dimanche, mars 30, 2008

Hausse de la demande pour l’Ouest canadien en France

L’équipe de TOURISME a rencontré récemment Sandra Teakle au carrefour Canada’s West, à Whistler. Directrice principale du bureau de la Commission canadienne du tourisme (CCT) en France, Mme Teakle était très optimiste face aux possibilités de croissance qui se dessinaient pour l’Ouest canadien dans son marché. « Avec l’instauration de vols directs Paris-Calgary-Vancouver par Air Transat en 2008 et le service de la ligne aérienne Zoom qui offrait 21 rotations en 2006 et 42 en 2007, les perspectives sont excellentes. »

« Et tout cela arrive juste avant les Jeux olympiques, souligne Mme Teakle. Au Salon mondial du tourisme 2007, environ une demande sur six portait sur l’Ouest canadien. En France, la région est perçue comme un produit nouveau, suscitant un vif intérêt. »

Mme Teakle commentait les résultats de groupes de discussion organisés par la CCT en France l’automne dernier afin de connaître l’opinion des consommateurs français à propos des campagnes publicitaires et de mieux cerner leurs attentes relativement à leurs expériences en vacances. « La nature et les grands espaces étaient les dénominateurs communs. Le contact avec la nature est un thème qui revenait constamment durant les discussions avec les consommateurs. Nous avons constaté chez les répondants un désir de nourrir leur esprit. »

« Or, le Canada est la destination idéale pour le faire, poursuit‑elle. On y trouve également plusieurs centres offrant des services liés à la santé et au bien‑être, d’autres activités recherchées, selon notre étude. La capacité de se rapprocher de la nature et de se retrouver dans de vastes espaces, jumelée à la possibilité de fréquenter un spa ou de profiter d’autres types de soins dans un cadre exceptionnel constituent de grands facteurs de motivation. »

On constate également un itinéraire type dans les habitudes des touristes français lorsqu’ils viennent au Canada. Mme Teakle explique que, dans l’exemple classique d’un premier voyage au Canada, les touristes français arrivent par Toronto et retournent par Montréal. Leur itinéraire comprend les chutes du Niagara, Toronto, les Mille‑Îles, Ottawa, Montréal et Québec. Certains descendent un peu plus bas le long du St‑Laurent pour aller observer les baleines à Tadoussac.

Mme Teakle souligne que les éléments culturels et historiques sont très importants pour les touristes français. « En général, ceux qui viennent visiter le Canada sont très scolarisés et font beaucoup de recherches en prévision de leur voyage. Une fois au pays, ils veulent voir et vivre ce qu’ils ont appris durant leurs recherches. »

Après l’Est du pays, l’Ouest canadien gagne en popularité auprès des Français. Mme Teakle précise que, même si le Canada demeure une destination de rêve pour les touristes français, ceux‑ci ne ressentent pas l’urgence de venir puisque le pays ne connaît pas de changements rapides liés à la mondialisation comme c’est le cas pour la Chine ou l’Inde. « Notre rôle est de les inciter à venir au Canada dès maintenant, plutôt que d’attendre plus tard. »

Lorsque nous lui demandons les raisons de cet engouement pour l’Ouest canadien, Mme Teakle répond que plusieurs touristes français ont déjà visité l’Ouest américain. Évidemment, on ne saurait sous‑estimer l’attrait exercé par Hollywood, ainsi que par la côte du Pacifique. « En France, il y a ce grand mythe autour de la Californie, du Nevada et de New York, de tout le prestige lié au monde du cinéma, de la télévision et du divertissement, note‑t-elle. En 2006, 805 000 touristes français ont visité les États‑Unis malgré les nombreux problèmes liés à l’identification biométrique aux douanes. Maintenant qu’ils sont allés aux États‑Unis, pourquoi ne pas aller dans l’Ouest canadien qui offre également de grands espaces, tout en étant très différent de l’Ouest américain. »

Selon Mme Teakle, l’Ouest canadien demeure relativement inconnu. On le voit d’une certaine façon comme un territoire non conquis, offrant moins de commodités que l’Ouest américain. « Voilà notre avantage. Il est inconcevable pour un touriste français de croire qu’il pourrait rencontrer un ours pendant son voyage. L’autre jour à Whistler, il y avait deux ours noirs au bas de la montagne. »

« Voilà qui sort vraiment de l’ordinaire, conclut Mme Teakle, et qui constitue une expérience tout à fait unique. »

L'attrait du Canada : le point de vue d'une voyagiste française

Dominique Albouy, directrice des produits Canada et Alaska de Grand Nord Grand Large (GNGL), est une participante régulière aux salons touristiques canadiens. Axée sur les vacances actives, l'enrichissement personnel et les thèmes polaires, son entreprise parisienne s'est frayé un chemin au milieu d’un secteur achalandé.

