jeudi, novembre 22, 2007

Changer sa façon d'approcher le marché des jeunes

(article publié initialement dans TOURISME)

Martin Cash, du Winnipeg Free Press, écrit : « Le premier indice que vous n'est pas cool, c'est quand vous essayez de convaincre les jeunes que votre produit est cool. Le deuxième indice, c'est lorsque vous essayez de comprendre pourquoi votre produit n'est pas cool. »

Dans son article (12 octobre 2007; Don't say it's cool; ask them), M. Cash fait référence à un discours de Doyle Buehler, fondateur de myTEGO Inc. de Winnipeg, prononcé lors d'une réunion de l'industrie. Il affirme que de nombreuses entreprises doivent mettre au rancart leurs notions de marketing et adopter une approche plus émotionnelle. « Il faut s'immerger dans la culture des jeunes. Demandez leur de décrire votre produit ou service. Écoutez-les ». M. Buehler souligne que les jeunes se moquent de qui vous êtes ou d'où vous provenez; ce qui les intéresse, c'est l'effet qu'aura votre produit sur leur vie.

Orbitz Food & Wine porte un toast à l'Okanagan et au Niagara

(article publié initialement dans TOURISME)

Dans son palmarès de 2007, Orbitz Food & Wine dit que le Niagara et l'Okanagan pourraient bientôt devenir des destinations vedettes au nord de la frontière américaine.

Orbitz recommande donc de visiter absolument les secteurs d'Osoyoos et de Penticton dans l'Ouest, et de Niagara-on-the-Lake dans l'Est.

Orbitz utilise le mot « pittoresque » pour décrire ces deux régions et en vante la cuisine et l'attrait culturel.

Comment prépare-t-on ce palmarès? Jim Cohn, porte-parole d'Orbitz, explique que l'entreprise examine les données historiques et les réservations pour choisir les destinations qui mériteront l'accolade. « Nous comparons des données pour calculer le pourcentage de croissance. De 2005 à 2007, celle du Niagara et de l'Okanagan a été importante. »

M. Cohn ajoute qu'une équipe de spécialistes met aussi la main à la pâte. Elle tient compte, par exemple, de l'accessibilité de la destination et de la variété de l'hébergement avant de « porter un toast » aux meilleures régions.

lundi, novembre 19, 2007

Pour le voyageur américain, le prix passe avant l'écologie

(article publié initialement dans TOURISME)

Dans un récent reportage de TravelMole, David Wilkening signale que, selon la Travel Industry Association (TIA) et le Y Partnership, les Américains ne sont toujours pas disposés à payer plus cher pour faire appel à des fournisseurs soucieux de l'environnement. Cependant, un récent sondage révèle qu'ils y songent.

« Plus de la moitié des adultes américains disent qu'ils seraient prêts à choisir un [fournisseur] qui respecte l'environnement, révèle le dernier sondage de Travelhorizons. Or, même si plus de la moitié des adultes américains se disent favorables à la responsabilité environnementale, seulement 14 % ont dit qu'en réalité, leur choix d'un fournisseur de service touristique serait directement tributaire des efforts qu'il déploie pour protéger l'environnement. »

Le sondage révèle que seulement 13 % des répondants seraient disposés à payer davantage pour faire appel à des fournisseurs respectueux de l'environnement, tandis que 56 % ont dit qu'ils pourraient le faire. « L'ampleur de la majoration du prix ou du tarif semble être à la source de leur hésitation », lit-on dans le rapport.

« Les résultats du sondage donnent à penser que la connaissance des efforts déployés par le fournisseur pour respecter l'environnement pourrait suffire à attirer davantage de clients, mais pas à n'importe quel prix », indique Suzanne Cook, vice-présidente principale à la recherche pour la TIA, qui ajoute : « Il semble que la valeur monétaire que les consommateurs attribuent au service touristique demeure déterminante. »

Profitons-en quand ils sont jeunes!

(article publié initialement dans TOURISME)

Le directeur général du World Youth Student and Exchange (WYSE), David Jones, dit que les jeunes voyageurs annoncent les tendances de demain.

Cité par Joachim Fischer, dans eTurboNews, M. Jones estime que « nous avons la possibilité d'enrichir la valeur de leurs expériences touristiques et de les encourager à adopter, pour leurs voyages, des habitudes responsables et durables. »

Le WYSE a tenu cette année sa conférence mondiale à Istanbul pour échanger des renseignements sur le marché et l'industrie des voyages, planifier l'avenir et favoriser les rapprochements. Grâce à un réseau établi dans 118 pays, les membres de WYSE offrent chaque année des expériences éducatives et de voyage à plus de 10 millions de jeunes et d'étudiants.

Selon eTurboNews, WYSE a caractérisé ce créneau à l'aide d'un sondage effectué auprès d'environ 8 500 jeunes voyageurs. L'étude a révélé que les jeunes voyageurs indépendants d'aujourd'hui font dans leur vie plus de sept voyages et qu'ils dépensent en moyenne 1 915 euros. Les dépenses moyennes ont progressé de 40 % depuis 2002.

L'étude a aussi révélé que 50 % des jeunes voyageurs utilisent Internet pour faire des réservations (ce pourcentage était de 10 % en 2002) et que 80 % s'en servent pour se renseigner sur les voyages.

Pour les jeunes, les voyages sont un mode de vie, révèle l'étude. « Très peu sont dissuadés par le terrorisme, les désastres naturels ou les épidémies. » L'Australie, les États-Unis et la France sont les destinations les plus populaires, tandis que la Thaïlande, la Nouvelle-Zélande et l'Australie sont préférées des routards.

dimanche, novembre 18, 2007

Séquelles de la tragédie des Éboulements : les intervenants en tourisme tournent la page

(article publié initialement dans TOURISME)

Voilà dix ans, un autocar transportant 48 passagers dévalait la grande côte des Éboulements, dans la région de Charlevoix, au Québec.

Quarante-quatre personnes ont perdu la vie le jour de l'Action de grâces quand leur véhicule s'est écrasé au fond d'un ravin. Dans un article publié récemment dans le quotidien Le Soleil de Québec, Sylvain Desmeules décrit comment ce hameau pittoresque essaie aujourd'hui de tourner la page.

Ce fut la pire tragédie routière à survenir au Canada. Elle a profondément bouleversé non seulement la population locale, mais aussi l'industrie du tourisme. Avant le 13 octobre 1997, les voyages organisés représentaient 50 % du marché touristique de l'Isle-aux-Coudres, avec plus de 800 autobus par année. Aujourd'hui, écrit M. Desmeules, les meilleures années se traduisent par la visite de moins de 400 autobus.

Il cite le président de la Société des établissements touristiques de l'Isle-aux-Coudres, Pierre Mazière : « L'accident de la grande côte n'a fait qu'accentuer la tendance lourde, à savoir la diminution des voyages nolisés par autobus. »

M. Desmeules a aussi interrogé Éric Fournier, qui dirigeait l'Association touristique de Charlevoix, et qui se souvient bien de la panique qui régnait. « On se remettait à peine des inondations [au Saguenay] en 1996 et voilà que la perception des visiteurs à l'égard de Charlevoix, au niveau des routes, était nourrie d'images négatives ». Il y a eu une vague d'annulations. Les autorités gouvernementales ont pris la décision controversée de modifier la route pour réduire les risques (plus tard, la cause de l'accident a été attribuée à une défectuosité du système de freinage de l'autobus). M. Mazière estime que si la côte n'avait pas été refaite, de nombreuses entreprises auraient fermé leurs portes.

Pour l'industrie des autocars, raconte M. Desmeules dans son article, ce fut un signal d'alarme. D'expliquer Romain Girard, de l'Association des propriétaires d'autobus du Québec : « Nous avons alors pris conscience comme notre image de sécurité était précieuse. [Nous avons entrepris] une profonde réforme, autant sur la sécurité que sur la nouvelle clientèle. »

M. Desmeules note que l'industrie a repris le chemin perdu. Le tourisme de groupe représente, estime-t-on, 1,3 milliard $ au Québec, dont le tiers sont des Québécois qui voyagent au Québec.

Les voyageurs mieux nantis reviennent plus souvent

(article publié initialement dans TOURISME)

David Wilkening, de Travelmole, signale que selon un sondage effectué pour la U. S. Tour Operators Association (USTOA), les voyageurs disposant d'un revenu disponible supérieur ont davantage tendance à revisiter une destination préférée.

« Les gens pensent que les voyageurs bien nantis sillonnent la planète, visitant Rome une année, Rio l'année suivante, avant de partir en safari ou en croisière », lit-on dans l'étude. Or, le sondage révèle que le tiers des voyageurs dont le revenu familial dépasse 100 000 $ préfèrent revisiter des destinations favorites.

« Toutes catégories de revenus confondues, c'est le groupe qui donne le plus souvent ce genre de réponse », déclare Bob Whitley, président de la USTOA.

Le sondage a permis d'établir un rapport entre le revenu et le désir de revenir au même endroit. Ainsi, 30 % des ménages ayant un revenu de 50 000 $ à 99 000 $ préféraient aussi revoir des destinations favorites, mais la proportion tombait à moins de 20 % si le revenu était de 35 000 $ ou moins. « Les voyageurs mieux nantis ont également indiqué qu'ils choisiraient de préférence des voyages organisés ou des forfaits vacances assortis d'un meilleur choix d'excursions complémentaires », signale M. Wilkening.

Les femmes et les voyageurs moins nantis se préoccupaient d'aspects pratiques, précisant qu'ils seraient motivés par des repas et des visites touristiques supplémentaires. Les jeunes voyageurs (18 à 34 ans) et les familles avec enfants de moins de 12 ans préféreraient obtenir de
meilleures chambres d'hôtel pour le même prix.

samedi, novembre 17, 2007

Les femmes troquent leur ordinaire contre l'escapade

(article publié initialement dans TOURISME)

Pour la femme contemporaine, le mot « plus », voire l'expression « beaucoup plus », s'imposent dans l'univers des voyages.

D'après des statistiques sur le marché américain, les femmes ont effectué 32 millions de voyages l'an dernier. Pour illustrer encore mieux le poids économique des femmes, les chercheurs estiment que l'an prochain, elles dépenseront 125 milliards $US au chapitre des voyages. Pour couronner le tout, le potentiel du marché féminin des voyages est évalué à plus de... 19 billions $.

Les femmes de tout âge - célibataires, mariées, divorcées ou veuves - se ruent sur les voyages. Et ce n'est pas seulement pour se détendre ou bavarder, car 75 % des adeptes du tourisme culturel et d'aventure sont des femmes. Quel âge ont ces aventurières? Quarante-sept ans!

Les femmes n'hésitent pas à laisser derrière elles un être cher. Le Wall Street Journal a signalé récemment que parmi 500 voyageuses interrogées en 2003 par Women Traveling Together (un voyagiste du Maryland), près des deux tiers avaient laissé derrière elles maris ou copains pour participer à un voyage entre femmes.

Même celles qui décident de voyager seules sont courtisées par une industrie qui tient maintenant compte des desideratas de chacun des sexes.

Certains hôtels comme le Jumeirah, de Dubaï, et le Royal, de Durban, en Afrique du Sud, comportent des étages entiers réservés aux femmes.

Étudiants étrangers : un marché en croissance

(article publié initialement dans TOURISME)

Le nombre d'étudiants du postsecondaire qui suivent des études en dehors de leur pays d'origine est passé, dans le monde entier, de 0,61 million en 1975 à 2,73 millions en 2005, dans la foulée de la mondialisation croissante des économies et des sociétés, selon un rapport émis par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et cité dans Travel Impact Newswire, le 27 septembre 2007.

