samedi, décembre 08, 2007

Dans les T.N.-O., même les touristes nationaux viennent de loin


(article publié initialement dans TOURISME)

Photo: Northwest Territories Tourism — Aurora Village, Territoires du Nord-Ouest

Le marché japonais étant anémique, de nos jours, le directeur du marketing de Tourisme Territoires du Nord-Ouest (T.N.-O.), Ron Ostrom, cherche la croissance ailleurs. Il se console en constatant que chez les Européens germanophones, la demande d’aventures de plein air est forte, sauf que la majorité de la clientèle des T.N.-O. vient toujours du Canada, puis des États Unis, du Japon et de l’Allemagne.

« Au Canada, nos visiteurs sont albertains, britanno-colombiens, puis ontariens », signale M. Ostrom, faisant allusion au fait que les Jeux d’hiver du Canada de 2007, à Whitehorse, ont ravivé l’intérêt pour le Nord et généré une énorme couverture médiatique. « Cette année, la circulation transfrontalière était en hausse pour la première fois depuis quelque temps; les gens prennent effectivement l’automobile pour venir nous voir. Notre marché de l’aventure de plein air est aussi en croissance. Étant donné que tout est éloigné, quand on vient ici, le visiteur moyen séjourne environ une semaine. Cela peut varier pour les voyageurs d’affaires », signale-t-il. « Ces derniers sont importants pour l’industrie, même si la plupart ne font qu’arrêter à l’hôtel. Nous redoublons d’efforts pour convaincre les gens de rester plus longtemps. »

M. Ostrom dit que de nombreux visiteurs des T.N.-O. prennent souvent l’avion vers le Yukon, louent un véhicule et prennent la route Dempster pour gagner Inuvik. « C’est une grosse affaire pour nous. Une fois rendus ici, les visiteurs trouvent le parc national Nahanni et Fort Simpson très alléchants. Hay River est également populaire, tout comme le parc national Wood Buffalo. »

Le tourisme évolue rapidement dans les T.N.-O., affirme M. Ostrom. « L’année dernière, les choses étaient un peu léthargiques, mais dans l’ensemble, la croissance se maintient. Chaque année, l’industrie du tourisme engrange 100 millions $, ce qui est considérable pour une population de 40 000 âmes. Les budgets augmentent et ça bouge beaucoup, mais évidemment – à cause de l’exploitation du diamant, du pétrole et du gaz – l’industrie n’est toujours pas une grosse priorité. »

Le marché des affaires et celui de l’aventure de plein air présentent le plus grand potentiel, dit-il. « Le tourisme auroral convient parfaitement au marché national et commence à se propager dans le reste de l’Amérique du Nord. » Les activités de marketing visent surtout l’Alberta.

Tourisme Territoires du Nord-Ouest met davantage l’accent sur les marchés à haut rendement, explique-t-il, parce que les vacances coûtent plus cher dans les T.N. O. Nous avons aussi ciblé les bébé-boumeurs fortunés et le marché de l’escapade active dans certains quartiers de Toronto, Los Angeles et New York. »

Chose peu étonnante, certaines des cibles de la Commission canadienne du tourisme sont les mêmes. « Nous suivons les campagnes de la CCT pour profiter en partie de l’effet de sensibilisation, mais nous concevons nos propres annonces dans la presse et sur le Web. »

La stratégie de marketing aux États-Unis mise sur la réussite

(article publié initialement dans TOURISME)

Le gestionnaire du marketing auprès du marché américain des voyages d'agrément, Ernst Flach, parle franchement des résultats qu’il compte obtenir sur le marché américain en 2008 : « Nous misons sur nos réussites de 2007. La stratégie de segmentation a été mise en œuvre à la suite de l'Enquête sur le marché américain des voyages d'agrément, publiée en février 2006. Cette étude nous a fourni d’importantes données démographiques sur les marchés les plus profitables. Le quotient explorateur (QE) de la CCT a permis de personnaliser les données démographiques. Nous avons visé trois segments prometteurs aux États-Unis : l’adepte d’expériences authentiques, l'esprit libre et l'explorateur culturel. »

Selon M. Flach, la campagne devrait idéalement rejoindre les clients les plus prometteurs, quel que soit leur lieu de résidence. Cependant, la recherche a fait ressortir trois zones géographiques où la clientèle visée est regroupée : la Californie, la région des trois États (New York, New Jersey, Connecticut) et le Massachusetts (Boston – Nouvelle-Angleterre). « Nous sommes satisfaits des résultats de 2007 et nous allons de l’avant, indique M. Flach. Par exemple, les résultats de la campagne nous ont indiqué que la clientèle visée – sur le plan de la géographie et des segments du QE – se souvient davantage du Canada et des publicités de la CCT que le reste du marché. De plus, on a enregistré une influence positive cumulative de 9 % sur les visites au Canada. Ceci nous indique que nous atteignons la clientèle voulue grâce aux médias et que notre programme entièrement intégré donne de bons résultats. »

