vendredi, juin 06, 2008

Répondre aux tendances du marché

(article publié initialement dans TOURISME)

Même si le planificateur touristique Jacques Drapeau n’est pas de descendance autochtone, ses commentaires bien pesés en font l’ambassadeur parfait pour le tout nouvel hôtel-musée de la nation huronne-wendat qui ouvrira bientôt ses portes à Wendake, près de Québec. Comptant 55 chambres, ce nouvel établissement quatre étoiles situé en bordure de la rivière Saint-Charles s’inspire de la culture huronne-wendat ainsi que du rapport que les Hurons-Wendat entretiennent avec le reste du monde par la nature, la spiritualité et la mythologie.

« En arrivant, on remarque tout de suite que le bâtiment se divise en deux parties : une structure en forme de tipi, où se trouve le musée, et une structure inspirée d’une maison longue, où se trouvent les chambres, le restaurant et la réception. D’une capacité de 120 personnes, le restaurant proposera un menu inspiré des traditions culinaires autochtones. L’établissement compte également des salles de réunion, plusieurs foyers conçus pour des événements spéciaux et même un salon de massage. »

Le bois est très présent, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du bâtiment. Toutes les façades du musée et de l’hôtel sont recouvertes de ce matériau naturel qui est utilisé à des fins décoratives mais également structurelles. Plusieurs troncs d’arbres bien visibles à l’intérieur servent de piliers au bâtiment. On y trouve également plusieurs ouvrages en pierre sur les fondations extérieures, dans les espaces publics à l’intérieur et sur les planchers des chambres.

« Notre environnement naturel est intégré à tous les aspects de l’hôtel, souligne M. Drapeau, dont les services d’expert‑conseil ont été retenus afin de diriger le projet. Plutôt que d’être confinés à une chambre d’hôtel, les visiteurs profitent d’un environnement très vivant. De plus, l’hôtel est situé près du "corridor des cheminots", une ancienne voie ferrée convertie en piste cyclable, la plus longue de la région de Québec. Sur le site de l’hôtel, on trouvera des jardins, dont un sous le thème des plantes médicinales, des sentiers de randonnées dans les boisés et un étang peuplé de poissons. »

L’hôtel‑musée de la nation huronne‑wendat affiche fièrement des symboles chers aux Premières nations, comme la tortue et le serpent. La section du complexe inspirée d’une maison longue a d’ailleurs une forme légèrement incurvée rappelant le mouvement du serpent.

Mais quel est le marché cible pour ce nouvel établissement des plus évocateurs? Un heureux mélange de segments différents, explique Jacques Drapeau. « Par son statut de capitale, Québec compte plusieurs sièges sociaux, en plus des institutions des gouvernements fédéral et provincial. Nous croyons que notre produit les intéressera, surtout parce que nous sommes un peu en retrait de la ville. L’avantage de tenir des congrès et des événements à Wendake est très important si l’on considère que, une fois sur place, les participants sont relativement captifs. Oui, les gens peuvent se promener dans Wendake, mais nous sommes tout de même à bonne distance des activités offertes à Québec. Aujourd’hui, les organisations veulent garder les participants au même endroit, parce qu’il est de plus en plus coûteux d’organiser des congrès. Plutôt que de se disperser en ville au moment du lunch, les invités peuvent se promener dans la forêt ou le long de la rivière. Il s’agit d’un avantage concurrentiel que nous mettons en valeur lorsque nous approchons des clients du secteur des RCVM. »

Parce que l’hôtel est situé à l’extérieur de Québec, l’étude de marché montrait qu’il devait être haut de gamme pour accroître ses chances de succès. Les tendances indiquaient que l’on devait viser au minimum une cote de quatre étoiles.

« Nous avons déjà commencé à approcher des grossistes actifs sur le marché européen, parce qu’on y trouve clairement un intérêt pour les expériences que nous offrirons. L’Amérique latine est un marché émergent qui devrait dégager des résultats positifs. Nous croyons que nos clients américains seront intéressés par notre établissement pour leurs événements tenus dans la région de Québec. Et nous viserons particulièrement le marché des Premières nations. Jusqu’à maintenant, les congrès d’organisations des Premières nations se tenaient pour la plupart au centre‑ville de Québec. » L’établissement appartient à la nation huronne‑wendat; les membres des Premières nations apprécieront sans doute l’idée de se réunir en territoire autochtone.

« Pour notre clientèle locale, non seulement celle du monde des affaires mais également celles des établissements d’enseignement et du marché des personnes âgées, l’hôtel‑musée constitue une destination d’excursion idéale, puisque l’établissement offre à la fois les fonctions d’hôtel et de musée, quelque chose d’unique au Canada qui ajoute au caractère innovateur du projet. »

Le secteur des mariages et des réunions familiales sera également visé en raison de la taille moyenne de l’établissement. M. Drapeau souligne que le projet d’hôtel‑musée a fait sourciller certains de ses propriétaires à diverses étapes de son développement. « Il s’agit d’un projet d’envergure. Il fallait s’attendre à cette réaction de la part de la nation huronne‑wendat, comme il aurait fallu s’y attendre de la part des citoyens de Québec s’ils avaient été mis devant une situation similaire. Plusieurs questions ont été soulevées, mais maintenant que le projet est terminé et que la population comprend mieux la viabilité du projet, l’attention se tourne vers les nouveaux visiteurs qu’il attirera et qui entraîneront des retombées pour les commerces, détaillants, restaurants et autres services de la communauté. »

M. Drapeau prédit une croissance sans précédent dans la communauté, parce que jusqu’à maintenant, les visiteurs venaient à Wendake pour la journée à partir de Québec. Désormais, ils pourront y séjourner.

Wanuskewin Heritage Park : une structure de gouvernance favorisant l’authenticité

(article publié initialement dans TOURISME)

Le parc Wanuskewin, situé sur la rive ouest de la rivière Saskatchewan Sud, à cinq kilomètres au nord de Saskatoon, s’étend sur 760 acres et comprend 19 sites représentant les peuples du nord des Plaines. Des camps d’été et d’hiver, des sites de mise à mort de bisons, des cercles de tipis et un ensemble de pierres alignées appelé « roue de médecine » se trouvent dans un rayon d’un kilomètre.

Il y a près de 20 ans, un centre d’interprétation primé a été construit afin de mettre en valeur le caractère historique du site en tant que lieu de rencontre et de rassemblement de peuples autochtones depuis plus de 8000 ans. Le parc Wanuskewin poursuit la tradition de lieu de rassemblement, en proposant une grande variété d’activités de groupe pouvant être adaptées en ateliers, retraites ou activités complémentaires à un congrès.

Le parc Wanuskewin a pour mission d’exploiter, sous le leadership et la direction des peuples des Premières nations, un site patrimonial contribuant à accroître sa notoriété, sa compréhension et l’appréciation de l’héritage culturel des peuples autochtones du nord des Plaines. La structure de gouvernance du parc est unique, fondée sur de nombreux partenariats dans un esprit de coopération entre les peuples autochtones et non autochtones. L’organisme est régi par deux entités :

L’organisme Wanuskewin Indian Heritage Incorporated (WIHI) compte treize membres provenant de bandes, districts et nations autochtones de la Saskatchewan. Créé afin de superviser la planification du développement du parc, notamment la programmation culturelle, l’usage traditionnel des terres ainsi que les aspects cérémoniaux et spirituels, il veille à la satisfaction des besoins des peuples autochtones et à la prestation d’une expérience authentique et unique pour tous les visiteurs du parc.

La Wanuskewin Heritage Park Authority (WHPA) assure l’administration du parc. Composée de douze administrateurs autochtones et non autochtones, elle constitue l’organisme‑cadre de tous les partenariats qui constituent le parc Wanuskewin. Elle comprend des représentants du WIHI, de la Federation of Saskatchewan Indian Nations, de la ville de Saskatoon, des gouvernements du Canada et de la Saskatchewan, de l’Université de la Saskatchewan, de la Meewasin Valley Authority et du regroupement Friends of Wanuskewin.

Les 29 expériences les plus significatives

(article publié initialement dans TOURISME)

fournies par Tourisme Autochtone Canada.

Atlantique (Terre-Neuve-et-Labrador/Île-du-Prince-Édouard)
Miawpukek Annual Pow wow

Nunavut
Bathurst Inlet Lodge

Nouvelle-Écosse
Parc national et Lieu historique national du Canada Kejimkujik

Nouveau-Brunswick
Metepenagiag Heritage Park

Québec
Hôtel-Musée Premières Nations
Aventure Mikuan II – Innu
Croisières Essipit
Bercé par l’Harricana
Cruise North Expeditions (Kuujuaq, Nunavik)
Centre de formation en survie arctique du Nunavik

Ontario
Aboriginal Experiences – Turtle Island
Great Spirit Circle Trail
Canadian Cultural Tours
Temagami Anishnabai Tipi Camp
Cree Village Ecolodge

Manitoba
Manito Ahbee - Festival for all Nations and Bannock Point

Saskatchewan
Wanuskewin Heritage Park
Lieu historique national du Canada de Batoche

Alberta
Blackfoot Crossing Historical Park
Head-Smashed-In Buffalo Jump
Nakoda Lodge and Conference Centre

Colombie-Britannique
Haida Heritage Centre at Kaay Linagaay
NK’MIP Resort
Quw’utsun Cultural and Conference Centre
Aboriginal Journeys
St.-Eugene Golf-Resort-Casino and the Ktunaxa Nation Interpretative Centre
Squamish Lil’wat Cultural Centre

Yukon
Great River Journey Inc.

Territoires du Nord-Ouest
Aurora Village

mercredi, mai 14, 2008

Le parachutiste français Michel Fournier est de retour en Saskatchewan pour réaliser Le Grand Saut

Photo: Claude-Jean Harel
Michel Fournier lundi soir à son arrivée à Saskatoon
en compagnie du lanceur de ballons stratosphériques Dale Sommerfeldt

C'est avec beaucoup d'émotion que nous avons accueilli le parachutiste français Michel Fournier à l'aéroport de Saskatoon lundi par une belle journée ensoleillée. Michel est le premier membre de l'équipe du Grand Saut à arriver chez nous ce printemps (en compagnie de son épouse Kim), en vue du lancement qui est prévu autour de la fenêtre météo débutant le 25 mai prochain.

Michel a tenu un point de presse à l'aéroport pour exprimer à quel point il faisant bon revenir en Saskatchewan, province canadienne qui est devenue un peu sa terre d'adoption. Le reste de l'équipe arrivera au cours des prochains jour.

Déjà la presse locale, nationale et internationale s'apprêtent à effectuer le suivi médiatique de l'événement.

Vous trouverez un court article ici (en anglais) sur notre association à titre de partenaire au projet de Michel... et un reportage publié dans le Wall Street Journal avec quelques photos croquées lors de la dernière tentative de 2003.

Les vacances entre filles : une tendance de plus en plus forte

(article publié initialement dans TOURISME)

Les vacances entre filles, où les femmes voyagent avec d'autres femmes et laissent leur conjoint à la maison, sont une tendance de plus en plus forte, selon Megan K. Scott du Chicago Tribune. Et le phénomène ne se limite pas aux petites fêtes entre célibataires ou aux jeunes filles dans la vingtaine en vacances durant la relâche.

Les femmes font des voyages d'aventure, des voyages à des spas ou même des voyages de tricot. Le Fine Living Network présente une série à compter du 24 avril intitulée « All-Girl Getaways », présentée par Stephanie Oswald, rédactrice en chef du magazine travelgirl. Et Marybeth Bond, auteure du livre « 50 Best Girlfriends Getaways in North America », vient d'en écrire une variation sur le même thème : « 50 Best Girlfriends Getaways Worldwide ».

