. Elles ont une incidence économique considérable », affirme‑t‑il.

« Lorsque les gens vont dans les expositions, ils mangent dans les restaurants locaux, séjournent dans les hôtels locaux, achètent de l’essence et à manger. Ils campent sur place, achètent du bétail et dépensent donc de l’argent sur localement. »

Compte tenu de leurs retombées économiques, si les expositions n’existaient pas, il faudrait les inventer.

Campagne sur le ski menée en Australie : hausse marquée des réservations

(article publié initialement dans TOURISME)

L’approche en collaboration dirigée par la Commission canadienne du tourisme (CCT) sur le marché du ski australien semble, selon les indices préliminaires, vouloir donner des résultats jamais vus. Voilà une nouvelle que tout spécialiste du marketing veut entendre; Donna Brinkhaus, directrice générale, CCT-Australie, est convaincue que la structure de la campagne impliquant des grossistes, des centres de ski, des lignes aériennes et des partenaires canadiens, a fait toute la différence, et a donné lieu à un nombre élevé de réservations anticipées: « L’approche intégrée a permis de communiquer au consommateur un message cohésif, et nous avons pu maintenir une présence soutenue dans les journaux, en ligne, à la télévision et sur les panneaux publicitaires dans un déploiement complet de tactiques agissant en synchronicité.

Donna Brinkhaus explique que les exploitants de centres de ski dans l’Ouest canadien savent que l’Australie est le deuxième marché outre‑mer en importance qui les alimente en skieurs (au premier rang, le R.‑U.). « Cette année, huit centres de ski de l’Ouest canadien se sont ajoutés, ainsi que trois grossistes australiens de forfaits de ski, la Colombie‑Britannique et l’Alberta. Ensemble, avec les fonds de la CCT, nous avons réussi à générer une campagne de 450 000 $. »

Ainsi, l’équipe de Donna Brinkhaus a pu faire de la publicité dans les principaux journaux pendant six semaines dans trois villes clés d’où proviennent des touristes pour le Canada (Sydney, Brisbane et Melbourne). « Nous avons mis en œuvre une campagne complète qu’ont soutenue les exploitants avec des initiatives individuelles comme des campagnes de publicité directe, des circulaires et de la publicité locale. Tous les médias sont utilisés pendant cette campagne et, au dire des exploitants de centres de ski, les affaires ont connu une hausse phénoménale. »

Les réservations anticipées laissent présager une excellente saison. « Premièrement, notre campagne sur ce marché a été efficace. Deuxièmement, Air Canada offrira à compter du 14 décembre, un nouveau service sans escale entre Sydney et Vancouver, ce qui fait les manchettes ici. De même, la valeur du dollar est un facteur importnat (le dollar australien est fort actuellement avec une différence d’environ 10 cents avec notre dollar). »

Donna Brinkhaus affirme que cette approche astucieuse, combinée au fait de savoir comment rejoindre les consommateurs, quoi leur dire, et la capacité de garder le Canada visible pour les consommateurs pendant environ trois mois, « nous permet de réussir de façon extraordinaire sur ce marché. La concurrence est très serrée présentement avec le Japon et le Colorado. Ils nous « enlèvent le pain de la bouche » et ce, depuis un moment. Cette campagne est nouvelle et originale; elle retient l’attention du consommateur! » Donna Brinkhaus est convaincue que les résultats encourageants venant du marché australien se maintiendront pendant encore un bon moment.

Visitez www.ski.canada.travel/au pour voir comment la CCT attire les skieurs australiens au Canada.

Les vacances des Américains – une occasion pour le Canada?

(article publié initialement dans TOURISME)

Dans un article récent publié dans Travelmole.com, David Wilkening demande si les vacances traditionnelles de deux semaines d’affilée par année (ancienne norme aux États-Unis) ne sont pas remplacées progressivement par des escapades de trois et quatre jours.

Citant une étude récente d’Orbitz (agence de voyage en ligne), Wilkening fait état d’une hausse du nombre d’Américains prenant des vacances d’une semaine ou moins. Le tiers des répondants ont dit qu’ils avaient pris cinq jours ou moins de vacances pendant la dernière année. « Un répondant sur quatre a dit que ses patrons ne l’encourageaient pas à prendre des vacances, et un sur trois, qu’il restait en contact avec son bureau par téléphone ou Internet pendant ses vacances », a indiqué Wilkening.