« Nous avons toujours proposé des programmes centrés sur la nature – dont le traîneau à chiens. C'était l'activité de nos débuts, au Québec; ensuite, nous y avons ajouté les expéditions aux baleines, la randonnée et le canot. Une évolution toute naturelle nous a amenés dans l'Ouest du Canada, à la recherche d'activités différentes, mais compatibles avec celles que nous proposons dans l'Est, afin d'attirer les Français qui, ayant déjà visité le Québec, ont réalisé que le reste du Canada offre d'autres expériences tout aussi enrichissantes. »

Il est vrai que les consommateurs français sont séduits par l'accueil que leur réserve le Québec (et par le contexte linguistique); cependant, Mme Albouy fait remarquer que l'on trouve, de plus en plus, des professionnels du tourisme s'exprimant en français dans toutes les provinces, ce qui facilite la vie de ses clients.

« Il reste que la nature est le mot magique qui motive les touristes français à visiter le Canada, selon Mme Albouy. Les consommateurs souhaitent voyager, oui, mais il leur importe aussi d'emporter quelque chose de plus que l'impression du déplacement d'une destination à l'autre. Même si l'histoire du Canada n'a pas toute la richesse de la civilisation européenne, les gens s'intéressent à tout ce qui touche l’histoire et la culture. Les Premières nations, alors qu'elles reprennent leur place, sont un bon exemple : on cherche à comprendre leur périple. »

« Par chance, dit Mme Albouy, l'offre de produits autochtones au Canada s'est enrichie dernièrement. Cependant, nous faisons toujours face à certaines difficultés sur le plan de leur accessibilité : nos clients s'intéressent aux expériences autochtones, sans nécessairement souhaiter les vivre dans un contexte primitif. Néanmoins, de plus en plus de consommateurs sont attirés par le côté autochtone du Canada. »

Les problèmes de prix demeurent : les destinations pour ce type de produits sont souvent d'accès plutôt difficile et elles se prêtent mal aux forfaits. Mais Mme Albouy est convaincue que les consommateurs attirés par ces produits seront de plus en plus nombreux : « C’est peut‑être un signe du temps. De plus en plus de voyageurs français sont sensibles aux problèmes du réchauffement de la planète et autres phénomènes qui les incitent à se demander s'ils ne devraient pas prendre des vacances plus actives et parfois plus simples. Ils seraient en quête d'un rajeunissement de l'esprit, d'un sens allant au‑delà de ce qu'on peut découvrir dans l'ombre des palmiers sur une plage des Caraïbes. »

Est‑ce que des vacances actives au Canada offrent l'occasion de découvrir un nouveau sens dans sa vie? Une vie tout aussi riche, inspirée par l'authenticité? Pour Dominique Albouy, cela ne fait aucun doute.

Le Mexique – un marché lucratif pour le Canada

Le bureau mexicain de la CCT s'est récemment vu décerner par la Hospitality Sales & Marketing Association International (HSMAI) un prix Adrian pour la meilleure campagne de marketing touristique en Amérique latine. La campagne en question (lancée en février 2007) incluait, entre autres, des bandeaux publicitaires, des mots à cliquer sur Google et un site Web où les visiteurs pouvaient s'inscrire pour le tirage d'un voyage au Canada. Cependant, l'importance que le marché mexicain prend pour le Canada a pu échapper à l’observateur.