Pour 2008, l’équipe du marché américain des voyages d’agrément a comparé les segments du QE aux segments US PRIZM de Claritas. La recherche PRIZM répartit les Américains parmi 66 types de consommateurs, et chaque type est généralement regroupé par zone géographique. Selon Prizm et Claritas, qui se ressemble s’assemble : « En combinant les résultats des deux recherches, on améliore nos connaissances sur les voyageurs, notamment sur les médias qui peuvent les atteindre », ajoute M. Flach.

Il souligne que l’impact est loin d’être négligeable, surtout pour les tactiques de communication de renseignements. « On a fait deux principales constatations en 2007. Les résultats ont indiqué que San Francisco est un marché très important. Nous y avons toujours été présents, notamment avec les récents programmes de promotion du ski et d’autres produits particuliers, mais la recherche indique qu’il serait avantageux d’investir davantage dans ce domaine. De plus, les données nous ont indiqué que le segment des esprits libres est particulièrement présent à Los Angeles. Nous avons donc tenu compte de cette information dans nos tactiques. »

M. Flach explique qu’à la suite de ces recherches, on a ajouté San Francisco au programme principal de la CCT. On présentera des publicités dans les trains du Bay Area Rapid Transit (BART), et on utilisera également le système des « Whispering Windows » à San Francisco. Il s’agit d’un média publicitaire qui fonctionne grâce à un petit amplificateur en forme de rondelle qui adhère à n’importe quelle surface lisse et permet de transformer une vitrine de magasin en haut-parleur. La CTC a été la première à utiliser cette technologie en Amérique du Nord pour sa campagne estivale à New York, qui a été couronnée de succès.

« En 2008, à Los Angeles, il y aura des campagnes à la radio, puisque ce média est très populaire auprès des esprits libres. De plus, des publicités paraîtront dans les ascenseurs et dans le magazine Sunset et dans le magazine de l’AAA. »

Mais auparavant, l’année 2007 se terminera en beauté. La patinoire du Bryant Park est au programme pour New York. « L’événement de la CCT sera lancé le 27 novembre lorsqu’on illuminera l’arbre de Noël, commandité par Tourisme Québec. L’Ontario (POMT) et Travel Alberta sont également des partenaires. Le Café Celsius permettra encore une fois d’assurer une présence dynamique à Bryant Park. De plus, il y aura de nombreuses activités sur le site, comme des dégustations de vins, des sculptures sur glace, un globe terrestre en neige, et beaucoup plus. »

Lancée en 2007 aux États-Unis, la campagne Intrigue, qui vise à faire participer les consommateurs, se poursuivra en 2008 dans le but de modifier la perception des Américains au sujet du Canada.

« Le problème, c’est que les Américains ont toujours considéré le Canada comme la voisine d’à côté : c’est joli, moyennement attrayant et rien ne presse pour aller la voir, conclut M. Flach. La campagne Intrigue vise à contrer cette tendance en offrant aux Américains des expériences inattendues, afin qu’ils perçoivent le Canada comme une destination exotique. On peut donc s’attendre à voir également des expériences canadiennes extraordinaires dans notre campagne internationale. »

dimanche, décembre 02, 2007

Hausse de la popularité des voyages en famille

(article publié initialement dans TOURISME)

Le marché américain des voyages en famille est toujours en croissance, selon des travaux de recherche effectués depuis deux ans par diverses entreprises. D'après une étude de Y Partnership, les voyages en famille sont une façon de solidifier la cohésion familiale « dans un monde dominé de plus en plus par les impératifs du travail. »

Pour ce qui est du type de vacances que recherchent les familles, un sondage réalisé en 2006 par American Express révèle que les agents réservent de plus en plus de vacances d'aventures familiales en plein air. Norman Howe, de la société canadienne Horizon & Co., fait remarquer que ce sont les paysages, la nature et la faune qui donnent au Canada son avantage concurrentiel. « Les voyages que nous organisons avec le Fonds mondial pour la nature (Canada) sont populaires car ils associent responsabilité sociale, faune extraordinaire, paysages splendides et plaisirs en famille, déclare M. Howe. Les travailleurs de l'environnement que nous rencontrons sont stimulants, et il y a quelque chose de singulièrement puissant à faire connaître les splendeurs naturelles du Canada à vos enfants. »