« Nous croyons que les gens sont plus occupés que jamais dans leur vie et leurs activités familiales », affirme Jeanenne Diefendorf d’Orbitz. « Ils trouvent donc difficile de prendre des vacances prolongées et plus facile d’établir un équilibre pendant deux jours seulement ».

Selon Ernst Flach, gestionnaire à la CCT, cela est conforme aux constatations d’études antérieures, d’où de nouvelles occasions possibles pour le Canada : « Le Canada possède un avantage comparatif par rapport à d’autres destinations internationales en raison de sa proximité et de son accessibilité. Il est possible de venir ici plus rapidement pour profiter au maximum de vacances plus courtes ».

« De plus, selon Flach, « les Américains qui viennent ici s’y plaisent beaucoup; il est donc possible de les faire revenir et de leur faire vivre des expériences différentes dont ils pourront informer leurs amis. »

Selon un sondage mené en 2005 auprès de 2 000 travailleurs américains pour Expedia.com, ceux‑ci n’ont pas profité de leurs 421 millions de jours de vacances; environ le tiers de ces travailleurs ont dit qu’ils n’utilisaient pas toutes leurs vacances. « Comparativement aux travailleurs européens et canadiens », selon le sondage, « les employés américains prennent le moins de vacances par année (12 jours en moyenne) et ont plus tendance à travailler plus de 40 heures par semaine ».

Le clavardage : pour offrir au client une meilleure expérience sur Internet

(article publié initialement dans TOURISME)

Un outil créé par une entreprise de Calgary facilite l’interaction en ligne avec les clients de l’industrie touristique. Le Live Chat System créé par Strategic Direct Marketing Group (SDMG) permet aux visiteurs de sites Web à vocation touristique de communiquer instantanément avec un agent.

Scott Martin, partenaire de l’entreprise, nous explique le principe : « Lorsque les visiteurs arrivent sur le site, ils peuvent cliquer sur un bouton pour clavarder. Un agent ouvre alors une session et demande au client comment il peut lui être utile. Cette application permet aux agents de présenter les aspects d’un produit ou d’une destination qui sont plus difficiles à transmettre par d’autres moyens. Par exemple, un client pourrait demander des renseignements supplémentaires sur un forfait hôtelier : grâce à Live Chat, l’agent le guide vers la bonne page. On parle alors de ‘vente guidée’ ».

« Les agents savent sur quelle page se trouve le client, poursuit M. Martin. Ils connaissent également le nombre de visites effectuées par ce dernier et peuvent consulter sa dernière conversation avec un autre agent; si le client ne peut pas trouver ce qu’il cherche, l’agent le guide vers le bon endroit sur le site. Il peut même proposer un lien ou un fichier PDF. L’agent vous suit et voit ce que vous consultez. »

Pour Coast Hotels and Resorts, le recours à Live Chat a contribué à accroître les ventes, par le biais des réservations en ligne, mais aussi grâce à l’offre de produits à forte rentabilité qui requièrent généralement une interaction (meilleures chambres, spa, réunions et événements). L’application a diminué les coûts du centre d’appels, car un agent peut parler à cinq personnes ou plus sur le site en même temps. En outre, elle différencie l’entreprise de ses compétiteurs grâce à une approche « personnalisée ».

Sherry Baumgardner est directrice du marketing chez Coast Hotels and Resorts : « Lorsque l’on parle à quelqu’un au téléphone, on peut lui poser toutes les questions nécessaires, mais en ligne, le client est limité à ce qui se trouve sur le site. Il y a donc un besoin à combler et c’est ici qu’entre en jeu le système Live Chat. Cette application permet de s’assurer que l’agent se trouve sur la même page que le client. Cette présence unique nous aide à vendre davantage, tout en rassurant les clients. S’ils ont des questions, ce système permet d’y répondre de façon personnalisée. »

Les recherches confirment l’efficacité de ce type de programme :

* 62 p. 100 des clients qui cherchent une aide en ligne préfèrent le programme Live Chat (le pourcentage le plus élevé de toutes les formes de soutien) selon Modalis Research.
* 57 p. 100 des clients affirment que la rapidité de réponse d’un détaillant influe sur leur décision d’achat, selon Jupiter Media Matrix.
* On observe une augmentation de 22 p. 100 des revenus, de 18 p. 100 de la fidélité et de 20 p. 100 de la satisfaction sur les sites qui font appel à des logiciels GRC/clavardage, selon l’Aberdeen Group.
* Les clients sont 22 p. 100 plus susceptibles de faire un achat et on observe une augmentation de 6 p. 100 de la valeur des achats des clients qui font appel au clavardage, selon Land’s End.