Selon Jorge Morfín, directeur général du bureau mexicain de la CCT, « le Canada est une destination de plus en plus en vogue. Le nombre de voyageurs qui se rendent au Canada augmente de plus de dix pour cent tous les mois. Les Mexicains aiment vraiment les paysages, l'accueil et les Canadiens. Ils n'ont pas besoin de visa d'entrée, et le Canada est réputé être plus accueillant que d'autres pays (dont les États‑Unis) à l'égard des Mexicains. »

Alors, de plus en plus de panneaux, de clôtures et d’autobus au Mexique portent le slogan « Sigue Explorando » (Explorez sans fin). La campagne primée de la CCT au Mexique est inspirée par des contrastes originaux : « Le Canada : plus cool que vous croyez / Le Canada : plus hot que vous croyez ».

« Au Mexique, le Canada est perçu comme froid à cause de la neige », explique M. Morfín. « Notre but, c'était de jouer sur les mots cool et hot pour leur faire savoir qu'on y trouve toute la chaleur du tourisme urbain : magasinage, fine cuisine et vie nocturne, ainsi que la fraîcheur du plein air et des activités d'aventure douce auxquelles on peut s'adonner au nord du 49e parallèle. »

« Pour les Mexicains, la culture, l'aventure douce, des icônes touristiques comme les chutes Niagara, la Tour CN ou les Rocheuses canadiennes sont des aspects importants », continue M. Morfín. Les Mexicains adorent magasiner dans les grandes villes canadiennes même si ce n'est pas la raison principale de leur visite. « Le Canada s'y prête bien, et les Mexicains en visite au Canada dépensent plus, en moyenne, que les touristes européens. Vous ne regretterez pas de nous avoir accueillis! », sourit le représentant de la CCT au Mexique.

Franc succès du salon Kanata 2007

L’édition 2007 du salon de la Commission canadienne du tourisme (CCT) a atteint tous les objectifs, selon Simon Pitt, directeur principal, CCT‑Japon. « Les commentaires sont excellents. Deux faits sont dignes de mention : plus de 200 membres des médias ont participé à l’événement médiatique (sept partenaires se sont joints à nous pour la soirée « Venez au Canada »), et la configuration du lieu où se tenait le salon nous permettait de présenter diverses expériences de nos cinq régions principales. »

L’événement présentait des thés et des techniques de massage de la main de la Colombie‑Britannique; Anne de la maison aux pignons verts, des crevettes et des courtepointes de l’Île‑du‑Prince‑Édouard; du vin de l’Ontario; des desserts à l’érable du Québec; puis de la musique country, du bœuf et la Promenade des glaciers, pour l’Alberta.

« Nous avions également des musiciens des Territoires‑du‑Nord‑Ouest, en plus de la nouvelle image de la marque Canada. Pour plusieurs participants, il s’agissait d’aspects tout à fait nouveaux du Canada. Le Canada est reconnu pour son drapeau rouge et blanc ainsi que pour ses superbes paysages. Il s’agit évidemment de choses bien importantes pour nous, mais cette nouvelle approche et cette nouvelle image de marque nous aident à susciter de l’intérêt pour le Canada. »

La plupart des promotions de la CCT au Japon présentent encore les Rocheuses et les chutes du Niagara. « Mais les couleurs vives, les visages souriants et les expressions associées à la nouvelle image incitent les gens à y regarder à deux fois, précise M. Pitt. La soirée a été marquée également par le lancement de la campagne « Clever Woman » au Japon. Seulement durant cette soirée, cinq membres des médias nous ont souligné leur intérêt envers le projet. »

Pour un instant, les organisateurs se sont demandé s’ils pourraient accommoder tous les visiteurs, qui étaient plus nombreux que prévu. « Nous avions trouvé un endroit parfait appelé Honey’s Garden, situé dans le quartier Roppongi de Tokyo. Il s’agit d’un environnement intérieur‑extérieur comptant plusieurs paliers, parfait pour exploiter le thème « Explorez sans fin ». Les gens pouvaient apprécier à leur rythme les stands, la scène, les différents éclairages ainsi que la musique, et nous avons pu mettre en valeur notre nouvelle marque et une vidéo promotionnelle. »

Le salon Kanata est l’événement annuel phare de la CCT au Japon. Il se tient durant deux jours à Tokyo, un jour à Nagoya et deux jours à Osaka. « Environ 50 organisations canadiennes se sont jointes à nous; nous avons rencontré quelque 120 agents de voyage et voyagistes durant la semaine. »