Mme Bond, qui examine les statistiques cumulées depuis 1993, explique qu'il y a eu une hausse de 230 % du nombre d'entreprises proposant des voyages pour femmes seulement au cours des sept dernières années. Bon nombre de ces voyageuses sont mariées, mais laissent leur conjoint à la maison.

Mme Oswald affirme que certaines femmes se sentent coupables de prendre des vacances sans leur mari. Mais Mme Bond croit que les hommes encouragent souvent leur conjointe à faire des voyages avec d'autres femmes afin de faire des activités moins susceptibles d'intéresser les hommes, comme du magasinage, des cours de cuisine ou la visite d'un jardin botanique ou d'un musée.

April Merenda, cofondatrice de Gutsy Women Travel, voit de plus en plus de femmes de carrière dans la trentaine ou dans la quarantaine ayant un horaire chargé faire des voyages entre filles. Mais les femmes ne partent pas toutes avec des amies : environ 60 % du chiffre d'affaires de Mme Merenda est attribuable à des femmes qui réservent des voyages en solo. Elle affirme que son chiffre d'affaires a augmenté de 25 % par rapport à l'an dernier.

Il y a également un phénomène de voyage multigénérationnel. Des baby-boomers voyagent avec leur fille ou même leur mère. Le phénomène des vacances entre filles et des femmes voyageant seules marque un tournant sur le plan culturel. « Il y a trente ans, les femmes ne partaient pas en vacances sans leur famille, affirme Susan Eckert, fondatrice et présidente d'AdventureWomen, un voyagiste qui se consacre au marché des femmes de 30 ans et plus. Les gens demandaient alors aux femmes qui voyageaient sans leur mari si quelque chose ne tournait pas rond dans leur mariage. »

Les femmes d'aujourd'hui peuvent se permettre de voyager, car la plupart d'entre elles travaillent. « Elles sont plus indépendantes que jamais! », affirme Allison O'Sullivan, directrice générale de The Women's Travel Club.

L'industrie du voyage a répondu à la demande. Les hôtels et centres de villégiature Fairmont ainsi que plusieurs autres chaînes hôtelières cherchent à plaire à la clientèle féminine en leur offrant des commodités particulières et des forfaits spéciaux.

« L'industrie a déroulé le tapis rouge, lance Mme Oswald. Toutes les entreprises proposent des forfaits de vacances pour femmes. Je crois que cela démontre qu'il s'agit d'un phénomène appelé à durer et non d'une simple tendance passagère. »

Les travailleurs américains privés de vacances

(article publié initialement dans TOURISME)

Pour la huitième année consécutive, les travailleurs américains sont ceux qui obtiennent et utilisent le moins de vacances parmi les travailleurs d'autres pays.

Expedia a commandé récemment son huitième sondage annuel Vacation DeprivationMC. Même s'ils ont déclaré avoir pris en moyenne 14 jours de vacances payés cette année (le même nombre qu'en 2007 et deux de plus qu'en 2005), quelque 47,5 millions d'Américains (31 % des salariés adultes américains) n'utiliseront pas la totalité de leurs jours de vacances. Encore une fois cette année, les salariés adultes américains perdront trois jours de vacances, pour un total de 460 million de jours de vacances perdus en 2008.

Malgré ces statistiques, les Américains sont conscients de l'importance de prendre des vacances. Plus d'un tiers d'entre eux (39 %) disent se sentir plus productifs et avoir une attitude plus positive envers leur emploi à leur retour de vacances et 52 % se disent reposés, ressourcés et reconnectés à leur vie personnelle. Les responsabilités au travail sont la principale raison invoquée pour ne pas prendre de vacances alors que 18 % des adultes américains disent avoir annulé ou repoussé leurs projets de vacances en raison du travail et 29 % admettent avoir eu de la difficulté à composer avec le stress du travail à un moment ou l'autre de leur cycle de vacances. De plus, près du quart des répondants (24 %) disent avoir consulté leurs courriels ou leurs messages téléphoniques du travail durant leurs vacances. Ce chiffre est en hausse par rapport à seulement 16 % en 2005.

Expedia a étudié les habitudes de vacances des travailleurs salariés aux États-Unis, au Canada, en Grande-Bretagne, en Allemagne, en France, en Espagne, en Italie (et pour la première fois, dans les Pays-Bas et en Autriche). Les Canadiens reçoivent en moyenne 17 jours de vacances par année, deux de moins qu'en 2007, mais trois de plus que les Américains. Dans les pays européens visés par l'étude par le passé, tous les travailleurs ont reçu plus de jours de vacances en 2008 qu'en 2007. En Grande-Bretagne, les travailleurs reçoivent deux jours de plus qu'en 2007, avec 26 jours, et en Allemagne, en Espagne et en France, ils reçoivent une journée de plus que l'an dernier, soit 27 jours, 31 jours et 37 jours respectivement. Les travailleurs salariés des Pays-Bas et de l'Autriche reçoivent en moyenne 28 jours de vacances en 2008.

L'étude d'Expedia démontre également un changement dans les attitudes en ce qui a trait à la perception des femmes et des hommes face au fait même de prendre congé. En 2007, les hommes étaient plus susceptibles de se sentir coupables de prendre congé (39 % par rapport à 30 % des femmes). Cependant, en 2008, les femmes sont plus susceptibles de se sentir coupable de prendre des vacances (38 % des femmes par rapport à 28 % des hommes) et les hommes sont plus susceptibles que les femmes (16 % par rapport à 11 %) de prendre des vacances de deux semaines.

Boîte à outils sur le tourisme durable

(article publié initialement dans TOURISME)

« L'idée de préparer une boîte à outils sur le tourisme durable est née du besoin de créer pour les PME et les voyagistes une ressource globale contenant des conseils pratiques et éclairés sur les mesures à prendre face aux changements climatiques et à d'autres aspects environnementaux comme l'utilisation de l'eau et de l'énergie », souligne Chris Jones, vice-président aux affaires publiques de l'Association de l'industrie touristique du Canada (AITC).

Selon lui, la nouvelle boîte à outils, qui est préparée actuellement pour l'AITC par Marr Consulting (avec l'aide de Parcs Canada et de la Commission canadienne du tourisme [CCT]) et qui sera lancée sous peu, fournira des solutions pratiques aux voyagistes.

L'AITC a produit un code d'éthique sur le tourisme durable en 1992 en collaboration avec Parcs Canada et la CCT. Ce document comprenait des lignes directrices générales en matière de gérance environnementale. « Nous croyons que, pour prendre des mesures concrètes, il nous fallait quelque chose de mieux adapté aux exploitants d'entreprises et à leurs opérations courantes, explique M. Jones. Cette boîte à outils a été préparée dans cette optique. »

La boîte à outils est conçue pour servir de ressource interactive et adaptive en format électronique afin de faciliter les décisions d'affaires. Elle sera distribuée dans un premier temps sur CD. « Dans la phase II, nous créerons un site Web de type wiki pour que les exploitants d'entreprises puissent la consulter dans un contexte favorisant le partage d'information et la publication de mises à jour. Nous ne voulons pas qu'elle devienne un document volumineux qui aboutit sur des étagères poussiéreuses. Bien sûr, nous en aurons une version sur papier, mais nous avons l'intention de la distribuer dans un format plus interactif. »

Facile à utiliser pour les exploitants d'entreprises et leurs employés, la boîte à outils aura différentes fonctions, tout en exprimant des perspectives canadiennes sur les défis et les possibilités propres au tourisme au Canada. Elle contiendra une analyse de cas sur les pratiques en matière de tourisme durable. Elle présentera la valeur de ces pratiques sur le plan financier pour les propriétaires d'entreprises touristiques et leurs employés. Enfin, elle portera sur les aspects des politiques, des budgets et de la vision stratégique globale, et pourra être appliquée de diverses façons par les organismes de marketing de destinations et les organismes de marketing provinciaux.

« Il ne s'agit pas d'un manuel à lire d'une couverture à l'autre. Elle permettra plutôt aux exploitants d'entreprises d'approcher le tourisme durable selon des perspectives différentes. Par exemple, ils trouveront des suggestions, comme les 10 mesures les plus visibles pour le consommateur, ou les 10 pratiques les plus rapides à mettre en oeuvre : laquelle vous permettrait de réduire le plus vos émissions? Elle leur proposera une série de solutions à adopter. »

M. Jones explique que la boîte à outils est le fruit d'un effort collectif. « L'AITC se chargera de la traduction et la CCT en fera la mise en page dans un format imprimable. Nous espérons qu'elle sera adoptée à grande échelle partout au pays afin que les provinces n'aient pas à réinventer la roue. Nous avons essayé de la rédiger en songeant à la diversité du Canada et en tenant compte des divers aspects et réalités tant géographiques que climatiques. Tout le monde a un rôle à jouer en ce qui concerne les changements climatiques. Voici donc notre contribution pour l'instant. »

La boîte à outils sera publiée en mai.

De plus en plus de demande pour les voyages d'affaires écologiques

(article publié initialement dans TOURISME)

La demande pour des services écologiques en matière de voyages d'affaires s'accroît de plus en plus, selon le compte-rendu d'un groupe d'experts présenté devant 225 dirigeants et fournisseurs du domaine du voyage lors d'une conférence de la National Business Travel Association (NBTA) Canada.

Durant leur processus de sélection en vue de conclure des ententes sur les voyages, les organisations demandent aux chaînes hôtelières d'expliquer ce qu'elles font afin de réduire leurs émissions de carbone, selon Michelle White, directrice des affaires environnementales à Fairmont Hotels & Resorts. Les planificateurs d'événements prennent également le virage écologique. « Ils cherchent des moyens de minimiser l'impact de leurs réunions et s'attendent à ce que vous ayez déjà des stratégies en place parce qu'il s'agit d'un élément clé pour le choix de n'importe quel endroit. »

Helen Brough, directrice des services consultatifs à American Express, explique que la majorité des clients des services de voyages d'affaires d'American Express posent des questions similaires. Le problème, selon elle, est que les réponses sont vagues. « Ils disent "nous sommes très engagés à ceci ou à cela. Nous mettons des procédures en place.", mais ils ne fournissent pas de précisions. »

Or, ce n'est pas suffisant, dit Mme White. Les clients veulent des programmes concrets, qui donnent des résultats mesurables. Fairmont a signé récemment un contrat avec le Fonds mondial pour la nature afin d'évaluer son impact écologique et de recommander une stratégie de changement.

Le nouveau programme s'ajoute aux mesures actuelles de Fairmont afin de réduire ses émissions de gaz à effet de serre. « Nous veillons principalement à minimiser nos impacts environnementaux pour nos hôtels, en examinant, par exemple, nos stratégies de gestion des déchets, la conservation de l'énergie et de l'eau », explique Mme White.

Ces évaluations fondées sur des faits sont vitales, selon Charles Johnson, directeur des ventes à Agresso Travel Industry Solutions. Certains présidents-directeurs généraux peuvent annoncer leur intention de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 10 % sans avoir aucune idée, ou si peu, de ce que cela signifie vraiment. La nouvelle tendance est d'être plus rigoureux, de créer des états des émissions de carbone similaires à des états financiers.

Même si la demande pour des pratiques écologiques s'accroît, les coûts élevés pour des produits ou services respectueux de l'environnement constituent des obstacles pour certains consommateurs, affirme Mme Brough. « Si la location d'un véhicule hybride est plus coûteuse, cela risque de poser problème. » Sur une note plus positive, elle ajoute que certaines sociétés tirent profit de leurs mesures écologiques. Elle mentionne un sondage dans lequel 20 % des clients des services de voyages d'affaires d'American Express disent qu'ils ont obtenu de nouveaux clients grâce à leurs programmes environnementaux.

Mme White, Mme Brough et M. Johnson étaient présents à la 4e édition de la conférence et du salon annuel de NBTA Canada qui se tenait à Toronto.

