mercredi, mai 14, 2008

Le parachutiste français Michel Fournier est de retour en Saskatchewan pour réaliser Le Grand Saut

Photo: Claude-Jean Harel
Michel Fournier lundi soir à son arrivée à Saskatoon
en compagnie du lanceur de ballons stratosphériques Dale Sommerfeldt

C'est avec beaucoup d'émotion que nous avons accueilli le parachutiste français Michel Fournier à l'aéroport de Saskatoon lundi par une belle journée ensoleillée. Michel est le premier membre de l'équipe du Grand Saut à arriver chez nous ce printemps (en compagnie de son épouse Kim), en vue du lancement qui est prévu autour de la fenêtre météo débutant le 25 mai prochain.

Michel a tenu un point de presse à l'aéroport pour exprimer à quel point il faisant bon revenir en Saskatchewan, province canadienne qui est devenue un peu sa terre d'adoption. Le reste de l'équipe arrivera au cours des prochains jour.

Déjà la presse locale, nationale et internationale s'apprêtent à effectuer le suivi médiatique de l'événement.

Vous trouverez un court article ici (en anglais) sur notre association à titre de partenaire au projet de Michel... et un reportage publié dans le Wall Street Journal avec quelques photos croquées lors de la dernière tentative de 2003.

Les vacances entre filles : une tendance de plus en plus forte

(article publié initialement dans TOURISME)

Les vacances entre filles, où les femmes voyagent avec d'autres femmes et laissent leur conjoint à la maison, sont une tendance de plus en plus forte, selon Megan K. Scott du Chicago Tribune. Et le phénomène ne se limite pas aux petites fêtes entre célibataires ou aux jeunes filles dans la vingtaine en vacances durant la relâche.

Les femmes font des voyages d'aventure, des voyages à des spas ou même des voyages de tricot. Le Fine Living Network présente une série à compter du 24 avril intitulée « All-Girl Getaways », présentée par Stephanie Oswald, rédactrice en chef du magazine travelgirl. Et Marybeth Bond, auteure du livre « 50 Best Girlfriends Getaways in North America », vient d'en écrire une variation sur le même thème : « 50 Best Girlfriends Getaways Worldwide ».

Mme Bond, qui examine les statistiques cumulées depuis 1993, explique qu'il y a eu une hausse de 230 % du nombre d'entreprises proposant des voyages pour femmes seulement au cours des sept dernières années. Bon nombre de ces voyageuses sont mariées, mais laissent leur conjoint à la maison.

Mme Oswald affirme que certaines femmes se sentent coupables de prendre des vacances sans leur mari. Mais Mme Bond croit que les hommes encouragent souvent leur conjointe à faire des voyages avec d'autres femmes afin de faire des activités moins susceptibles d'intéresser les hommes, comme du magasinage, des cours de cuisine ou la visite d'un jardin botanique ou d'un musée.

April Merenda, cofondatrice de Gutsy Women Travel, voit de plus en plus de femmes de carrière dans la trentaine ou dans la quarantaine ayant un horaire chargé faire des voyages entre filles. Mais les femmes ne partent pas toutes avec des amies : environ 60 % du chiffre d'affaires de Mme Merenda est attribuable à des femmes qui réservent des voyages en solo. Elle affirme que son chiffre d'affaires a augmenté de 25 % par rapport à l'an dernier.

Il y a également un phénomène de voyage multigénérationnel. Des baby-boomers voyagent avec leur fille ou même leur mère. Le phénomène des vacances entre filles et des femmes voyageant seules marque un tournant sur le plan culturel. « Il y a trente ans, les femmes ne partaient pas en vacances sans leur famille, affirme Susan Eckert, fondatrice et présidente d'AdventureWomen, un voyagiste qui se consacre au marché des femmes de 30 ans et plus. Les gens demandaient alors aux femmes qui voyageaient sans leur mari si quelque chose ne tournait pas rond dans leur mariage. »

Les femmes d'aujourd'hui peuvent se permettre de voyager, car la plupart d'entre elles travaillent. « Elles sont plus indépendantes que jamais! », affirme Allison O'Sullivan, directrice générale de The Women's Travel Club.

L'industrie du voyage a répondu à la demande. Les hôtels et centres de villégiature Fairmont ainsi que plusieurs autres chaînes hôtelières cherchent à plaire à la clientèle féminine en leur offrant des commodités particulières et des forfaits spéciaux.

« L'industrie a déroulé le tapis rouge, lance Mme Oswald. Toutes les entreprises proposent des forfaits de vacances pour femmes. Je crois que cela démontre qu'il s'agit d'un phénomène appelé à durer et non d'une simple tendance passagère. »

Les travailleurs américains privés de vacances

(article publié initialement dans TOURISME)

Pour la huitième année consécutive, les travailleurs américains sont ceux qui obtiennent et utilisent le moins de vacances parmi les travailleurs d'autres pays.