Certains systèmes de clavardage sont déjà offerts gratuitement aux développeurs Web, reconnaît M. Martin. « Ces systèmes sont parfaits pour les petits opérateurs. La différence entre ces systèmes et le nôtre repose sur la technologie employée : nous l’adaptons au centre d’appels afin qu’il soit géré à partir d’une plateforme administrative qui permet de faire intervenir plusieurs agents à la fois. Nous accordons également beaucoup d’attention à la façon dont les renseignements sur le client sont utilisés. Ces caractéristiques en font un système plus complet. Lors des séances de clavardage, toutes les réponses sont prérédigées. Les agents peuvent s’inspirer de réponses qui, dans 80 p. 100 des cas, sont déjà toutes prêtes. »

Compte tenu des défis actuels que doit relever l’industrie touristique sur le plan des ressources humaines, tout outil qui peut aider le personnel à se familiariser avec un produit ne peut qu’être bien accueilli.

Une mise en marché plus ciblée pour changer les habitudes des consommateurs

(article publié initialement dans TOURISME)

Le Québec maritime a été fondé en 1997 par cinq associations touristiques désireuses de promouvoir leur région dans des marchés hors Québec. Christian Ouellet, agent de recherche de l’organisation, a constaté une transformation importante depuis 2002 quant à la façon dont les consommateurs s’informent sur les produits touristiques :

« Les consommateurs font de moins en moins appel aux agents de voyage pour obtenir des produits touristiques; ils sont maintenant plus autonomes lorsque vient le moment de planifier un voyage, une situation en grande partie attribuable à l’Internet. » M. Ouellet fait référence à une étude de 2005 menée auprès des visiteurs dans la région qui révèle que les deux tiers des répondants avaient eu recours à l’Internet pour organiser leur voyage.

« L’Internet devient un outil de planification, mais également de marketing, très important, souligne t il, ce qui oblige le Québec maritime à modifier ses pratiques. De plus en plus, nous employons l’Internet pour attirer nos clients. Cette année, nous avons collaboré avec Tourisme Québec et la Société des établissements de plein air du Québec pour présenter de courtes vidéos sur les sites dédiés à la météo et au plein air illustrant l’expérience du Québec maritime. Nous voulions ainsi attirer l’attention des internautes et les diriger vers nos sites où nos produits touristiques sont décrits de façon plus détaillée. »

Les internautes, qu’ils soient « contemplatifs » ou « amateurs de plein air », sont dirigés vers des sites différents. « Cette approche, explique M. Ouellet, favorise une segmentation du marché qui nous permet de mieux connaître notre clientèle. Elle s’harmonise également avec notre sondage à la sortie qui vise 1 500 touristes provenant de l’extérieur du Québec (Canada anglais, États‑Unis et Europe). »

« Grâce à cette information, nous pouvons brosser un tableau de nos visiteurs. Cela nous permet non seulement de déterminer le lieu d’origine de ces touristes, mais également la région, la ville, le quartier et la rue où ils demeurent. Avec l’aide des statistiques dont nous disposons (comme celles de Statistique Canada), nous établissons le profil des gens qui résident à cet endroit, leur revenu familial, le nombre d’enfants qu’ils ont, s’ils font partie de la population active ou s’ils sont à la retraite. Tous ces facteurs influent sur la commercialisation de nos produits. »

En ayant une meilleure connaissance de nos visiteurs, il devient alors plus facile de communiquer avec eux. Selon M. Ouellet, le rendement de sa stratégie de marketing s’est amélioré. Son équipe a également noté de précieuses observations sur la clientèle visée, notamment un intérêt accru pour l’environnement. « Il faut offrir des expériences touristiques de qualité qui respectent le client ainsi que l’environnement. »

L’authenticité représente également une nouvelle tendance. « Aux paysages magnifiques, vient maintenant s’ajouter un intérêt accru pour la nature, l’hospitalité et la culture, et plus précisément ce qu’on appelle la ‘culture gratuite’ (par opposition aux musées et ateliers d’artisans). »

Nos souvenirs de voyage reposent souvent sur des échanges avec des gens qui se trouvaient, avec nous, dans des lieux inconnus. C’est là que réside l’esprit du voyage, un élément que nous avons parfois tendance à négliger.

