(article publié initialement dans TOURISME)
Selon un sondage de l'Association de l'industrie touristique, 56 % des touristes américains souhaitaient effectuer un voyage éducatif et 22 % le désiraient plus qu'il y a cinq ans, d'après un rapport de David Wilkening (TravelMole, 22 février 2007). Les universités et les musées organisaient déjà des voyages éducatifs, mais depuis quelques années, ceux-ci font partie des voyages courants de l'industrie du tourisme. Selon USA Today, pour les universités, les voyages offerts aux anciens offrent une autre méthode de collecte de fonds et un moyen de resserrer les liens avec leurs anciens étudiants et d'encourager les dons.
Pour les agences de voyages, des caractéristiques comme des exposés donnés par des gens cultivés sont attrayants pour leur clientèle, particulièrement pour les baby-boomers et les personnes qui ont plus de possibilités que jamais de réserver en ligne des vols à tarif réduit et des hôtels.
Le spécialiste canadien du voyage d'aventure sur l'Ouest, l'Arctique, les États-Unis et l'Alaska partage ses plus récentes idées de vacances, croisières et expéditions.
vendredi, mars 30, 2007
Les voyages éducatifs maintenant chose courante
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jeudi, mars 22, 2007
Pour décortiquer l’économie de l’expérience
(article publié initialement dans la revue TOURISME)
Imaginez une estrade sur laquelle sont posées une chaise de réalisateur de Hollywood et une table couverte de produits que l’on trouve ordinairement dans les supermarchés. Devant une salle comble, remplie d’entrepreneurs, l’auteur et penseur touristique Joseph Pine avance le principe selon lequel « toutes les offres économiques sont factices » et que les producteurs de ces offres ont beaucoup à gagner en y « mettant de l’authenticité ».
M. Pine explique ensuite qu’il est « plus facile d’être authentique si vous ne dites pas que vous l’êtes. » Essentiellement, si vous offrez efficacement de l’authenticité, vos clients ou vos invités devraient la percevoir. M. Pine compare alors des produits et des entreprises, et il demande à l’auditoire d’évaluer l’authenticité de diverses marques. Sa manière de déterminer comment certaines marques sont plus porteuses d’authenticité que d’autres est saisissante. Il montre, par exemple, une barre de savon naturel, partiellement enveloppée dans un emballage minimaliste qui permet au consommateur de la toucher et de la sentir.
La transparence est essentielle pour rendre « réelles » des offres factices. C’est ce que Joseph Pine appelle être « fidèle à soi‑même ». La communication est au coeur du message de M. Pine, qui affirme que l’efficacité avec laquelle l’authenticité d’une expérience sera présentée dépend de la capacité de chacun de faire valoir sa propre identité – qui prend racine dans celle de l’entreprise. Son message porte essentiellement sur l’importance d’être ce que vous prétendez être.
À mesure que les biens et services traditionnels se banalisent, les entreprises doivent, selon lui, orchestrer des expériences et promouvoir des transformations pour se différencier et produire de la valeur économique : « Les entreprises clairvoyantes, qui maîtrisent cette nouvelle réalité, peuvent valoriser leur offre, leur clientèle et leur entreprise de façon entièrement nouvelle. »
M. Pine est cofondateur de Strategic Horizons LLP, un groupe de réflexion américain qui étudie les mutations profondes de l’économie. Il a présenté un atelier à la conférence de la North American Farmers’ Direct Marketing Association (NAFDMA), qui a eu lieu en janvier à Calgary.
Imaginez une estrade sur laquelle sont posées une chaise de réalisateur de Hollywood et une table couverte de produits que l’on trouve ordinairement dans les supermarchés. Devant une salle comble, remplie d’entrepreneurs, l’auteur et penseur touristique Joseph Pine avance le principe selon lequel « toutes les offres économiques sont factices » et que les producteurs de ces offres ont beaucoup à gagner en y « mettant de l’authenticité ».
M. Pine explique ensuite qu’il est « plus facile d’être authentique si vous ne dites pas que vous l’êtes. » Essentiellement, si vous offrez efficacement de l’authenticité, vos clients ou vos invités devraient la percevoir. M. Pine compare alors des produits et des entreprises, et il demande à l’auditoire d’évaluer l’authenticité de diverses marques. Sa manière de déterminer comment certaines marques sont plus porteuses d’authenticité que d’autres est saisissante. Il montre, par exemple, une barre de savon naturel, partiellement enveloppée dans un emballage minimaliste qui permet au consommateur de la toucher et de la sentir.