Expedia a commandé récemment son huitième sondage annuel Vacation DeprivationMC. Même s'ils ont déclaré avoir pris en moyenne 14 jours de vacances payés cette année (le même nombre qu'en 2007 et deux de plus qu'en 2005), quelque 47,5 millions d'Américains (31 % des salariés adultes américains) n'utiliseront pas la totalité de leurs jours de vacances. Encore une fois cette année, les salariés adultes américains perdront trois jours de vacances, pour un total de 460 million de jours de vacances perdus en 2008.

Malgré ces statistiques, les Américains sont conscients de l'importance de prendre des vacances. Plus d'un tiers d'entre eux (39 %) disent se sentir plus productifs et avoir une attitude plus positive envers leur emploi à leur retour de vacances et 52 % se disent reposés, ressourcés et reconnectés à leur vie personnelle. Les responsabilités au travail sont la principale raison invoquée pour ne pas prendre de vacances alors que 18 % des adultes américains disent avoir annulé ou repoussé leurs projets de vacances en raison du travail et 29 % admettent avoir eu de la difficulté à composer avec le stress du travail à un moment ou l'autre de leur cycle de vacances. De plus, près du quart des répondants (24 %) disent avoir consulté leurs courriels ou leurs messages téléphoniques du travail durant leurs vacances. Ce chiffre est en hausse par rapport à seulement 16 % en 2005.

Expedia a étudié les habitudes de vacances des travailleurs salariés aux États-Unis, au Canada, en Grande-Bretagne, en Allemagne, en France, en Espagne, en Italie (et pour la première fois, dans les Pays-Bas et en Autriche). Les Canadiens reçoivent en moyenne 17 jours de vacances par année, deux de moins qu'en 2007, mais trois de plus que les Américains. Dans les pays européens visés par l'étude par le passé, tous les travailleurs ont reçu plus de jours de vacances en 2008 qu'en 2007. En Grande-Bretagne, les travailleurs reçoivent deux jours de plus qu'en 2007, avec 26 jours, et en Allemagne, en Espagne et en France, ils reçoivent une journée de plus que l'an dernier, soit 27 jours, 31 jours et 37 jours respectivement. Les travailleurs salariés des Pays-Bas et de l'Autriche reçoivent en moyenne 28 jours de vacances en 2008.

L'étude d'Expedia démontre également un changement dans les attitudes en ce qui a trait à la perception des femmes et des hommes face au fait même de prendre congé. En 2007, les hommes étaient plus susceptibles de se sentir coupables de prendre congé (39 % par rapport à 30 % des femmes). Cependant, en 2008, les femmes sont plus susceptibles de se sentir coupable de prendre des vacances (38 % des femmes par rapport à 28 % des hommes) et les hommes sont plus susceptibles que les femmes (16 % par rapport à 11 %) de prendre des vacances de deux semaines.

Boîte à outils sur le tourisme durable

(article publié initialement dans TOURISME)

« L'idée de préparer une boîte à outils sur le tourisme durable est née du besoin de créer pour les PME et les voyagistes une ressource globale contenant des conseils pratiques et éclairés sur les mesures à prendre face aux changements climatiques et à d'autres aspects environnementaux comme l'utilisation de l'eau et de l'énergie », souligne Chris Jones, vice-président aux affaires publiques de l'Association de l'industrie touristique du Canada (AITC).

Selon lui, la nouvelle boîte à outils, qui est préparée actuellement pour l'AITC par Marr Consulting (avec l'aide de Parcs Canada et de la Commission canadienne du tourisme [CCT]) et qui sera lancée sous peu, fournira des solutions pratiques aux voyagistes.

L'AITC a produit un code d'éthique sur le tourisme durable en 1992 en collaboration avec Parcs Canada et la CCT. Ce document comprenait des lignes directrices générales en matière de gérance environnementale. « Nous croyons que, pour prendre des mesures concrètes, il nous fallait quelque chose de mieux adapté aux exploitants d'entreprises et à leurs opérations courantes, explique M. Jones. Cette boîte à outils a été préparée dans cette optique. »

La boîte à outils est conçue pour servir de ressource interactive et adaptive en format électronique afin de faciliter les décisions d'affaires. Elle sera distribuée dans un premier temps sur CD. « Dans la phase II, nous créerons un site Web de type wiki pour que les exploitants d'entreprises puissent la consulter dans un contexte favorisant le partage d'information et la publication de mises à jour. Nous ne voulons pas qu'elle devienne un document volumineux qui aboutit sur des étagères poussiéreuses. Bien sûr, nous en aurons une version sur papier, mais nous avons l'intention de la distribuer dans un format plus interactif. »

Facile à utiliser pour les exploitants d'entreprises et leurs employés, la boîte à outils aura différentes fonctions, tout en exprimant des perspectives canadiennes sur les défis et les possibilités propres au tourisme au Canada. Elle contiendra une analyse de cas sur les pratiques en matière de tourisme durable. Elle présentera la valeur de ces pratiques sur le plan financier pour les propriétaires d'entreprises touristiques et leurs employés. Enfin, elle portera sur les aspects des politiques, des budgets et de la vision stratégique globale, et pourra être appliquée de diverses façons par les organismes de marketing de destinations et les organismes de marketing provinciaux.