La notion selon laquelle le Canada est une destination accessible et sûre importe aussi pour la psychologie des voyages en famille, explique M. Howe. « La 'sécurité' peut paraître ennuyeuse dans certains cas, mais pour les voyages en famille, elle est essentielle. »

Fatigués des avions? Les voyages en autocar séduisent toujours

(article publié initialement dans TOURISME)

D'après une étude récente de Travelocity, dont fait état David Wilkening, dans TravelMole, près des deux tiers des voyageurs qui prennent l'avion éviteraient ce moyen de transport s'ils en avaient le choix, ce qui annonce peut-être le retour en force d'une autre façon de voyager : l'autocar.

La société Greyhound Lines dit qu'elle a dépensé 60 millions $ depuis trois ans pour rafraîchir ses 1 250 autocars et ses plus importants terminus.

Patty Herbeck, directrice du marketing chez Greyhound, a déclaré que l'entreprise a remis en état plus de 900 autocars en y installant notamment de nouveaux sièges, tandis que dans 125 de ses quelque 940 terminus, elle a repeint, rénové les salles de toilette et ajouté des écrans de télévision au plasma dans les salles d'attente.

Soulignant que Greyhound a mérité son titre d'icône nord-américaine, Mme Herbeck déclare : « Quand vous avez 93 ans, vous devez rappeler aux gens qui vous êtes et ce que vous représentez. Nous essayons de leur dire que l'apparence de Greyhound et l'expérience qu'elle véhicule ont changé. »

Greyhound n'avait pas lancé de campagne publicitaire nationale depuis longtemps. Elle en prépare maintenant une pour faire revenir ses anciens clients et attirer des jeunes et des hispanophones.

La modernisation a commencé en 2004, quand l'entreprise a voulu accélérer le service entre grandes villes, précise M. Wilkening. La clientèle a diminué après l'élimination d'environ 1000 destinations, bien que les ventes soient en hausse de 15 à 20 % pour les itinéraires qui restent. L'entreprise dit qu'elle a transporté 19 millions de passagers l'an dernier et que ses ventes ont atteint 1,2 milliard $.

Hausse des voyages d'affaires au Canada

(article publié initialement dans TOURISME)

Même si cela peut sembler surprenant, lorsque David Wilkening, de TravelMole, demande aux gens de nommer les dix marchés internationaux dont la croissance est la plus rapide, les réponses comprennent souvent le Canada.

C'est ce qu'indique l'enquête de la National Business Travel Association (NBTA). Le rapport présente les dix principales destinations, à l'exception des États-unis, dont le potentiel de croissance est le plus élevé dans le secteur des voyages d'affaires en 2008.

On attribue la première place à la Chine, suivie du Royaume-Uni, de l'Inde, du Mexique, de la France, de l'Allemagne, de l'Amérique latine (à l'exception du Brésil et du Mexique), du Canada, du Japon et du Brésil.

L'enquête de la NBTA indique également que les voyages d'affaires devraient continuer d'être en hausse en 2008. Cependant, cette croissance devrait se stabiliser. M. Wilkening signale qu'en 2007, les tarifs aériens augmenteront de six à dix pour cent, les prix des hôtels, de cinq à sept pour cent, et les coûts généraux des voyages, de six à huit pour cent.

Amélioration de l'Atlas canadien en ligne

(article publié initialement dans TOURISME)

La Société géographique royale du Canada a lancé la deuxième version de son Atlas canadien en ligne. L'édition 2007 de l'atlas en ligne présente un vaste répertoire de modules thématiques, notamment sur les changements climatiques et les rivières du Canada. Le contenu est bien illustré grâce à des diapositives, des capsules vidéo et des graphiques animés, ainsi que des jeux et des questionnaires interactifs. Le populaire outil de cartographie du site présente des données à l'échelle 1 : 50 000, ce qui permet aux utilisateurs de voir les rues.

Depuis son lancement en avril 2005, l'Atlas canadien en ligne s'appuie à la fois sur la cartographie et sur les technologies de pointe. Le site entièrement bilingue reçoit jusqu'à 500 000 visites par mois. Ses cartes détaillées et ses sections thématiques illustrent à merveille le peuple, la culture, l'environnement, l'histoire et le patrimoine du Canada.

jeudi, novembre 22, 2007

Orbitz Food & Wine porte un toast à l'Okanagan et au Niagara

(article publié initialement dans TOURISME)

Dans son palmarès de 2007, Orbitz Food & Wine dit que le Niagara et l'Okanagan pourraient bientôt devenir des destinations vedettes au nord de la frontière américaine.