La transparence est essentielle pour rendre « réelles » des offres factices. C’est ce que Joseph Pine appelle être « fidèle à soi‑même ». La communication est au coeur du message de M. Pine, qui affirme que l’efficacité avec laquelle l’authenticité d’une expérience sera présentée dépend de la capacité de chacun de faire valoir sa propre identité – qui prend racine dans celle de l’entreprise. Son message porte essentiellement sur l’importance d’être ce que vous prétendez être.
À mesure que les biens et services traditionnels se banalisent, les entreprises doivent, selon lui, orchestrer des expériences et promouvoir des transformations pour se différencier et produire de la valeur économique : « Les entreprises clairvoyantes, qui maîtrisent cette nouvelle réalité, peuvent valoriser leur offre, leur clientèle et leur entreprise de façon entièrement nouvelle. »
M. Pine est cofondateur de Strategic Horizons LLP, un groupe de réflexion américain qui étudie les mutations profondes de l’économie. Il a présenté un atelier à la conférence de la North American Farmers’ Direct Marketing Association (NAFDMA), qui a eu lieu en janvier à Calgary.
vendredi, mars 16, 2007
Émissions de carbone : UNIGLOBE propose un programme de « compensation »
(article publié initialement dans la revue TOURISME)
Selon UNIGLOBE Travel, le programme Green My Flight permet aux entreprises canadiennes d’acheter des « crédits de carbone » en fonction du nombre de milles parcourus en avion pour leurs affaires, pour une conférence ou un voyage de motivation. Selon le site Web de UNIGLOBE, l’argent provenant de la vente de crédits est ensuite investi dans des programmes environnementaux appuyés par Environnement Canada.
On attribue aux voyages par avion environ 2 % de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre au Canada, et le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat estime que d’ici 2050, les émissions attribuables aux voyages par avion effectués partout dans le monde représenteront 5 % de l’ensemble des changements climatiques d’origine humaine. Les avions émettent chaque année plus de 600 millions tonnes de CO2 dans l’atmosphère.
Tous les projets de compensation des émissions sont enregistrés auprès d’organismes gouvernementaux ou non gouvernementaux, et le programme d’UNIGLOBE est examiné chaque année par des vérificateurs indépendants.
Tourism Vancouver participe au programme et prévoit « compenser » pour environ 220 tonnes métriques d’émissions de carbone. Seront compensés non seulement les vols effectués par le personnel, mais aussi les vols servant à amener des clients et des représentants des médias à Vancouver.
Pour renseignements, veuillez visiter : www.greenmyflight.com.
Selon UNIGLOBE Travel, le programme Green My Flight permet aux entreprises canadiennes d’acheter des « crédits de carbone » en fonction du nombre de milles parcourus en avion pour leurs affaires, pour une conférence ou un voyage de motivation. Selon le site Web de UNIGLOBE, l’argent provenant de la vente de crédits est ensuite investi dans des programmes environnementaux appuyés par Environnement Canada.
On attribue aux voyages par avion environ 2 % de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre au Canada, et le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat estime que d’ici 2050, les émissions attribuables aux voyages par avion effectués partout dans le monde représenteront 5 % de l’ensemble des changements climatiques d’origine humaine. Les avions émettent chaque année plus de 600 millions tonnes de CO2 dans l’atmosphère.
Tous les projets de compensation des émissions sont enregistrés auprès d’organismes gouvernementaux ou non gouvernementaux, et le programme d’UNIGLOBE est examiné chaque année par des vérificateurs indépendants.
Tourism Vancouver participe au programme et prévoit « compenser » pour environ 220 tonnes métriques d’émissions de carbone. Seront compensés non seulement les vols effectués par le personnel, mais aussi les vols servant à amener des clients et des représentants des médias à Vancouver.
Pour renseignements, veuillez visiter : www.greenmyflight.com.
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dimanche, mars 11, 2007
Comment faire prendre son envol à une destination
(article publié initialement dans la revue TOURISME)
Dans certaines industries, les stratégies de développement touristique sont des secrets professionnels bien gardés, mais la direction générale du développement et des services touristiques de l’Alberta a eu l’amabilité de raconter à TOURISME comment elle a relevé le défi majeur de créer une nouvelle destination touristique.