CITM Plus : un événement exceptionnel de la CCT en sol chinois

(article publié initialement dans TOURISME)

La Commission canadienne du tourisme (CCT), qui veut continuer de promouvoir le Canada en Chine, a invité les voyagistes canadiens qui s’intéressent à ce marché émergent à profiter d’un événement à valeur ajoutée dans le cadre du CITM 2007 (China International Travel Mart 2007) qui doit avoir lieu à Kunming, du 1er au 4 novembre.

« Sans le statut de destination approuvée (SDA), il est difficile de promouvoir le Canada en Chine, explique Derek Galpin, directeur général de la CCT en Chine. Nous continuons de promouvoir le Canada par le biais d’une solide formation des agents et de voyages d’information pour les gens du milieu et les médias, et nous sommes également présents lors des grands salons professionnels, explique‑t-il. Nous voulons ajouter à la valeur de ces salons en proposant des activités interentreprises, comme Showcase Canada, afin que nos partenaires puissent bâtir des relations commerciales et personnelles solides avec l’industrie du voyage. »

Le CITM se tient à Shanghai et Kunming en alternance, explique M. Galpin. « Après le salon de Kunming, nous avons organisé une semaine de réunions interentreprises à Shanghai et Beijing, où les partenaires peuvent rencontrer les représentants de nouvelles agences de voyage. Ces agences sont établies dans les grandes villes du sud et du nord de la Chine, où l’on manifeste beaucoup d’intérêt à l’égard du Canada. Cela correspond tout à fait à notre stratégie pour 2007 et au delà qui vise à développer de nouveaux marchés. »

M. Galpin mentionne que son organisme a consacré énormément d’énergie aux villes de Beijing, Shanghai et Guangzhou au cours des deux dernières années, et qu’il est temps de s’attaquer à d’autres grandes villes et régions.

Dans le cadre du CITM Plus, la délégation se transportera à Shanghai le 4 novembre. Le 5 novembre, la CCT et les bureaux de tourisme (BT) offriront une formation à 100 agents de Shanghai, alors que d’autres partenaires seront libres d’y effectuer des visites de représentants. En soirée, les nouveaux agents et partenaires canadiens participeront à une réception. Le 6 novembre, la CCT organisera des rencontres avec les nouveaux agents de Nanjing, Hangzhou, Suzhou, Wuhan, Chengdu, Fuzhou et Chongqing, ainsi qu’un souper. « Les événements de la soirée visent à solidifier les liens d’amitié dans un contexte social et commercial, une condition préalable pour faire des affaires en Chine », explique M. Galpin.

Le 7 novembre, même programme, mais à Beijing, et le 8 novembre, les agents de Beijing suivront une formation d’un jour. En soirée, une réception et des activités seront organisées pour les nouveaux agents des villes de Qingdao, Jinan, Xi’An, Changchun, Zhengzhou, Harbin, Shenyang et Dalian. Le 9 novembre, ces agents assisteront à une réunion interentreprises avec des partenaires canadiens, suivie d’un souper.

M. Galpin est convaincu que les partenaires et BT canadiens qui participent à ces activités en retireront de réels avantages car, en Chine, on accorde une grande importance à l’établissement de relations solides, et c’est particulièrement vrai dans l’industrie du tourisme.

Les femmes asiatiques voyagent davantage

(article publié initialement dans TOURISME)

Selon le service de presse de CanWest, les femmes asiatiques voyagent plus que jamais. Sur dix voyageurs de l’Asie‑Pacifique, quatre sont des femmes. Dans les années 1970, on comptait seulement une femme sur dix voyageurs.

Le service de presse rapporte qu’au cours des 12 derniers mois, 54 % des Chinoises interrogées avaient effectué un voyage international pour des raisons personnelles, comparativement à 47 % chez les hommes chinois, selon l’étude de MasterCard intitulée Women Travellers of Asia Pacific.