« Il ne s'agit pas d'un manuel à lire d'une couverture à l'autre. Elle permettra plutôt aux exploitants d'entreprises d'approcher le tourisme durable selon des perspectives différentes. Par exemple, ils trouveront des suggestions, comme les 10 mesures les plus visibles pour le consommateur, ou les 10 pratiques les plus rapides à mettre en oeuvre : laquelle vous permettrait de réduire le plus vos émissions? Elle leur proposera une série de solutions à adopter. »

M. Jones explique que la boîte à outils est le fruit d'un effort collectif. « L'AITC se chargera de la traduction et la CCT en fera la mise en page dans un format imprimable. Nous espérons qu'elle sera adoptée à grande échelle partout au pays afin que les provinces n'aient pas à réinventer la roue. Nous avons essayé de la rédiger en songeant à la diversité du Canada et en tenant compte des divers aspects et réalités tant géographiques que climatiques. Tout le monde a un rôle à jouer en ce qui concerne les changements climatiques. Voici donc notre contribution pour l'instant. »

La boîte à outils sera publiée en mai.

De plus en plus de demande pour les voyages d'affaires écologiques

(article publié initialement dans TOURISME)

La demande pour des services écologiques en matière de voyages d'affaires s'accroît de plus en plus, selon le compte-rendu d'un groupe d'experts présenté devant 225 dirigeants et fournisseurs du domaine du voyage lors d'une conférence de la National Business Travel Association (NBTA) Canada.

Durant leur processus de sélection en vue de conclure des ententes sur les voyages, les organisations demandent aux chaînes hôtelières d'expliquer ce qu'elles font afin de réduire leurs émissions de carbone, selon Michelle White, directrice des affaires environnementales à Fairmont Hotels & Resorts. Les planificateurs d'événements prennent également le virage écologique. « Ils cherchent des moyens de minimiser l'impact de leurs réunions et s'attendent à ce que vous ayez déjà des stratégies en place parce qu'il s'agit d'un élément clé pour le choix de n'importe quel endroit. »

Helen Brough, directrice des services consultatifs à American Express, explique que la majorité des clients des services de voyages d'affaires d'American Express posent des questions similaires. Le problème, selon elle, est que les réponses sont vagues. « Ils disent "nous sommes très engagés à ceci ou à cela. Nous mettons des procédures en place.", mais ils ne fournissent pas de précisions. »

Or, ce n'est pas suffisant, dit Mme White. Les clients veulent des programmes concrets, qui donnent des résultats mesurables. Fairmont a signé récemment un contrat avec le Fonds mondial pour la nature afin d'évaluer son impact écologique et de recommander une stratégie de changement.

Le nouveau programme s'ajoute aux mesures actuelles de Fairmont afin de réduire ses émissions de gaz à effet de serre. « Nous veillons principalement à minimiser nos impacts environnementaux pour nos hôtels, en examinant, par exemple, nos stratégies de gestion des déchets, la conservation de l'énergie et de l'eau », explique Mme White.

Ces évaluations fondées sur des faits sont vitales, selon Charles Johnson, directeur des ventes à Agresso Travel Industry Solutions. Certains présidents-directeurs généraux peuvent annoncer leur intention de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 10 % sans avoir aucune idée, ou si peu, de ce que cela signifie vraiment. La nouvelle tendance est d'être plus rigoureux, de créer des états des émissions de carbone similaires à des états financiers.

Même si la demande pour des pratiques écologiques s'accroît, les coûts élevés pour des produits ou services respectueux de l'environnement constituent des obstacles pour certains consommateurs, affirme Mme Brough. « Si la location d'un véhicule hybride est plus coûteuse, cela risque de poser problème. » Sur une note plus positive, elle ajoute que certaines sociétés tirent profit de leurs mesures écologiques. Elle mentionne un sondage dans lequel 20 % des clients des services de voyages d'affaires d'American Express disent qu'ils ont obtenu de nouveaux clients grâce à leurs programmes environnementaux.

Mme White, Mme Brough et M. Johnson étaient présents à la 4e édition de la conférence et du salon annuel de NBTA Canada qui se tenait à Toronto.

Nouveau partenariat non traditionnel de la CCT en Allemagne sous le thème de l'eau

(article publié initialement dans TOURISME)

Après le succès de son partenariat non traditionnel sous le thème des baleines, qui a pris fin en novembre 2007, le bureau de la CCT en Allemagne cherchait un nouveau moyen de profiter du pouvoir évocateur du Canada en tant que destination. Selon Jens Rosenthal de la CCT : « La notion de développement durable est importante pour les consommateurs allemands, et les questions touchant l'eau y sont étroitement liées. »

Il s'agit d'un choix naturel pour le Canada. « Presque tout ce que nous offrons comme produit de voyage implique des activités axées sur l'eau et les provinces et territoires offrent plusieurs activités nautiques. Nous avons décidé d'élaborer ce concept. »

Le mot « Kanadaria » signifie, en Iroquois, « eau brillante », et il s'agit du nom choisi pour ce nouveau partenariat non traditionnel lancé le 3 mars avec la mise en ligne du portail Web, www.kanadaria.de.