La directrice exécutive de cet organisme, Louise McGillivray, et le directeur du développement de destinations et de produits, Kevin Crockett, sont deux des principaux promoteurs de la nouvelle région des Badlands du Canada. Mme McGillivray précise : « Nos collègues de Travel Alberta, qui surveillent l’évolution de marchés comme celui du Japon, se faisaient constamment dire par les grossistes qu’en dépit des incontournables Rocheuses, l’Alberta avait besoin de nouveaux produits et destinations. »
Développement économique Alberta a pour mandat de collaborer avec des entrepreneurs et des groupes communautaires albertains pour développer des produits touristiques dans le but de mieux répartir sur le territoire les retombées économiques du tourisme. « Nous avons interprété cela comme une invitation à mettre au point des produits de calibre international », a déclaré Mme McGillivray. Son équipe a alors posé un regard critique sur certaines des ressources touristiques albertaines et s’est rendu compte que la région des badlands (mauvaises terres) de l’Alberta présentait les meilleures possibilités.
Mme McGillivray savait d’expérience que l’adhésion des collectivités régionales est essentielle à la réussite de tout projet de développement. Elle a donc sillonné la région durant l’été de 2003, rencontrant des exploitants et des représentants de sept municipalités pour les inviter à participer à un projet de développement touristique, tout en mettant à l’essai des concepts publicitaires.
Kevin Crockett poursuit l’exposé : « Ces essais ont permis d’évaluer nos possibilités. Nous avons sondé presque tous les marchés qui, à notre avis, pourraient nous envoyer des visiteurs—l’Angleterre, l’Allemagne, le reste du Canada et les États‑Unis, particulièrement le Texas et la Californie. Nous avons mis à l’essai non seulement l’appellation (Canadian Badlands), mais aussi un concept polythématique regroupant notamment les ressources autochtones, l’histoire des ranches et l’éventail d’activités récréatives qui pourraient être offertes dans la région. »
M. Crockett pense qu’il était nécessaire que cette nouvelle région touristique ne soit pas connue simplement comme le pays des « badlands et des dinosaures ». Les résultats des essais ont aidé à mobiliser les municipalités : « Elles ont compris que les possibilités étaient plus grandes qu’elles l’avaient sans doute imaginé. Nous leur avons aussi fait savoir qu’à notre avis, cette région devait être vaste [et occuper, dans ce cas‑ci, une bonne partie du Sud‑Est de l’Alberta]. »
La prochaine étape consistait à créer officiellement un comité directeur municipal épaulé par des représentants de Travel Alberta et par d’autres responsables, qui aurait pour tâche de concevoir une stratégie axée sur la recherche afin de créer une destination polythématique et multidimensionnelle. « De concert avec la CCT et l’une des municipalités locales, explique M. Crockett, nous avons évalué les possibilités de l’ensemble du secteur et, ensuite, nous avons lancé une série de projets de planification touristique communautaire pour cinq sous‑régions [regroupements de collectivités] qui composeraient les Canadian Badlands. »
« Ce fut une étape très importante, car les municipalités avaient été réunies et avaient manifesté la volonté de participer au projet », poursuit M. Crockett. « Mais elles se demandaient ce qu’elles allaient faire : ‘Nous ne sommes que des petites collectivités agricoles’, disaient‑elles. À mon avis, elles avaient vraiment besoin de services de recherche et d’encadrement. Ces stratégies communautaires ont beaucoup contribué à mobiliser les gens et à faire comprendre le concept des badlands canadiens. »
Pour illustrer les progrès accomplis, M. Crockett donne l’exemple d’une des cinq sous‑régions (deux municipalités voisines du parc provincial Dinosaur, le village de Brooks et le comté de Newell) : « Nous avons réuni des représentants des municipalités, de l’industrie touristique locale et du parc provincial. Cela a donné lieu à un certain nombre d’initiatives qui se concrétisent actuellement dans le voisinage du parc et qui permettent à tous les joueurs de s’intégrer aux infrastructures touristiques. »
Louise McGillivray raconte comment les choses ont changé : « Il y a des années, le parc provincial Dinosaur offrait des excursions guidées dans la zone protégée du parc, selon le principe du premier arrivé, premier servi. Au plus fort de la saison, les visiteurs se faisaient souvent dire qu’ils ne pourraient pas monter à bord de l’autocar avant 15 h. Les gens de Brooks le savaient; alors, ils avaient l’habitude de dire à ceux qui descendaient à l’hôtel : ‘Les autocars sont trop occupés et vous ne pourrez pas embarquer avant la fin de l’après‑midi; ce n’est pas la peine de rester’. Les gens remontaient dans leur véhicule et poursuivaient leur voyage vers Calgary. Trois choses se passaient : le parc n’obtenait pas les visiteurs, l’hôtel de Brooks n’obtenait pas deux nuitées et les visiteurs n’avaient pas la chance de vivre une expérience exceptionnelle. »
M. McGillivray dit qu’à la suite des discussions portant sur le développement des badlands, le parc provincial a mis en place un système de réservations et que les visiteurs peuvent avoir l’assurance que s’ils se présentent au parc, ils obtiendront leur visite guidée.