Nouveau partenariat non traditionnel de la CCT en Allemagne sous le thème de l'eau

(article publié initialement dans TOURISME)

Après le succès de son partenariat non traditionnel sous le thème des baleines, qui a pris fin en novembre 2007, le bureau de la CCT en Allemagne cherchait un nouveau moyen de profiter du pouvoir évocateur du Canada en tant que destination. Selon Jens Rosenthal de la CCT : « La notion de développement durable est importante pour les consommateurs allemands, et les questions touchant l'eau y sont étroitement liées. »

Il s'agit d'un choix naturel pour le Canada. « Presque tout ce que nous offrons comme produit de voyage implique des activités axées sur l'eau et les provinces et territoires offrent plusieurs activités nautiques. Nous avons décidé d'élaborer ce concept. »

Le mot « Kanadaria » signifie, en Iroquois, « eau brillante », et il s'agit du nom choisi pour ce nouveau partenariat non traditionnel lancé le 3 mars avec la mise en ligne du portail Web, www.kanadaria.de.

« Il s'agit d'un centre de communications pour ce projet. Il vise à attirer un maximum de journalistes allemands, canadiens et du monde entier spécialisés sur le thème de l'eau, qui rédigent des articles sur des expériences liées à l'eau. L'objectif est de créer le plus important portail relatif à l'eau sur le Web et de promouvoir chaque produit touristique lié à une activité pratiquée avec l'eau, sur l'eau ou sous l'eau. »

Les rédacteurs des organismes avaient jusqu'au 3 mars pour s'inscrire sur le site afin de rédiger un article sur leurs projets relatifs à l'eau. Par la suite, les consommateurs pouvaient y afficher un texte sur leurs expériences spéciales avec l'eau. Une section à l'intention des enfants et des adolescents fournit de l'information aux jeunes à propos de l'eau.

La promotion a débuté par le lancement d'un concours de photos parrainé par Tourisme Ontario, le voyagiste allemand Canusa Touristik, Fotocommunity (un portail photo comportant plus de 600 000 membres inscrits), Globetrotter Ausrüstung (le plus important détaillant européen de matériel et de vêtements pour les activités de plein air), British Airways et la CCT.

Trois forfaits offerts par Canusa Touristik sont mis de l'avant (forfaits avion-auto, location de VR et de gîtes liés à des destinations en bordure de lacs en Ontario). Une association qui démontre un souci particulier pour l'eau recevra les dons recueillis par l'intermédiaire de la coopération.

Le concours comprend plusieurs volets. « Le volet sur les photos a lieu d'avril à juin; celui sur les vidéos, de juillet à septembre; celui sur les contes et les poèmes, d'octobre à décembre; et celui sur la musique, de janvier à mars. Les divers volets favoriseront la vente d'autres produits promotionnels, comme des calendriers, des DVD, des recueils de nouvelles et de poèmes, ainsi que des CD. »

En août, des journalistes et des célébrités seront invités à participer à un voyage de familiarisation en Ontario et les deux premiers voyages pour les gagnants du concours en Ontario suivront en octobre. M. Rosenthal espère que la promotion permettra de rejoindre 2,5 millions de consommateurs et une moyenne de 15 000 utilisateurs Web par mois en 2008 et en 2009, ce qui permettra d'ajouter 5 000 nouvelles adresses de courriel à notre base de données avec une augmentation prévue de 10 % par année, et une augmentation proportionnelle des ventes au Canada.

« Nous avons également des ambassadeurs, c'est-à-dire des gens et des célébrités bien connus pour leur travail. Il peut s'agir d'explorateurs, de nageurs, ou d'autres ayant rédigé des ouvrages portant sur l'eau. Ils voyageront avec des médias allemands en Ontario afin de faire l'expérience de destinations nautiques au Canada. »

Nous vous informerons constamment de l'évolution de ce nouveau partenariat non traditionnel avec l'Allemagne.

Les entreprises du secteur du voyage ciblent les zoomers

(article publié initialement dans TOURISME)

Les « zoomers », comme on qualifie les baby-boomers dynamiques, délaissent les bermudas pour un habillement mieux adapté à des aventures plus colorées, selon le Calgary Herald.

Plutôt que de passer leur âge d'or sur la plage, ils veulent explorer des destinations exotiques, s'immerger dans des cultures étrangères et découvrir quelque chose de nouveau sur leur destination et sur eux-mêmes.

« Ils recherchent réellement des expériences intéressantes, explique David Cravit, vice-président directeur du groupe 50plus, une société polyvalente du domaine des médias, propriétaire du magazine CARP et du site 50plus.com. « Et je crois que nous commençons tout juste à voir ce type d'expériences pour ce marché dans l'industrie du voyage. »

M. Cravit explique que les gens de 50 ans et plus effectuent 54 % de tous les voyages entrepris par des Canadiens et 55 % des voyages à l'étranger. Il peut être très profitable pour les entreprises individuelles de l'industrie du voyage de chercher à plaire à ce secteur en pleine croissance.

Pour plaire à ce segment démographique, l'industrie du voyage a restructuré ses forfaits et modifié ses programmes de fidélisation de voyages.

Moses Znaimer, le bonze des médias destinés aux baby-boomers (qui a lancé l'expression « zoomer » pour décrire le voyageur nouveau genre de 50 ans et plus), a acheté récemment le groupe 50plus.

Hôtel‑musée de Wendake : répondre aux tendances du marché

(article publié initialement dans TOURISME)

Même si le planificateur touristique Jacques Drapeau n’est pas de descendance autochtone, ses commentaires bien pesés en font l’ambassadeur parfait pour le tout nouvel hôtel-musée de la nation huronne-wendat qui ouvrira bientôt ses portes à Wendake, près de Québec. Comptant 55 chambres, ce nouvel établissement quatre étoiles situé en bordure de la rivière Saint-Charles s’inspire de la culture huronne-wendat ainsi que du rapport que les Hurons-Wendat entretiennent avec le reste du monde par la nature, la spiritualité et la mythologie.

« En arrivant, on remarque tout de suite que le bâtiment se divise en deux parties : une structure en forme de tipi, où se trouve le musée, et une structure inspirée d’une maison longue, où se trouvent les chambres, le restaurant et la réception. D’une capacité de 120 personnes, le restaurant proposera un menu inspiré des traditions culinaires autochtones. L’établissement compte également des salles de réunion, plusieurs foyers conçus pour des événements spéciaux et même un salon de massage. »

Le bois est très présent, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du bâtiment. Toutes les façades du musée et de l’hôtel sont recouvertes de ce matériau naturel qui est utilisé à des fins décoratives mais également structurelles. Plusieurs troncs d’arbres bien visibles à l’intérieur servent de piliers au bâtiment. On y trouve également plusieurs ouvrages en pierre sur les fondations extérieures, dans les espaces publics à l’intérieur et sur les planchers des chambres.

« Notre environnement naturel est intégré à tous les aspects de l’hôtel, souligne M. Drapeau, dont les services d’expert‑conseil ont été retenus afin de diriger le projet. Plutôt que d’être confinés à une chambre d’hôtel, les visiteurs profitent d’un environnement très vivant. De plus, l’hôtel est situé près du "corridor des cheminots", une ancienne voie ferrée convertie en piste cyclable, la plus longue de la région de Québec. Sur le site de l’hôtel, on trouvera des jardins, dont un sous le thème des plantes médicinales, des sentiers de randonnées dans les boisés et un étang peuplé de poissons. »

L’hôtel‑musée de la nation huronne‑wendat affiche fièrement des symboles chers aux Premières nations, comme la tortue et le serpent. La section du complexe inspirée d’une maison longue a d’ailleurs une forme légèrement incurvée rappelant le mouvement du serpent.

Mais quel est le marché cible pour ce nouvel établissement des plus évocateurs? Un heureux mélange de segments différents, explique Jacques Drapeau. « Par son statut de capitale, Québec compte plusieurs sièges sociaux, en plus des institutions des gouvernements fédéral et provincial. Nous croyons que notre produit les intéressera, surtout parce que nous sommes un peu en retrait de la ville. L’avantage de tenir des congrès et des événements à Wendake est très important si l’on considère que, une fois sur place, les participants sont relativement captifs. Oui, les gens peuvent se promener dans Wendake, mais nous sommes tout de même à bonne distance des activités offertes à Québec. Aujourd’hui, les organisations veulent garder les participants au même endroit, parce qu’il est de plus en plus coûteux d’organiser des congrès. Plutôt que de se disperser en ville au moment du lunch, les invités peuvent se promener dans la forêt ou le long de la rivière. Il s’agit d’un avantage concurrentiel que nous mettons en valeur lorsque nous approchons des clients du secteur des RCVM. »

Parce que l’hôtel est situé à l’extérieur de Québec, l’étude de marché montrait qu’il devait être haut de gamme pour accroître ses chances de succès. Les tendances indiquaient que l’on devait viser au minimum une cote de quatre étoiles.

« Nous avons déjà commencé à approcher des grossistes actifs sur le marché européen, parce qu’on y trouve clairement un intérêt pour les expériences que nous offrirons. L’Amérique latine est un marché émergent qui devrait dégager des résultats positifs. Nous croyons que nos clients américains seront intéressés par notre établissement pour leurs événements tenus dans la région de Québec. Et nous viserons particulièrement le marché des Premières nations. Jusqu’à maintenant, les congrès d’organisations des Premières nations se tenaient pour la plupart au centre‑ville de Québec. » L’établissement appartient à la nation huronne‑wendat; les membres des Premières nations apprécieront sans doute l’idée de se réunir en territoire autochtone.

« Pour notre clientèle locale, non seulement celle du monde des affaires mais également celles des établissements d’enseignement et du marché des personnes âgées, l’hôtel‑musée constitue une destination d’excursion idéale, puisque l’établissement offre à la fois les fonctions d’hôtel et de musée, quelque chose d’unique au Canada qui ajoute au caractère innovateur du projet. »

Le secteur des mariages et des réunions familiales sera également visé en raison de la taille moyenne de l’établissement. M. Drapeau souligne que le projet d’hôtel‑musée a fait sourciller certains de ses propriétaires à diverses étapes de son développement. « Il s’agit d’un projet d’envergure. Il fallait s’attendre à cette réaction de la part de la nation huronne‑wendat, comme il aurait fallu s’y attendre de la part des citoyens de Québec s’ils avaient été mis devant une situation similaire. Plusieurs questions ont été soulevées, mais maintenant que le projet est terminé et que la population comprend mieux la viabilité du projet, l’attention se tourne vers les nouveaux visiteurs qu’il attirera et qui entraîneront des retombées pour les commerces, détaillants, restaurants et autres services de la communauté. »

M. Drapeau prédit une croissance sans précédent dans la communauté, parce que jusqu’à maintenant, les visiteurs venaient à Wendake pour la journée à partir de Québec. Désormais, ils pourront y séjourner.

Le marché des RCVM : des possibilités pour les destinations de toutes tailles

(article publié initialement dans TOURISME)

Dan Melesurgo est directeur exécutif des ventes des réunions, congrès et voyages de motivation (RCVM) pour les États-Unis, à la Commission canadienne du tourisme (CCT). TOURISME l’a joint par téléphone à Washington pour savoir comment les destinations canadiennes peuvent tirer profit des possibilités offertes par le secteur des RCVM. Selon lui, la clé pour le Canada est de promouvoir le pays comme une destination parfaite pour la tenue de réunions.