Le rapport précise que la libre circulation des capitaux, des biens et des services - ainsi que la libéralisation du marché du travail - ont fait croître la demande de nouveaux types d'enseignement dans les pays de l'OCDE. L'enseignement supérieur permet aux étudiants d'élargir leurs horizons et de mieux comprendre la multiplicité des langues, des cultures et des pratiques commerciales dans le monde. Plusieurs pays membres de l'OCDE - surtout en Union européenne - ont organisé la mobilité des étudiants de manière à favoriser les contacts interculturels et l'émergence des réseaux d'entraide de demain.

Selon le rapport, d'autres facteurs déterminants comme la baisse des frais de transport, les nouvelles technologies, la rapidité et la diminution des coûts des communications ont intensifié l'interdépendance des économies et des sociétés, surtout durant les années 90. Cette tendance a été particulièrement forte en haute technologie et sur le marché du travail.

En 2005, les États-Unis ont accueilli 22 % de tous les étudiants étrangers de la planète, suivis du Royaume-Uni (12 %), de l'Allemagne (10 %) et de la France (9 %). Ensemble, ces quatre destinations accueillent 52 % de tous les étudiants du postsecondaire qui étudient à l'étranger.

De nombreux étudiants étrangers séjournaient également en Australie (6 %), au Japon (5 %), au Canada (3 %), en Nouvelle-Zélande (3 %) et en Russie (3 %).

Les Asiatiques formaient le plus fort contingent d'étudiants étrangers, suivis des Européens (24,9 %). Les Africains représentaient 11,0 % de l'ensemble des étudiants étrangers, tandis que les Nord-Américains n'en représentaient que 3,7 %; les étudiants d'Amérique du Sud représentaient 5,7 % du total.

vendredi, novembre 16, 2007

Le Canada présente sa nouvelle image au WTM

(article publié initialement dans TOURISME)

La Commission canadienne du tourisme (CCT) se présentera sous un nouveau jour au World Travel Market (WTM) 2007, grâce à un stand renouvelé représentant la nouvelle image de marque de la CCT. L'Office du tourisme de Québec et Tourisme Québec seront sur place pour souligner le 400e anniversaire de la ville.

Maggie Davison, directrice générale de la CCT au Royaume-Uni, déclare que « nous avons hâte de participer au WTM, car le stand du Canada occupe un emplacement plus visible. Nos 27 participants ont tant de choses à raconter sur l'originalité, la diversité et l'authenticité de nos expériences. »

L'an dernier, plus de 18 millions d'étrangers, y compris 866 000 Britanniques, ont visité le Canada. Durant la première moitié de 2007, le nombre de voyages entre l'Angleterre et le Canada a augmenté de 4,5 % par rapport à la même période l'an dernier.

Les personnes handicapées : un segment de marché en croissance

(article publié initialement dans TOURISME)

Une conférence internationale sur le tourisme accessible qui doit avoir lieu à Bangkok, en novembre, fera ressortir la nécessité d'améliorer les installations et les services destinés à un segment de marché en croissance mais largement négligé : les personnes handicapées. Selon un article de Travel Impact Newswire (17 octobre 2007), Scott Rains, un des organisateurs de la conférence et éditeur du Rolling Rains Report (bulletin d'information touristique destiné aux personnes handicapées), dit que « maintenant qu'une génération de personnes handicapées a pu, à divers degrés, travailler, s'instruire et se divertir, ceux d'entre nous qui ont les moyens de voyager appartiennent à un groupe de consommateurs qui commence à peine à se faire remarquer. »

M. Rains dit que la conférence contribuera au changement et au développement d'entreprises touristiques afin de créer un environnement favorable aux touristes et aux voyageurs handicapés, ainsi qu'aux personnes retraitées et âgées, en leur fournissant notamment un accès à l'environnement bâti, aux transports en commun, à la formation et à l'emploi.

Dans l'article de Travel Impact Newswire, M. Rains présente les données suivantes :

* Les adultes américains handicapés ou à mobilité réduite consacrent en moyenne 13,6 milliards $US par année au tourisme. En 2002, ces personnes ont effectué 32 millions de voyages, dépensé 4,2 milliards $US à l'hôtel et acheté 3,3 milliards $US de billets d'avion et 2,7 milliards $US d'aliments et boissons.

* Sur une population de 21 millions de personnes, 69 % avaient voyagé au moins une fois au cours des deux années précédentes et effectué 3,9 millions de voyages d'affaires, 20 millions de voyages d'agrément et 4,4 millions de voyages combinant affaires et agrément. Sur un total de 2 millions d'adultes handicapés ou à mobilité réduite, 7 % avaient dépensé plus de 1 600 $US à l'extérieur de la zone continentale des États-Unis au cours des deux années précédentes.

* Au Royaume-Uni, l'Employers' Forum on Disability estime à 10 millions le nombre d'adultes handicapés ou à mobilité réduite, et à 80 milliards de livres leur pouvoir d'achat annuel.

* Selon le Conference Board du Canada, le revenu disponible annuel des travailleurs canadiens handicapés ou à mobilité réduite s'élevait, en 2001, à 25 milliards $CAN.

www.dpiap.org

jeudi, novembre 15, 2007

La petite entreprise se tire bien d'affaire, malgré les difficultés actuelles

(article publié initialement dans TOURISME)

Jean-René Halde, président de la Banque de développement du Canada, dit que les petites entreprises éprouvent généralement les mêmes difficultés que les grandes, que ce soit la force du dollar ou les pénuries de main-d'oeuvre, mais qu'en général, il semble qu'elles ont réussi, jusqu'à présent, à surmonter ces difficultés. Le 16 octobre dernier, dans un article du CanWestNews Service, Éric Beauchesne citait les propos de M. Halde, d'après qui ce secteur est novateur et agile - heureusement, car il regroupe la grande majorité des entreprises du Canada.

« Nous sommes foncièrement un pays de petites et moyennes entreprises », déclare-t-il dans l'article de CanWest, signalant que 97,7 % du million d'entreprises canadiennes d'au moins un employé sont des petites entités de moins de 100 employés, tandis que 2 % sont des entreprises de taille moyenne ayant entre 100 et 500 employés. M. Halde estime qu'elles continueront à surmonter leurs difficultés tant qu'elles ne se laisseront pas surprendre par l'imprévu.

M. Halde pense que les pires difficultés qui hantent les PME sont les mieux connues. Il s'agit des pénuries de main-d'oeuvre (qui frappent particulièrement l'Ouest canadien) et de la force du dollar, qui touche surtout les petits manufacturiers exportant aux États-Unis. « Si vous êtes un exportateur, même de petite taille, il est clair que la hausse du dollar vous pose un problème, dit-il. Difficile de s'adapter quand la hausse de la valeur du dollar augmente aussi rapidement. »

Le tourisme est considéré comme une industrie exportatrice, même si ce secteur n'est pas mentionné directement dans l'article de CanWestNews, publié dans le Vancouver Sun.

Le tourisme albertain se porte bien malgré la baisse du nombre de visiteurs américains

(article publié initialement dans TOURISME)

L'Alberta Index signale que l'été a été occupé dans l'industrie albertaine du tourisme, les résultats étant comparables ou légèrement supérieurs à ceux de l'an dernier. Selon un sondage effectué auprès de voyagistes, en septembre 2007, « les Albertains et d'autres Canadiens ont encore été les meilleurs clients des attractions provinciales, cet été. »

Les voyagistes ont indiqué que le nombre de visiteurs américains a baissé. « Cependant, Statistique Canada révèle que la croissance du nombre de visiteurs américains arrivant directement au Canada par l'Alberta [...] dépasse la moyenne nationale. »

Le nombre de visites en provenance du Royaume-Uni, de l'Europe centrale et de l'Australie était encore important cet été, tandis que les résultats pour l'Asie étaient légèrement supérieurs ou comparables à ceux de 2006, selon la publication.

« Dans les terrains de camping, les parcs de véhicules récréatifs et les services de tourisme d'aventure, la clientèle et les revenus ont augmenté à cause, selon de nombreux exploitants, de l'intensification du trafic provincial. »

Quatre-vingt-treize voyagistes de l'Alberta, de l'Est du Canada et des États-Unis ont répondu au sondage. En Alberta, le tourisme « pèse » 5 milliards $ et emploie 103 000 personnes.

mercredi, novembre 14, 2007

Et les aînés recevront la terre en héritage...

Un groupe de pélicans profite de l'habitat qu'offre le lac Wascana au tournant de l'automne
Photo: Claude-Jean Harel

(article publié initialement dans TOURISME)

Peter Tarlow, Ph.D., laisse entendre que du point de vue du tourisme, le marché des aînés, qui est en pleine expansion, est en réalité composé de trois marchés : les jeunes aînés, les aînés d'âge moyen et les vieux aînés. M. Tarlow, conférencier réputé, spécialiste du marketing touristique et auteur du bulletin Tourism Tidbits, était cité dans Destination World.

M. Tarlow dit que les jeunes aînés sont nés entre 1946 et 1960, ont un revenu disponible supérieur, moins de responsabilités et une santé relativement bonne. Ils sont les mieux disposés au voyage. Les aînés d'âge moyen (nés entre 1930 et 1946) préfèrent visiter parents et amis, dépensent légèrement davantage pour leurs frais médicaux et désirent encore voyager. Les vieux aînés sont nés avant 1930 et voyagent moins; lorsqu'ils le font, ils recherchent souvent la sécurité et des services personnalisés.

M. Tarlow signale que - comme c'est le cas un peu partout dans les pays développés - le marché des jeunes aînés est le créneau le plus important et le mieux nanti des États-Unis. Selon lui, ce créneau représente 78 millions de personnes et, au cours des neuf prochaines années, ce nombre augmentera de 3,5 % par année. Ces gens devraient également hériter de beaucoup d'argent : d'ici 2015, les aînés américains recevront en héritage 340 milliards de dollars.

Aujourd'hui, les aînés vivent plus longtemps que leurs parents; ils sont généralement plus actifs et voyagent davantage, dit M. Tarlow. « D'ici 2015, ils contrôleront un fort pourcentage des biens de ce monde et auront tendance à dépenser et à exiger davantage. Les aînés ne forment pas seulement le groupe le plus riche du monde développé; ils sont également les plus exigeants. Les parents des aînés de demain ont généralement gâté leurs enfants; ces aînés, surtout ceux qui ont connu une époque de militantisme politique, n'ont donc pas peur d'exiger ce qu'ils veulent et de se plaindre jusqu'à ce qu'ils l'obtiennent.

Les organismes, entreprises et établissements qui offrent de bons services à leurs clients ont beaucoup d'avenir devant eux, souligne-t-il, mais les autres pourraient se retrouver sur la paille ou être poursuivis en justice.

Cet article est reproduit intégralement ici.

Le dollar à parité permet de repositionner le Canada face au marché américain des RCVM

(article publié initialement dans TOURISME)

L'année 2007 est une année d'expansion pour les centres de congrès. Le Casino de Windsor, en Ontario, qui s'appellera bientôt Ceasars Windsor, fait actuellement l'objet de travaux d'agrandissement et de rénovation de 373 millions $ qui lui ajouteront 100 000 pieds carrés d'espace de réunion. Plus au Nord, le Centre des congrès de Toronto gagnera 500 000 pieds carrés, tandis que le Palais des congrès du Toronto métropolitain s'adjoint un centre de conférences doté de 58 000 pieds carrés d'espace de réception.