Les voyageuses les plus actives viennent d’endroits riches tels que Tokyo, Singapour, Taiwan, Beijing, Shanghai, Hong Kong et Séoul. En général, leur niveau de scolarité et leurs revenus sont élevés. Don Birch, président d’Abacus International, entreprise de Singapour offrant des services de voyages en Asie‑Pacifique, indique que ces femmes appartiennent à tous les groupes démographiques : « On retrouve de jeunes femmes d’affaires et des grands‑mères très actives qui voyagent plus souvent et plus loin, en solo, avec des amies ou dans des groupes de femmes partageant des intérêts communs. »

KANATA 2007 : la CCT amorce une nouvelle ère au Japon

(article publié initialement dans TOURISME)

On ne s’étonnera pas du fait que le nombre de Japonais qui visitent le Canada et d’autres destinations éloignées n’est plus ce qu’il était. Les chiffres sont en baisse depuis 1996. La Commission canadienne du tourisme (CCT) a donc décidé d’adopter une approche vigoureuse pour répondre aux désirs des voyageurs japonais. Cette approche s’appuie sur les efforts concertés des partenaires que la CCT possède au Canada et au Japon, précise la gestionnaire intérimaire de l’équipe vancouveroise de marketing en Asie-Pacifique, Kyoko Manabe.

« Pour revivifier le marché japonais, nous avons uni nos forces à celles de notre équipe de Vancouver », déclare Simon Pitt, directeur général du bureau japonais de la CCT. « Nous avons mis au point une stratégie dynamique, et nous utiliserons KANATA 2007 pour démontrer notre nouvelle approche et les partenariats du Canada. » Organisé chaque année par la CCT, KANATA permet aux entreprises canadiennes de faire valoir leurs produits aux professionnels japonais du secteur des voyages. Depuis son lancement en 1990, KANATA a pris de l’expansion et su rallier ces professionnels. Cette année, l’événement aura lieu du 15 au 19 octobre à Tokyo, Nagoya et Osaka, et mettra en vedette la nouvelle marque Canada.

De dire M. Pitt : « On présentera à KANATA 2007 des produits expérientiels améliorés, qui découlent d’une nouvelle approche. Nous élargirons nos segments de marché en nous éloignant des caractéristiques démographiques classiques pour adopter une segmentation axée davantage sur les intérêts; à l’origine de cette segmentation, on retrouve, par exemple, des voyageurs qui sont en quête de ‘saveurs locales’. Ce sont des gens qui veulent connaître le Canada ‘à la canadienne’. »

Ils pourraient, par exemple, souhaiter séjourner dans une famille ou prendre des leçons de cuisine. M. Pitt admet que ces consommateurs ne sont sans doute pas très nombreux, mais il signale que « ce groupe est important pour ce qui est de faire connaître le Canada aux Japonais. »

Pour appuyer ces activités de communication, on courtisera les médias, dans le cadre de KANATA, en leur proposant des idées de reportage dans cinq régions qui donneront aux journalistes l’envie de visiter le Canada.

« KANATA comprendra une démonstration d’élaboration de thé de la Salt Spring Tea Company, de Colombie‑Britannique, du boeuf apprêté à la mode des ranches albertains, de la bière canadienne, des vins du Niagara, des mets québécois, des courtepointes de l’Île‑du‑Prince‑Édouard et des représentations d’artistes autochtones de l’Ontario », dit M. Pitt.

Une centaine de représentants des médias japonais sont attendus au Honey’s Garden, à Roppongi (Tokyo), où une Maison du Canada sera « érigée » pour l’occasion. « Cet établissement est une destination réputée pour attirer des personnalités de la haute société », signale M. Pitt. « Il est situé dans une zone nommée ‘Triangle des arts’ à cause des nombreux musées contemporains qui s’y trouvent. »

Un paquet‑cadeau a déjà été posté à 100 journalistes choisis, qui ont été ravis du résultat. Les invités de l’événement‑médias de KANATA recevront un passeport. Le jardin sera illuminé à l’aide de chandelles, et des images colorées présentant des motifs de la CCT seront projetées. Une trousse spéciale sera distribuée pour l’occasion.

Kyoko Manabe insiste sur le fait que les efforts concertés entourant KANATA 2007 augurent bien pour l’avenir du marché japonais. Elle invite les vendeurs canadiens à se joindre aux partenaires pour jeter un éclairage nouveau sur les produits touristiques offerts par le Canada au Japon.

Pour en savoir plus, visitez www.kanata2007.com.

Conférence Canada-Japon à Niagara Falls

(article publié initialement dans TOURISME)

La 11e Conférence Canada-Japon sur le tourisme s’est déroulée du 5 au 7 septembre 2007 à l’hôtel Sheraton on the Falls à Niagara Falls, en Ontario. Le président du conseil d’administration de la Commission canadienne du tourisme, Charles Lapointe, a fait valoir que cet événement jouait un rôle crucial dans le resserrement des liens d’affaires entre les différents partenaires commerciaux qui représentent 14 % des recettes touristiques du Canada en provenance de l’Asie-Pacifique.