Des circuits touristiques ont également été mis au point dans la région, ajoute Kevin Crockett : « Une fois sur place, les gens adorent les paysages, mais les distances qu’il faut parcourir entre chacune des grandes attractions présentent un défi. Nous avons embauché un expert‑conseil qui a suggéré de concevoir des circuits jalonnés d’attractions secondaires. On a pu ainsi ‘raccourcir’ les distances, tout en approfondissant l’histoire des badlands et en exploitant divers autres thèmes. À l’origine, il y avait six circuits, et maintenant, ils en préparent six autres, qui sont axés sur la visite pédestre de lieux historiques et sur de brefs parcours dans certains secteurs clés. »
On a vite reconnu qu’il fallait confier à un organisme distinct le développement de cette nouvelle destination. Le 15 août 2006, 35 municipalités ont fondé à cette fin une société sans but lucratif appelée Canadian Badlands Ltd.
M. McGillivray signale que « notre ministère continuera à participer intensément à cette initiative, [mais] si la région souhaite atteindre son plein potentiel, ses habitants devront manifestement se l’approprier. » La toute nouvelle société embauchera un directeur exécutif pour s’occuper d’administration et aider à faire progresser le dossier.
Pour renseignements, veuillez consulter : www.canadianbadlands.com.
Dans certaines industries, les stratégies de développement touristique sont des secrets professionnels bien gardés, mais la direction générale du développement et des services touristiques de l’Alberta a eu l’amabilité de raconter à TOURISME comment elle a relevé le défi majeur de créer une nouvelle destination touristique.
La directrice exécutive de cet organisme, Louise McGillivray, et le directeur du développement de destinations et de produits, Kevin Crockett, sont deux des principaux promoteurs de la nouvelle région des Badlands du Canada. Mme McGillivray précise : « Nos collègues de Travel Alberta, qui surveillent l’évolution de marchés comme celui du Japon, se faisaient constamment dire par les grossistes qu’en dépit des incontournables Rocheuses, l’Alberta avait besoin de nouveaux produits et destinations. »
Développement économique Alberta a pour mandat de collaborer avec des entrepreneurs et des groupes communautaires albertains pour développer des produits touristiques dans le but de mieux répartir sur le territoire les retombées économiques du tourisme. « Nous avons interprété cela comme une invitation à mettre au point des produits de calibre international », a déclaré Mme McGillivray. Son équipe a alors posé un regard critique sur certaines des ressources touristiques albertaines et s’est rendu compte que la région des badlands (mauvaises terres) de l’Alberta présentait les meilleures possibilités.
Mme McGillivray savait d’expérience que l’adhésion des collectivités régionales est essentielle à la réussite de tout projet de développement. Elle a donc sillonné la région durant l’été de 2003, rencontrant des exploitants et des représentants de sept municipalités pour les inviter à participer à un projet de développement touristique, tout en mettant à l’essai des concepts publicitaires.