Orbitz recommande donc de visiter absolument les secteurs d'Osoyoos et de Penticton dans l'Ouest, et de Niagara-on-the-Lake dans l'Est.

Orbitz utilise le mot « pittoresque » pour décrire ces deux régions et en vante la cuisine et l'attrait culturel.

Comment prépare-t-on ce palmarès? Jim Cohn, porte-parole d'Orbitz, explique que l'entreprise examine les données historiques et les réservations pour choisir les destinations qui mériteront l'accolade. « Nous comparons des données pour calculer le pourcentage de croissance. De 2005 à 2007, celle du Niagara et de l'Okanagan a été importante. »

M. Cohn ajoute qu'une équipe de spécialistes met aussi la main à la pâte. Elle tient compte, par exemple, de l'accessibilité de la destination et de la variété de l'hébergement avant de « porter un toast » aux meilleures régions.

lundi, novembre 19, 2007

Pour le voyageur américain, le prix passe avant l'écologie

(article publié initialement dans TOURISME)

Dans un récent reportage de TravelMole, David Wilkening signale que, selon la Travel Industry Association (TIA) et le Y Partnership, les Américains ne sont toujours pas disposés à payer plus cher pour faire appel à des fournisseurs soucieux de l'environnement. Cependant, un récent sondage révèle qu'ils y songent.

« Plus de la moitié des adultes américains disent qu'ils seraient prêts à choisir un [fournisseur] qui respecte l'environnement, révèle le dernier sondage de Travelhorizons. Or, même si plus de la moitié des adultes américains se disent favorables à la responsabilité environnementale, seulement 14 % ont dit qu'en réalité, leur choix d'un fournisseur de service touristique serait directement tributaire des efforts qu'il déploie pour protéger l'environnement. »

Le sondage révèle que seulement 13 % des répondants seraient disposés à payer davantage pour faire appel à des fournisseurs respectueux de l'environnement, tandis que 56 % ont dit qu'ils pourraient le faire. « L'ampleur de la majoration du prix ou du tarif semble être à la source de leur hésitation », lit-on dans le rapport.

« Les résultats du sondage donnent à penser que la connaissance des efforts déployés par le fournisseur pour respecter l'environnement pourrait suffire à attirer davantage de clients, mais pas à n'importe quel prix », indique Suzanne Cook, vice-présidente principale à la recherche pour la TIA, qui ajoute : « Il semble que la valeur monétaire que les consommateurs attribuent au service touristique demeure déterminante. »

dimanche, novembre 18, 2007

Les voyageurs mieux nantis reviennent plus souvent

(article publié initialement dans TOURISME)

David Wilkening, de Travelmole, signale que selon un sondage effectué pour la U. S. Tour Operators Association (USTOA), les voyageurs disposant d'un revenu disponible supérieur ont davantage tendance à revisiter une destination préférée.

« Les gens pensent que les voyageurs bien nantis sillonnent la planète, visitant Rome une année, Rio l'année suivante, avant de partir en safari ou en croisière », lit-on dans l'étude. Or, le sondage révèle que le tiers des voyageurs dont le revenu familial dépasse 100 000 $ préfèrent revisiter des destinations favorites.

« Toutes catégories de revenus confondues, c'est le groupe qui donne le plus souvent ce genre de réponse », déclare Bob Whitley, président de la USTOA.

Le sondage a permis d'établir un rapport entre le revenu et le désir de revenir au même endroit. Ainsi, 30 % des ménages ayant un revenu de 50 000 $ à 99 000 $ préféraient aussi revoir des destinations favorites, mais la proportion tombait à moins de 20 % si le revenu était de 35 000 $ ou moins. « Les voyageurs mieux nantis ont également indiqué qu'ils choisiraient de préférence des voyages organisés ou des forfaits vacances assortis d'un meilleur choix d'excursions complémentaires », signale M. Wilkening.

Les femmes et les voyageurs moins nantis se préoccupaient d'aspects pratiques, précisant qu'ils seraient motivés par des repas et des visites touristiques supplémentaires. Les jeunes voyageurs (18 à 34 ans) et les familles avec enfants de moins de 12 ans préféreraient obtenir de
meilleures chambres d'hôtel pour le même prix.

samedi, novembre 17, 2007

Les femmes troquent leur ordinaire contre l'escapade

(article publié initialement dans TOURISME)

Pour la femme contemporaine, le mot « plus », voire l'expression « beaucoup plus », s'imposent dans l'univers des voyages.