« Il s'agit d'un centre de communications pour ce projet. Il vise à attirer un maximum de journalistes allemands, canadiens et du monde entier spécialisés sur le thème de l'eau, qui rédigent des articles sur des expériences liées à l'eau. L'objectif est de créer le plus important portail relatif à l'eau sur le Web et de promouvoir chaque produit touristique lié à une activité pratiquée avec l'eau, sur l'eau ou sous l'eau. »

Les rédacteurs des organismes avaient jusqu'au 3 mars pour s'inscrire sur le site afin de rédiger un article sur leurs projets relatifs à l'eau. Par la suite, les consommateurs pouvaient y afficher un texte sur leurs expériences spéciales avec l'eau. Une section à l'intention des enfants et des adolescents fournit de l'information aux jeunes à propos de l'eau.

La promotion a débuté par le lancement d'un concours de photos parrainé par Tourisme Ontario, le voyagiste allemand Canusa Touristik, Fotocommunity (un portail photo comportant plus de 600 000 membres inscrits), Globetrotter Ausrüstung (le plus important détaillant européen de matériel et de vêtements pour les activités de plein air), British Airways et la CCT.

Trois forfaits offerts par Canusa Touristik sont mis de l'avant (forfaits avion-auto, location de VR et de gîtes liés à des destinations en bordure de lacs en Ontario). Une association qui démontre un souci particulier pour l'eau recevra les dons recueillis par l'intermédiaire de la coopération.

Le concours comprend plusieurs volets. « Le volet sur les photos a lieu d'avril à juin; celui sur les vidéos, de juillet à septembre; celui sur les contes et les poèmes, d'octobre à décembre; et celui sur la musique, de janvier à mars. Les divers volets favoriseront la vente d'autres produits promotionnels, comme des calendriers, des DVD, des recueils de nouvelles et de poèmes, ainsi que des CD. »

En août, des journalistes et des célébrités seront invités à participer à un voyage de familiarisation en Ontario et les deux premiers voyages pour les gagnants du concours en Ontario suivront en octobre. M. Rosenthal espère que la promotion permettra de rejoindre 2,5 millions de consommateurs et une moyenne de 15 000 utilisateurs Web par mois en 2008 et en 2009, ce qui permettra d'ajouter 5 000 nouvelles adresses de courriel à notre base de données avec une augmentation prévue de 10 % par année, et une augmentation proportionnelle des ventes au Canada.

« Nous avons également des ambassadeurs, c'est-à-dire des gens et des célébrités bien connus pour leur travail. Il peut s'agir d'explorateurs, de nageurs, ou d'autres ayant rédigé des ouvrages portant sur l'eau. Ils voyageront avec des médias allemands en Ontario afin de faire l'expérience de destinations nautiques au Canada. »

Nous vous informerons constamment de l'évolution de ce nouveau partenariat non traditionnel avec l'Allemagne.

Les entreprises du secteur du voyage ciblent les zoomers

(article publié initialement dans TOURISME)

Les « zoomers », comme on qualifie les baby-boomers dynamiques, délaissent les bermudas pour un habillement mieux adapté à des aventures plus colorées, selon le Calgary Herald.

Plutôt que de passer leur âge d'or sur la plage, ils veulent explorer des destinations exotiques, s'immerger dans des cultures étrangères et découvrir quelque chose de nouveau sur leur destination et sur eux-mêmes.

« Ils recherchent réellement des expériences intéressantes, explique David Cravit, vice-président directeur du groupe 50plus, une société polyvalente du domaine des médias, propriétaire du magazine CARP et du site 50plus.com. « Et je crois que nous commençons tout juste à voir ce type d'expériences pour ce marché dans l'industrie du voyage. »

M. Cravit explique que les gens de 50 ans et plus effectuent 54 % de tous les voyages entrepris par des Canadiens et 55 % des voyages à l'étranger. Il peut être très profitable pour les entreprises individuelles de l'industrie du voyage de chercher à plaire à ce secteur en pleine croissance.

Pour plaire à ce segment démographique, l'industrie du voyage a restructuré ses forfaits et modifié ses programmes de fidélisation de voyages.

Moses Znaimer, le bonze des médias destinés aux baby-boomers (qui a lancé l'expression « zoomer » pour décrire le voyageur nouveau genre de 50 ans et plus), a acheté récemment le groupe 50plus.

Hôtel‑musée de Wendake : répondre aux tendances du marché

(article publié initialement dans TOURISME)

Même si le planificateur touristique Jacques Drapeau n’est pas de descendance autochtone, ses commentaires bien pesés en font l’ambassadeur parfait pour le tout nouvel hôtel-musée de la nation huronne-wendat qui ouvrira bientôt ses portes à Wendake, près de Québec. Comptant 55 chambres, ce nouvel établissement quatre étoiles situé en bordure de la rivière Saint-Charles s’inspire de la culture huronne-wendat ainsi que du rapport que les Hurons-Wendat entretiennent avec le reste du monde par la nature, la spiritualité et la mythologie.