Kevin Crockett poursuit l’exposé : « Ces essais ont permis d’évaluer nos possibilités. Nous avons sondé presque tous les marchés qui, à notre avis, pourraient nous envoyer des visiteurs—l’Angleterre, l’Allemagne, le reste du Canada et les États‑Unis, particulièrement le Texas et la Californie. Nous avons mis à l’essai non seulement l’appellation (Canadian Badlands), mais aussi un concept polythématique regroupant notamment les ressources autochtones, l’histoire des ranches et l’éventail d’activités récréatives qui pourraient être offertes dans la région. »
M. Crockett pense qu’il était nécessaire que cette nouvelle région touristique ne soit pas connue simplement comme le pays des « badlands et des dinosaures ». Les résultats des essais ont aidé à mobiliser les municipalités : « Elles ont compris que les possibilités étaient plus grandes qu’elles l’avaient sans doute imaginé. Nous leur avons aussi fait savoir qu’à notre avis, cette région devait être vaste [et occuper, dans ce cas‑ci, une bonne partie du Sud‑Est de l’Alberta]. »
La prochaine étape consistait à créer officiellement un comité directeur municipal épaulé par des représentants de Travel Alberta et par d’autres responsables, qui aurait pour tâche de concevoir une stratégie axée sur la recherche afin de créer une destination polythématique et multidimensionnelle. « De concert avec la CCT et l’une des municipalités locales, explique M. Crockett, nous avons évalué les possibilités de l’ensemble du secteur et, ensuite, nous avons lancé une série de projets de planification touristique communautaire pour cinq sous‑régions [regroupements de collectivités] qui composeraient les Canadian Badlands. »
« Ce fut une étape très importante, car les municipalités avaient été réunies et avaient manifesté la volonté de participer au projet », poursuit M. Crockett. « Mais elles se demandaient ce qu’elles allaient faire : ‘Nous ne sommes que des petites collectivités agricoles’, disaient‑elles. À mon avis, elles avaient vraiment besoin de services de recherche et d’encadrement. Ces stratégies communautaires ont beaucoup contribué à mobiliser les gens et à faire comprendre le concept des badlands canadiens. »
Pour illustrer les progrès accomplis, M. Crockett donne l’exemple d’une des cinq sous‑régions (deux municipalités voisines du parc provincial Dinosaur, le village de Brooks et le comté de Newell) : « Nous avons réuni des représentants des municipalités, de l’industrie touristique locale et du parc provincial. Cela a donné lieu à un certain nombre d’initiatives qui se concrétisent actuellement dans le voisinage du parc et qui permettent à tous les joueurs de s’intégrer aux infrastructures touristiques. »
Louise McGillivray raconte comment les choses ont changé : « Il y a des années, le parc provincial Dinosaur offrait des excursions guidées dans la zone protégée du parc, selon le principe du premier arrivé, premier servi. Au plus fort de la saison, les visiteurs se faisaient souvent dire qu’ils ne pourraient pas monter à bord de l’autocar avant 15 h. Les gens de Brooks le savaient; alors, ils avaient l’habitude de dire à ceux qui descendaient à l’hôtel : ‘Les autocars sont trop occupés et vous ne pourrez pas embarquer avant la fin de l’après‑midi; ce n’est pas la peine de rester’. Les gens remontaient dans leur véhicule et poursuivaient leur voyage vers Calgary. Trois choses se passaient : le parc n’obtenait pas les visiteurs, l’hôtel de Brooks n’obtenait pas deux nuitées et les visiteurs n’avaient pas la chance de vivre une expérience exceptionnelle. »
M. McGillivray dit qu’à la suite des discussions portant sur le développement des badlands, le parc provincial a mis en place un système de réservations et que les visiteurs peuvent avoir l’assurance que s’ils se présentent au parc, ils obtiendront leur visite guidée.
Des circuits touristiques ont également été mis au point dans la région, ajoute Kevin Crockett : « Une fois sur place, les gens adorent les paysages, mais les distances qu’il faut parcourir entre chacune des grandes attractions présentent un défi. Nous avons embauché un expert‑conseil qui a suggéré de concevoir des circuits jalonnés d’attractions secondaires. On a pu ainsi ‘raccourcir’ les distances, tout en approfondissant l’histoire des badlands et en exploitant divers autres thèmes. À l’origine, il y avait six circuits, et maintenant, ils en préparent six autres, qui sont axés sur la visite pédestre de lieux historiques et sur de brefs parcours dans certains secteurs clés. »
On a vite reconnu qu’il fallait confier à un organisme distinct le développement de cette nouvelle destination. Le 15 août 2006, 35 municipalités ont fondé à cette fin une société sans but lucratif appelée Canadian Badlands Ltd.