D'après des statistiques sur le marché américain, les femmes ont effectué 32 millions de voyages l'an dernier. Pour illustrer encore mieux le poids économique des femmes, les chercheurs estiment que l'an prochain, elles dépenseront 125 milliards $US au chapitre des voyages. Pour couronner le tout, le potentiel du marché féminin des voyages est évalué à plus de... 19 billions $.

Les femmes de tout âge - célibataires, mariées, divorcées ou veuves - se ruent sur les voyages. Et ce n'est pas seulement pour se détendre ou bavarder, car 75 % des adeptes du tourisme culturel et d'aventure sont des femmes. Quel âge ont ces aventurières? Quarante-sept ans!

Les femmes n'hésitent pas à laisser derrière elles un être cher. Le Wall Street Journal a signalé récemment que parmi 500 voyageuses interrogées en 2003 par Women Traveling Together (un voyagiste du Maryland), près des deux tiers avaient laissé derrière elles maris ou copains pour participer à un voyage entre femmes.

Même celles qui décident de voyager seules sont courtisées par une industrie qui tient maintenant compte des desideratas de chacun des sexes.

Certains hôtels comme le Jumeirah, de Dubaï, et le Royal, de Durban, en Afrique du Sud, comportent des étages entiers réservés aux femmes.

vendredi, novembre 16, 2007

Les personnes handicapées : un segment de marché en croissance

(article publié initialement dans TOURISME)

Une conférence internationale sur le tourisme accessible qui doit avoir lieu à Bangkok, en novembre, fera ressortir la nécessité d'améliorer les installations et les services destinés à un segment de marché en croissance mais largement négligé : les personnes handicapées. Selon un article de Travel Impact Newswire (17 octobre 2007), Scott Rains, un des organisateurs de la conférence et éditeur du Rolling Rains Report (bulletin d'information touristique destiné aux personnes handicapées), dit que « maintenant qu'une génération de personnes handicapées a pu, à divers degrés, travailler, s'instruire et se divertir, ceux d'entre nous qui ont les moyens de voyager appartiennent à un groupe de consommateurs qui commence à peine à se faire remarquer. »

M. Rains dit que la conférence contribuera au changement et au développement d'entreprises touristiques afin de créer un environnement favorable aux touristes et aux voyageurs handicapés, ainsi qu'aux personnes retraitées et âgées, en leur fournissant notamment un accès à l'environnement bâti, aux transports en commun, à la formation et à l'emploi.

Dans l'article de Travel Impact Newswire, M. Rains présente les données suivantes :

* Les adultes américains handicapés ou à mobilité réduite consacrent en moyenne 13,6 milliards $US par année au tourisme. En 2002, ces personnes ont effectué 32 millions de voyages, dépensé 4,2 milliards $US à l'hôtel et acheté 3,3 milliards $US de billets d'avion et 2,7 milliards $US d'aliments et boissons.

* Sur une population de 21 millions de personnes, 69 % avaient voyagé au moins une fois au cours des deux années précédentes et effectué 3,9 millions de voyages d'affaires, 20 millions de voyages d'agrément et 4,4 millions de voyages combinant affaires et agrément. Sur un total de 2 millions d'adultes handicapés ou à mobilité réduite, 7 % avaient dépensé plus de 1 600 $US à l'extérieur de la zone continentale des États-Unis au cours des deux années précédentes.

* Au Royaume-Uni, l'Employers' Forum on Disability estime à 10 millions le nombre d'adultes handicapés ou à mobilité réduite, et à 80 milliards de livres leur pouvoir d'achat annuel.

* Selon le Conference Board du Canada, le revenu disponible annuel des travailleurs canadiens handicapés ou à mobilité réduite s'élevait, en 2001, à 25 milliards $CAN.

www.dpiap.org

jeudi, novembre 15, 2007

Le tourisme albertain se porte bien malgré la baisse du nombre de visiteurs américains

(article publié initialement dans TOURISME)

L'Alberta Index signale que l'été a été occupé dans l'industrie albertaine du tourisme, les résultats étant comparables ou légèrement supérieurs à ceux de l'an dernier. Selon un sondage effectué auprès de voyagistes, en septembre 2007, « les Albertains et d'autres Canadiens ont encore été les meilleurs clients des attractions provinciales, cet été. »

Les voyagistes ont indiqué que le nombre de visiteurs américains a baissé. « Cependant, Statistique Canada révèle que la croissance du nombre de visiteurs américains arrivant directement au Canada par l'Alberta [...] dépasse la moyenne nationale. »

Le nombre de visites en provenance du Royaume-Uni, de l'Europe centrale et de l'Australie était encore important cet été, tandis que les résultats pour l'Asie étaient légèrement supérieurs ou comparables à ceux de 2006, selon la publication.