« En arrivant, on remarque tout de suite que le bâtiment se divise en deux parties : une structure en forme de tipi, où se trouve le musée, et une structure inspirée d’une maison longue, où se trouvent les chambres, le restaurant et la réception. D’une capacité de 120 personnes, le restaurant proposera un menu inspiré des traditions culinaires autochtones. L’établissement compte également des salles de réunion, plusieurs foyers conçus pour des événements spéciaux et même un salon de massage. »

Le bois est très présent, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du bâtiment. Toutes les façades du musée et de l’hôtel sont recouvertes de ce matériau naturel qui est utilisé à des fins décoratives mais également structurelles. Plusieurs troncs d’arbres bien visibles à l’intérieur servent de piliers au bâtiment. On y trouve également plusieurs ouvrages en pierre sur les fondations extérieures, dans les espaces publics à l’intérieur et sur les planchers des chambres.

« Notre environnement naturel est intégré à tous les aspects de l’hôtel, souligne M. Drapeau, dont les services d’expert‑conseil ont été retenus afin de diriger le projet. Plutôt que d’être confinés à une chambre d’hôtel, les visiteurs profitent d’un environnement très vivant. De plus, l’hôtel est situé près du "corridor des cheminots", une ancienne voie ferrée convertie en piste cyclable, la plus longue de la région de Québec. Sur le site de l’hôtel, on trouvera des jardins, dont un sous le thème des plantes médicinales, des sentiers de randonnées dans les boisés et un étang peuplé de poissons. »

L’hôtel‑musée de la nation huronne‑wendat affiche fièrement des symboles chers aux Premières nations, comme la tortue et le serpent. La section du complexe inspirée d’une maison longue a d’ailleurs une forme légèrement incurvée rappelant le mouvement du serpent.

Mais quel est le marché cible pour ce nouvel établissement des plus évocateurs? Un heureux mélange de segments différents, explique Jacques Drapeau. « Par son statut de capitale, Québec compte plusieurs sièges sociaux, en plus des institutions des gouvernements fédéral et provincial. Nous croyons que notre produit les intéressera, surtout parce que nous sommes un peu en retrait de la ville. L’avantage de tenir des congrès et des événements à Wendake est très important si l’on considère que, une fois sur place, les participants sont relativement captifs. Oui, les gens peuvent se promener dans Wendake, mais nous sommes tout de même à bonne distance des activités offertes à Québec. Aujourd’hui, les organisations veulent garder les participants au même endroit, parce qu’il est de plus en plus coûteux d’organiser des congrès. Plutôt que de se disperser en ville au moment du lunch, les invités peuvent se promener dans la forêt ou le long de la rivière. Il s’agit d’un avantage concurrentiel que nous mettons en valeur lorsque nous approchons des clients du secteur des RCVM. »

Parce que l’hôtel est situé à l’extérieur de Québec, l’étude de marché montrait qu’il devait être haut de gamme pour accroître ses chances de succès. Les tendances indiquaient que l’on devait viser au minimum une cote de quatre étoiles.

« Nous avons déjà commencé à approcher des grossistes actifs sur le marché européen, parce qu’on y trouve clairement un intérêt pour les expériences que nous offrirons. L’Amérique latine est un marché émergent qui devrait dégager des résultats positifs. Nous croyons que nos clients américains seront intéressés par notre établissement pour leurs événements tenus dans la région de Québec. Et nous viserons particulièrement le marché des Premières nations. Jusqu’à maintenant, les congrès d’organisations des Premières nations se tenaient pour la plupart au centre‑ville de Québec. » L’établissement appartient à la nation huronne‑wendat; les membres des Premières nations apprécieront sans doute l’idée de se réunir en territoire autochtone.

« Pour notre clientèle locale, non seulement celle du monde des affaires mais également celles des établissements d’enseignement et du marché des personnes âgées, l’hôtel‑musée constitue une destination d’excursion idéale, puisque l’établissement offre à la fois les fonctions d’hôtel et de musée, quelque chose d’unique au Canada qui ajoute au caractère innovateur du projet. »

Le secteur des mariages et des réunions familiales sera également visé en raison de la taille moyenne de l’établissement. M. Drapeau souligne que le projet d’hôtel‑musée a fait sourciller certains de ses propriétaires à diverses étapes de son développement. « Il s’agit d’un projet d’envergure. Il fallait s’attendre à cette réaction de la part de la nation huronne‑wendat, comme il aurait fallu s’y attendre de la part des citoyens de Québec s’ils avaient été mis devant une situation similaire. Plusieurs questions ont été soulevées, mais maintenant que le projet est terminé et que la population comprend mieux la viabilité du projet, l’attention se tourne vers les nouveaux visiteurs qu’il attirera et qui entraîneront des retombées pour les commerces, détaillants, restaurants et autres services de la communauté. »

M. Drapeau prédit une croissance sans précédent dans la communauté, parce que jusqu’à maintenant, les visiteurs venaient à Wendake pour la journée à partir de Québec. Désormais, ils pourront y séjourner.