« C’est toujours l’un de nos plus grands défis, dit‑il. La nouvelle image de marque nous aide beaucoup en ce sens, mais les gens ont toujours cette perception que le Canada est un endroit froid et terne, qui ressemble beaucoup aux États‑Unis et qui n’a pas le cachet exotique de plusieurs autres destinations. Nous faisons l’objet de nombreux commentaires positifs, mais ils ne sont pas au premier plan dans l’esprit de nos planificateurs. Nous abordons la question par l’intermédiaire de nos partenariats nationaux, en montrant le plus efficacement possible qui nous sommes et ce que nous avons à offrir pour la tenue de réunions. »

M. Melesurgo souligne que l’une des forces du Canada est la qualité des services et des installations dont il dispose. « On le dit et on le redit, mais je crois sincèrement que c’est un avantage concurrentiel pour nous. Nos recherches le confirment et c’est quelque chose dont nous pouvons assurément être fiers. »

Et il poursuit en affirmant que les organisations en ont plus pour leur argent en tenant leur réunion au Canada plutôt qu’aux États‑Unis. « Même si le dollar est pratiquement à parité, les tarifs des hôtels n’ont pas augmenté autant au Canada qu’aux États‑Unis. Et il y a également le programme d’incitation pour congrès étrangers et voyages organisés. Un autre argument fort est que le taux de participation est généralement très élevé (et parfois même record) lorsqu’une organisation choisit de tenir une réunion au Canada. »

M. Melesurgo dresse un portrait attrayant du Canada comme un pays où « la nature et le plein air sont facilement accessibles à partir des grands centres urbains cosmopolites. Vancouver en est un exemple. Si la réunion a lieu au centre‑ville de Vancouver, le parc Stanley se trouve à quelques minutes et les participants sont à une heure et demie à peine de l’une des plus belles destinations d’hiver au monde. »

« Sur le marché américain, la notoriété est le critère le plus important, sauf si l’organisation recherche spécifiquement un voyage de motivation hors du commun ou une destination dont personne n’a jamais entendu parler et dont les participants pourront se vanter de plein droit par la suite. Je pourrais citer en exemple la réunion d’un conseil d’administration à Clayoquot Wilderness Resort, ou à Churchill, au Manitoba, parmi les ours polaires. Il s’agit d’une part relativement restreinte, mais très lucrative, de notre marché. »

Mais comme il n’y a qu’un Vancouver, un Montréal et un Toronto au Canada, M. Melesurgo croit que les autres destinations moins connues ont beaucoup à gagner en déterminant d’abord leur avantage concurrentiel. « On ne peut pas penser faire venir d’événements de grande envergure dans des villes comme Winnipeg ou Regina ou d’autres petites destinations, tout simplement parce qu’elles risquent de ne pas avoir les infrastructures pour le faire. Cependant, les réunions d’associations ou d’organismes régionaux, ou encore des événements sportifs si vous avez les installations nécessaires, peuvent constituer des marchés cibles. Il est très important pour une destination de bien évaluer ses atouts et de les proposer ensuite aux marchés susceptibles d’être intéressés. On ne peut pas tout offrir à tout le monde. »

Bien sûr, les trois ou quatre plus grandes villes canadiennes obtiennent le plus d’attention, « et nous en sommes tout à fait conscients. Nous voulons amener les gens à voir l’ensemble du Canada comme une option de grande qualité par rapport aux États‑Unis et à d’autres destinations internationales. Nous sommes convaincus que d’inciter une organisation à tenir sa réunion à Vancouver ou à Montréal constitue un bon point de départ, parce que si l’expérience s’avère positive, nous pourrons peut‑être éventuellement diriger l’organisation vers de plus petites villes. »

« Ces villes ne conviendront peut‑être pas pour des événements regroupant 10 000 participants. Mais un endroit comme Halifax pourrait certainement accueillir une plus petite réunion, que ce soit la réunion d’un conseil d’administration, d’un comité ou d’une équipe de direction, poursuit‑il. L’organisation de tels événements exige un investissement préalable de la part de la destination. »

« Halifax est un bon exemple en effet, souligne M. Melesurgo. La ville s’est engagée à soutenir une organisation, le Council of Engineering and Scientific Society Executives (CESSE), qui a tenu son assemblée annuelle à Halifax l’été dernier. La réunion a battu tous les records pour ce qui est du nombre de participants et de partenaires canadiens. Les représentants de la ville avaient remarqué que bon nombre de sociétés membres de l’organisation seraient peut‑être intéressées à se réunir à Halifax, en raison des nombreux établissements d’enseignement de la région et du dynamisme de sa communauté scientifique, particulièrement en ingénierie. Le message est donc de désigner d’abord les secteurs dynamiques de votre région, puis de les mettre en valeur pour attirer des organisations de ces secteurs. »

Fait intéressant, des représentants de la ville de Saskatoon figuraient parmi les membres du groupe de M. Melesurgo présent à l’assemblée annuelle à Halifax. « Ils ont vu une opportunité et en ont profité. J’espère qu’ils ont poussé l’exercice un peu plus loin pour voir s’ils peuvent attirer des clients. Une destination se doit d’entreprendre une sorte de processus d’information et de sensibilisation auprès des vendeurs sur le marché afin que leur produit se démarque et suscite leur intérêt. »

« Il est important d’avoir ces conversations et d’entretenir cette relation entre la CCT et la destination, et entre la destination et le client. Et il faut prendre des engagements envers le marché, même s’ils peuvent être parfois très difficiles à respecter. Nos partenariats stratégiques nationaux avec la Professional Convention Management Association (PCMA), l’American Society of Association Executives (ASAE), le Center for Association Leadership, l’association Meeting Professional International (MPI), l’association Financial Insurance Conference Planners (FICP) et Experient sont tous des relations à long terme. Nous ne concluons pas de partenariat si nous n’y voyons pas de potentiel à long terme et s’il n’est pas aligné à notre stratégie, parce qu’il faut alors toujours tout recommencer. Si vous n’êtes pas constant dans un marché et dans vos relations, vous n’en tirerez rien à long terme et vous gaspillerez de précieuses ressources financières. »

M. Melesurgo aime donner en exemple sa propre expérience. « Lorsque j’ai obtenu mon poste à la CCT, je n’étais jamais allé à Winnipeg. Je savais où cela se trouvait, mais je ne connaissais rien de la ville. On m’a invité à y passer trois jours et mes hôtes ont vraiment fait de grands efforts pour me montrer la personnalité de la ville et ses infrastructures. Nous avons discuté de nos liens logiques avec nos directeurs des marchés. Ils cherchaient à établir des relations avec notre bureau du Midwest et avec les gens de la région de Chicago parce qu’il s’agissait d’un marché cible pour eux. »

« Donc, plus nous connaissons ces destinations, plus il nous est facile de convaincre nos clients d’y aller, poursuit‑il. Nous pouvons leur dire "Avez‑vous pensé tenir votre événement à Moncton, Halifax ou Regina? Vous savez, ces villes ont les infrastructures répondant à vos besoins et comptent plusieurs entreprises ou organisations très dynamiques de votre secteur d’activité." »

L’important, c’est d’être réaliste. « Il y a plusieurs facteurs à considérer. La capacité de transport aérien et les coûts joueront un rôle dans la décision d’un client de tenir sa réunion à Québec ou à Banff. Cela dépend également du marché : Québec et Banff peuvent être des destinations plus attrayantes que Toronto, en raison de leur nature même et de ce que les clients recherchent lorsqu’ils planifient leur programme de récompense. D’un autre côté, Toronto est une grande ville cosmopolite capable d’accueillir des réunions de très grandes envergure parce qu’elle a les infrastructures nécessaires. »

Avec la tenue prochaine des Jeux olympiques, l’équipe de M. Melesurgo entend raviver l’intérêt pour le tourisme sportif. « Nous voyons une multitude de possibilités auprès de la communauté des fédérations de sports canadiennes. Nous voulons renforcer ces relations afin de créer des partenariats et d’approcher ensemble des clients potentiels. Les Jeux de 2010 créeront une grande notoriété pour le Canada. Nous voulons donc cibler les 50 plus grandes organisations non olympiques et les inciter à tenir leurs événements au Canada. Nous sommes tout yeux et tout oreilles! »

Les voyages de motivation, en bref

(article publié initialement dans TOURISME)

« Le vrai voyage de motivation est le voyage-récompense, affirme Michele Saran, gestionnaire des ventes de voyages de motivation au bureau de Chicago de la Commission canadienne du tourisme (CCT). Un exemple classique serait une société voulant motiver ses employés à atteindre des objectifs de vente durant une année. Notre travail, à la CCT, est de faire en sorte que le Canada soit l’un des prix offerts si ces employés atteignent leurs objectifs. »

Ces prix peuvent prendre les formes les plus diverses, mais un voyage est généralement un facteur très efficace pour motiver des employés à atteindre leurs objectifs. « Nous sommes en concurrence avec le monde entier, explique Mme Saran. Nos plus grands concurrents sont probablement les destinations‑soleil perçues comme glamour, par exemple Hawaii, les Caraïbes et le Mexique. Mais le Canada a sa place, et nous nous démarquons plutôt bien. »

Lorsqu’on la questionne sur les nouvelles tendances du marché des voyages de motivation, Mme Saran mentionne les programmes familiaux. « Les gens n’ont pas l’occasion de passer beaucoup de temps avec leur conjoint et leurs enfants. La possibilité de passer plus de temps avec les gens que vous aimez devient alors la récompense. »

Mme Saran constate également un intérêt accru pour les voyages de motivation en hiver, comme des vacances de ski au Canada. Mais l’activité la plus en vogue actuellement est sans contredit la pêche. « Je reçois plus d’appels pour la pêche que pour le golf et toutes les autres activités combinées. Les dirigeants d’entreprises aiment aller là où personne n’est allé avant – des pourvoiries uniques et difficiles d’accès où tout est haut de gamme. Les spas sont également très recherchés parce qu’ils sont propices aux voyages en couple, et le golf se classe probablement au troisième rang. »

Il est important d’être perçu comme une destination attrayante et unique dans le domaine des voyages de motivation. « Les centres de villégiature de l’île de Vancouver où l’on peut observer des grizzlys et faire des excursions en hydravion en sont de bons exemples. Il s’agit d’un domaine où le Canada a beaucoup à offrir, des destinations hors du commun. En ce sens, surtout en raison de la force de l’euro par rapport au dollar américain, le Canada, même si le dollar canadien et le dollar américain sont maintenant à parité, est nettement plus attrayant que l’Europe. Et nous leur proposons de nouveaux endroits dont ils n’ont jamais entendu parler, comme Terre‑Neuve et le Yukon. Même s’il ne s’agit pas nécessairement de destinations cinq étoiles, elles sont suffisamment exotiques pour motiver les gens à atteindre leurs objectifs de rendement. »

Mme Saran décrit son secteur comme étant à mi‑chemin entre le secteur des réunions et celui des voyages d’agrément. « Le plus souvent, les clients tiendront leurs réunions en même temps que leurs voyages de motivation, principalement pour des raisons fiscales. Ils auront donc besoin d’une salle de réunion pour une demi‑journée dans le cadre du voyage. Mon travail vise principalement les plus petites destinations, comme Banff, Victoria ou Whistler. Je fais plus souvent affaire avec elles qu’avec les grandes villes. »

Qu’en est‑il des destinations canadiennes, disons, encore plus éloignées? « Elles doivent avoir un charme certain sur papier pour que nous puissions les vendre. S’il y avait une pourvoirie de pêche cinq étoiles en Saskatchewan, nous pourrions absolument la mettre en marché de cette façon. Mais les pourvoiries recherchées sont surtout les établissements cinq étoiles de la Colombie‑Britannique, comme le King Pacific Lodge ou le Clayoquot Wilderness Resort, le nec plus ultra des pourvoiries. En règle générale, les coûts ne posent pas de problème. En ce qui me concerne, bien peu de gens se plaignent des tarifs, contrairement à ce que mes collègues peuvent constater dans d’autres marchés. Les clients placent vraiment l’expérience avant tout. »