« Il peut être ardu de joindre individuellement des clients potentiels au Japon; c’est pourquoi les gens aiment avoir la possibilité de rencontrer plusieurs personnes dans un même lieu, explique M. Pitt. Et c’est ce que permet le salon Kanata. En faisant activement la promotion du Canada durant une semaine, nous créons un cadre efficace pour aider les voyagistes et les vendeurs du Canada à faire des affaires et à se constituer des réseaux. »

Il s’agissait de la 18e édition de l’événement. « Le salon Kanata évolue chaque année, poursuit M. Pitt. Ces dernières années, nous avons voulu offrir différentes options pour l’hébergement et différents niveaux de participation, afin de répondre aux besoins d’un auditoire le plus vaste possible, parce qu’il peut être très coûteux de venir au Japon pour faire des affaires. Nous offrons toujours un rabais de 500 $ aux organisations qui participent pour la première fois. Notre objectif est d’aider le plus possible les organisations à venir faire la promotion du Canada sur le marché japonais. »

La CCT–É.‑U. lance une campagne pour promouvoir le ski et la planche à neige

À l’approche de la saison de ski, au Canada, la Commission canadienne du tourisme (CCT) lance une campagne visant à convaincre les Américains de prendre leurs prochaines vacances de ski ou de planche à neige dans de fabuleuses destinations canadiennes. Élaborée par DDB Canada, Tribal DDB Canada et la CCT, en partenariat avec le Consortium canadien des destinations de ski, cette campagne présente des annonces dans les médias imprimés et en ligne des États-Unis, ainsi que sur des supports extérieurs, à San Francisco, New York, Chicago et Washington.

« Cette nouvelle campagne fait valoir qu’au Canada, […] l’hospitalité des gens, les commodités, le contraste et la variété des activités, la culture, la splendeur du relief et l’abondance de neige font du Canada la meilleure des destinations de ski », précise Yolaine Dupont, spécialiste du marketing auprès du marché américain des voyages d’agrément, à la CCT.

La publicité électronique commence par montrer des pics enneigés et à inviter les utilisateurs à « constater pourquoi tout le monde revient, encore et encore. » Apparaissent ensuite une montagne et une carte des pistes que l’utilisateur est invité à plier. Une fois la carte pliée, les pistes convergent pour créer sur la montagne un des cinq symboles qui expliquent pourquoi un voyage de ski ou de planche à neige au Canada est une expérience fabuleuse. Le flocon de neige représente, par exemple, l’excellence des conditions de neige, le bonhomme de neige, le plaisir en famille, le verre de martini, les activités de soirée, etc.

« La carte des pistes permet de communiquer de façon originale et interactive avec les skieurs et de les inciter à commencer à préparer leur prochain voyage de ski au Canada », dit Cosmo Campbell, directeur de la conception chez Tribal DDB Canada, de Vancouver.

La publicité présentée à l’extérieur et sur support imprimé met en lumière divers éléments de l’expérience de ski au Canada en montrant des images spectaculaires accompagnées de questions. Dans une des annonces on montre, par exemple, une cuve thermale invitante accompagnée de la question suivante : « qu’est‑ce que la descente d’une piste ‘noire’ sans une séance en cuve thermale pour finir? » Avec une autre photo montrant un chalet idyllique couvert de poudreuse, on demande : « Avez‑vous déjà fait l’expérience d’un hébergement cinq étoiles sous six pieds de neige? »

S’adressant aux mordus du ski et de la planche, la publicité en ligne et hors ligne comprend également l’énoncé de positionnement you haven’t skied, until you’ve skied Canada (vous n’avez pas skié tant que vous n’avez pas skié au Canada) et invite les destinataires à visiter le site www.canada.travel/skinow. Élaboré par la CCT, ce site présente des destinations de ski de la Colombie‑Britannique, de l’Alberta et du Québec. Des forfaits, de précieux conseils sur les voyages et un bulletin d’information sur le ski sont aussi offerts. Les skieurs et les planchistes peuvent également participer au tirage d’un voyage de ski au Canada pour six personnes dans trois stations de ski.

Les annonces en ligne seront présentées sur les sites OnTheSnow.com, TripAdvisor.com et Travelocity.com. La publicité imprimée paraîtra dans les magazines Outside, Travel & Leisure, Departures et Food & Wine, ainsi que dans les publications offertes dans les hôtels Fairmont. La campagne durera de novembre à avril, tandis qu’OMD Vancouver et la CCT seront responsables des achats médias.