Dans l'Ouest, la capacité du Centre des congrès de Vancouver devrait tripler. Sur le site Web du centre, on peut lire que « l'expansion permettra chaque année de faire passer de 150 000 à 370 000 le nombre de jours-délégués pendant les cinq premières années après l'ouverture. Le délégué moyen dépensera 350 $ par jour [...], tandis qu'environ le tiers des délégués visiteront d'autres coins de la province. »

Même si la devise canadienne est forte? « La parité change certainement notre perception de la valeur, mais comparativement à d'autres destinations comme l'Europe, nous sommes encore extrêmement compétitifs. En outre, la forte demande et les prix élevés qui caractérisent les destinations américaines font de nous une solution de rechange alléchante », a déclaré Dan Melesurgo, directeur exécutif, Ventes - réunions et voyages de motivation, à la Commission canadienne du tourisme.

M. Melesurgo a ajouté que la conjoncture économique donne au Canada l'occasion de « changer sa façon de vendre. Auparavant, nous insistions trop sur la valeur monétaire, par opposition à la valeur réelle de la destination. »

« Lorsque des groupes se rencontrent au Canada, la participation atteint généralement des niveaux records, ce qui témoigne de l'attrait global de nos destinations. Au Canada, la modernité de nos installations, la qualité du service, la diversité de nos destinations et l'originalité de nos expériences plaisent au marché américain. »

mardi, novembre 13, 2007

Nouveau-Brunswick : la force du dollar canadien nuit au tourisme

(article publié initialement dans TOURISME)

On apprend de Radio-Canada que la force du dollar canadien exerce des effets négatifs sur l'industrie touristique du Nouveau-Brunswick, où le nombre de touristes américains a diminué de 2,6 % depuis le début de 2007.

Pour compenser, l'industrie souhaite attirer davantage de touristes de l'Ontario et du Québec : « Pour augmenter ce marché, nous devons approfondir notre connaissance de ce qui plaît aux Québécois en dehors de la plage », a déclaré à Radio-Canada Ronald Durelle, sous-ministre du Tourisme au gouvernement du Nouveau-Brunswick.

Il y a 10 ans, le Village historique acadien attirait 125 000 visiteurs, mais cette année, seulement 65 000 personnes ont visité les lieux. L'année 2008 pourrait être difficile pour le tourisme de la province, notamment en raison des fêtes du 400e anniversaire de Québec. Toutefois, on fait remarquer, à Radio-Canada, que le Nouveau-Brunswick sera à son tour en vedette lors du 4e Congrès mondial acadien, qui se déroulera dans la Péninsule acadienne en 2009.

Au Nunavut, le marketing touristique manque d'argent

(article publié initialement dans TOURISME)

Dans un article publié dans le Nunatsiaq News du Nunavut, John Thompson écrit que selon Tourisme Nunavut, le territoire pourrait engranger beaucoup plus de recettes touristiques s'il se faisait mieux connaître du reste du monde. « C'est la plus grande industrie du monde », a déclaré Jillian Dickens, agente de marketing à Tourisme Nunavut. « Pour avoir notre part, il faut investir sérieusement. »

Cet office de tourisme reçoit, surtout du gouvernement du Nunavut, à peine plus de 2 millions $ par année, dont 750 000 $ pour le marketing. Tourisme Nunavut voudrait 3 millions $ de plus pour faire concurrence à ses rivaux. Or, même si l'office obtenait gain de cause, il ne disposerait encore que de la moitié du budget de l'office de tourisme des Territoires du Nord-Ouest, indique M. Thompson.

« Il sera sans doute difficile de convaincre le gouvernement du Nunavut, déjà inondé de demandes de financement de services de base comme l'éducation et les soins de santé », écrit M. Thompson. « Or, Mme Dickens dit qu'une grosse campagne de marketing se paierait d'elle-même, grâce aux recettes provenant des visiteurs. » Elle donne l'exemple du Colorado, qui a récemment augmenté ses dépenses de marketing et qui a vu monter en flèche le chiffre d'affaires des entreprises locales.

« Mais le Colorado n'est pas le Nunavut, poursuit M. Thompson. Plusieurs petites entreprises du territoire ne sont peut-être pas prêtes à accueillir des hordes de touristes et à leur offrir les services auxquels ils s'attendent. Certains guides [...] peuvent s'éloigner du téléphone pendant des semaines [ou] ne pas se montrer à un rendez-vous », explique M. Thompson.

« Dans les agglomérations, les hôtels peuvent avoir des chambres défraîchies, de la tuyauterie qui fuit et un service de restauration irrégulier. Même à Iqaluit, on peut attendre 15 minutes ou plus pour se faire servir au restaurant. Il y a bien sûr des entreprises de qualité, mais les touristes peuvent avoir de la difficulté à s'y retrouver. »

Tourisme Nunavut essaie d'orienter la clientèle vers des commerces fiables, mais les entreprises figurant sur son site Web ne répondent pas toutes aux normes minimales auxquelles pourraient s'attendre les touristes, explique Mme Dickens.

D'ajouter M. Thompson : « Il manque aussi d'infrastructures de base, comme des quais et des petits ports, qui aideraient les touristes en croisière à descendre à terre sans devoir ramper sur les roches glissantes d'un brise-lames. Le pessimiste pourrait penser que le fait d'attirer trop de touristes trop tôt pourrait nuire au développement de l'industrie du tourisme, au Nunavut. Mais Mme Dickens affirme le contraire : amenez-nous des touristes, et la qualité du service s'améliorera. »

Selon l'article, Tourisme Nunavut a posé d'autres gestes modestes pour rendre le territoire plus attirant. Selon un sondage effectué en 2006 les touristes réprouvaient surtout la présence de déchets visibles. « Pour éliminer cette pollution visuelle à Iqaluit, écrit M. Thompson, Tourisme Nunavut a obtenu des élèves du secondaire qu'ils ramassent des détritus tout au long de l'année. Et au début d'octobre, des poubelles ont été installées à Iqaluit, grâce à un projet piloté par Tourisme Nunavut et la municipalité d'Iqaluit. »

Une autre enquête révèle que le Nunavut a reçu environ 10 000 visiteurs de juin à octobre 2006. En extrapolant, Tourisme Nunavut dit que le territoire a accueilli 19 000 visiteurs durant toute l'année; la moitié viennent pour les affaires et le tiers, pour l'agrément. Les autres visitent parents et amis ou suivent des cours.

La plupart des visiteurs du Nunavut ont au moins 50 ans, ont l'habitude des voyages et sont bien nantis. La plupart viennent du Sud du Canada. Le nombre de visiteurs américains, français et britanniques est également important.

En tout et pour tout, ces visiteurs ont dépensé 26 millions $ au Nunavut.

lundi, novembre 12, 2007

Le Canada, terre fertile pour le tourisme bénévole


Un groupe d'étudiants belges monte un tipi à la réserve amérindienne Poundmaker en Saskatchewan: quand les autres nous renvoient l'ascenceur

(article publié initialement dans TOURISME)

Le Canada est souvent perçu comme un « incubateur » de touristes bénévoles - nous en produisons d'excellents qui vont à l'étranger - mais le Canada est aussi (littéralement) une terre fertile pour le tourisme bénévole.

Le tourisme bénévole, dans lequel les voyageurs consacrent une partie (ou la totalité) de leurs vacances au bénévolat ou à une cause, existe depuis assez longtemps. Mais l'écotourisme, « l'écologisation » et autres expressions à la mode pourraient populariser cette tendance comme jamais auparavant.

En raison de son immensité et de sa beauté naturelle, le Canada intéresse particulièrement les globe-trotters amis de l'environnement. Les vacances de bénévolat donnent aussi aux voyagistes canadiens l'occasion de refaire l'image de produits existants. Prenons, par exemple, la randonnée en pleine nature. Demandez aux voyageurs de remettre la piste en état, et le tour est joué! Vous avez un nouveau produit respectueux de l'environnement et la possibilité de courtiser un nouveau type de consommateur.

Voici quelques-uns des stages de bénévolat offerts au Canada :

L'Organizer Earthwatch Institute donne aux voyageurs la possibilité d'aider des chercheurs à retracer le parcours des baleines au large de la forêt pluviale du Grand Ours.

La World Wide Opportunities on Organic Farms (WWOOF) enseigne l'agriculture biologique. WOOOF exploite partout au Canada des fermes où les touristes peuvent parfaire leurs compétences dans ce domaine.

La Station de recherche des îles Mingan organise des expéditions d'un jour ou d'une semaine dans le golfe du Saint-Laurent pour l'étude de diverses espèces de baleines. Les « apprentis » prennent des photos, prélèvent des données et participent à des biopsies.

Prix du tourisme de demain : date d'échéance, le 5 décembre

(article publié initialement dans TOURISME)

Le WTTC (conseil mondial du tourisme et des voyages) effectue un appel de candidatures pour ses prix du tourisme de demain (Tourism for Tomorrow Awards), édition 2008.

Il y a quatre catégories : le prix destination (destinations vouées au développement touristique responsable); le prix conservation (organisations touristiques vouées à la protection du patrimoine naturel; le prix du capital humain (organisations touristiques vouées au développement des ressources humaines et à la participation des collectivités locales); le prix de l'entreprise touristique internationale (entreprises d'au moins 200 employés qui sont présentes dans plus d'une destination et qui font preuve de pratiques touristiques responsables).

Les candidatures doivent être présentées avant le 5 décembre 2007. Les lauréats et finalistes seront invités à une cérémonie spéciale durant le 8e Sommet mondial sur le tourisme et les voyages qui aura lieu à Dubaï, au printemps 2008.

www.tourismfortomorrow.com

Les Coréens jettent un regard neuf sur le Canada

(article publié initialement dans TOURISME)

Dans un rapport présenté à des partenaires de l'industrie, Ted Hornung, gestionnaire du marketing international à Tourisme Saskatchewan, présente un compte rendu pénétrant de sa participation à Showcase Canada, que la CCT a organisé à Séoul, en Corée : « Le marché coréen se transforme rapidement, note-t-il. Les Coréens ont voyagé pendant longtemps en groupe et s'éloignaient très peu de la Colombie-Britannique, de l'Alberta et des chutes Niagara. Mais la situation change car ils s'intéressent maintenant davantage aux voyages autonomes et aux forfaits avion-auto. »

Selon M. Hornung, les voyageurs coréens maîtrisent mieux l'anglais, disposent d'un revenu disponible plus important et ne craignent pas de faire cavalier seul. « Les voyages entre femmes augmentent aussi, qu'il s'agisse d'amies ou de couples mère-fille. Les Coréens veulent voir des endroits intéressants, tout en 'faisant' quelque chose et en s'impliquant. »

Voici quelques-unes des tendances prometteuses que M. Hornung a cernées dans le marché coréen :

* Popularité de destinations situées plus à l'Est
* Programmes d'anglais langue seconde
* Programmes de séjours à domicile
* Accroissement du cybermarketing
* Participation à un plus grand nombre de salons commerciaux
* Voyages expérientiels
* Marché des 50 ans et plus
* Voyages en famille
* Trekking
* Cuisine

Dans le segment mère-fille, M. Hornung dit que l'âge des mères se situe généralement entre 40 et 60 ans, tandis que celui des filles se situe entre 10 et 30 ans. « La durée maximale des voyages, de 10 à12 jours, n'a pas beaucoup changé.