Et comment Mme Saran fait‑elle sa place dans le domaine des voyages de motivation? « J’ai vraiment d’excellentes relations. Avant tout, je collabore avec des agences indépendantes qui travaillent avec les sociétés afin de constituer les programmes de motivation. Certaines d’entre elles vont rencontrer, par exemple, des vendeurs d’IBM et leur demander des exemples d’objectifs qu’ils aimeraient atteindre durant l’année. »

Par la suite, ils mettront en place une campagne afin de motiver les employés à atteindre les objectifs établis. « Par exemple, s’ils atteignent le premier objectif, ils recevront une petite plaque. S’ils atteignent l’objectif suivant, leur photo paraîtra dans le bulletin mensuel de la société. Certaines sociétés constituent des programmes de récompense complets, affichent des tableaux sur les murs ou possèdent des programmes informatiques afin que les employés puissent suivre leur progrès. Mon travail consiste donc à entretenir d’excellentes relations avec ces agences spécialisées afin de les encourager constamment à proposer le Canada comme grand prix de ces programmes. »

Mme Saran a approfondi ses connaissances du domaine des voyages de motivation en travaillant auprès de Tourisme Toronto « il y a un million d’années », dit‑elle. « Je suis à la CCT depuis neuf ans maintenant. Le roulement est généralement très limité dans cette industrie. Certaines des agences avec lesquelles je fais affaire étaient déjà sur le marché au début de ma carrière. On finit donc par établir de très bonnes relations avec elles. J’espère que, lorsqu’elles pensent au Canada, elles pensent à moi! Mon but est qu’elles gardent toujours le Canada en tête afin que nous ayons toujours une chance d’être leur choix final. »

« De prime abord, des clients peuvent douter de l’attrait du Canada, mais lorsque je les invite à visiter un site pour voir par eux‑mêmes ce que nous leur proposons, dans 85 % des cas ils décideront de faire affaire avec nous, souligne‑t-elle. Ce qui confirme le dicton : il faut le voir pour le croire! »

dimanche, avril 06, 2008

Comment organiser des voyages de familiarisation qui éblouiront les participants


(article publié initialement dans TOURISME)

Le recours à des voyages de familiarisation est une tactique importante qu’utilisent les offices de tourisme et les entreprises touristiques pour renseigner les voyagistes sur divers produits et destinations. Ces voyages représentent d’importants investissements aussi bien pour les acheteurs que pour les vendeurs. Alors, comment les organisateurs de voyages de familiarisation et les participants peuvent-ils profiter au maximum de ces occasions? La société Great Excursions, une agence de tourisme réceptif, a participé aux voyages de familiarisation organisés par Banff Lake Louise Tourism et Tourism Vancouver Island, avant et après le salon Canada’s West Marketplace (CWM). Le propriétaire de Great Excursions, Claude-Jean Harel, collaborateur à la rédaction de TOURISME, présente ce qui suit :

Une des premières étapes consiste à concevoir un thème susceptible d’attirer des participants : quelque chose de saisonnier, qui respire l’authenticité et projette un fort sentiment d’appartenance. On illustre ensuite le thème en utilisant des produits qui le rendent plus frappant, grâce à un choix judicieux de partenaires, d’installations d’hébergement, de restaurants, d’attractions et de divertissements – sans jamais oublier d’ajouter une expérience bien ciblée qui augmentera autant que possible l’attrait du voyage de familiarisation.

Le thème Celebrate Life. Discovering Banff n’aurait peut‑être pas mobilisé autant les participants si ces derniers n’avaient pas pu effectuer une série de visites qui leur ont permis d’interpréter la destination et qui ont piqué leur curiosité. Parmi ces visites figurait un concert de blues présenté dans le cadre intime du Banff Centre.

Les voyages de familiarisation ont non seulement pour but de présenter un lieu, mais surtout de faire apprécier son contexte. Le Fairmont Chateau Lake Louise l’a compris depuis longtemps et offre les services d’un guide‑interprète patrimonial qui emmène les invités en excursion. La possibilité de se détacher des installations hôtelières pour mieux comprendre comment elles s’associent au milieu naturel et au lac Louise ajoute un sens et un caractère inoubliable à l’expérience.

Heidi Wesling est chargée des relations avec les professionnels du tourisme, à Tourism Vancouver Island. Elle connaît bien ces éléments de programme et estime que la meilleure façon de se préparer aux imprévus consiste à planifier les voyages de familiarisation dans les moindres détails : « Dans le cas du voyage de familiarisation qui a été offert après le salon Canada’s West Marketplace, il a fallu préparer le programme avant l’événement proprement dit, de sorte qu’on ne savait pas qui allait s’inscrire, ni quels étaient leurs intérêts ou leurs antécédents. J’ai essayé de varier le choix d’établissements, afin que chaque participant puisse profiter de son expérience. Nous avons aussi choisi des activités propres à la région de l’île de Vancouver et à l’expérience culturelle sous‑jacente, ainsi que des activités que les participants pourraient proposer à leurs clients. »

Mme Wesling dit qu’il faut adapter les programmes aux participants des salons commerciaux. Les membres de la National Tour Association préféreront sans doute des expériences différentes de celles qu’on offrirait aux participants du CWM ou de Rendez‑vous Canada. Évidemment, dit‑elle, l’horaire est parfois difficile à établir : « Il faut essayer de choisir des activités accessibles au plus grand nombre, peut‑être une randonnée pédestre qui n’exige pas trop d’efforts ou une excursion en bateau. La flexibilité compte beaucoup. Vous pouvez ne pas être en mesure d’accueillir un groupe au moment où vous préparez l’itinéraire – il est difficile d’établir un juste équilibre entre le fait de donner au participant ce qu’il veut et celui de travailler avec les intervenants après que tout le monde a quitté l’île. C’est en quelque sorte un tour de magie, avec lequel on espère pouvoir répondre aux besoins de chacun. »

Le questionnaire que les participants sont invités à remplir après le voyage est un des meilleurs outils des organisateurs de voyages de familiarisation. « Pour nous, c’est une façon de mesurer notre rendement et celui des établissements d’accueil (nous leur transmettons les résultats du sondage). Les participants disent ce qu’ils pensent des établissements et comment on pourrait améliorer diverses expériences. La concurrence est féroce entre les établissements d’hébergement et diverses attractions; pour eux, les commentaires de professionnels chevronnés sont irremplaçables. »

Le point de vue des acheteurs

« Personnellement, je cherche à connaître et à comprendre ce que je serai appelée à vendre, déclare Marina Voak, de la société britannique Made to Measure / Lakes & Mountains Holidays. Qu’il s’agisse d’une ville, d’un village ou d’un hôtel, je veux connaître l’endroit, savoir où il se trouve. On peut ainsi saisir de petits détails importants et les transmettre à nos clients. Je n’étais jamais allée à l’île de Vancouver. Il est utile de comprendre combien de temps il faut pour se déplacer d’un endroit à l’autre, parce que les voyageurs individuels peuvent m’interroger sur la durée du trajet entre Nanaimo et Tofino. Il est très utile d’en faire soi‑même l’expérience pour transmettre l’information à d’autres. »

Siegfried Gutsch, directeur des ventes, Voyages d’agrément, chez Air Canada‑Allemagne, dit que les voyages de familiarisation aident à comprendre les possibilités offertes par les destinations : « Elles sont beaucoup plus faciles à vendre lorsque vous en avez fait l’expérience et avez formé votre propre opinion à leur sujet. Il ne suffit pas toujours de voir des hôtels; ce sont les éléments que l’on rencontre ordinairement dans un voyage de motivation qui comptent – des choses qui ne s’achètent pas. Il faut emporter des impressions, emmagasiner des souvenirs. »

« Le voyage de familiarisation est un aspect indispensable de l’industrie, estime John Simos, directeur général de SevenOceans Cruising, d’Australie. Comme l’égoïne et le marteau du charpentier, ce sont des outils qui nous permettent de mieux assembler des forfaits et de conseiller nos clients sur les options qui répondront le mieux à leurs besoins. Évidemment, il est très important que les offices de tourisme comprennent que nous sommes là pour apprendre à connaître la destination, aussi bien que l’hébergement et les installations. En plus, il est absolument crucial de voir les chambres que nous vendrons probablement à nos clients; on comprend que les hôtels soient très fiers de leurs suites les plus opulentes (que seules des vedettes de rock’n roll et la reine d’Angleterre peuvent se permettre), mais il faudrait nous montrer les chambres qui seront présentées dans les brochures. »

La CCT peut faciliter la tenue de visites de familiarisation pour les médias

(article publié initialement dans TOURISME)

La Commission canadienne du tourisme (CCT) facilite depuis longtemps la venue de médias internationaux au Canada. Elle propose désormais un programme similaire à l’intention des médias touristiques canadiens.

« C’était une grande source de frustration pour les provinces de voir qu’elles pouvaient facilement demander le soutien de la CCT afin d’amener des médias américains au Canada, sans qu’il n’y ait de programme semblable pour les médias canadiens, explique Carol Horne, gestionnaire des relations avec les médias touristiques à la CCT. Heureusement, les choses changent et, l’an dernier, nous avons aidé près de 200 représentants des médias canadiens à parcourir le pays pour préparer des articles. »

« De plus, nous avons aidé quelque 410 représentants des médias américains à faire des visites de familiarisation au Canada, et le programme international suit son cours également », explique Mme Horne. Pour profiter de ce type de soutien, les exploitants d’entreprises devraient s’informer auprès de l’organisme de marketing touristique local.

« Nous préférons travailler à ce niveau, ajoute‑t-elle. C’est un bon moyen de savoir dans quelle mesure le ministère du Tourisme de la province encourage la venue de ce journaliste dans la région. De plus, en approchant un gestionnaire des relations avec les médias touristiques à l’échelle provinciale, un exploitant d’entreprise est plus susceptible d’obtenir une aide quelconque, comme la prise en charge des frais d’hébergement ou de location de voiture. »

Selon Mme Horne, le gestionnaire des relations avec les médias touristiques peut également aider un exploitant d’entreprise à élaborer un article et à en assurer la validité. « S’il envisage un journaliste en particulier, un exploitant d’entreprise devrait d’abord s’assurer que celui‑ci est qualifié et capable de produire l’article voulu, puis qu’il a déjà publié plusieurs articles de qualité. »

Mme Horne croit que les destinations devraient bien réfléchir à leur idée d’article. « Pique‑t-il vraiment la curiosité? A‑t-il sa place dans les médias? Porte‑t-il sur un sujet tout à fait nouveau? S’inscrit‑il dans les tendances populaires du moment, comme les spas ou les activités de plein air? Ou est‑ce quelque chose de plus conceptuel comme le volontourisme? Il est important de considérer les sujets de l’heure dans les médias afin de déterminer la façon d’adapter leur article en fonction de ceux‑ci. »

Bien sûr, rien ne garantit une couverture médiatique. Même si l’article est préparé par le meilleur journaliste, les rédacteurs en chef peuvent changer d’avis, les publications peuvent changer, voire même cesser leurs activités. Tout peut arriver. Mais lorsque tout se déroule bien, l’impact peut être phénoménal. « Les longs articles publiés dans des magazines fournissent évidemment beaucoup plus de détails qu’un court article ou une annonce télé de 30 secondes. Ils offrent un excellent rayonnement à la destination et ont l’avantage de présenter une expérience vécue directement par le rédacteur de l’article. »

Ce type de couverture médiatique entraîne des retombées beaucoup plus grandes qu’une simple publicité par sa capacité à influencer les décisions des voyageurs. « Si quelqu’un lit un article dans le New York Times, il peut se dire ‘voilà un sujet que je devrais approfondir’. » Et compte tenu de la rapidité à laquelle les blogues et médias sociaux reprennent le contenu des médias traditionnels, le pouvoir d’influence d’un article est plus grand que jamais. De conclure Mme Horne : « En règle générale, la publication d’un article fait boule de neige. »

Canada's West Marketplace : déjà 20 ans

(article publié initialement dans TOURISME)

Le 20e salon annuel Canada’s West Marketplace (CWM) a eu lieu à Whistler, en Colombie-Britannique (C.-B.), à la fin de novembre. Chaque année, ce salon permet à des fournisseurs touristiques de la C.-B. et de l’Alberta de rencontrer des acheteurs du monde entier. Cet événement résulte d’un travail de collaboration unique entre intervenants de l’industrie touristique de l’Alberta et de la C.-B. Pour faire le point, TOURISME a rencontré deux des principaux organisateurs de l’événement : Christine Jones est gestionnaire des salons commerciaux et des événements spéciaux à Tourism British Columbia, tandis que Cassandra Graves est directrice des services de marketing à Travel Alberta.