La CCT‑Japon lance sa propre version de la campagne Clever Woman

Les spécialistes du marketing touristique s’inspirent beaucoup de projets réalisés ailleurs dans le monde. C’est exactement ce qu’a fait le bureau de la Commission canadienne du tourisme (CCT) au Japon en lançant sa propre version de la campagne Clever Woman.

« Lors de notre planification pour 2007, l’importance des médias et la présence de célébrités dans nos promotions se sont imposées comme des éléments clés, explique Simon Pitt, directeur principal de la CCT au Japon. La campagne Clever Woman de la CCT en Allemagne connaît un franc succès depuis quelque temps. En l’examinant plus attentivement, nous avons conclu qu’elle pourrait fonctionner sur notre marché si nous l’adaptons aux réalités du Japon. »

M. Pitt et son équipe ont donc entrepris au printemps dernier de créer une version de la campagne Clever Woman adaptée au Japon. Ils ont donc prêté une attention particulière au design, à la conception de la plateforme Web et à l’établissement de partenariats.

Quels médias feraient les meilleurs partenaires? Quelles compagnies aériennes et quels partenaires de l’industrie pourraient bénéficier du projet? Quelle célébrité japonaise serait intéressée par le projet? Toutes ces questions étaient à considérer.

« Nous avons fait un voyage sur la Promenade des glaciers en Alberta à la fin d’août avec Mitsuyo Kusano, une vedette de la télévision japonaise. Par la suite, l’équipe s’est rendue au Yukon pour réaliser un autre reportage. Entre le début septembre et la mi‑octobre, nous nous sommes consacrés au travail technique, c’est‑à-dire au développement et au montage de la photo et de la vidéo, ainsi qu’à leur adaptation pour le Web. » ”

Les responsables de la campagne ont ensuite approché le magazine Sotokoto, un magazine d’art de vivre très populaire au Japon. « Le numéro de décembre du magazine, publié le 15 octobre, comportait six pages d’articles et de photos de Mitsuyo Kusano en Alberta. De plus, nous avons collaboré avec HIS, une agence de voyage japonaise. Le reportage incite les visiteurs à consulter le site Web, où ils peuvent en apprendre davantage sur le voyage de la célébrité. Ils peuvent ensuite réserver leur voyage par l’intermédiaire du site Web de HIS (à partir des liens qui se trouvent sur le site de la campagne), ou encore prendre toute l’information dont ils ont besoin sur le site Web, puis réserver à l’un des points de vente de l’agence. »

En ce moment, la CCT‑Japon travaille à plusieurs projets avec les médias dans le moment. M. Pitt souligne toute l’importance d’une plus grande couverture à la télévision. « Nous voulons concevoir une dramatique télévisée et c’est par nos contacts que nous avons pu rencontrer Mitsuyo Kusano. Elle adore le Canada. Elle a déjà passé le temps des fêtes à Banff, et son expérience a été très positive. D’y retourner en plein été et de collaborer au projet l’a tout de suite intéressée. Elle nous a donné beaucoup d’idées pour la conception du site Web et elle a rédigé elle‑même toutes les entrées de son blogue. »

Le défi d’un tel projet est de trouver la célébrité qui convient, capable de glisser le projet dans son horaire. « Nous avons été chanceux de pouvoir compter sur Mitsuyo Kusano, reconnaît M. Pitt avec satisfaction. Nous voulions créer un effet de surprise au Japon à l’endroit du Canada. La campagne Clever Woman est axée sur le bien‑être, ce qui est très tendance actuellement au Japon. Le résultat est que nous avons pu lancer une campagne très efficace dans un marché en déclin depuis 10 ans. Il est important d’essayer de nouvelles choses et prendre des risques, et cette campagne en est un bon exemple. »

Le partenariat des soirées des baleines de la CCT‑Allemagne se terminera en beauté