« Dans les terrains de camping, les parcs de véhicules récréatifs et les services de tourisme d'aventure, la clientèle et les revenus ont augmenté à cause, selon de nombreux exploitants, de l'intensification du trafic provincial. »

Quatre-vingt-treize voyagistes de l'Alberta, de l'Est du Canada et des États-Unis ont répondu au sondage. En Alberta, le tourisme « pèse » 5 milliards $ et emploie 103 000 personnes.

mercredi, novembre 14, 2007

Et les aînés recevront la terre en héritage...

Un groupe de pélicans profite de l'habitat qu'offre le lac Wascana au tournant de l'automne
Photo: Claude-Jean Harel

(article publié initialement dans TOURISME)

Peter Tarlow, Ph.D., laisse entendre que du point de vue du tourisme, le marché des aînés, qui est en pleine expansion, est en réalité composé de trois marchés : les jeunes aînés, les aînés d'âge moyen et les vieux aînés. M. Tarlow, conférencier réputé, spécialiste du marketing touristique et auteur du bulletin Tourism Tidbits, était cité dans Destination World.

M. Tarlow dit que les jeunes aînés sont nés entre 1946 et 1960, ont un revenu disponible supérieur, moins de responsabilités et une santé relativement bonne. Ils sont les mieux disposés au voyage. Les aînés d'âge moyen (nés entre 1930 et 1946) préfèrent visiter parents et amis, dépensent légèrement davantage pour leurs frais médicaux et désirent encore voyager. Les vieux aînés sont nés avant 1930 et voyagent moins; lorsqu'ils le font, ils recherchent souvent la sécurité et des services personnalisés.

M. Tarlow signale que - comme c'est le cas un peu partout dans les pays développés - le marché des jeunes aînés est le créneau le plus important et le mieux nanti des États-Unis. Selon lui, ce créneau représente 78 millions de personnes et, au cours des neuf prochaines années, ce nombre augmentera de 3,5 % par année. Ces gens devraient également hériter de beaucoup d'argent : d'ici 2015, les aînés américains recevront en héritage 340 milliards de dollars.

Aujourd'hui, les aînés vivent plus longtemps que leurs parents; ils sont généralement plus actifs et voyagent davantage, dit M. Tarlow. « D'ici 2015, ils contrôleront un fort pourcentage des biens de ce monde et auront tendance à dépenser et à exiger davantage. Les aînés ne forment pas seulement le groupe le plus riche du monde développé; ils sont également les plus exigeants. Les parents des aînés de demain ont généralement gâté leurs enfants; ces aînés, surtout ceux qui ont connu une époque de militantisme politique, n'ont donc pas peur d'exiger ce qu'ils veulent et de se plaindre jusqu'à ce qu'ils l'obtiennent.

Les organismes, entreprises et établissements qui offrent de bons services à leurs clients ont beaucoup d'avenir devant eux, souligne-t-il, mais les autres pourraient se retrouver sur la paille ou être poursuivis en justice.

Cet article est reproduit intégralement ici.

mardi, novembre 13, 2007

Au Nunavut, le marketing touristique manque d'argent

(article publié initialement dans TOURISME)

Dans un article publié dans le Nunatsiaq News du Nunavut, John Thompson écrit que selon Tourisme Nunavut, le territoire pourrait engranger beaucoup plus de recettes touristiques s'il se faisait mieux connaître du reste du monde. « C'est la plus grande industrie du monde », a déclaré Jillian Dickens, agente de marketing à Tourisme Nunavut. « Pour avoir notre part, il faut investir sérieusement. »

Cet office de tourisme reçoit, surtout du gouvernement du Nunavut, à peine plus de 2 millions $ par année, dont 750 000 $ pour le marketing. Tourisme Nunavut voudrait 3 millions $ de plus pour faire concurrence à ses rivaux. Or, même si l'office obtenait gain de cause, il ne disposerait encore que de la moitié du budget de l'office de tourisme des Territoires du Nord-Ouest, indique M. Thompson.

« Il sera sans doute difficile de convaincre le gouvernement du Nunavut, déjà inondé de demandes de financement de services de base comme l'éducation et les soins de santé », écrit M. Thompson. « Or, Mme Dickens dit qu'une grosse campagne de marketing se paierait d'elle-même, grâce aux recettes provenant des visiteurs. » Elle donne l'exemple du Colorado, qui a récemment augmenté ses dépenses de marketing et qui a vu monter en flèche le chiffre d'affaires des entreprises locales.