Christine Jones fait état de la qualité du partenariat que le CWM a permis à la C.‑B. et à l’Alberta de développer au fil des ans : « Parfois, Cassandra et moi‑même avons collaboré plus étroitement qu’avec des collègues de nos propres bureaux! Les relations et les avantages qui en découlent se répercutent à la fois sur la C.‑B. et l’Alberta, tout comme sur nos initiatives locales. »

« Nos représentants travaillent ensemble au Japon, en Corée, en Allemagne et au Royaume‑Uni, signale Mme Jones. Ils s’emploient à convaincre les voyagistes de visiter le salon, et cette année, 36 acheteurs n’y avaient jamais participé. Pour l’industrie, c’est une excellente occasion de faire des rencontres et des affaires, car ces nouveaux acheteurs ne connaissent peut‑être pas nos produits. »

Quel avantage y a‑t-il, selon elle, à organiser un salon exclusivement pour les produits albertains et britanno‑colombiens? Pour Mme Jones, ce salon est avantageux pour les exploitants « car les acheteurs sont là pour rencontrer les fournisseurs de l’Alberta et de la Colombie‑Britannique. C’est très ciblé; nous essayons d’apporter autant que possible une touche personnelle et nous écoutons les suggestions de nos délégués – c’est ainsi que nous avons progressé chaque année. »

Mme Jones apprécie particulièrement que la Commission canadienne du tourisme se fasse un devoir de participer au CWM : « Les délégués de la CCT, ainsi que le personnel d’Air Canada, de Tourism BC et de Travel Alberta ont l’occasion de rencontrer vendeurs et acheteurs. Ils apprennent quels sont les produits émergents, tandis que les vendeurs peuvent envisager de mettre au point, avec nos représentants d’offices de tourisme, les itinéraires de voyages de familiarisation. »

Cassandra Graves, de Travel Alberta, signale de son côté que le CWM permet surtout aux petits exploitants qui ne peuvent pas se rendre outre‑mer chaque année de rencontrer ces exploitants sans que cela ne leur coûte trop cher. « Pour eux, c’est comme un guichet unique. Étant donné que cette année nous avons plus de 150 acheteurs, ils ont d’excellentes possibilités de rencontrer individuellement les exploitants et de conclure des affaires. »

« L’ambiance du salon est très conviviale, enchaîne‑t-elle, car les deux provinces ont des vendeurs qui y participent depuis le début. Ils connaissent très bien les acheteurs. Christine et moi‑même ne travaillons au salon que depuis les sept dernières années, mais avant 1999, le salon alternait entre l’Alberta et la C.‑B. Les acheteurs passaient deux jours dans une province, et se rendaient ensuite dans l’autre province pour deux jours. En 1999, à Victoria, nous avons décidé de tenir l’événement en un seul lieu et d’alterner entre l’Alberta et la C.‑B., tandis qu’en 2003, nous avons adopté la formule des stands d’acheteurs. »

Mme Graves dit que son équipe lit chacune des remarques formulées par les participants et que « notre taux de satisfaction est de 99 %, ce qui est extraordinaire. Lorsque nous avons adopté nos nouveaux dispositifs technologiques, en 2004, c’était en réponse aux désirs des délégués. Nous étions à l’avant‑garde à ce moment‑là, et je pense que nous le sommes toujours sous plusieurs aspects. Les gens sont très curieux des services que nous offrons; cela signifie que nous remplissons notre mission et que nous réussissons à préserver la qualité du salon. »

Mme Graves se réjouit manifestement du fait que le CWM aura lieu à Calgary en 2008. « Nous n’avons pas été là‑bas depuis quelque temps et nous avons très hâte d’y tenir le salon. »

Première aux États‑Unis : les voyages se vendent davantage en ligne que par d’autres moyens

(article publié initialement dans TOURISME)

David Wilkening, de TravelMole, rapporte que pour la première fois aux États-Unis, l’an dernier, plus de voyages ont été achetés en ligne que hors ligne, selon un sondage PhoCusWright.

« L’écart entre les ventes en ligne et hors ligne continue à se creuser à mesure que les voyageurs adoptent le magasinage et l’achat électroniques », précise le rapport.

Les auteurs signalent qu’aux États‑Unis, 51 % des voyages ont été réservés en ligne en 2007; ils prédisent que ce pourcentage passera à 56 % en 2008, puis à 60 % en 2009.

Selon l’enquête, les produits touristiques tout compris, comme les forfaits vacances, s’achètent moins souvent en ligne, tandis que les éléments à la pièce – comme les billets d’avion – s’achètent plus fréquemment.

Selon M. Wilkening, le sondage révèle aussi que les sites de voyages sont plus nombreux à offrir des services comme la préparation et la réservation de voyages de groupe, ainsi qu’un contenu rédigé par les utilisateurs.

Un tiers des Britanniques consacrent plus de 10 heures à se documenter sur leurs vacances annuelles

(article publié initialement dans TOURISME)

Voici un fait intéressant sur les décisions des consommateurs de l’un des principaux marchés du Canada : selon Bev Fearis de TravelMole, les Britanniques passent près de deux fois plus de temps à planifier leurs vacances annuelles qu’à se renseigner sur un prêt hypothécaire.

Selon une étude menée récemment auprès de 2 000 adultes, 36 % des Britanniques ont passé au moins 10 heures à magasiner leurs vacances, mais seulement 21 % en feraient autant pour choisir un prêt hypothécaire. À peine 11 % consacreraient autant d’énergie à sélectionner un prêt bancaire.

L’étude a été commandée par le site Web indépendant Fool.co.uk, spécialisé dans les finances personnelles. « Qui peut blâmer les gens de vouloir passer plus de temps à planifier leurs vacances plutôt qu’à magasiner les produits financiers?, demande David Kuo, responsable de la section sur les finances personnelles du site Fool.co.uk. Mais tandis que des vacances vous donneront un regain d’énergie pour quelques semaines, des finances saines peuvent stimuler vos avoirs durant toute votre vie. »

Expansion du marché du tourisme auroral

(article publié initialement dans TOURISME)

Jennifer Obleman, du service Northern News, rapporte que les aurores boréales pourraient danser devant un plus grand nombre de visages coréens, ce printemps, à mesure que les exploitants augmenteront la taille de leur marché.

Aurora World a signé un contrat avec un voyagiste coréen en décembre, a signalé son président du conseil, Darryl Bohnet. « Nous faisons un essai cet année, dit‑il. Nous espérons prendre de l’expansion en passant du marché japonais au marché coréen. Le voyagiste coréen a déjà lancé une importante campagne publicitaire, et nous en attendons les résultats. »

Le contrat coréen découle partiellement de la baisse du nombre de visiteurs japonais, que M. Bohnet attribue notamment à l’Alaska : « Je pense que nous avons atteint un creux l’an dernier parce que le gouvernement alaskien a soutenu financièrement les activités d’affrètement de ses voyagistes. »

Selon le ministère de l’Industrie, du Tourisme et de l’Investissement des Territoires du Nord‑Ouest (T.N.‑O.), seulement 7 000 visiteurs sont venus observer les aurores dans les T.N.‑O en 2006‑2007, alors qu’ils étaient environ 10 200 en 2004‑2005 et 13 000 en 2000‑2001. Ils étaient 6 500 en 2001‑2002, mais le tourisme avait fortement décliné après les attentats du 11 septembre 2001, l’éclosion du syndrome respiratoire aigu sévère et la guerre en Iraq.

Cette année, les exploitants des T.N.‑O. espèrent reprendre une partie du marché japonais. Selon M. Bohnet, les chiffres de novembre et les indications des voyagistes japonais annoncent une hausse de 15 à 20 % par rapport à l’an dernier.

Aurora World prévoit aussi diversifier sa clientèle asiatique. « L’entreprise a envoyé un représentant au voyage du GTNO en Chine, en 2007, et y a établi des contacts préliminaires », précise M. Bohnet. D’après lui, Aurora World a l’intention de pénétrer davantage le marché chinois dans trois à cinq ans environ, et le conseil d’administration de l’entreprise entrevoit avec un « optimisme prudent » l’avenir du tourisme auroral dans les T.N. O.

Il dit que l’entrée en service de vols directs d’Air Canada, entre Vancouver et Yellowknife, en décembre, a été positive pour l’industrie. « Nous voulons pouvoir éventuellement remplir ces avions et en faire venir de plus gros. »

Le gestionnaire d’Aurora Village, Hideo Nagatani, dit que l’entreprise accueille déjà des clients qui arrivent par ces vols directs. Cet exploitant de Yellowknife songe aussi à la Corée, à Taïwan, à la Chine et à d’autres marchés, mais Aurora Village continuera à privilégier le Japon.

« Les perspectives sont si minces par rapport à ce que le marché japonais a été et sera encore pendant des années », ajoute‑t-il. Les touristes japonais représentent environ 75 % de la clientèle d’Aurora Village et, selon M. Nagatani, c’était la première fois, l’an dernier, que cette clientèle diminuait.

Un pèlerin du tourisme au Canada

(article publié initialement dans TOURISME)

Président du conseil d’administration à la Commission canadienne du tourisme (CCT) depuis 2002, l’Honorable Charles Lapointe, C.P., a marqué l’organisation chargée de vendre le Canada touristique au reste du monde comme peu de gens auront su le faire. Au terme de son mandat de 5 ans au sein de la CCT, il trace un bilan de parcours optimiste, le long duquel les tempêtes se sont à l’occasion révélées providentielles. TOURISME s’est entretenu récemment avec M. Lapointe, peu après que son mandat eût pris fin le 1er décembre dernier.

TOURISME : Les défis que doivent relever les intervenants de l’industrie touristique canadienne aujourd’hui, que ce soit au chapitre du financement de projets, du marketing ou des ressources humaines, laissent croire par moment qu’elle est mal aimée. Êtes‑vous d’accord avec cette perception?

M. Lapointe: Il y a toujours encore un grand travail de pèlerin à accomplir pour convaincre à la fois le secteur privé d’investir dans une industrie qui engendre des retombés considérables, et convaincre les acteurs public de l’importance de ce secteur d’activités comme l’une des grandes industries génératrices de revenus et créatrice d’emploi au Canada.

Récemment, la Secrétaire d’état au tourisme et à la petite entreprise, Mme Diane Ablonczy, annonçait 26 millions de dollars additionnels pour promouvoir le Canada à l’occasion des Jeux olympiques de 2010. Ça c’est une victoire. Le gouvernement du Canada a également injecté des fonds pour promouvoir le fait français au Canada à l’occasion du 400ème anniversaire de Québec.

Je pense qu’avec de bons projets, le travail soutenu du pèlerin permet d’engendrer des alliances avec un plus grand nombre de joueurs privés qui augmenteront l’intérêt des pouvoirs publics à s’engager davantage dans l’industrie touristique. Actuellement, le projet du Massif dans Charlevoix est un exemple très important au Québec. Le gouvernement du Canada et le gouvernement du Québec y investissent tous les deux, de concert avec un investisseur privé qui y met au delà de 200 millions de dollars. Dès qu’il y a un investissement privé important, les projets semblent aller de l’avant. C’est ce qui est arrivé à Mont Tremblant et à Whistler.