Le marché des RCVM : des possibilités pour les destinations de toutes tailles

(article publié initialement dans TOURISME)

Dan Melesurgo est directeur exécutif des ventes des réunions, congrès et voyages de motivation (RCVM) pour les États-Unis, à la Commission canadienne du tourisme (CCT). TOURISME l’a joint par téléphone à Washington pour savoir comment les destinations canadiennes peuvent tirer profit des possibilités offertes par le secteur des RCVM. Selon lui, la clé pour le Canada est de promouvoir le pays comme une destination parfaite pour la tenue de réunions.

« C’est toujours l’un de nos plus grands défis, dit‑il. La nouvelle image de marque nous aide beaucoup en ce sens, mais les gens ont toujours cette perception que le Canada est un endroit froid et terne, qui ressemble beaucoup aux États‑Unis et qui n’a pas le cachet exotique de plusieurs autres destinations. Nous faisons l’objet de nombreux commentaires positifs, mais ils ne sont pas au premier plan dans l’esprit de nos planificateurs. Nous abordons la question par l’intermédiaire de nos partenariats nationaux, en montrant le plus efficacement possible qui nous sommes et ce que nous avons à offrir pour la tenue de réunions. »

M. Melesurgo souligne que l’une des forces du Canada est la qualité des services et des installations dont il dispose. « On le dit et on le redit, mais je crois sincèrement que c’est un avantage concurrentiel pour nous. Nos recherches le confirment et c’est quelque chose dont nous pouvons assurément être fiers. »

Et il poursuit en affirmant que les organisations en ont plus pour leur argent en tenant leur réunion au Canada plutôt qu’aux États‑Unis. « Même si le dollar est pratiquement à parité, les tarifs des hôtels n’ont pas augmenté autant au Canada qu’aux États‑Unis. Et il y a également le programme d’incitation pour congrès étrangers et voyages organisés. Un autre argument fort est que le taux de participation est généralement très élevé (et parfois même record) lorsqu’une organisation choisit de tenir une réunion au Canada. »

M. Melesurgo dresse un portrait attrayant du Canada comme un pays où « la nature et le plein air sont facilement accessibles à partir des grands centres urbains cosmopolites. Vancouver en est un exemple. Si la réunion a lieu au centre‑ville de Vancouver, le parc Stanley se trouve à quelques minutes et les participants sont à une heure et demie à peine de l’une des plus belles destinations d’hiver au monde. »

« Sur le marché américain, la notoriété est le critère le plus important, sauf si l’organisation recherche spécifiquement un voyage de motivation hors du commun ou une destination dont personne n’a jamais entendu parler et dont les participants pourront se vanter de plein droit par la suite. Je pourrais citer en exemple la réunion d’un conseil d’administration à Clayoquot Wilderness Resort, ou à Churchill, au Manitoba, parmi les ours polaires. Il s’agit d’une part relativement restreinte, mais très lucrative, de notre marché. »

Mais comme il n’y a qu’un Vancouver, un Montréal et un Toronto au Canada, M. Melesurgo croit que les autres destinations moins connues ont beaucoup à gagner en déterminant d’abord leur avantage concurrentiel. « On ne peut pas penser faire venir d’événements de grande envergure dans des villes comme Winnipeg ou Regina ou d’autres petites destinations, tout simplement parce qu’elles risquent de ne pas avoir les infrastructures pour le faire. Cependant, les réunions d’associations ou d’organismes régionaux, ou encore des événements sportifs si vous avez les installations nécessaires, peuvent constituer des marchés cibles. Il est très important pour une destination de bien évaluer ses atouts et de les proposer ensuite aux marchés susceptibles d’être intéressés. On ne peut pas tout offrir à tout le monde. »

Bien sûr, les trois ou quatre plus grandes villes canadiennes obtiennent le plus d’attention, « et nous en sommes tout à fait conscients. Nous voulons amener les gens à voir l’ensemble du Canada comme une option de grande qualité par rapport aux États‑Unis et à d’autres destinations internationales. Nous sommes convaincus que d’inciter une organisation à tenir sa réunion à Vancouver ou à Montréal constitue un bon point de départ, parce que si l’expérience s’avère positive, nous pourrons peut‑être éventuellement diriger l’organisation vers de plus petites villes. »

« Ces villes ne conviendront peut‑être pas pour des événements regroupant 10 000 participants. Mais un endroit comme Halifax pourrait certainement accueillir une plus petite réunion, que ce soit la réunion d’un conseil d’administration, d’un comité ou d’une équipe de direction, poursuit‑il. L’organisation de tels événements exige un investissement préalable de la part de la destination. »