« Un plus grand nombre de compagnies de cartes de crédit offrent des voyages à leurs clients, poursuit M. Hornung. De plus en plus de Coréens utilisent Internet pour se renseigner, mais ils préfèrent encore réserver auprès de leur agence de voyages. » M. Hornung ajoute que cette habitude commence aussi à changer.

Les Britanniques disposés à prendre le risque de pratiquer des sports extrêmes

(article publié initialement dans TOURISME)

Le cybermagazine de consommation The Thrifty Scot (ThriftyScot.co.uk), qui se spécialise dans le domaine des finances personnelles, signale que 17 % des adultes britanniques seraient disposés à participer, à l'étranger, à des activités risquées comme le toboggan, la planche à neige hors piste, voire la plongée sous la glace, même s'ils savent qu'ils ne sont pas protégés par leur assurance-voyage.

Jacky Brown, porte-parole de l'industrie de l'assurance-voyage, dit qu'il ne vaut pas la peine, pour les adeptes des pentes enneigées, de prendre des risques : « Toute vacance de sport d'hiver présente certains risques; que la pente soit douce ou vertigineuse, un accident est vite arrivé et il est essentiel d'avoir une assurance pour éviter les factures salées. »

On a constaté que 27 % des répondants pensent que toutes les polices d'assurance-voyage annuelles couvrent automatiquement le ski. Ce n'est pas le cas.

Les étudiants dépensent davantage lorsqu'ils voyagent

Après-midi d'automne sur le Mont St-Hilaire au Québec
Photo: Claude-Jean Harel

(article publié initialement dans TOURISME)

D'après David Wilkening, de Travelmole, un nouveau sondage révèle que les dépenses moyennes des jeunes qui voyagent à l'étranger atteignent maintenant 2 600 $, soit 39 % de plus qu'en 2002. C'est une croissance de 8 %, supérieure à l'inflation et légèrement supérieure à la hausse des dépenses de voyage de la population en général, précise la World Youth Student & Educational Travel Confederation (WYSE).

« La valeur du marché mondial des voyages jeunesse atteindra 154 milliards $US cette année », précise le groupe. On apprend également que les jeunes voyageurs adoptent rapidement de nouvelles technologies liées aux voyages, plus de 80 % d'entre eux utilisant maintenant Internet pour se renseigner.

Plus de 80 % des répondants ont indiqué que la capacité de comparer les prix et la disponibilité de renseignements sur les destinations étaient les caractéristiques les plus utiles des sites Web. Moins de 60 % ont dit que la possibilité de réserver tout leur voyage sur un seul site ou de sauvegarder leur requête étaient des fonctions utiles.

Le nombre de points d'accès au Wi-Fi continue à augmenter

(article publié initialement dans TOURISME)

ITworldcanada.com fait état d'un récent rapport de la société de recherche In-Stat, selon lequel l'utilisation du Wi-Fi est en hausse à cause de la prolifération des points d'accès. Or, selon l'article de Tim Wilson, certains points d'accès sont beaucoup plus populaires que d'autres.

« Les gens utilisent le Wi-Fi à l'hôtel, à l'aéroport et dans les cafés », précise Daryl Schoolar, analyste principal chez In-Stat et auteur du rapport. « Très peu de gens utilisent le Wi-Fi à l'extérieur ». M. Schoolar dit que c'est une des raisons pour lesquelles les réseaux Wi-Fi municipaux ne sont pas très utilisés.

Gaspé fonde beaucoup d'espoir sur le secteur des croisières

(article publié initialement dans TOURISME)

Radio-Canada signale que d'ici 2010, la ville de Gaspé espère accueillir des navires de croisière transportant entre 1 500 et 3 000 passagers. Les bateaux qui y accostent présentement transportent rarement plus de 500 passagers.

La région de Gaspé présente un certain nombre d'avantages aux yeux des amateurs de croisières, selon le directeur général de l'Office du tourisme et des congrès de Gaspé, Stéphane Sainte-Croix : « Les parcs nationaux sont un élément majeur de l'offre touristique, tout comme la présence du port de Gaspé, ouvert à l'année et accessible aux navires de croisière de longueur importante. »

Radio-Canada mentionne que la qualité des infrastructures portuaires pourrait d'ailleurs être déterminante dans les décisions de Tourisme Québec, qui choisira bientôt des villes escales dans la province. L'objectif, précise Julie Bouffard, directrice de la Chambre de commerce de Gaspé, « c'est d'avoir un circuit, des villes, des ports qui seront équipés pour recevoir les bateaux de croisière ».

Essor de la construction d'hôtels au Canada

(article publié initialement dans TOURISME)

Pas moins de 2 000 chambres s'ajouteront au parc hôtelier de Montréal au cours des deux prochaines années, et selon un article diffusé par eTurboNews, deux chaînes internationales, Ritz-Carlton et les hôtels Starwood, investissent chacun 100 millions $ dans leur établissement, tandis que le Crystal de la Montagne, situé au coeur du centre-ville de Montréal, fera l'objet d'un investissement de 80 millions $. Le plus gros budget, précise-t-on dans l'article, est celui du projet de réaménagement de l'ancienne gare-hôtel Viger, qui atteint 400 millions $.

On note dans l'article qu'un tout nouveau concept d'hôtels tendance, offrant un hébergement abordable mais sans concessions sur le plan du design et du confort, a été lancé à Montréal par les hôtels ALT; en plus du marché de l'agrément, les hôtels ALT viseront aussi ceux des entreprises, des réunions et des congrès. Pour servir cette clientèle, l'hôtel consacrera plus de 5 000 pieds carrés d'espace aux réunions d'affaires; une salle de conférences sera même aménagée au dernier étage de l'immeuble, avec vues spectaculaires de Montréal.

À Toronto, le luxe est en plein essor et près de 1 000 chambres haut de gamme s'ajoutent au marché. En août 2007, on a assisté à l'ouverture du premier établissement cinq-étoiles de la ville Reine, l'hôtel Hazelton. Selon eTurboNews, Toronto aura, d'ici 2010, quatre nouveaux hôtels cinq-étoiles signés Trump, Ritz-Carlton, Quatre Saisons et Shangri-La. En outre, beaucoup d'hôtels existants grimpent d'un cran sur l'échelle du luxe en procédant à d'importantes rénovations.

Au Canada, on note aussi l'ouverture d'hôtels-boutique de luxe, comme l'hôtel Buddha Bar, de Montréal, qui offrira 106 chambres et qui sera situé dans l'édifice de l'ancienne Banque provinciale. À Vancouver, dans le secteur Melville, les hôtels-boutiques haut de gamme poussent comme des champignons; on y remarque entre autres le Ritz-Carlton, de 127 chambres, le Loden Vancouver, de 77 chambres, et le Shangri-La; le Coast Coal Harbour sera un hôtel quatre-étoiles pour voyageurs d'affaires et d'agrément.

vendredi, novembre 02, 2007

L’Ontario se tire bien d’affaire, même en eaux troubles


(article publié initialement dans TOURISME)

« Les statistiques officielles diront comment la saison s’est terminée », commente Robin Garrett, PDG du Partenariat ontarien de marketing touristique (POMT). « Mais je peux vous dire qu’après avoir passé une bonne partie de l’été à dialoguer avec des exploitants de toute la province, nous sommes enchantés de constater que le marché intérieur a été très solide. »

Mme Garrett aimerait croire que la campagne de marketing intérieur, sur laquelle l’Ontario a misé intensivement, a porté fruit. « Dans certaines zones de la province, il semble que les visiteurs intérieurs ont compensé toutes les pertes observées sur le marché américain. Le nombre de visites était même supérieur aux résultats des années précédentes, à cause de la vigueur du marché intérieur », a-t-elle dit.

Mme Garrett pense qu’en raison des campagnes de marketing très vigoureuses qui ont été menées, l’Ontario est resté dans l’esprit des consommateurs. « J’ai récemment vu une étude du Conference Board du Canada qui révélait que les Ontariens se sentaient beaucoup plus conscients des attraits de leur propre province que leurs concitoyens du reste du Canada », fait-elle remarquer. « C’était encourageant à entendre. Cela signifie que nous avons atteint notre objectif. »

Mme Garrett élabore : « Le marché américain, surtout celui des voyages d’une nuitée ou plus, continue à nous donner du fil à retordre, mais la croissance a été solide, dans l’ensemble, dans les marchés intérieurs et outre-mer. Certains éléments des marchés d’outre-mer sont plus dynamiques que d’autres; cela dépend des produits offerts et du genre de consommateur qui est courtisé.

« Bien sûr, nous souhaitons accroître le tourisme, peu importe le genre. Mais les possibilités et les rendements les plus importants se situent chez les groupes qui séjournent plus longtemps ici et dépensent plus. Ce serait certainement une meilleure cible pour nous. »

Selon Mme Garrett, le POMT a pris des mesures concrètes en ce sens. « Nous sommes ravis du nouveau plan de marketing qui sera lancé à notre sommet des 3 et 4 octobre, à Ottawa. Au lieu d’envisager le marketing d’un point de vue purement géographique, nous avons utilisé des études de segmentation et d’autres sources de renseignements disponibles par l’intermédiaire de la CCT, ainsi que certains de nos propres travaux. Nous les avons analysés pour connaître quelles sortes d’expériences intéressent certains segments du marché. Tous les programmes de marketing que nous mettons de l’avant pour les États-Unis et le Canada seront axés sur cette méthode de segmentation.

« On croit effectivement », précise Mme Garrett, « que la façon dont les gens se renseignent et prennent leurs décisions a changé [comme l’ont déjà démontré de nombreux spécialistes], surtout sous l’effet de l’univers interactif. On n’est plus confiné à la géographie, et on peut donc se lancer à la conquête de réseaux de personnes qui s’intéressent à des expériences similaires, peu importe où elles habitent. Nous lancerons divers programmes de marketing qui privilégieront très fortement la voie interactive. »

Robin Garrett explique qu’à l’avenir, on peut s’attendre que ce genre de démarche sera utilisé plus souvent pour les marchés d’outre-mer. « Ce n’est pas une priorité immédiate pour nous, parce que nous travaillons surtout dans le marché rapproché, mais lorsque nous travaillerons avec les consommateurs [avec la CCT], c’est le genre d’approche que nous aimerions continuer à utiliser. »

Une voix pour le tourisme en Ontario


Bill Allen, Président du conseil d'administration de la Tourism Industry Association of Ontario (TIAO)

Certains seront surpris d’apprendre que le secteur du tourisme, en Ontario, qui pèse 21 milliards $, n’avait pas, jusqu’ici, d’organisme de défense provincial. À compter de cette année, la Tourism Industry Association of Ontario (TIAO) remplit ce rôle, et son conseil d’administration a nommé à sa présidence Bill Allen, qui oeuvre depuis 33 ans dans la fonction publique et qui a déjà été sous-ministre du Tourisme. TOURISME lui a demandé pourquoi il a senti le besoin de relever ce nouveau défi :

« L’industrie me passionne beaucoup », répond M. Allen. « Nous avons une province et un pays merveilleux, et nous devrions les faire valoir partout dans le monde. Le tourisme est une industrie tellement positive. Quand j’étais au gouvernement, j’étais toujours désappointé de constater qu’il n’y avait pas de voix unique et forte pour représenter l’industrie du tourisme. Je pensais qu’à cause de cela, le tourisme se faisait damer le pion par d’autres industries comme celles de l’automobile, de l’agriculture ou de l’exploitation minière, qui étaient beaucoup mieux organisées et qui s’exprimaient d’une seule voix unifiée. Voilà pourquoi je fais cela. Je veux qu’une voix forte s’élève pour représenter le tourisme, afin que notre rayonnement soit le même que celui de certaines autres industries. »