Le bureau de la CCT en Allemagne a collaboré avec la Whale and Dolphin Conservation Society et avec d’autres partenaires pour promouvoir l’observation durable des baleines au Canada au cours des cinq dernières années. Il est temps de passer à d’autres initiatives, selon le directeur Karl-Heinz Limberg, mais pas avant une dernière célébration digne de ce nom : « Nous voulons organiser une activité de financement qui aura lieu le 25 novembre chez Globetrotter, l’une des boutiques de vêtements et d’équipement de plein air les plus impressionnantes d’Allemagne. Cette chaîne haut de gamme compte une immense succursale à Cologne, où on trouve un bassin et un mur d’escalade. C’est à cet endroit qu’aura lieu notre dernière soirée des baleines. »

M. Limberg attend environ 800 invités, dont plusieurs représentants de la presse et de la télévision, ainsi que des célébrités et des invités spéciaux. L’objectif consiste à recueillir des fonds pour l’organisation, tout en faisant la promotion de l’observation des baleines au Canada, une activité éthique dont les répercussions sur les baleines doivent être minimes.

« Les gens doivent savoir que ces principes ne sont pas pris à la légère au Canada. L’observation des baleines est un produit très populaire en Allemagne. Grâce à Globetrotter et à de nombreux commanditaires qui ont offert des prix pour les enchères et les tirages au sort, l’événement sera mémorable. »

Ces partenaires comprennent Logona, un fabricant de produits cosmétiques naturels, ainsi qu’une chaîne de magasins d’alimentation biologique, des grands magasins, et même deux célèbres chefs allemands qui feront une démonstration de cuisine en plein air. « La chanteuse Katja Ebstein offrira un spectacle gratuit, ce qui permettra d’attirer de nombreux visiteurs », indique M. Limberg. « Nous vendons les billets 60 euros, ce qui peut être considéré comme un coût élevé, mais nous pourrons ainsi nous adresser au public visé. La plupart de nos partenaires canadiens qui offrent des croisières d’observation des baleines participent à l’initiative, ce qui signifie qu’ils auront une place de choix. On invitera aussi des scientifiques canadiens spécialistes des baleines, qui pourront répondre aux questions des participants. »

La CCT‑Allemagne pratique l’art de séduire la presse touristique

Les voyageurs allemands ont peut-être un faible pour le Canada, mais il ne faut pas s’imaginer pour autant que leur engouement nous est acquis à tout jamais. Voilà l’approche que Barbara Ackermann, spécialiste des médias, et son équipe, qui font partie du bureau de la Commission canadienne du tourisme (CCT) en Allemagne, privilégient au moment où leur plus importante initiative de l’année débute cette semaine à Munich, Berlin, Hambourg et Dusseldorf.

« Nous invitons 30 journalistes allemands à une tournée culinaire au Canada, et avant chaque plat, des représentants de diverses régions ont cinq minutes pour se présenter et proposer leurs idées de reportage aux journalistes invités. Pendant le repas, les partenaires se déplacent dans la salle pour rencontrer autant de journalistes que possible. »

Mme Ackermann dit que cette formule s’est révélée très productive au cours des deux dernières années et que le nombre des partenaires de la CCT a augmenté à onze, cette année : il s’agit de l’Alberta, de l’Ontario, du Québec, du Canada atlantique, du Manitoba, du Yukon, des Territoires du Nord‑Ouest, du Nunavut, de Via Rail, des Hôtels et villégiatures Fairmont et d’Air Transat.

« Dans chaque ville, nous rencontrons entre 25 et 30 membres des médias qui ont été invités à une tournée culinaire au Canada. Les mets et les vins servis sont canadiens. Chaque destination se présente trois fois avant chaque plat du repas. Les partenaires présentent un bref aperçu de leur destination ou des nouveautés qu’on y trouve.

« On peut présenter, par exemple, un aperçu des célébrations du 400e anniversaire de Québec. La CCT peut souhaiter leur faire savoir que nous lançons de nouveau notre site pour médias touristiques ou que Go Media aura lieu à Québec l’an prochain. Il peut aussi être question des Jeux olympiques de 2010, tandis qu’Air Transat voudra faire connaître ses nouveaux vols. »

Mme Ackermann estime que ces réceptions permettent d’attirer l’attention des médias et d’obtenir, espère‑t-on, une couverture positive. « Il s’agit de les intéresser au voyage de presse qui suivra et, au bout du compte, d’inciter les Allemands à visiter le Canada à la première occasion. »