TOURISME : Parlons de vos réalisations durant votre mandat maintenant. Lesquelles considérez vous particulièrement marquantes?

M. Lapointe : Je pense que la plus belle opération qu’on a faite a été de créer une nouvelle image de marque pour le Canada. Ce qui a été passionnant est que l’exercice s’est déroulé dans un cadre qui à permis de consulter toutes les régions du pays : de la Colombie‑Britannique à Terre‑Neuve, et dans certains de nos marchés principaux. Cela a servi beaucoup à consolider les liens qui unissent la CCT avec l’industrie touristique au Canada. Canada. Explorez sans fin, c’est un énoncé qui perméabilise toute l’orientation stratégique de la CCT pour soutenir l’industrie, et de plus en plus on sent une adhésion de toutes les parties vers le tout.

La deuxième réalisation que je mentionnerais, ce sont les nouvelles orientations stratégiques de la CCT. Au début de la deuxième année de mon mandat, le conseil d’administration et tous nos comités ont entamé l’examen à la loupe de chaque marché sur lequel nous intervenions. Après de longues discussions, certaines déchirantes, on a convenu de faire passer le nombre de marchés ciblés par la CCT de 15 à 8. Ce fut une décision très difficile, parce qu’on avait quand même tissé des liens en Italie, en Hollande, en Suisse, à Taiwan et à Hong Kong. Mais cela s’est avéré la bonne décision sur le plan stratégique, parce qu’elle allait nous permettre d’avoir un impact plus fort sur les marchés qui donnaient les meilleurs rendements.

Dans le même élan, nous prenions la décision la même année de nous tourner résolument vers les communications électroniques. Cela ne semble pas très original en surface, mais c’était une décision à prendre. Le fait d’élaborer des stratégies qui nous amèneraient à être en relation directe avec les consommateurs par le biais d’Internet, nous a mené à changer de cap si bien que la CCT ne dépend plus maintenant uniquement de l’éventail des médias publicitaires conventionnels des domaines de l’imprimé, de la radio ou de la télé.

La troisième réalisation, et cela demande des efforts continus, c’est le renforcement du rôle de leadership de la CCT. Nous avons eu beaucoup d’occasions de démontrer son importance au cours des 5 dernières années, suite aux événements du 11 septembre 2001, et à ceux reliés au SRAS à Toronto qui menaçaient la prospérité même de l’industrie touristique à travers tout le pays. Durant ces deux crises, je crois que la CCT a su bien jouer son rôle de rassembleur.

TOURISME : Quel élément clé identifieriez vous comme fondement à ce rôle de leader?

M. Lapointe : Ce n’est pas très sorcier le leadership. Il faut avoir un minimum d’écoute et de capacité à aller chercher ce qu’il y a de mieux chez nos collaborateurs. Le leadership c’est aussi savoir inspirer la confiance et amener les gens qui travaillent pour nous à donner le meilleur d’eux‑mêmes.

TOURISME : Sur le plan des défis auxquels la CCT fait face à l’heure actuelle, lesquels considérez‑vous comme les plus pressants?

M. Lapointe : Le premier défi qui préoccupe toute l’industrie canadienne c’est évidemment le déclin soutenu du nombre de touristes en provenance des États‑Unis, un phénomène qui peut être observé dans toutes les régions du Canada. Notre gros volume de visiteurs étrangers provient des États‑Unis. Alors on essaie plusieurs choses avec nos partenaires en nous concentrant dans les plus grandes villes, parce qu’on constate que la baisse est beaucoup moins marquée chez les Américains qui viennent par avion de Californie, de Washington, du Texas, de Floride ou de New York.

Dans ces cas‑là, on parle même d’une légère augmentation en 2007. On n’a pas trouvé la recette pour séduire tous les territoires frontaliers, cependant. Je crois que ce fut une sage décision pour la CCT que de cesser ses actions dans les territoires frontaliers, puisque Vancouver est déjà actif à Seattle; Toronto et Niagara Falls sont actifs à Buffalo. Ce sont des destinations voisines; Windsor va être actif à Détroit, et Montréal investit dans sa présence à Montpelier, Plattsburgh et Burlington.

En revanche, cela permet de nous tourner vers d’autres marchés, que ce soit le Mexique, la France et l’Angleterre qui performent bien. Le nombre de visiteurs en provenance de Chine augmente. Mais la Chine représente un autre défi, et je dois dire que le fait qu’on n’ait pas réussi en 2007 à obtenir le statut de destination approuvée me laisse tout à fait perplexe. Cela me frustre, d’autant plus que les États‑Unis viennent tout juste d’obtenir ce même statut tant convoité.

Sur un autre plan, nous faisons face à une concurrence internationale beaucoup plus forte qu’auparavant; de nouvelles destinations touristiques sont nées. Il y a un engouement à l’heure actuelle pour la Croatie, l’Europe de l’Est en général. Le Laos commence à s’ouvrir, après le Vietnam. Ces nouvelles destinations font que la tarte est de plus en plus divisée. Alors il faut maintenir nos parts de marché et bien marquer les avantages qu’offre le Canada comme destination touristique. En faisant appel à l’imaginaire et au sens de l’aventure du consommateur, avec la nouvelle image de marque du Canada, on a peut‑être entre les mains le bon outil. Mais on n’en aura la confirmation qu’après l’avoir expérimenté pendant une dizaine d’années.

TOURISME : Comment l’industrie touristique peut‑elle mieux se préparer à faire face à ces défis?

M. Lapointe : Je ne suis pas du tout pessimiste. Il est certain qu’on a encore un travail à faire au niveau d’une plus grande cohésion de l’industrie. On est bien loin du secteur de l’agriculture qui est en mesure d’exercer un lobby beaucoup plus fort que nous. Nous nous y appliquons tous. L’Association des hôtels du Canada, les associations d’hôtels régionales et l’Association de l’industrie touristique du Canada le font. Mais nous avons encore du travail à faire pour que nous puissions éventuellement parler d’une seule voix. J’entends par là également être en mesure de se présenter sur les marchés non pas d’une façon dispersée, mais en tant que partie d’un tout qui s’appelle le Canada.

Est‑ce que l’adversité ne nous aiderait pas à nous coaliser? Nous avons déjà enchâssé l’importance du rôle des partenariats non‑traditionnels dans les priorités de la stratégie 2008‑2012. Nous voulons les accentuer davantage. Je suis convaincu que parmi toutes les ressources à notre disposition en ce moment, les partenariats non‑traditionnels constituent le meilleur moyen de globaliser l’industrie touristique canadienne. À nous de les mettre en chantier.

TOURISME : Merci M. Lapointe.

dimanche, mars 30, 2008

Hausse de la demande pour l’Ouest canadien en France

L’équipe de TOURISME a rencontré récemment Sandra Teakle au carrefour Canada’s West, à Whistler. Directrice principale du bureau de la Commission canadienne du tourisme (CCT) en France, Mme Teakle était très optimiste face aux possibilités de croissance qui se dessinaient pour l’Ouest canadien dans son marché. « Avec l’instauration de vols directs Paris-Calgary-Vancouver par Air Transat en 2008 et le service de la ligne aérienne Zoom qui offrait 21 rotations en 2006 et 42 en 2007, les perspectives sont excellentes. »

« Et tout cela arrive juste avant les Jeux olympiques, souligne Mme Teakle. Au Salon mondial du tourisme 2007, environ une demande sur six portait sur l’Ouest canadien. En France, la région est perçue comme un produit nouveau, suscitant un vif intérêt. »

Mme Teakle commentait les résultats de groupes de discussion organisés par la CCT en France l’automne dernier afin de connaître l’opinion des consommateurs français à propos des campagnes publicitaires et de mieux cerner leurs attentes relativement à leurs expériences en vacances. « La nature et les grands espaces étaient les dénominateurs communs. Le contact avec la nature est un thème qui revenait constamment durant les discussions avec les consommateurs. Nous avons constaté chez les répondants un désir de nourrir leur esprit. »

« Or, le Canada est la destination idéale pour le faire, poursuit‑elle. On y trouve également plusieurs centres offrant des services liés à la santé et au bien‑être, d’autres activités recherchées, selon notre étude. La capacité de se rapprocher de la nature et de se retrouver dans de vastes espaces, jumelée à la possibilité de fréquenter un spa ou de profiter d’autres types de soins dans un cadre exceptionnel constituent de grands facteurs de motivation. »

On constate également un itinéraire type dans les habitudes des touristes français lorsqu’ils viennent au Canada. Mme Teakle explique que, dans l’exemple classique d’un premier voyage au Canada, les touristes français arrivent par Toronto et retournent par Montréal. Leur itinéraire comprend les chutes du Niagara, Toronto, les Mille‑Îles, Ottawa, Montréal et Québec. Certains descendent un peu plus bas le long du St‑Laurent pour aller observer les baleines à Tadoussac.

Mme Teakle souligne que les éléments culturels et historiques sont très importants pour les touristes français. « En général, ceux qui viennent visiter le Canada sont très scolarisés et font beaucoup de recherches en prévision de leur voyage. Une fois au pays, ils veulent voir et vivre ce qu’ils ont appris durant leurs recherches. »

Après l’Est du pays, l’Ouest canadien gagne en popularité auprès des Français. Mme Teakle précise que, même si le Canada demeure une destination de rêve pour les touristes français, ceux‑ci ne ressentent pas l’urgence de venir puisque le pays ne connaît pas de changements rapides liés à la mondialisation comme c’est le cas pour la Chine ou l’Inde. « Notre rôle est de les inciter à venir au Canada dès maintenant, plutôt que d’attendre plus tard. »

Lorsque nous lui demandons les raisons de cet engouement pour l’Ouest canadien, Mme Teakle répond que plusieurs touristes français ont déjà visité l’Ouest américain. Évidemment, on ne saurait sous‑estimer l’attrait exercé par Hollywood, ainsi que par la côte du Pacifique. « En France, il y a ce grand mythe autour de la Californie, du Nevada et de New York, de tout le prestige lié au monde du cinéma, de la télévision et du divertissement, note‑t-elle. En 2006, 805 000 touristes français ont visité les États‑Unis malgré les nombreux problèmes liés à l’identification biométrique aux douanes. Maintenant qu’ils sont allés aux États‑Unis, pourquoi ne pas aller dans l’Ouest canadien qui offre également de grands espaces, tout en étant très différent de l’Ouest américain. »

Selon Mme Teakle, l’Ouest canadien demeure relativement inconnu. On le voit d’une certaine façon comme un territoire non conquis, offrant moins de commodités que l’Ouest américain. « Voilà notre avantage. Il est inconcevable pour un touriste français de croire qu’il pourrait rencontrer un ours pendant son voyage. L’autre jour à Whistler, il y avait deux ours noirs au bas de la montagne. »

« Voilà qui sort vraiment de l’ordinaire, conclut Mme Teakle, et qui constitue une expérience tout à fait unique. »

L'attrait du Canada : le point de vue d'une voyagiste française

Dominique Albouy, directrice des produits Canada et Alaska de Grand Nord Grand Large (GNGL), est une participante régulière aux salons touristiques canadiens. Axée sur les vacances actives, l'enrichissement personnel et les thèmes polaires, son entreprise parisienne s'est frayé un chemin au milieu d’un secteur achalandé.