M. Allen explique que la création de la TIAO résulte de profondes réflexions existentielles qui ont eu lieu parmi les exploitants touristiques de l’Ontario. « Il y avait une association appelée Tourism Federation of Ontario », fait-il remarquer. « Ses membres ne disposaient d’aucun personnel et comptaient sur le bénévolat pour rehausser le prestige de l’association. Il y a trois ans, ils ont analysé l’industrie et ont conclu qu’ils devraient avoir une association bien pourvue en ressources et dotée d’un personnel rémunéré qui serait en mesure de défendre les intérêts de l’industrie du tourisme. La formation de la TIAO découle de cette étude. Ainsi, un groupe de chefs de file du tourisme s’est réuni, a formé un conseil provisoire, et l’Association a vu le jour en mars de cette année. »

M. Allen estime que la TIAO donnera un poids considérable à l’industrie. « Sans voix unifiée, il est difficile pour les représentants de l’industrie de se faire prendre au sérieux par les autorités gouvernementales, qui peuvent être déroutées par les messages contradictoires diffusés par l’industrie. La TIAO a pour objectif de faire entendre cette voix unifiée, de se prononcer sur les grandes questions dont le gouvernement doit s’occuper, soit pour résoudre des problèmes ou pour aider l’industrie à prospérer. »

Une de ces questions fondamentales, selon M. Allen, concerne la compétitivité de l’industrie du tourisme par rapport à celle d’autres régions, particulièrement à l’extérieur du Canada. « À cause de la force du dollar, notre industrie ne possède plus l’avantage concurrentiel dont il jouissait auparavant. »

Cette situation est aggravée par de nombreux autres problèmes moins importants, poursuit-il : « Si l’on examine comment le voyageur prend la décision de visiter une destination quelconque, on constate qu’il y a trois facteurs qui entrent en jeu. D’abord, le produit : dans quelle mesure la destination me passionne-t-elle? Quelles en sont les attractions? Que peut-on y voir et faire? En deuxième lieu vient le marketing : dire aux gens ce que nous avons. Il y a certainement des domaines où l'on peut améliorer nos activités de marketing, par rapport à celles d’autres destinations. Troisièmement, dans quelle mesure est-il facile de venir ici? Quand je dis ‘facile’, je parle de capacité aérienne et du coût du voyage. Si le voyage vers l’Ontario ou le Canada coûte deux fois plus cher que le voyage vers l’Europe, c’est un facteur négatif. »

Sur ce dernier point, Bill Allen soulève une question que se posent les voyageurs qui se déplacent en automobile, notamment pour traverser la frontière : « Y aura-t-il une file d’attente? La rigueur des mesures de sécurité est une plainte que nous rencontrons souvent dans nos recherches, surtout chez les voyageurs américains. »

M. Allen aimerait notamment que le gouvernement se donne pour rôle de prospecter ces nouveaux marchés : « Par le passé, l’Ontario a concentré ses efforts sur les États frontaliers. Ce n’est pas compliqué, il suffit de prendre l’auto et de traverser. Mais ces marchés sont de plus en plus difficiles à courtiser. Il faut explorer un peu plus loin. Or, pour développer de nouveaux marchés, il faut du temps et de l’argent, alors que les destinations veulent des solutions rapides et immédiates. Le gouvernement doit avoir pour rôle de promouvoir la province sur ces nouveaux marchés. Ensuite, les destinations pourront se présenter et ‘conclure les ventes’. C’est ce genre de sensibilisation que notre association juge cruciale; cette activité nécessite l’appui financier du gouvernement. »

En ce qui concerne la collaboration de la TIAO avec le Partenariat ontarien de marketing touristique (l’actuel organisme de marketing provincial), M. Allen estime que tout ira comme sur des roulettes : « Nos relations sont déjà bonnes. Nous les avons rencontrés plusieurs fois et avons discuté du rôle du Partenariat ontarien de marketing touristique [POMT] par rapport à celui de notre association. De toute évidence, notre association ne fera pas de marketing, mais nous représenterons un certain nombre d’associations qui en font, comme Resorts of Ontario, l’Ontario Private Campground Association, Tourisme Toronto, Tourisme Ottawa et Tourisme Niagara. Dans nos rencontres avec le gouvernement, nous préconiserons, en matière de marketing, la collaboration avec le POMT et nos membres. »

Pour Bill Allen, le partenariat entre la TIAO et le POMT, qui tiendra son troisième sommet du tourisme au début d’octobre, est un bel exemple de collaboration. « Nous avons conclu un partenariat avec eux, cette année, parce que notre association est nouvelle. On envoie ainsi au gouvernement et à l’industrie un signal très positif, selon lequel nous sommes disposés à collaborer avec le POMT à l’amélioration de l’industrie. »

Selon M. Allen, l’amélioration de l’industrie consiste notamment à susciter de nouveaux investissements. C’est une activité à laquelle le ministère ontarien du Tourisme se consacre également et qui aide à maximiser les revenus de l’industrie. « Ce concept nous ramène au facteur produit. Si nous n’investissons pas dans de nouveaux produits qui attireront les gens, ils iront ailleurs. Nous disons au gouvernement qu’il ne faut pas se limiter au marketing et qu’il faut mettre tout autant l’accent sur l’amélioration des produits, sur les motifs qui inciteront les gens à nous visiter. Il est primordial d’investir, et je pense que le gouvernement peut jouer deux rôles à cet égard : premièrement, il devrait investir dans ses propres installations (la Place de l’Ontario, les parcs du Saint-Laurent, les parcs du Niagara, Fort William, par exemple). On constate avec satisfaction que le gouvernement a récemment injecté plus d’argent dans ces destinations touristiques. Deuxièmement, nous pensons que le gouvernement devrait participer à l’élaboration d’une approche publique-privée pour le renouvellement et la revitalisation du produit touristique. »

La passion que Bill Allen éprouve pour l’industrie, la clarté de sa vision et ses nombreuses années d’expérience augurent bien pour l’avenir de la nouvelle association de l’industrie touristique de l’Ontario.

Au Québec, des tactiques de promotion astucieuses

(article publié initialement dans TOURISME)

Gilles Parent, responsable de la publicité et des partenariats de promotion à Tourisme Québec, est ravi des résultats obtenus par Tourisme Montréal. « Ces résultats révèlent une tendance très intéressante », indique M. Parent. « En comparant les résultats de Montréal pour juillet 2006 et 2007, on observe immédiatement une augmentation de 19 000 nuitées. Ainsi, malgré les prévisions, on a connu une hausse considérable de 4,3 % par rapport à l’an dernier. »

Selon M. Parent, les principaux événements tenus à Montréal ont joué un rôle important. « Il y a eu le Grand Prix du Canada, le Festival International de Jazz de Montréal et le Festival Juste pour rire, ainsi que la première course NASCAR au Canada, qui a remporté un vif succès. On a compté davantage de visiteurs européens et mexicains (grâce aux deux vols quotidiens assurés par Mexicana et Air Canada). Nous avons investi dans le marché mexicain il y a deux ans et nous profitons actuellement des résultats. »

Comme les autres provinces et territoires, le Québec attire moins de touristes américains. Dans ce marché, l’équipe de M. Parent vise les ménages dont les revenus sont supérieurs à 120 000 $. « Nous espérons que l’évaluation de notre campagne confirmera que la réduction observée aux États-Unis sera contrebalancée par l’accent mis sur la clientèle aisée. »

M. Parent souligne que son équipe a travaillé fort en Ontario, notamment dans les milieux ethniques comme les communautés hispanophones. « Nous nous sommes adressés aux consommateurs de Toronto en espagnol, en portugais, en grec et en italien. C’est une première. »

Selon M. Parent, l’appel de propositions de son ministère pour inviter les intervenants à présenter des projets a joué un rôle important. « Nous nous sommes engagés à conclure des partenariats à égalité de parts. On nous a présenté 26 différentes propositions ayant une valeur totale de 4 millions de dollars et visant uniquement des marchés à l’extérieur du Québec. Nous avons collaboré avec les Laurentides et avec des organisations telles que Kéroul, un groupe sans but lucratif qui fait la promotion du tourisme accessible aux gens en fauteuil roulant. »

Plus tôt pendant la saison, des attractions comme le Parc Safari attiraient plus de visiteurs de l’Ontario et du Nord des États-Unis. « Grâce au marketing sur Internet et à la technologie de diffusion en flux, plus d’un million de visiteurs ont fréquenté notre site Web. De plus, nous avons présenté des publicités dans les célèbres guides de l’AAA. Cependant, nous avons opté pour les guides sur les États américains voisins (New York et la Nouvelle-Angleterre), et sur l’Ontario plutôt que sur le Québec. On trouvera ainsi dans ces guides un feuillet de dix pages invitant les lecteurs à visiter le Québec. »

Gilles Parent espère que l’initiative portera fruit, puisque la publicité paraîtra dans trois millions d’exemplaires!

Les campagnes de promotion du tourisme local : une arme à deux tranchants

(article publié initialement dans TOURISME)

Depuis longtemps, l’Île-du-Prince-Édouard constitue l’une des destinations favorites des Québécois pour les vacances familiales. Cependant, on a récemment observé une réduction du nombre de visiteurs du Québec. Le directeur exécutif de l’Association de l’industrie touristique de l’Île-du-Prince-Édouard, Don Cudmore, demeure quelque peu perplexe devant cette situation.

« Le marché québécois semble irrégulier. D’une année à l’autre, le nombre de visiteurs du Québec n’est jamais constant. Nous continuons de travailler en vue de corriger cette situation. » Heureusement, selon M. Cudmore, l’Ontario (le principal marché de l’Île-du-Prince-Édouard) demeure relativement stable, même si sa croissance n’est pas considérable.

