jeudi, mars 30, 2006

Annonce d'une version Internet et française de l'Encyclopédie de la Saskatchewan


En tant que co-contributeur bénévole à l' « Encyclopedia of Saskatchewan »
(articles: Big Muddy Valley, Clearwater River et Great Sand Hills), je tenais à exprimer à quel point je suis ravi d'apprendre que le Canadian Plains Research Centre publiera une édition Internet, et surtout également, une version française de cette magnifique ressource.

L'encyclopédie constitue un document inestimable pour les chercheurs, les Saskatchewannais de souche, d'adoption et expatriés, ainsi que les visiteurs potentiels de notre belle province qui sont toujours à la recherche d'informations générales et complètes en français sur notre milieu de vie, notre environnement et notre histoire.

Ma seule inquiétude serait qu'une partie de l'encyclopédie seulement soit traduite en français, comme le laisse entendre le quotidien Leader-Post du 11 mars: « the online version will be available in English, with some entries in French » ce qui à mon avis atténuerait l'impact du volet francophone de l'annonce.

J'inviterais cordialement les citoyens et les organismes qui représentent les fransaskois à insister auprès des responsables et des bailleurs de fonds pour qu'on ait droit à une version française intégrale de « Encyclopedia of Saskatchewan » si ce n'est pas ce qui est déjà prévu. C'est maintenant qu'il faut le réclamer.

Parc de Kejimkujik : Entre terre et mer

Photo: Ministère du Tourisme et de la Culture, Nouvelle-Écosse


Pratiquer le camping est l'une des plus belles activités qu'on puisse s'offrir, au parc national de Kejimkujik, en Nouvelle-Écosse.

Avec son splendide littoral riche en contrastes et un arrière-pays couvert de forêts et de lacs, la Nouvelle-Écosse vit entre terre et mer. Dans l'Ouest de la province, un endroit réunit le meilleur de ces deux mondes : le parc national de Kejimkujik.

PAR GAÉTAN FONTAINE

Le parc national de Kejimkujik, situé à un peu plus de 200 km au sud d'Halifax, forme deux parcs en un. Divisé en deux secteurs distincts, il comprend d'abord une vaste zone - la plus grande - campée à l'intérieur des terres, dans la belle forêt mixte acadienne. L'autre secteur, plus petit, est adossé à l'océan Atlantique.

Ce concept original est fort apprécié des visiteurs. Le secteur riverain (nommé l'Annexe côtière) est l'un des rares endroits en Nouvelle-Écosse où des berges sont protégées, les terres le long de la côte étant rarement du domaine public. Ainsi, une partie du littoral demeure accessible.

Un sentier de 5,5 kilomètres (aller-retour), agrémenté de panneaux d'interprétation, permet de découvrir le riche habitat de cette Annexe côtière. Le sentier se faufile à travers des arbrisseaux touffus hauts de deux mètres, pour graduellement faire place à des tourbières et des landes.

Le long du littoral, de petites crêtes rocheuses s'avancent dans les eaux agitées où les vagues viennent se fracasser. Entre les rochers nichent de petites plages et des cuvettes aux reflets turquoise. Dans ce pays venteux, la végétation s'accroche laborieusement à la vie. Les épinettes, sculptées au gré des vents dominants, prennent des formes rabougries.

En se promenant sur la côte, il n'est pas rare de surprendre la loutre de rivière, ou un vison tout occupé à chercher des crabes et des mollusques. Les phoques communs, qui se rassemblent en immenses groupes, font également partie des visiteurs assidus. Quant au pluvier siffleur, un oiseau de rivage menacé d'extinction, sa présence est beaucoup plus rare.

Nec pruche ultra

L'autre secteur du parc (distant d'environ 100 km) forme un tableau fort différent. À défaut de déferlantes, la forêt et les lacs façonnent le paysage. L'épais couvert forestier fait le bonheur des campeurs, fort nombreux à venir y planter leurs tentes. Et puis, plusieurs gros plans d'eau favorisent la pratique de différentes activités nautiques, comme le canot ou le kayak. Le canot-camping sur le lac (on peut même camper sur de petites îles isolées!) est aussi très populaire.

Les marcheurs ne sont pas en reste: quinze sentiers, aussi différents les uns des autres, sillonnent le parc. Dans celui qu'on appelle Pruches et feuillus par exemple, les marcheurs découvrent l'une des plus vieilles prucheraies de l'Est du Canada. Certains arbres, gigantesques, ont plus de 300 ans!

Le parc est également reconnu comme refuge important de tortues. Trois espèces y vivent, dont la tortue peinte, qui est la plus commune et la plus observée. La grosse tortue chélydre serpentine (ou hargneuse), qui pèse jusqu'à cinq kilos, est pour sa part plus rare. La dernière espèce, la tortue de Blanding, compte moins de 200 individus en Nouvelle-Écosse, dont environ 75 dans le parc. Sa survie est si précaire qu'on a recours à la radio-télémétrie pour suivre ses déplacements. Voilà des tortues branchées!

Mais pour surprendre ces sympathiques reptiles, rien de tel qu'une balade en canot ou en kayak. Peu importe leur espèce, toutes les tortues raffolent, comme l'humain, des chauds rayons solaires, et toutes aiment bien se prélasser sur de vieux rondins ou sur des rochers.

Car ce n'est pas parce qu'on a le sang froid qu'on est insensible à la douceur de vivre...

Pour de plus amples renseignements sur cette destination ou sur d'autres destinations canadiennes, visitez le site de la Commission canadienne du tourisme à www.voyagecanada.ca.

source: Commission Canadienne du tourisme.

Cette reproduction n'est pas présentée à titre de version officielle du contenu reproduit, ni dans le cadre d'une affiliation et/ou avec l'appui de la Commission canadienne du tourisme.