vendredi, septembre 18, 2009

La hutte de sudation : belle tradition!


Dans la culture amérindienne, la hutte de sudation se révèle une pratique sacrée, voire un rite de passage. Si vous avez la chance un jour qu’on vous y invite, acceptez. Vous ne le regretterez pas!

Par Judy Waytiuk

Accroupie en compagnie d’une demi-douzaine d’autres personnes dans la Circle of Life Thunderbird House, une hutte de sudation faite de bâche et de couvertures empilées sur une armature de saule, plantée en plein cœur de Winnipeg, au Manitoba, j’entends le bourdonnement de la circulation à l’intersection historique des rues Higgins et Main. À chaque coupe d’eau que le chef jette sur les pierres placées dans la fosse centrale de la suerie – aussi noire et étroite qu’un four et nettement plus chaude qu’un sauna –, l’endroit s’imprègne davantage de vapeur et d’atmosphère surréaliste. J’accompagne de ma crécelle le rythme des chants et du tambour, réfléchissant à la vie en général et à la chaleur en particulier.

Il n’est pas question ici d’un attrait touristique pour lequel il faut se procurer un ticket. Profondément vénérée par ceux qui l’orchestrent, cette cérémonie relève du sacré et rime souvent avec rituel de passage. Toutefois, certaines nations canadiennes et organisations autochtones invitent les étrangers à y assister, histoire de les initier à leurs croyances traditionnelles.

Pour pouvoir prendre place à la maison Thunderbird, on peut s’adresser aux voyagistes Heartland Travel ou Ô Tours de Winnipeg. Toujours au Manitoba, Northern Soul Wilderness Adventures propose une cérémonie de sudation suivie d’une fête dans un village Ojibwa au fil d’une excursion de plusieurs jours sur la rivière Bloodvein.

En Colombie-Britannique, le complexe hôtelier Talking Rock Resort and Quaaout Lodge, qui se prélasse en bordure du lac Little Shuswap, à une heure de route à l’est de Kamloops, abrite également une hutte de sudation; Talking Totem Tours pour sa part propose un séjour le long de la Sunshine Coast au cours de laquelle les hôtes sont conviés à une suerie.

À Morley, en Alberta, un tel rituel est au programme du camp culturel de quatre jours offert par la nation Stoney au Nakoda Lodge & Conference Centre tout comme à l’Elk Island Retreat, situé à trente minutes à l’est d’Edmonton. À l’ouest du précipice à bisons Head-Smashed-In, l’Eagle’s Nest Indian Village présente des forfaits au cours desquels on est invité à construire une hutte de sudation et à en faire l’apprentissage.

Cette pratique ne s’adresse ni aux claustrophobes, ni aux frivoles. Toutefois, si la culture et le système de croyances fascinants des peuples amérindiens piquent votre curiosité, tentez l’expérience! Vous aurez droit en prime au bel éclat que procurent les gouttelettes de sueur.

Gracieuseté de la Commission canadienne du tourisme

Les cinq meilleures îles sans voitures – ou presque – du Canada

Voici un petit article intéressant préparé par la Commission canadienne du tourisme qui nous autorise à le publier:

"Laissez vos soucis de côté et naviguez vers un havre de paix.

Il n’y a rien de meilleur qu’un traversier et qu’une île pour s’éloigner – physiquement et psychologiquement – du train-train quotidien. Et c’est encore mieux si on laisse sa voiture à la maison. Après tout, la meilleure façon de découvrir une île c’est à pied ou en vélo. Voici quelques perles rares du Canada :

1. Gambier Island, en Colombie-Britannique : entourée de la chaîne de montagnes côtière, l’île Gambier donne l’impression d’être dans un autre monde, mais, en fait, elle est facilement accessible depuis Vancouver. Montez à bord du traversier en direction de Langdale à Horseshoe Bay et prenez ensuite le bateau-taxi. Passez-y le weekend à l’auberge Sea Cottage ou au Gabriels on Gambier.

2. Île-au-Canot, au Québec : à l’automne, suivez les grands sportifs québécois en Zodiac – service offert par Croisières Lachance – vers cette île du fleuve Saint-Laurent d’une superficie de 52,5 hectares (130 acres), pour faire de la traditionnelle chasse aux oies et aux dindons sauvages. Restez-y pour une nuit, ou deux, au chalet principal.

3. Les îles de Toronto, en Ontario : prenez le traversier sur la rue Bay en direction de la plus grande communauté urbaine sans voiture d'Amérique du Nord. Louez un canot ou un vélo et explorez les nombreux kilomètres de pistes pavées et de plages de sable. Prolongez votre visite en réservant une chambre à l’un des nombreux gîtes touristiques de l'île.

4. Lasqueti Island, Colombie-Britannique : Laissez votre voiture à French Creek, directement au nord de Parksville sur l’île de Vancouver, et montez à bord du traversier de Lasqueti. Dans cette communauté rurale paisible règne une atmosphère authentique de contre-culture. Faites de votre visite un séjour écologique au gîte Squitty Bay Oceanfront B&B ou au centre de villégiature hors réseau Lambert Lake Inn.

5. McNabs Island, Nouvelle-Écosse : Cette île quasi-inhabitée d’une superficie de 395 hectares (976 acres) a joué un rôle stratégique dans la défense d’Halifax durant la Deuxième Guerre mondiale. Aujourd’hui, elle fait partie d’un parc national sauvage et accidenté. Plusieurs entreprises privées offrent des services de bateau-taxi depuis divers ports dans la province. Réservez un des quelques sites de camping sauvage pour y passer plus d’une journée."