M. Cudmore souligne que plusieurs provinces avoisinantes ont récemment mené des campagnes efficaces pour inciter les gens à passer leurs vacances dans leur région. « Terre-Neuve-et-Labrador a mené une campagne efficace de promotion du tourisme local, ce qui a eu un impact sur le nombre de personnes voyageant à l’extérieur de cette province, qui constitue l’un de nos marchés à l’échelle nationale. Le Québec et l’Ontario ont également mené d’importantes campagnes semblables. Cette situation entraîne des répercussions sur le nombre de visiteurs et sur les habitudes de ces derniers. »

Selon M. Cudmore, le gouvernement provincial et l’industrie déploient des efforts constants pour contrebalancer cette tendance. « Nous tentons de faire preuve de créativité dans ces marchés, pour continuer d’inciter les gens à nous visiter. Nous nous efforçons d’améliorer les produits qui attirent les visiteurs. »

« Même si nous avons observé, au cours des dernières années, des réductions du nombre de visiteurs et des revenus du tourisme au Canada, l’industrie touristique est toujours très dynamique. Elle représente toujours 7 % du PIB de l’Île-du-Prince-Édouard, ce qui constitue une partie très importante de notre économie – beaucoup plus que pour les autres provinces. L’impact de l’industrie touristique est très important pour le développement économique dans l’Île-du-Prince-Édouard. »

M. Cudmore souligne également que la popularité croissante des forfaits tout-inclus parmi les Canadiens qui voyagent à l’étranger, de plus en plus fréquemment, n’est pas sans conséquence. « Cette tendance entraîne une réduction des dépenses de ces voyageurs au Canada. De plus, en ce moment, on observe une augmentation du nombre de voyages aux États-Unis. Tous ces facteurs ont une influence sur les voyages intérieurs. Toutefois, même si les répercussions se font sentir, nous n’avons constaté aucun déclin important. »

« Nous savons qu’il s’agit d’un segment croissant. Nous disposons d’un excellent produit. Nous sommes en train de répertorier nos produits pour en faciliter la compréhension aux consommateurs », indique M. Cudmore. Les intervenants du tourisme examinent également les débouchés dans le domaine du plein air associés au Sentier de la Confédération dans l’Île-du-Prince-Édouard. « Nous exécutons plusieurs travaux d’infrastructure et nous en parlons le plus possible. De plus, nous répertorions actuellement nos plages, pour permettre aux visiteurs de trouver celle qui convient le mieux à leurs besoins. Il peut s’agir d’une plage offrant tous les services et un grand stationnement, ou d’une plage isolée propice à la baignade ou aux promenades. »

L’essentiel est d’aider les visiteurs à mieux comprendre la nature, la culture et le patrimoine de l’Île-du-Prince-Édouard. Il faut également aider le plus grand nombre possible d’entreprises à intégrer le marché du tourisme, en offrant par exemple des programmes de mentorat. « Nous permettrons ainsi à ces entreprises de comprendre l’ensemble de l’industrie touristique, de définir leurs objectifs et de les atteindre efficacement, tout en offrant une meilleure expérience aux visiteurs », conclut M. Cudmore. « C’est un engagement très important pour l’Île-du-Prince-Édouard. »

Une mise en marché plus ciblée pour changer les habitudes des consommateurs

(article publié initialement dans TOURISME)

Le Québec maritime a été fondé en 1997 par cinq associations touristiques désireuses de promouvoir leur région dans des marchés hors Québec. Christian Ouellet, agent de recherche de l’organisation, a constaté une transformation importante depuis 2002 quant à la façon dont les consommateurs s’informent sur les produits touristiques : « Les consommateurs font de moins en moins appel aux agents de voyage pour obtenir des produits touristiques; ils sont maintenant plus autonomes lorsque vient le moment de planifier un voyage, une situation en grande partie attribuable à l’Internet. »

M. Ouellet fait référence à une étude de 2005 menée auprès des visiteurs dans la région qui révèle que les deux tiers des répondants avaient eu recours à l’Internet pour organiser leur voyage. « L’Internet devient un outil de planification, mais également de marketing, très important, souligne-t-il, ce qui oblige le Québec maritime à modifier ses pratiques. De plus en plus, nous employons l’Internet pour attirer nos clients. Cette année, nous avons collaboré avec Tourisme Québec et la Société des établissements de plein air du Québec pour présenter de courtes vidéos sur les sites dédiés à la météo et au plein air illustrant l’expérience du Québec maritime. Nous voulions ainsi attirer l’attention des internautes et les diriger vers nos sites où nos produits touristiques sont décrits de façon plus détaillée. »

Les internautes, qu’ils soient « contemplatifs » ou « amateurs de plein air », sont dirigés vers des sites différents. « Cette approche, explique M. Ouellet, favorise une segmentation du marché qui nous permet de mieux connaître notre clientèle. Elle s’harmonise également avec notre sondage à la sortie qui vise 1 500 touristes provenant de l’extérieur du Québec (Canada anglais, États-Unis et Europe). »

« Grâce à cette information, nous pouvons brosser un tableau de nos visiteurs. Cela nous permet non seulement de déterminer le lieu d’origine de ces touristes, mais également la région, la ville, le quartier et la rue où ils demeurent. Avec l’aide des statistiques dont nous disposons (comme celles de Statistique Canada), nous établissons le profil des gens qui résident à cet endroit, leur revenu familial, le nombre d’enfants qu’ils ont, s’ils font partie de la population active ou s’ils sont à la retraite. En ayant une meilleure connaissance de nos visiteurs, il devient alors plus facile de communiquer avec eux. »

Selon M. Ouellet, le rendement de sa stratégie de marketing s’est amélioré. Son équipe a également noté de précieuses observations sur la clientèle visée, notamment un intérêt accru pour l’environnement. « Il faut offrir des expériences touristiques de qualité qui respectent le client ainsi que l’environnement. »

L’authenticité représente également une nouvelle tendance. « Aux paysages magnifiques, vient maintenant s’ajouter un intérêt accru pour la nature, l’hospitalité et la culture, et plus précisément ce qu’on appelle la ‘culture gratuite’ (par opposition aux musées et ateliers d’artisans). » Nos souvenirs de voyage reposent souvent sur des échanges avec des gens qui se trouvaient, avec nous, dans des lieux inconnus. C’est là que réside l’esprit du voyage, un élément que nous avons parfois tendance à négliger.

L’Ontario mise sur Internet pour stimuler l’investissement en tourisme

(article publié initialement dans TOURISME)

Parfois, il suffit tout simplement d’aider à établir une connexion entre un investisseur et une occasion d’investissement. C’est dans cette optique que le gouvernement de l’Ontario a lancé sur le Web (à www.2ontario.com/tourism) une initiative d’investissement qui, selon James Lynn, (consultant principal au Bureau de l'investissement et du développement du ministère ontarien du Tourisme) est la plus complète du genre : « Nous n’avons jamais trouvé d’autre site d’investissement touristique aussi complet que celui-ci. »

M. Lynn a donné à TOURISME une visite guidée du site Web et du bulletin d’information qui l’accompagne. Premier arrêt : la section sur les possibilités d’investissement touristiques régionales. « L’investisseur peut s’enquérir des possibilités d’investissement, soit par secteur ou par région. Par exemple, s’il veut construire un centre de villégiature en Ontario, les propriétés à vendre et les municipalités sont là. »

Des analyses de rentabilisation sont préparées et mises à la disposition des internautes par des responsables du développement économique de ces collectivités, poursuit-il. « Je passe beaucoup de temps à leur parler de cet outil d’information gratuit. Nous avons eu beaucoup de succès dans la municipalité d’Iroquois Falls, qui a affiché une annonce en ligne pour trouver un investisseur intéressé à y construire un hôtel; en 2006, un investisseur a communiqué avec eux et, à ma connaissance, les négociations se poursuivent sur l’aménagement de l’établissement. Voilà un bel exemple de la façon dont le gouvernement est intervenu pour aider les municipalités, en créant ce canal de communication avec le milieu des investisseurs. »

Selon M. Lynn, la création d’un tel outil se justifie assez facilement. « Pour l’investisseur d’Atlanta, en Géorgie, qui reçoit des centaines de propositions de la part de collectivités qui l’invitent à venir construire chez elles, il est difficile de départager [les possibilités]. Avec ce seul site Web et le sélectionneur de site, l’investisseur peut s’asseoir et dire ‘voyons voir ce que l’Ontario recherche aujourd’hui.’ »

Ce site résulte d’un processus de développement touristique communautaire au cours duquel les responsables passent du temps avec les collectivités, notamment pour effectuer des analyses F.F.P.M. ou pour remplir le cadre d’évaluation des destinations touristiques (cet outil permet de préparer un inventaire, d’analyser les installations touristiques de la région et de cerner des possibilités d’investissement et de développement touristiques). Ce cadre débouche sur la création d’un plan stratégique visant à améliorer le rendement touristique de la région.

Et, pour rappeler périodiquement le potentiel de l’Ontario, le bulletin d’information trimestriel a été lancé en avril. « Le premier numéro portait sur le Niagara parce que tout le monde le connaît et que nous nous adressons à un public international; notre base de données contient plus de 2 500 investisseurs, sélectionneurs de site et agents d’immeubles. Nous y donnons un bref aperçu de la région. Nous avons parlé du Great Wolf Lodge et avons demandé aux gens de Ripley’s (le groupe Jim Pattison) : ‘Pourquoi avez-vous construit ici? Pour quelles raisons avez-vous choisi l’Ontario?’ »

Le deuxième numéro avait pour thème la région de Muskoka, et le suivant, celle de la baie Georgienne, poursuit M. Lynn. « Avec le site Web et ses composantes, nous avons créé un outil qui commence à faire beaucoup d’émules ailleurs dans le monde. Il s’agit du plus gros site d’investissement touristique du monde. Si, dans Google, vous lancez une recherche sur ‘tourism investment’, nous sortons en première position. Nous avons vraiment pris notre place dans le cyberespace, pour ce qui est de paraître sur les écrans radar des investisseurs. »

Compte à rebours du 400e anniversaire de Québec

Pierre Boulanger, PDG de la Société du 400e anniversaire de Québec
Photo: Claude-Jean Harel

(article publié initialement dans TOURISME)

Dans le cadre de la série que TOURISME publie sur la planification d’événements et qui prend pour modèle les célébrations Québec 400, nous avons récemment rencontré le PDG de la Société du 400e anniversaire de Québec, Pierre Boulanger, à la conférence annuelle de l’Organisation des capitales canadiennes, à Regina. M. Boulanger avait été invité à faire le point sur la planification des célébrations et il a saisi l’occasion pour inciter les représentants d’autres capitales comme Whitehorse, Yellowknife, Victoria, Fredericton, Ottawa, Charlottetown, Iqaluit et Edmonton à donner une saveur pancanadienne à cette commémoration.

« N’oublions pas que ce ne sera pas seulement la célébration de la présence française en Amérique, mais aussi la célébration des débuts du Canada. Il y a de la place pour chacun d’entre nous », explique M. Boulanger. L’initiative des cloches, dont il fait la promotion, est un des éléments qui, espère-t-il, rappellera aux Canadiens leurs rapports avec l’événement. « Nous espérons que dans toutes les villes et villages, dans le plus grand nombre possible de municipalités canadiennes, le 3 juillet 2008 à 11 heures [400 ans exactement après l’arrivée de Samuel de Champlain dans ce qui est aujourd’hui la ville de Québec], les cloches sonneront partout au Canada pour célébrer cet événement marquant et le fait que nous vivons tous ensemble dans ce pays. »

« C’est une occasion pour les gens de se réapproprier leurs racines », déclare M. Boulanger. « En France et dans d’autres pays européens, des événements auront aussi lieu pour commémorer le 400e anniversaire de Québec. »

À mesure que le décompte tire à sa fin, les organisateurs se préparent au dernier sprint avant le 31 décembre 2007. « Le programme est presque arrêté et les principaux contrats sont signés. Dès que ces éléments sont en place, il est plus facile d’agir sur le plan des communications. Le 31 décembre, nous entrons en mode production d’événements. »

À l’approche du grand moment, M. Boulanger donne les conseils suivants aux destinations qui souhaitent exploiter au maximum des événements commémoratifs comme le 400e de Québec : « Tout est question de partenariats. Il faut absolument que les autres partenaires – les bailleurs de fonds, organismes, chambres de commerce et autres – travaillent collectivement au projet. C’est l’affaire de tous. C’est peut-être un vieux cliché, mais il s’applique encore dans ce contexte : « Ce n’est pas tant ce que le 400e peut faire pour vous qui compte, mais plutôt ce que vous pouvez faire pour en assurer la réussite. »

Un sommet sur le tourisme, en Saskatchewan, suscite la collaboration dans l’industrie

(article publié initialement dans TOURISME)

Environ 400 intervenants de l’industrie du tourisme se sont réunis à Regina, les 24 et 25 septembre 2007, pour le tout premier sommet sur le tourisme en Saskatchewan qui était organisé par Tourisme Saskatchewan à la demande du premier ministre provincial, Lorne Calvert. Ce dernier a coprésidé l’événement avec Lynda Haverstock, pdg de Tourisme Saskatchewan, tandis que le sénateur Larry Campbell, un ancien maire de Vancouver, a servi de maître de cérémonie. Le discours-programme a été prononcé par la Saskatchewanaise Pamela Wallin, conseillère principale sur les relations Canada–États-Unis auprès du président de l’Americas Society et du Council of the Americas, à New York.