« Ce genre d’événements fait en sorte que les décideurs japonais continuent de penser d’emblée au Canada, a affirmé M. Lapointe. Pour accroître notre part du marché japonais, nous devrons travailler davantage et plus étroitement que jamais auparavant avec nos partenaires japonais, et ce, à tous les paliers. »

Selon des représentants de la CCT, l’Ontario et Niagara Falls avaient soumis une proposition exhaustive pour s’approprier l’événement ,qui a eu lieu en collaboration avec des partenaires comme la région du Niagara, le Sheraton on the Falls, Niagara Fall Tourism et la Commission des parcs du Niagara.

Robin Garrett, la PDG du Partenariat du marketing touristique de l’Ontario, s’est dite ravie d’accueillir cette conférence en Ontario : « Le Japon est le premier marché de l’Ontario en Asie‑Pacifique. En comparaison de nos autres marchés, il s’agit du deuxième marché le plus important après le Royaume‑Uni. C’est dire à quel point ce marché est essentiel pour nous. »

Sous le thème Rester à l’avant‑garde, cette rencontre représentait « une occasion unique de rassembler les dirigeants canadiens et japonais de l’industrie du tourisme », ajoute M. Lapointe. Depuis 1993, l’événement permet de renforcer les relations au sein de l’industrie touristique, de lancer des produits innovateurs et de réduire les obstacles commerciaux tout en offrant un important forum de discussion et de partage des connaissances.

Les bénéfices de l’industrie de l’hébergement devraient atteindre de nouveaux sommets, prédit le Conference Board

(article publié initialement dans TOURISME)

Les dépenses des Canadiens et des hausses de prix permettront aux hôteliers canadiens d’afficher en 2007 des bénéfices records pour une deuxième année consécutive, affirme le Conference Board, dans son étude Industrial Outlook: Canada’s Accommodation Industry de l’été 2007.

« Après trois ans d’améliorations, les bénéfices du secteur de l’hébergement devraient augmenter légèrement à 982 millions $ en 2007 », a déclaré Michael Burt, économiste principal. « Mais comme les pénuries de main‑d’oeuvre et la hausse consécutive des coûts salariaux plombent les bénéfices, l’industrie peut s’attendre à des profits moins importants l’an prochain. »

Selon l’étude, la baisse continue des dépenses étrangères au chapitre de l’hébergement assombrit aussi les perspectives. « Le nombre de visiteurs provenant de pays autres que les États‑Unis a augmenté en 2006, mais la raréfaction des visiteurs américains a fait reculer les dépenses d’hébergement effectuées globalement par des étrangers. » Cette tendance devrait se poursuivre, peut‑on lire dans l’étude, à cause du dollar canadien et de l’Initiative relative aux voyages dans l’hémisphère occidental (IVHO). »

Les auteurs prédisent qu’à long terme la croissance des dépenses intérieures continuera à soutenir l’industrie. « Lorsque la mise en place de l’IVHO sera terminée, les voyageurs étrangers recommenceront à dépenser plus », ajoutent‑ils.

La British Airport Authority et WorldPoints font équipe avec la CCT

(article publié initialement dans TOURISME)

La Commission canadienne du tourisme (CCT) a conclu un partenariat avec la British Airport Authority (BAA), dans le cadre d’une campagne offrant des prix-vacances et des bons d’achat à quelque 100 000 membres actifs de WorldPoints, le programme de fidélisation haut de gamme de BAA. L’objectif est d’inciter ces membres à visiter le Canada.

Un concours permettant de gagner un voyage au Québec avec Frontier Holidays, les hôtels Fairmont et BAA Heathrow est affiché actuellement dans le bulletin électronique de BAA, eEmporium. Ce prix est également présenté sur www.baa.com/worldpoints.