« Halifax est un bon exemple en effet, souligne M. Melesurgo. La ville s’est engagée à soutenir une organisation, le Council of Engineering and Scientific Society Executives (CESSE), qui a tenu son assemblée annuelle à Halifax l’été dernier. La réunion a battu tous les records pour ce qui est du nombre de participants et de partenaires canadiens. Les représentants de la ville avaient remarqué que bon nombre de sociétés membres de l’organisation seraient peut‑être intéressées à se réunir à Halifax, en raison des nombreux établissements d’enseignement de la région et du dynamisme de sa communauté scientifique, particulièrement en ingénierie. Le message est donc de désigner d’abord les secteurs dynamiques de votre région, puis de les mettre en valeur pour attirer des organisations de ces secteurs. »

Fait intéressant, des représentants de la ville de Saskatoon figuraient parmi les membres du groupe de M. Melesurgo présent à l’assemblée annuelle à Halifax. « Ils ont vu une opportunité et en ont profité. J’espère qu’ils ont poussé l’exercice un peu plus loin pour voir s’ils peuvent attirer des clients. Une destination se doit d’entreprendre une sorte de processus d’information et de sensibilisation auprès des vendeurs sur le marché afin que leur produit se démarque et suscite leur intérêt. »

« Il est important d’avoir ces conversations et d’entretenir cette relation entre la CCT et la destination, et entre la destination et le client. Et il faut prendre des engagements envers le marché, même s’ils peuvent être parfois très difficiles à respecter. Nos partenariats stratégiques nationaux avec la Professional Convention Management Association (PCMA), l’American Society of Association Executives (ASAE), le Center for Association Leadership, l’association Meeting Professional International (MPI), l’association Financial Insurance Conference Planners (FICP) et Experient sont tous des relations à long terme. Nous ne concluons pas de partenariat si nous n’y voyons pas de potentiel à long terme et s’il n’est pas aligné à notre stratégie, parce qu’il faut alors toujours tout recommencer. Si vous n’êtes pas constant dans un marché et dans vos relations, vous n’en tirerez rien à long terme et vous gaspillerez de précieuses ressources financières. »

M. Melesurgo aime donner en exemple sa propre expérience. « Lorsque j’ai obtenu mon poste à la CCT, je n’étais jamais allé à Winnipeg. Je savais où cela se trouvait, mais je ne connaissais rien de la ville. On m’a invité à y passer trois jours et mes hôtes ont vraiment fait de grands efforts pour me montrer la personnalité de la ville et ses infrastructures. Nous avons discuté de nos liens logiques avec nos directeurs des marchés. Ils cherchaient à établir des relations avec notre bureau du Midwest et avec les gens de la région de Chicago parce qu’il s’agissait d’un marché cible pour eux. »

« Donc, plus nous connaissons ces destinations, plus il nous est facile de convaincre nos clients d’y aller, poursuit‑il. Nous pouvons leur dire "Avez‑vous pensé tenir votre événement à Moncton, Halifax ou Regina? Vous savez, ces villes ont les infrastructures répondant à vos besoins et comptent plusieurs entreprises ou organisations très dynamiques de votre secteur d’activité." »

L’important, c’est d’être réaliste. « Il y a plusieurs facteurs à considérer. La capacité de transport aérien et les coûts joueront un rôle dans la décision d’un client de tenir sa réunion à Québec ou à Banff. Cela dépend également du marché : Québec et Banff peuvent être des destinations plus attrayantes que Toronto, en raison de leur nature même et de ce que les clients recherchent lorsqu’ils planifient leur programme de récompense. D’un autre côté, Toronto est une grande ville cosmopolite capable d’accueillir des réunions de très grandes envergure parce qu’elle a les infrastructures nécessaires. »

Avec la tenue prochaine des Jeux olympiques, l’équipe de M. Melesurgo entend raviver l’intérêt pour le tourisme sportif. « Nous voyons une multitude de possibilités auprès de la communauté des fédérations de sports canadiennes. Nous voulons renforcer ces relations afin de créer des partenariats et d’approcher ensemble des clients potentiels. Les Jeux de 2010 créeront une grande notoriété pour le Canada. Nous voulons donc cibler les 50 plus grandes organisations non olympiques et les inciter à tenir leurs événements au Canada. Nous sommes tout yeux et tout oreilles! »

Les voyages de motivation, en bref

(article publié initialement dans TOURISME)

« Le vrai voyage de motivation est le voyage-récompense, affirme Michele Saran, gestionnaire des ventes de voyages de motivation au bureau de Chicago de la Commission canadienne du tourisme (CCT). Un exemple classique serait une société voulant motiver ses employés à atteindre des objectifs de vente durant une année. Notre travail, à la CCT, est de faire en sorte que le Canada soit l’un des prix offerts si ces employés atteignent leurs objectifs. »

Ces prix peuvent prendre les formes les plus diverses, mais un voyage est généralement un facteur très efficace pour motiver des employés à atteindre leurs objectifs. « Nous sommes en concurrence avec le monde entier, explique Mme Saran. Nos plus grands concurrents sont probablement les destinations‑soleil perçues comme glamour, par exemple Hawaii, les Caraïbes et le Mexique. Mais le Canada a sa place, et nous nous démarquons plutôt bien. »