Mme Haverstock attendait cette initiative depuis longtemps. « Ce sommet avait surtout pour but de [faire comprendre] que l’industrie du tourisme est importante en Saskatchewan, non seulement par ceux qui sont bien renseignés, mais aussi par les représentants gouvernementaux, les dirigeants d’entreprise et les intéressés qui étaient sur place. Nous souhaitons que le public sache à quel point notre contribution à l’économie de la province est considérable. »

Pour Brad Lawrence, directeur général de Government House, une attraction patrimoniale de Regina, le sommet a visé dans le mille : « Dès que des exploitants et des décideurs se réunissent, les retombées sont énormes. »

Janis Cousyn, propriétaire de Calories Bakery et de Restaurant and Souleio Foods, de Saskatoon, était également satisfaite : « [Le sommet] a été très utile. Les gens se sont réunis en nombre suffisant pour que l’on constate que l’industrie du tourisme crée de l’emploi et de la richesse dans notre province. »

« Ce genre de reconnaissance n’existait pas autrefois », signale Mme Cousyn. « Le sommet nous a aidés à accroître la crédibilité de l’industrie; il pourrait changer les choses pour le mieux et nous apporter des fonds supplémentaires pour que nous puissions commencer à progresser. »

Larry Hiles, pdg de l’agence de développement économique de la région de Regina croit que la possibilité de dialoguer l’emporte très facilement sur toutes les divergences de vues que les gens pourraient avoir : « Il importe surtout de commencer à exprimer d’une seule voix qui nous sommes et ce que nous voulons devenir, et ensuite d’élaborer un plan pour y parvenir. »

Jim Kilkenny, directeur général du Delta Regina, espère que ce sommet donnera bientôt des résultats concrets : « Bon nombre des problématiques qui ont été soulevées ici ne sont pas insurmontables », dit-il. « La croissance économique de la Saskatchewan est plus forte que partout ailleurs au pays, et on peut imaginer que ça va continuer. »

M. Kilkenny reconnaît que sa province doit, comme le reste du pays, composer avec des problèmes comme la pénurie de main-d’oeuvre et la force du huard. « Mais le moteur économique du pays se déplace lentement vers l’Ouest », souligne-t-il, « et nous commençons sans doute à profiter de bienfaits que d’autres régions ont connus, dans certains cas, pendant longtemps. »

Les points forts du Yukon : tourisme d’aventure, excursions et RCVM

(article publié initialement dans TOURISME)

Pierre Germain serait le premier à admettre que le Yukon profite de circonstances inhabituelles en ce qui concerne les répercussions de la force du dollar canadien sur les visites en provenance des États-Unis. Directeur du tourisme pour le gouvernement du Yukon, M. Germain dit qu’un nombre relativement stable d’automobilistes traversent le Yukon pour atteindre l’Alaska, mais que son gouvernement n’attache pas moins d’importance aux voyageurs canadiens.

« Le marché intérieur est notre deuxième marché en importance, après celui des États‑Unis », signale M. Germain, qui précise que les spécialistes du marketing ont surtout ciblé quatre grandes villes. « Nous accordons la priorité à trois portes d’entrée : Vancouver, Calgary et Edmonton. Ce sont des marchés avec lesquels nous avons des liaisons aériennes directes. Et en plus, ce sont des marchés qui connaissent mieux le Yukon à titre de destination touristique que partout ailleurs au Canada. » M. Germain dit que Toronto est la quatrième ville ciblée par le Yukon. « Étant donné sa population imposante et la concentration de consommateurs bien nantis, elle permet au Yukon de se positionner à titre de destination recherchée pour le tourisme d’aventure. »

Trois types de produits présentent un intérêt particulier, explique M. Germain. « L’un d’eux est le tourisme d’aventure, dans lequel le consommateur est invité à participer à des activités de canotage, de pêche sportive, de randonnée pédestre ou de descente en eaux vives. En deuxième lieu, le produit excursion attire des gens qui veulent louer un véhicule et visiter le territoire. Les segments aventure et excursion se chevauchent légèrement, mais seulement parce que certaines personnes qui viennent en excursion au volant de leur véhicule estiment que le fait de rouler sur la route de l’Alaska est une aventure en soi. Mais pour simplifier les choses, nous parlons d’excursions, d’aventures et de notre marché des réunions, congrès et voyages de motivation [RCVM]. »

M. Germain fait remarquer que le marché de l’excursion est le plus important en chiffres absolus, suivi de l’aventure et des RCVM, pour ce qui est du rendement et du potentiel. « Nous pensons que ces trois‑là sont cruciaux. Nous privilégions aussi plusieurs autres créneaux, comme les produits autochtones, et nous avons un volet culturel, qui prend de l’expansion, mais l’aventure, les excursions et les RCVM sont nos piliers économiques. »

Le rendement actuel s’avère encourageant, signale M. Germain. « À la fin août, les visites effectuées au Yukon depuis le début de l’année étaient en hausse de 5 %; c’est beaucoup, si on se compare à d’autres. La situation a beaucoup changé depuis que le Yukon profite de l’expansion phénoménale de l’industrie des croisières en Alaska. Un nombre croissant de passagers de ces croisières prennent maintenant l’autocar pour venir au Yukon. »

« Nous avons aussi observé une augmentation importante du nombre de visiteurs qui font une croisière en Alaska et qui effectuent une excursion d’une journée au Yukon avant de repartir. Par la suite, on a noté qu’un nombre croissant de visiteurs commençaient à prendre l’avion jusqu’au Yukon pour parcourir ensuite le territoire en véhicule. Les possibilités de voyages avion‑véhicule augmentent donc considérablement, comme le confirment les statistiques de l’aéroport de Whitehorse. »

En juillet, le mois le plus occupé du Yukon sur le plan touristique, le nombre d’embarquements et de débarquements de passagers, à l’aéroport, était en hausse de 19 % par rapport à juillet 2006. « C’est un record, pour le nombre de personnes qui entrent et sortent de notre aéroport. Donc, c’est une occasion en or pour nous, car nous prévoyons que le nombre d’automobilistes autonomes qui viennent de loin continuera à diminuer légèrement. Nous entrevoyons des possibilités de croissance dans le marché avion‑véhicule, dans celui des arrivées par avion et pour ceux des circuits en autocars et des excursions effectuées en marge des croisières. »

M. Germain attribue aussi une partie du succès du Yukon à une stratégie qui consiste à « collaborer avec nos partenaires nordiques [les Territoires du Nord‑Ouest et le Nunavut] pour faire du Nord une destination touristique envisageable pour les Canadiens du Sud. La campagne des Jeux du Canada est exemplaire à cet égard. Grâce à notre partenariat, un nombre plus important de Canadiens du Sud connaissent mieux que jamais les aspects positifs des voyages dans le Nord. »

« Ce n’est pas une innovation très compliquée, poursuit‑il. Il s’agit de collaborer avec nos territoires voisins pour positionner le Nord de façon à réaliser des économies d’échelle. Nos recherches nous enseignent que si le Nunavut et les Territoires du Nord‑Ouest peuvent attirer des visiteurs par l’intermédiaire de notre programme, il est plus probable qu’ils viendront au Yukon à l’avenir. L’inverse est vrai aussi. Certaines personnes pensent que la concurrence fait obstacle à la collaboration, mais honnêtement, nous ne rivalisons pas les uns contre les autres. Nous travaillons davantage à l’expansion du marché pour le bien commun. »

La croissance de Saskatoon est payante pour le tourisme

(article publié initialement dans TOURISME)

Randy Fernets est optimiste quand il parle de l’été que vient de traverser l’industrie du tourisme de Saskatoon. M. Fernets, directeur du développement institutionnel et des services aux visiteurs à Tourisme Saskatoon, a dit à TOURISME que Saskatoon est en « effervescence », ces jours-ci, et que même si son organisme n’a pas particulièrement ciblé l’Ontario et le Québec cette année, « nous avons vu beaucoup de gens de ces provinces, cet été; je pense que c’est surtout à cause de la forte croissance de la ville. » M. Fernets signale par contre que les visites en provenance des États-Unis sont en baisse.

M. Fernets soupçonne que beaucoup de gens qui sont de passage sont à la recherche d’un domicile ou d’un travail. « On peut en dire autant de l’Alberta, mais c’est plus intense cette année, à cause de l’effervescence de Saskatoon », explique-t-il.

Depuis un an, Saskatoon participe à un projet de Capitales culturelles du Canada, et M. Fernets pense que cela permet d’attirer des résidents d’autres secteurs de la province. « Nous pensons que la campagne publicitaire que nous avons lancée dans le cadre de ce programme nous a beaucoup aidés à attirer des gens de la Saskatchewan. Certains de nos événements ont tiré de l’arrière, à cause du mauvais temps, mais beaucoup d’autres se sont très bien tirés d’affaire. »

Le titre de ville dont l’expansion est la plus forte au Canada (attribué récemment à Saskatoon par le Conference Board du Canada) explique presque certainement l’effervescence évoquée par M. Fernets. « La plupart des gens qui sont venus cet été étaient des voyageurs d’agrément, mais de nombreux visiteurs albertains s’intéressaient à l’immobilier; beaucoup de gens – des spéculateurs, semble-t-il – se présentaient à nos centres d’accueil des visiteurs et nous téléphonaient pour obtenir des cartes de lotissement! »

Des événements contribuent au fort rendement du Manitoba

(article publié initialement dans TOURISME)

Selon Voyages Manitoba, l’industrie touristique de cette province fait état d’excellents résultats alors que l’été tire à sa fin. Le secteur de l’hôtellerie et de l’hébergement signale que le nombre de chambres-nuits vendues depuis le début de l’année a augmenté de 5,6 % par rapport à la même période en 2006. L’aéroport de Winnipeg a également été plus occupé que l’an dernier, le nombre de voyageurs ayant augmenté de 7,9 % du 1er janvier au 30 juin.

Les marchés intérieurs continuent à alimenter de façon importante le tourisme manitobain, la majorité des visiteurs venant de l’Ontario, du Québec, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique. Les Américains viennent surtout du Dakota du Nord et du Minnesota. À partir de pays d’outre-mer, les visites ont bondi de 13,6 % de janvier à juin, selon un récent rapport de Statistique Canada; la majorité des voyageurs sont allemands et britanniques. Le nombre global de visites en provenance des États-Unis devrait diminuer d’environ 4,5 % en 2007, estime le Conference Board du Canada.

L’assistance aux principaux festivals du Manitoba était à la hauteur de la performance du secteur : par exemple, le Fringe Festival de Winnipeg a attiré un nombre record de 71 921 personnes, par rapport à 69 320 en 2006, tandis que le 18e festival country de Dauphin a aussi fracassé un record, attirant 48 000 personnes, comparativement à 44 000 en 2006. Le 34e festival folklorique de Winnipeg a accueilli des foules presque sans précédent, tandis que le Folklorama a attiré 111 groupes de voyageurs (autre record).