« Voilà une occasion en or de promouvoir le Canada et d’obtenir des données sur les membres de BAA WorldPoints », déclare Sarita Atkins, gestionnaire des promotions et des voyages de motivation, à la CCT Royaume‑Uni. « Ces dirigeants d’entreprise ont généralement beaucoup d’argent liquide, mais peu de temps à eux; ils prennent l’avion sept fois par année dans les aéroports de BAA. Cette promotion nous permet de les inciter à visiter le Canada. »

À l’automne, une réservation au Canada est offerte chez Frontier Holidays. Si les membres de BAA WorldPoints réservent un voyage ou décident de participer au concours, ils recevront un bon d’achat utilisable chez n’importe quel détaillant de l’aéroport Heathrow, de Londres. Cette offre est d’autant plus intéressante que les membres de BAA WorldPoints dépensent 75 % de plus que les non‑membres dans les aéroports, soit environ 45 millions $ par année. Ils dépensent en moyenne 125 $ par visite.

Le Canada s'aventure hors des sentiers battus au Japon

(article publié initialement dans TOURISME)

Les jeunes consommateurs japonais accueillent la liberté et les expériences associées aux voyages non accompagnés avec enthousiasme. C'est ce qui ressort d'une nouvelle étude de la Commission canadienne du tourisme (CCT) sur la meilleure façon de raviver la performance du Canada sur le marché japonais des voyages. La diversification des intérêts des Japonais en matière de voyages offre au Canada de nouvelles occasions commerciales. Malheureusement, la proportion de Japonais visitant le Canada diminue même si un nombre record d'entre eux voyagent à l'étranger.

« Toute une nouvelle génération de voyageurs japonais n'attendent que de passer à l'acte, explique Neil McInnis, directeur exécutif de la Recherche pour la CCT. Au lieu de se contenter des paysages défilant derrière la vitre d'un autobus, les voyageurs de cette génération veulent goûter au grand air et au style de vie canadien par eux‑mêmes. »

La nouvelle étude, réalisée auprès du grand public et de l'industrie du voyage, examine les facteurs qui doivent être pris en compte de façon à stimuler la croissance de ce marché. En se reposant lourdement sur les études et les commentaires des professionnels du voyage à l'étranger, la CCT s'attèle actuellement à remettre le Canada sous les projecteurs japonais. La CCT maintient ses efforts en ce qui concerne les voyages organisés mais compte ajouter un nouveau segment de marché, les « amateurs de couleurs locales », qui cherchent à faire l'expérience de la vie locale sans intermédiaires.

« La CCT s'aventure sur un nouveau chemin au Japon, un chemin qui va exposer ces consommateurs à toute une gamme de nouveaux produits et offrir aux grossistes de voyages davantage de services ainsi que des outils de vente plus performants », ajoute Andrew Clark, vice‑président aux Ventes à la CCT, en charge du renouvellement du marché japonais.

Les petites et moyennes entreprises touristiques trouveront l'étude très utile pour comprendre la nouvelle génération de voyageurs japonais et les expériences que recherchent ces derniers, quel que soit leur âge.

lundi, octobre 01, 2007

Fête du Canada à Londres : une réussite malgré tout!

(article publié initialement dans TOURISME)

C’était le genre d’événement qui mobilise les Londoniens. Une voiture piégée est repérée près de Trafalgar Square et, tout d’un coup, les organisateurs de la fête du Canada à Londres, tôt le matin du 29 juin, se demandent s’il ne serait pas plus sage d’annuler les célébrations, raconte la directrice générale du bureau de la Commission canadienne du tourisme (CCT) au Royaume-Uni, Maggie Davison.

« Nous ne savions pas trop si la fête du Canada allait avoir lieu, mais nous avons décidé que de simples terroristes ne gâcheraient pas notre journée », se rappelle Mme Davison. « Les services d’urgence ont été extraordinaires : l’activité policière était au maximum, mais nous avons eu le feu vert. »

Parce que les travaux d’installation avaient pris quatre heures de retard, la CCT et ses collaborateurs ont dû se retrousser les manches. « À quatre heures du matin, l’électricité avait été coupée partout dans le square. Nous avions prévu tout installer durant la nuit, mais il n’y avait pas de lumière ou d’électricité pour terminer l’estrade et le câblage. Nous avons réussi à finir avant midi.