« Mais le Colorado n'est pas le Nunavut, poursuit M. Thompson. Plusieurs petites entreprises du territoire ne sont peut-être pas prêtes à accueillir des hordes de touristes et à leur offrir les services auxquels ils s'attendent. Certains guides [...] peuvent s'éloigner du téléphone pendant des semaines [ou] ne pas se montrer à un rendez-vous », explique M. Thompson.

« Dans les agglomérations, les hôtels peuvent avoir des chambres défraîchies, de la tuyauterie qui fuit et un service de restauration irrégulier. Même à Iqaluit, on peut attendre 15 minutes ou plus pour se faire servir au restaurant. Il y a bien sûr des entreprises de qualité, mais les touristes peuvent avoir de la difficulté à s'y retrouver. »

Tourisme Nunavut essaie d'orienter la clientèle vers des commerces fiables, mais les entreprises figurant sur son site Web ne répondent pas toutes aux normes minimales auxquelles pourraient s'attendre les touristes, explique Mme Dickens.

D'ajouter M. Thompson : « Il manque aussi d'infrastructures de base, comme des quais et des petits ports, qui aideraient les touristes en croisière à descendre à terre sans devoir ramper sur les roches glissantes d'un brise-lames. Le pessimiste pourrait penser que le fait d'attirer trop de touristes trop tôt pourrait nuire au développement de l'industrie du tourisme, au Nunavut. Mais Mme Dickens affirme le contraire : amenez-nous des touristes, et la qualité du service s'améliorera. »

Selon l'article, Tourisme Nunavut a posé d'autres gestes modestes pour rendre le territoire plus attirant. Selon un sondage effectué en 2006 les touristes réprouvaient surtout la présence de déchets visibles. « Pour éliminer cette pollution visuelle à Iqaluit, écrit M. Thompson, Tourisme Nunavut a obtenu des élèves du secondaire qu'ils ramassent des détritus tout au long de l'année. Et au début d'octobre, des poubelles ont été installées à Iqaluit, grâce à un projet piloté par Tourisme Nunavut et la municipalité d'Iqaluit. »

Une autre enquête révèle que le Nunavut a reçu environ 10 000 visiteurs de juin à octobre 2006. En extrapolant, Tourisme Nunavut dit que le territoire a accueilli 19 000 visiteurs durant toute l'année; la moitié viennent pour les affaires et le tiers, pour l'agrément. Les autres visitent parents et amis ou suivent des cours.

La plupart des visiteurs du Nunavut ont au moins 50 ans, ont l'habitude des voyages et sont bien nantis. La plupart viennent du Sud du Canada. Le nombre de visiteurs américains, français et britanniques est également important.

En tout et pour tout, ces visiteurs ont dépensé 26 millions $ au Nunavut.

lundi, novembre 12, 2007

Le Canada, terre fertile pour le tourisme bénévole

Un groupe d'étudiants belges monte un tipi à la réserve amérindienne Poundmaker en Saskatchewan: quand les autres nous renvoient l'ascenceur

(article publié initialement dans TOURISME)

Le Canada est souvent perçu comme un « incubateur » de touristes bénévoles - nous en produisons d'excellents qui vont à l'étranger - mais le Canada est aussi (littéralement) une terre fertile pour le tourisme bénévole.

Le tourisme bénévole, dans lequel les voyageurs consacrent une partie (ou la totalité) de leurs vacances au bénévolat ou à une cause, existe depuis assez longtemps. Mais l'écotourisme, « l'écologisation » et autres expressions à la mode pourraient populariser cette tendance comme jamais auparavant.

En raison de son immensité et de sa beauté naturelle, le Canada intéresse particulièrement les globe-trotters amis de l'environnement. Les vacances de bénévolat donnent aussi aux voyagistes canadiens l'occasion de refaire l'image de produits existants. Prenons, par exemple, la randonnée en pleine nature. Demandez aux voyageurs de remettre la piste en état, et le tour est joué! Vous avez un nouveau produit respectueux de l'environnement et la possibilité de courtiser un nouveau type de consommateur.

Voici quelques-uns des stages de bénévolat offerts au Canada :

L'Organizer Earthwatch Institute donne aux voyageurs la possibilité d'aider des chercheurs à retracer le parcours des baleines au large de la forêt pluviale du Grand Ours.