Les résultats des mois de juillet et août seront connus plus tard cet automne, mais le Conference Board du Canada prédit que le nombre de visites effectuées au Manitoba augmentera globalement de 2,3 % en 2007 et de 3,5 % en 2008. Les revenus du tourisme devraient ainsi progresser de 3,4 % en 2007 et de 4,3 % en 2008.

Marché intérieur : une croissance inexorable à Vancouver

False Creek vue de Granville Island
Photo: Claude-Jean Harel


(article publié initialement dans TOURISME)

En ce qui a trait au marché intérieur, l’optimisme est de mise sur la côte Ouest canadienne, selon Stephen Pearce, VP, voyages d’agrément et tourisme d’accueil à Tourisme Vancouver. « Au cours des dernières années, les voyages intérieurs ont connu une forte croissance. Nous avons tendance à répartir les segments comme suit : Colombie-Britannique, Alberta et Ontario; le reste du Canada est regroupé dans un autre segment. Depuis 2005, nous avons constaté chaque année une croissance de 3 % à 4 % dans nos principaux marchés canadiens. Dans l’ensemble, de 2005 à 2006, la croissance était de 3 % pour le Canada, de près de 6 % pour l’Alberta et de 4 % pour l’Ontario. De plus, en consultant les données depuis le début de l’exercice, on constate une hausse de 3 % par rapport à l’an dernier. »

M. Pearce souligne la croissance considérable en Alberta et en Ontario. « Il y a habituellement une période de pointe entre janvier et septembre. Cette tendance se maintient dans tous nos marchés canadiens. Le ralentissement d’un marché est contrebalancé par la croissance des autres marchés. »

« Nous n’avons pas consacré de ressources suffisantes à l’étude des tendances des voyages intérieurs, et nous entamons actuellement des recherches dans la communauté urbaine de Toronto pour mieux comprendre les raisons des visites (la façon dont les gens perçoivent Vancouver et la façon dont ces perceptions ont évolué avec le temps). Nous cherchons à déterminer les caractéristiques des gens qui nous visitent. Nous l’avons fait en Alberta il y a un an et demi, en mettant l’accent sur Edmonton et Calgary. »

M. Pearce accordera une attention particulière aux stéréotypes concernant les prix à Vancouver, en particulier les prix des hôtels. « En Alberta, lorsqu’on nous compare à des destinations concurrentes dont les prix sont plus élevés que les nôtres, il arrive parfois qu’on nous perçoive quand même comme la destination la plus coûteuse. Nous avons également découvert que nous pouvons promouvoir Vancouver avec d’autres destinations, comme Victoria et Whistler. » L’étude menée en Alberta a fourni à Tourisme Vancouver de précieux renseignements permettant d’aborder efficacement le marché de l’Alberta.

En ce qui concerne le marché ontarien, M. Pearce a constaté une augmentation des visites au cours des dernières années. « Cette situation est attribuable à de nombreux facteurs. » Il espère mieux comprendre les particularités de ces consommateurs, pour que Vancouver soit en mesure de répondre à leurs besoins à long terme.

M. Pearce estime que la réduction du nombre de visites aux États-Unis a constitué une sorte de tampon pour le marché intérieur. « Même si notre déficit des voyages a atteint un sommet inégalé, les Canadiens choisissent toujours de visiter le Canada, en plus des voyages à l’étranger. »

M. Pearce croit que l’augmentation des difficultés liées aux voyages aux États-Unis est bénéfique pour le marché intérieur. « Je ne peux en être entièrement sûr, et c’est une question que nous aimerions examiner. Qu’est-ce qui peut remplacer des vacances à Vancouver? Les gens viennent-ils à Vancouver pour visiter des parents et amis ou pour d’autres raisons? Nous devons mieux comprendre ces facteurs, mais pour l’instant, nous sommes très heureux de la croissance observée ces dernières années. »

Le marché intérieur vu par le Nunavut

(article publié initialement dans TOURISME)

À part les Territoires du Nord-Ouest, aucune autre destination provinciale ou territoriale ne partage la situation difficile du Nunavut, soutient Brian Webb, directeur du marketing et des communications de Nunavut Tourism. « Nous sommes une destination long-courrier même pour le marché intérieur. Ainsi, les tendances que nous observons habituellement sont celles qui affectent le marché des destinations long-courrier plutôt que celles des marchés des voyages court-courrier et moyen-courrier. »

La plupart des voyageurs internes se déplacent pour affaires. M. Webb a observé une hausse soutenue d’une année à l’autre, alors qu’un nombre accru de voyageurs d’affaires viennent au Nord. « Il en est de même pour les voyageurs d’agrément; nous observons une hausse soutenue de 1 % par année, et nous accueillons environ 14 000 voyageurs d’agrément par année (intérieurs et internationaux). Plus de 85 % d’entre eux viennent du marché intérieur. »

Lorsqu’on retire les voyageurs d’affaires de l’équation, les chiffres changent considérablement : 65 % viennent du marché intérieur et 35 % de tous les autres marchés. « Selon une enquête publiée l’an dernier, les voyageurs d’affaires passent en moyenne trois jours de plus au Nunavut, ce qui est très élevé. Ils prolongent ainsi leur séjour et profitent de la région, de la culture et des activités offertes. Lorsqu’on prend la peine de voyager si loin, il vaut mieux en profiter. »

« Notre saison touristique débute à la fin d’avril pour se terminer à la fin de septembre. Ensuite, il y a toujours des gens qui voyagent par affaires, mais ils ne semblent pas vouloir venir en hiver. Il est étonnant de voir comment un voyage d’affaires semble moins important lorsque le mercure indique -40…

La plupart des visiteurs viennent dans la capitale, Iqaluit. « Ensuite, souligne M. Webb, ils visitent nos centres régionaux : Rankin Inlet et Cambridge Bay. Je dirais que les trois destinations représentent 95 % des visites des voyageurs d’affaires. »

Les défis sont nombreux. « Notre plus grand besoin au Nunavut est toujours l’élaboration de produits. Nous n’avons pas l’éventail de produits que les gens recherchent lorsqu’ils sont ici. Ce que nous avons est très bien, mais ne suffit pas pour répondre aux exigences des voyageurs d’affaires. Par ailleurs, nous remarquons que les entreprises qui ont des produits et des programmes réussissent très bien.

Notre industrie des croisières a doublé au cours de chacune des trois dernières années, et je sais que jusqu’à présent cet été, les choses vont très bien de nouveau. « Une de nos compagnies de croisière (Cruise North) n’a que trois ans et devrait réaliser un profit cette année, ce qui est exceptionnel. Les hôtels dans la région sont complets, et nous offrons simplement aux touristes les produits locaux : des croisières, du tourisme d’aventure, des activités en traîneau tiré par des chiens et des excursions. Rien n’a été formalisé, ce que nous devons faire maintenant car il y a un marché pour nos produits. Nous n’avons pas encore été en mesure de tirer parti du potentiel du marché autant que nous aurions pu en raison d’un manque de produits. »

« L’exemple le plus frappant de réussite est le produit de croisière. Voir le Nunavut en bateau plutôt que de découvrir la région par soi-même est attrayant parce que c’est un moyen facile de visiter le territoire sans avoir à se préoccuper des détails », ajoute M. Webb.

Le marché intérieur vu par l’Alberta

(article publié initialement dans TOURISME)

Derek Coke-Kerr est directeur général de Travel Alberta. Ses constatations sur le « pays de l’églantier » ? « Nous observons une hausse importante des touristes, surtout de l’Ontario et du Québec, où nous avons accru nos efforts de marketing, et aussi de la Saskatchewan et de la C.‑B. »

« Cette constatation est strictement anecdotique. Nous n’avons encore aucune statistique à l’appui. » Un des signes les plus révélateurs de la situation est la bonne humeur qui règne chez les exploitants d’entreprises touristiques. « Notre industrie semble satisfaite… très satisfaite. Les hôtels et les terrains de camping sont pleins. L’exposition Capital EX d’Edmonton a enregistré un nombre record de visiteurs cette année, et le Stampede a presque enregistré un record. Dans l’ensemble, nous sommes très satisfaits de l’année; quant à savoir quel pourcentage de touristes vient du Canada et quel pourcentage vient d’outre-mer, nous n’avons pas de statistiques qui me permettent de tirer des conclusions. »

Le fait que Travel Alberta ait intensifié ses efforts de marketing à l’échelle du pays a pu influer sur les résultats observés. « Notre budget était plus élevé cette année et nous avons pu accroître nos activités de marketing en Ontario, au Québec, en C.-B. et en Saskatchewan. Nous avons étendu nos efforts au Manitoba, où nous effectuons de la recherche, et nous prévoyons de faire davantage de marketing dans cette province. »

« N’oublions pas le facteur albertain, qui joue toujours un rôle essentiel dans le rendement de l’industrie, ce qui justifie un investissement substantiel dans le marketing. Les Albertains représentent notre marché le plus loyal. La participation à Travel Alberta Holiday Card a augmenté. Avec ce programme, 111 000 Albertains obtiennent une carte-vacances et reçoivent deux fois par mois des courriels offrant des promotions intéressantes…d’excellentes aubaines offertes par les exploitants d’entreprises touristiques de la province. Le pourcentage d’adhésion pour l’ouverture de ce bulletin est légèrement supérieur à 70 %, ce qui est énorme. »

Solutions peu communes pour une époque peu commune

(article publié initialement dans TOURISME)

« Nous avons constaté que le lieu d’origine des visiteurs qui franchissent nos portes a changé », affirme Dave Calder, vice-président, Marketing et Communications, à l’Aquarium de Vancouver. « Nul doute que le nombre de touristes américains a fléchi, surtout ceux des États de Washington et de l’Oregon. » Il semblerait, note-t-il, que « plus on s’éloigne de Vancouver, plus les chiffres se maintiennent. C’est logique, car si un Américain a pris la décision de partir en voyage, il l’a prévu probablement depuis quelque temps, de sorte que les fluctuations du dollar peuvent lui paraître moins importantes. »

« Seulement à cause du prestige dont il jouit dans cette ville, l’aquarium attire son lot de visiteurs, bon an mal an, des États de Washington et de l’Oregon, de l’Alberta, de l’intérieur de la Colombie-Britannique et de l’île de Vancouver », déclare M. Calder. « D’après nous, le nombre de visiteurs américains a fléchi, ces derniers mois, mais les visiteurs de la région du Pacifique et de l’Europe les ont essentiellement remplacés. »

Or, la chance arrive parfois spontanément. « Sur YouTube, la vidéo la plus populaire, dans la catégorie ‘animaux sauvages et de compagnie’, porte sur des loutres qui se tiennent la main », explique M. Calder. Visionnée presque huit millions de fois, cette vidéo a été affichée ce printemps par une professeure d’université de la Floride, qui l’avait tournée quelques années auparavant, pendant des études supérieures à l’aquarium de Vancouver.

L’équipe de M. Calder utilise au maximum cet heureux événement pour attirer des visiteurs. « Nous avons ajouté cette vidéo [offerte gracieusement à l’aquarium par son auteure] au programme de divertissement en vol d’Air Canada, pour que les gens qui viennent à Vancouver puissent la voir. C’était une solution simple, issue d’un brin de créativité. » Sur Internet, la popularité de la séquence est phénoménale. Il suffit de taper Otters Holding Hands dans Google pour obtenir plus de 660 000 références. Parfois, des événements hors du commun arrivent quand vous en avez vraiment besoin!