« Ce fut une journée incroyable. Beaucoup de gens ont évité Londres à cause de l’alerte à la bombe, mais la Greater London Authority a estimé que l’assistance était plus forte que l’an dernier. Je dirais qu’environ 40 000 personnes ont assisté à l’événement. Mais nous étions tous aux aguets. La décision d’aller de l’avant était énorme : allions‑vous vraiment poursuivre la fête, même s’il y avait une bombe au coin de la rue? »

Mais c’était la bonne décision à prendre, car elle a permis aux Britanniques, aux badauds et aux visiteurs étrangers de bien goûter au Canada, signale Mme Davison : « Nous avions de tout, des hambourgeois au bison jusqu’à notre propre bière (que nous avons appelée Canada Blast, tout comme le cédérom sur lequel nous avions enregistré des échantillons des oeuvres de certains des artistes canadiens qui sont venus à Londres). Nous avons eu un tournoi de hockey shinny, mettant en vedette une équipe dénée, et nous avons eu un concert magnifique en soirée. Tout le square palpitait au son des nouveaux talents canadiens, comme le Sam Roberts Band. »

Mme Davison estime que la fête du Canada à Londres a réussi à donner du Canada une image plus jeune et plus progressiste, que les Britanniques se plairont à découvrir. Et en plus, poursuit‑elle, « les médias nous ont accordé une excellente couverture. »

Non seulement l’honneur du Canada, à titre d’hôte, est‑il sauf, mais on pourrait aussi dire que notre pays a aidé à calmer les esprits, au cours d’une journée qui aurait pu être très tumultueuse. Finalement, la fête du Canada à Londres a réussi, semble‑t-il, à faire passer encore mieux la notion de ce qui est à la page, simplement en saisissant une occasion extrêmement inattendue.

Un sommet sur le tourisme en Saskatchewan

(article publié initialement dans TOURISME)

Environ 400 intervenants de l'industrie du tourisme se sont réunis à Regina, les 24 et 25 septembre 2007, pour le tout premier sommet sur le tourisme en Saskatchewan qui était organisé par Tourisme Saskatchewan à la demande du premier ministre provincial, Lorne Calvert. Ce dernier a coprésidé l'événement avec Lynda Haverstock, pdg de Tourisme Saskatchewan, tandis que le sénateur Larry Campbell, un ancien maire de Vancouver, a servi de maître de cérémonie. Le discours-programme a été prononcé par la Saskatchewanaise Pamela Wallin, conseillère principale sur les relations Canada-États-Unis auprès du président de l'Americas Society et du Council of the Americas, à New York.

Mme Haverstock attendait cette initiative depuis longtemps. « Ce sommet avait surtout pour but de [faire comprendre] que l'industrie du tourisme est importante en Saskatchewan, non seulement par ceux qui sont bien renseignés, mais aussi par les représentants gouvernementaux, les dirigeants d'entreprise et les intéressés qui étaient sur place. Nous souhaitons que le public sache à quel point notre contribution à l'économie de la province est considérable. »

Pour Brad Lawrence, directeur général de Government House, une attraction patrimoniale de Regina, le sommet a visé dans le mille : « Dès que des exploitants et des décideurs se réunissent, les retombées sont énormes. »

Janis Cousyn, propriétaire de Calories Bakery et de Restaurant and Souleio Foods, de Saskatoon, était également satisfaite : « [Le sommet] a été très utile. Les gens se sont réunis en nombre suffisant pour que l'on constate que l'industrie du tourisme crée de l'emploi et de la richesse dans notre province. »

« Ce genre de reconnaissance n'existait pas autrefois », signale Mme Cousyn. « Le sommet nous a aidés à accroître la crédibilité de l'industrie; il pourrait changer les choses pour le mieux et nous apporter des fonds supplémentaires pour que nous puissions commencer à progresser. »

Larry Hiles, pdg de l'agence de développement économique de la région de Regina croit que la possibilité de dialoguer l'emporte très facilement sur toutes les divergences de vues que les gens pourraient avoir : « Il importe surtout de commencer à exprimer d'une seule voix qui nous sommes et ce que nous voulons devenir, et ensuite d'élaborer un plan pour y parvenir. »

Jim Kilkenny, directeur général du Delta Regina, espère que ce sommet donnera bientôt des résultats concrets : « Bon nombre des problématiques qui ont été soulevées ici ne sont pas insurmontables », dit-il. « La croissance économique de la Saskatchewan est plus forte que partout ailleurs au pays, et on peut imaginer que ça va continuer. »

M. Kilkenny reconnaît que sa province doit, comme le reste du pays, composer avec des problèmes comme la pénurie de main-d'oeuvre et la force du huard. « Mais le moteur économique du pays se déplace lentement vers l'Ouest », souligne-t-il, « et nous commençons sans doute à profiter de bienfaits que d'autres régions ont connus, dans certains cas, pendant longtemps. »