Lorsqu’on la questionne sur les nouvelles tendances du marché des voyages de motivation, Mme Saran mentionne les programmes familiaux. « Les gens n’ont pas l’occasion de passer beaucoup de temps avec leur conjoint et leurs enfants. La possibilité de passer plus de temps avec les gens que vous aimez devient alors la récompense. »

Mme Saran constate également un intérêt accru pour les voyages de motivation en hiver, comme des vacances de ski au Canada. Mais l’activité la plus en vogue actuellement est sans contredit la pêche. « Je reçois plus d’appels pour la pêche que pour le golf et toutes les autres activités combinées. Les dirigeants d’entreprises aiment aller là où personne n’est allé avant – des pourvoiries uniques et difficiles d’accès où tout est haut de gamme. Les spas sont également très recherchés parce qu’ils sont propices aux voyages en couple, et le golf se classe probablement au troisième rang. »

Il est important d’être perçu comme une destination attrayante et unique dans le domaine des voyages de motivation. « Les centres de villégiature de l’île de Vancouver où l’on peut observer des grizzlys et faire des excursions en hydravion en sont de bons exemples. Il s’agit d’un domaine où le Canada a beaucoup à offrir, des destinations hors du commun. En ce sens, surtout en raison de la force de l’euro par rapport au dollar américain, le Canada, même si le dollar canadien et le dollar américain sont maintenant à parité, est nettement plus attrayant que l’Europe. Et nous leur proposons de nouveaux endroits dont ils n’ont jamais entendu parler, comme Terre‑Neuve et le Yukon. Même s’il ne s’agit pas nécessairement de destinations cinq étoiles, elles sont suffisamment exotiques pour motiver les gens à atteindre leurs objectifs de rendement. »

Mme Saran décrit son secteur comme étant à mi‑chemin entre le secteur des réunions et celui des voyages d’agrément. « Le plus souvent, les clients tiendront leurs réunions en même temps que leurs voyages de motivation, principalement pour des raisons fiscales. Ils auront donc besoin d’une salle de réunion pour une demi‑journée dans le cadre du voyage. Mon travail vise principalement les plus petites destinations, comme Banff, Victoria ou Whistler. Je fais plus souvent affaire avec elles qu’avec les grandes villes. »

Qu’en est‑il des destinations canadiennes, disons, encore plus éloignées? « Elles doivent avoir un charme certain sur papier pour que nous puissions les vendre. S’il y avait une pourvoirie de pêche cinq étoiles en Saskatchewan, nous pourrions absolument la mettre en marché de cette façon. Mais les pourvoiries recherchées sont surtout les établissements cinq étoiles de la Colombie‑Britannique, comme le King Pacific Lodge ou le Clayoquot Wilderness Resort, le nec plus ultra des pourvoiries. En règle générale, les coûts ne posent pas de problème. En ce qui me concerne, bien peu de gens se plaignent des tarifs, contrairement à ce que mes collègues peuvent constater dans d’autres marchés. Les clients placent vraiment l’expérience avant tout. »

Et comment Mme Saran fait‑elle sa place dans le domaine des voyages de motivation? « J’ai vraiment d’excellentes relations. Avant tout, je collabore avec des agences indépendantes qui travaillent avec les sociétés afin de constituer les programmes de motivation. Certaines d’entre elles vont rencontrer, par exemple, des vendeurs d’IBM et leur demander des exemples d’objectifs qu’ils aimeraient atteindre durant l’année. »

Par la suite, ils mettront en place une campagne afin de motiver les employés à atteindre les objectifs établis. « Par exemple, s’ils atteignent le premier objectif, ils recevront une petite plaque. S’ils atteignent l’objectif suivant, leur photo paraîtra dans le bulletin mensuel de la société. Certaines sociétés constituent des programmes de récompense complets, affichent des tableaux sur les murs ou possèdent des programmes informatiques afin que les employés puissent suivre leur progrès. Mon travail consiste donc à entretenir d’excellentes relations avec ces agences spécialisées afin de les encourager constamment à proposer le Canada comme grand prix de ces programmes. »

Mme Saran a approfondi ses connaissances du domaine des voyages de motivation en travaillant auprès de Tourisme Toronto « il y a un million d’années », dit‑elle. « Je suis à la CCT depuis neuf ans maintenant. Le roulement est généralement très limité dans cette industrie. Certaines des agences avec lesquelles je fais affaire étaient déjà sur le marché au début de ma carrière. On finit donc par établir de très bonnes relations avec elles. J’espère que, lorsqu’elles pensent au Canada, elles pensent à moi! Mon but est qu’elles gardent toujours le Canada en tête afin que nous ayons toujours une chance d’être leur choix final. »

« De prime abord, des clients peuvent douter de l’attrait du Canada, mais lorsque je les invite à visiter un site pour voir par eux‑mêmes ce que nous leur proposons, dans 85 % des cas ils décideront de faire affaire avec nous, souligne‑t-elle. Ce qui confirme le dicton : il faut le voir pour le croire! »