La World Wide Opportunities on Organic Farms (WWOOF) enseigne l'agriculture biologique. WOOOF exploite partout au Canada des fermes où les touristes peuvent parfaire leurs compétences dans ce domaine.

La Station de recherche des îles Mingan organise des expéditions d'un jour ou d'une semaine dans le golfe du Saint-Laurent pour l'étude de diverses espèces de baleines. Les « apprentis » prennent des photos, prélèvent des données et participent à des biopsies.

Prix du tourisme de demain : date d'échéance, le 5 décembre

(article publié initialement dans TOURISME)

Le WTTC (conseil mondial du tourisme et des voyages) effectue un appel de candidatures pour ses prix du tourisme de demain (Tourism for Tomorrow Awards), édition 2008.

Il y a quatre catégories : le prix destination (destinations vouées au développement touristique responsable); le prix conservation (organisations touristiques vouées à la protection du patrimoine naturel; le prix du capital humain (organisations touristiques vouées au développement des ressources humaines et à la participation des collectivités locales); le prix de l'entreprise touristique internationale (entreprises d'au moins 200 employés qui sont présentes dans plus d'une destination et qui font preuve de pratiques touristiques responsables).

Les candidatures doivent être présentées avant le 5 décembre 2007. Les lauréats et finalistes seront invités à une cérémonie spéciale durant le 8e Sommet mondial sur le tourisme et les voyages qui aura lieu à Dubaï, au printemps 2008.

www.tourismfortomorrow.com

Les Coréens jettent un regard neuf sur le Canada

(article publié initialement dans TOURISME)

Dans un rapport présenté à des partenaires de l'industrie, Ted Hornung, gestionnaire du marketing international à Tourisme Saskatchewan, présente un compte rendu pénétrant de sa participation à Showcase Canada, que la CCT a organisé à Séoul, en Corée : « Le marché coréen se transforme rapidement, note-t-il. Les Coréens ont voyagé pendant longtemps en groupe et s'éloignaient très peu de la Colombie-Britannique, de l'Alberta et des chutes Niagara. Mais la situation change car ils s'intéressent maintenant davantage aux voyages autonomes et aux forfaits avion-auto. »

Selon M. Hornung, les voyageurs coréens maîtrisent mieux l'anglais, disposent d'un revenu disponible plus important et ne craignent pas de faire cavalier seul. « Les voyages entre femmes augmentent aussi, qu'il s'agisse d'amies ou de couples mère-fille. Les Coréens veulent voir des endroits intéressants, tout en 'faisant' quelque chose et en s'impliquant. »

Voici quelques-unes des tendances prometteuses que M. Hornung a cernées dans le marché coréen :

* Popularité de destinations situées plus à l'Est
* Programmes d'anglais langue seconde
* Programmes de séjours à domicile
* Accroissement du cybermarketing
* Participation à un plus grand nombre de salons commerciaux
* Voyages expérientiels
* Marché des 50 ans et plus
* Voyages en famille
* Trekking
* Cuisine

Dans le segment mère-fille, M. Hornung dit que l'âge des mères se situe généralement entre 40 et 60 ans, tandis que celui des filles se situe entre 10 et 30 ans. « La durée maximale des voyages, de 10 à12 jours, n'a pas beaucoup changé.

« Un plus grand nombre de compagnies de cartes de crédit offrent des voyages à leurs clients, poursuit M. Hornung. De plus en plus de Coréens utilisent Internet pour se renseigner, mais ils préfèrent encore réserver auprès de leur agence de voyages. » M. Hornung ajoute que cette habitude commence aussi à changer.

Les Britanniques disposés à prendre le risque de pratiquer des sports extrêmes

(article publié initialement dans TOURISME)

Le cybermagazine de consommation The Thrifty Scot (ThriftyScot.co.uk), qui se spécialise dans le domaine des finances personnelles, signale que 17 % des adultes britanniques seraient disposés à participer, à l'étranger, à des activités risquées comme le toboggan, la planche à neige hors piste, voire la plongée sous la glace, même s'ils savent qu'ils ne sont pas protégés par leur assurance-voyage.

Jacky Brown, porte-parole de l'industrie de l'assurance-voyage, dit qu'il ne vaut pas la peine, pour les adeptes des pentes enneigées, de prendre des risques : « Toute vacance de sport d'hiver présente certains risques; que la pente soit douce ou vertigineuse, un accident est vite arrivé et il est essentiel d'avoir une assurance pour éviter les factures salées. »

On a constaté que 27 % des répondants pensent que toutes les polices d'assurance-voyage annuelles couvrent automatiquement le ski. Ce n'est pas le cas.