« Nous avons toujours proposé des programmes centrés sur la nature – dont le traîneau à chiens. C'était l'activité de nos débuts, au Québec; ensuite, nous y avons ajouté les expéditions aux baleines, la randonnée et le canot. Une évolution toute naturelle nous a amenés dans l'Ouest du Canada, à la recherche d'activités différentes, mais compatibles avec celles que nous proposons dans l'Est, afin d'attirer les Français qui, ayant déjà visité le Québec, ont réalisé que le reste du Canada offre d'autres expériences tout aussi enrichissantes. »

Il est vrai que les consommateurs français sont séduits par l'accueil que leur réserve le Québec (et par le contexte linguistique); cependant, Mme Albouy fait remarquer que l'on trouve, de plus en plus, des professionnels du tourisme s'exprimant en français dans toutes les provinces, ce qui facilite la vie de ses clients.

« Il reste que la nature est le mot magique qui motive les touristes français à visiter le Canada, selon Mme Albouy. Les consommateurs souhaitent voyager, oui, mais il leur importe aussi d'emporter quelque chose de plus que l'impression du déplacement d'une destination à l'autre. Même si l'histoire du Canada n'a pas toute la richesse de la civilisation européenne, les gens s'intéressent à tout ce qui touche l’histoire et la culture. Les Premières nations, alors qu'elles reprennent leur place, sont un bon exemple : on cherche à comprendre leur périple. »

« Par chance, dit Mme Albouy, l'offre de produits autochtones au Canada s'est enrichie dernièrement. Cependant, nous faisons toujours face à certaines difficultés sur le plan de leur accessibilité : nos clients s'intéressent aux expériences autochtones, sans nécessairement souhaiter les vivre dans un contexte primitif. Néanmoins, de plus en plus de consommateurs sont attirés par le côté autochtone du Canada. »

Les problèmes de prix demeurent : les destinations pour ce type de produits sont souvent d'accès plutôt difficile et elles se prêtent mal aux forfaits. Mais Mme Albouy est convaincue que les consommateurs attirés par ces produits seront de plus en plus nombreux : « C’est peut‑être un signe du temps. De plus en plus de voyageurs français sont sensibles aux problèmes du réchauffement de la planète et autres phénomènes qui les incitent à se demander s'ils ne devraient pas prendre des vacances plus actives et parfois plus simples. Ils seraient en quête d'un rajeunissement de l'esprit, d'un sens allant au‑delà de ce qu'on peut découvrir dans l'ombre des palmiers sur une plage des Caraïbes. »

Est‑ce que des vacances actives au Canada offrent l'occasion de découvrir un nouveau sens dans sa vie? Une vie tout aussi riche, inspirée par l'authenticité? Pour Dominique Albouy, cela ne fait aucun doute.

Le Mexique – un marché lucratif pour le Canada

Le bureau mexicain de la CCT s'est récemment vu décerner par la Hospitality Sales & Marketing Association International (HSMAI) un prix Adrian pour la meilleure campagne de marketing touristique en Amérique latine. La campagne en question (lancée en février 2007) incluait, entre autres, des bandeaux publicitaires, des mots à cliquer sur Google et un site Web où les visiteurs pouvaient s'inscrire pour le tirage d'un voyage au Canada. Cependant, l'importance que le marché mexicain prend pour le Canada a pu échapper à l’observateur.

Selon Jorge Morfín, directeur général du bureau mexicain de la CCT, « le Canada est une destination de plus en plus en vogue. Le nombre de voyageurs qui se rendent au Canada augmente de plus de dix pour cent tous les mois. Les Mexicains aiment vraiment les paysages, l'accueil et les Canadiens. Ils n'ont pas besoin de visa d'entrée, et le Canada est réputé être plus accueillant que d'autres pays (dont les États‑Unis) à l'égard des Mexicains. »

Alors, de plus en plus de panneaux, de clôtures et d’autobus au Mexique portent le slogan « Sigue Explorando » (Explorez sans fin). La campagne primée de la CCT au Mexique est inspirée par des contrastes originaux : « Le Canada : plus cool que vous croyez / Le Canada : plus hot que vous croyez ».

« Au Mexique, le Canada est perçu comme froid à cause de la neige », explique M. Morfín. « Notre but, c'était de jouer sur les mots cool et hot pour leur faire savoir qu'on y trouve toute la chaleur du tourisme urbain : magasinage, fine cuisine et vie nocturne, ainsi que la fraîcheur du plein air et des activités d'aventure douce auxquelles on peut s'adonner au nord du 49e parallèle. »

« Pour les Mexicains, la culture, l'aventure douce, des icônes touristiques comme les chutes Niagara, la Tour CN ou les Rocheuses canadiennes sont des aspects importants », continue M. Morfín. Les Mexicains adorent magasiner dans les grandes villes canadiennes même si ce n'est pas la raison principale de leur visite. « Le Canada s'y prête bien, et les Mexicains en visite au Canada dépensent plus, en moyenne, que les touristes européens. Vous ne regretterez pas de nous avoir accueillis! », sourit le représentant de la CCT au Mexique.

Franc succès du salon Kanata 2007

L’édition 2007 du salon de la Commission canadienne du tourisme (CCT) a atteint tous les objectifs, selon Simon Pitt, directeur principal, CCT‑Japon. « Les commentaires sont excellents. Deux faits sont dignes de mention : plus de 200 membres des médias ont participé à l’événement médiatique (sept partenaires se sont joints à nous pour la soirée « Venez au Canada »), et la configuration du lieu où se tenait le salon nous permettait de présenter diverses expériences de nos cinq régions principales. »

L’événement présentait des thés et des techniques de massage de la main de la Colombie‑Britannique; Anne de la maison aux pignons verts, des crevettes et des courtepointes de l’Île‑du‑Prince‑Édouard; du vin de l’Ontario; des desserts à l’érable du Québec; puis de la musique country, du bœuf et la Promenade des glaciers, pour l’Alberta.

« Nous avions également des musiciens des Territoires‑du‑Nord‑Ouest, en plus de la nouvelle image de la marque Canada. Pour plusieurs participants, il s’agissait d’aspects tout à fait nouveaux du Canada. Le Canada est reconnu pour son drapeau rouge et blanc ainsi que pour ses superbes paysages. Il s’agit évidemment de choses bien importantes pour nous, mais cette nouvelle approche et cette nouvelle image de marque nous aident à susciter de l’intérêt pour le Canada. »

La plupart des promotions de la CCT au Japon présentent encore les Rocheuses et les chutes du Niagara. « Mais les couleurs vives, les visages souriants et les expressions associées à la nouvelle image incitent les gens à y regarder à deux fois, précise M. Pitt. La soirée a été marquée également par le lancement de la campagne « Clever Woman » au Japon. Seulement durant cette soirée, cinq membres des médias nous ont souligné leur intérêt envers le projet. »

Pour un instant, les organisateurs se sont demandé s’ils pourraient accommoder tous les visiteurs, qui étaient plus nombreux que prévu. « Nous avions trouvé un endroit parfait appelé Honey’s Garden, situé dans le quartier Roppongi de Tokyo. Il s’agit d’un environnement intérieur‑extérieur comptant plusieurs paliers, parfait pour exploiter le thème « Explorez sans fin ». Les gens pouvaient apprécier à leur rythme les stands, la scène, les différents éclairages ainsi que la musique, et nous avons pu mettre en valeur notre nouvelle marque et une vidéo promotionnelle. »

Le salon Kanata est l’événement annuel phare de la CCT au Japon. Il se tient durant deux jours à Tokyo, un jour à Nagoya et deux jours à Osaka. « Environ 50 organisations canadiennes se sont jointes à nous; nous avons rencontré quelque 120 agents de voyage et voyagistes durant la semaine. »

« Il peut être ardu de joindre individuellement des clients potentiels au Japon; c’est pourquoi les gens aiment avoir la possibilité de rencontrer plusieurs personnes dans un même lieu, explique M. Pitt. Et c’est ce que permet le salon Kanata. En faisant activement la promotion du Canada durant une semaine, nous créons un cadre efficace pour aider les voyagistes et les vendeurs du Canada à faire des affaires et à se constituer des réseaux. »

Il s’agissait de la 18e édition de l’événement. « Le salon Kanata évolue chaque année, poursuit M. Pitt. Ces dernières années, nous avons voulu offrir différentes options pour l’hébergement et différents niveaux de participation, afin de répondre aux besoins d’un auditoire le plus vaste possible, parce qu’il peut être très coûteux de venir au Japon pour faire des affaires. Nous offrons toujours un rabais de 500 $ aux organisations qui participent pour la première fois. Notre objectif est d’aider le plus possible les organisations à venir faire la promotion du Canada sur le marché japonais. »

La CCT–É.‑U. lance une campagne pour promouvoir le ski et la planche à neige

À l’approche de la saison de ski, au Canada, la Commission canadienne du tourisme (CCT) lance une campagne visant à convaincre les Américains de prendre leurs prochaines vacances de ski ou de planche à neige dans de fabuleuses destinations canadiennes. Élaborée par DDB Canada, Tribal DDB Canada et la CCT, en partenariat avec le Consortium canadien des destinations de ski, cette campagne présente des annonces dans les médias imprimés et en ligne des États-Unis, ainsi que sur des supports extérieurs, à San Francisco, New York, Chicago et Washington.

« Cette nouvelle campagne fait valoir qu’au Canada, […] l’hospitalité des gens, les commodités, le contraste et la variété des activités, la culture, la splendeur du relief et l’abondance de neige font du Canada la meilleure des destinations de ski », précise Yolaine Dupont, spécialiste du marketing auprès du marché américain des voyages d’agrément, à la CCT.

La publicité électronique commence par montrer des pics enneigés et à inviter les utilisateurs à « constater pourquoi tout le monde revient, encore et encore. » Apparaissent ensuite une montagne et une carte des pistes que l’utilisateur est invité à plier. Une fois la carte pliée, les pistes convergent pour créer sur la montagne un des cinq symboles qui expliquent pourquoi un voyage de ski ou de planche à neige au Canada est une expérience fabuleuse. Le flocon de neige représente, par exemple, l’excellence des conditions de neige, le bonhomme de neige, le plaisir en famille, le verre de martini, les activités de soirée, etc.

« La carte des pistes permet de communiquer de façon originale et interactive avec les skieurs et de les inciter à commencer à préparer leur prochain voyage de ski au Canada », dit Cosmo Campbell, directeur de la conception chez Tribal DDB Canada, de Vancouver.

La publicité présentée à l’extérieur et sur support imprimé met en lumière divers éléments de l’expérience de ski au Canada en montrant des images spectaculaires accompagnées de questions. Dans une des annonces on montre, par exemple, une cuve thermale invitante accompagnée de la question suivante : « qu’est‑ce que la descente d’une piste ‘noire’ sans une séance en cuve thermale pour finir? » Avec une autre photo montrant un chalet idyllique couvert de poudreuse, on demande : « Avez‑vous déjà fait l’expérience d’un hébergement cinq étoiles sous six pieds de neige? »

S’adressant aux mordus du ski et de la planche, la publicité en ligne et hors ligne comprend également l’énoncé de positionnement you haven’t skied, until you’ve skied Canada (vous n’avez pas skié tant que vous n’avez pas skié au Canada) et invite les destinataires à visiter le site www.canada.travel/skinow. Élaboré par la CCT, ce site présente des destinations de ski de la Colombie‑Britannique, de l’Alberta et du Québec. Des forfaits, de précieux conseils sur les voyages et un bulletin d’information sur le ski sont aussi offerts. Les skieurs et les planchistes peuvent également participer au tirage d’un voyage de ski au Canada pour six personnes dans trois stations de ski.

Les annonces en ligne seront présentées sur les sites OnTheSnow.com, TripAdvisor.com et Travelocity.com. La publicité imprimée paraîtra dans les magazines Outside, Travel & Leisure, Departures et Food & Wine, ainsi que dans les publications offertes dans les hôtels Fairmont. La campagne durera de novembre à avril, tandis qu’OMD Vancouver et la CCT seront responsables des achats médias.