M. McGillivray signale que « notre ministère continuera à participer intensément à cette initiative, [mais] si la région souhaite atteindre son plein potentiel, ses habitants devront manifestement se l’approprier. » La toute nouvelle société embauchera un directeur exécutif pour s’occuper d’administration et aider à faire progresser le dossier.
Pour renseignements, veuillez consulter : www.canadianbadlands.com.
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samedi, mars 10, 2007
Les exploitants de camp de pêche du Manitoba rajeunissent
(article publié initialement dans la revue TOURISME)
Dans de nombreuses régions du pays, la chasse et la pêche ont souvent permis aux entrepreneurs en tourisme de goûter pour la première fois à un secteur économique qui excelle à créer de l'emploi dans des endroits reculés. Les récompenses peuvent être importantes, mais l'exploitation d'un camp de pêche peut devenir éreintante après quelque temps; à mesure que les plus anciens propriétaires passent le flambeau, de nouveaux exploitants plus jeunes et futés, qui voient le marketing sous un angle différent, prennent la relève.
C'est ce que constate Don Lamont, gestionnaire du développement de produits de plein air, à Voyage Manitoba. Par exemple, les exploitants de camp de pêche n'hésitent plus, aujourd'hui, à offrir des produits commissionnables aux professionnels du tourisme : « Les plus jeunes essaient de trouver d'autres façons de joindre les deux bouts. Parmi leurs tactiques, ils lanceront par exemple des campagnes intensives de publipostage et offriront des commissions. Nous avons récemment convaincu 18 camps manitobains d'offrir des produits commissionnables que des rédacteurs et des voyagistes allemands pourront essayer en septembre. » Il ajoute : « Au moins un de nos exploitants de camp de pêche, qui possède de solides antécédents en marketing, participera à Rendez‑vous Canada cette année. »
M. Lamont pense que ces exploitants comprennent mieux à quel point les produits commissionnables peuvent servir à attirer de nouveaux clients. En Europe, par exemple, les consommateurs savent que la meilleure manière de protéger leur investissement touristique consiste à faire appel à un voyagiste : « Le voyagiste doit s'assurer du bon déroulement du voyage, sinon il s'expose à des poursuites. Les consommateurs allemands le savent, et c'est pourquoi ils réservent par l'intermédiaire des voyagistes. »
Au début, cette approche peut présenter des défis sur le plan de la capacité d'accueil, mais les nouveaux exploitants savent que c'est le seul moyen de rester compétitif dans une industrie qui évolue, elle aussi. « Il ne faut pas se le cacher, la clientèle traditionnelle vieillit », souligne M. Lamont. “ Certains prennent peut‑être leur retraite, et d'autres sont peut‑être sur leur lit de mort. Les exploitants de camp de pêche doivent attirer une clientèle plus jeune, et il faut pour cela adopter des tactiques plus dynamiques. Au salon All‑Canada, qui se tenait récemment à Chicago, nous avions 20 exploitants de camp manitobains, et j'ai remarqué qu'ils étaient en moyenne beaucoup plus jeunes. La plupart d'entre eux comprennent aussi que les salons de sports de plein air ne sont plus une panacée. »
D'après M. Lamont, cette nouvelle génération d'exploitants cherche à pénétrer des créneaux comme celui des voyages long‑courriers à partir des États‑Unis : « Ils peuvent participer à un salon du nautisme haut de gamme, par exemple, pour essayer d'attirer plus de gens d'affaires. »
Assoiffés de réussite, ils connaissent la valeur de l'industrie du tourisme et des ressources à leur disposition.
Dans de nombreuses régions du pays, la chasse et la pêche ont souvent permis aux entrepreneurs en tourisme de goûter pour la première fois à un secteur économique qui excelle à créer de l'emploi dans des endroits reculés. Les récompenses peuvent être importantes, mais l'exploitation d'un camp de pêche peut devenir éreintante après quelque temps; à mesure que les plus anciens propriétaires passent le flambeau, de nouveaux exploitants plus jeunes et futés, qui voient le marketing sous un angle différent, prennent la relève.
C'est ce que constate Don Lamont, gestionnaire du développement de produits de plein air, à Voyage Manitoba. Par exemple, les exploitants de camp de pêche n'hésitent plus, aujourd'hui, à offrir des produits commissionnables aux professionnels du tourisme : « Les plus jeunes essaient de trouver d'autres façons de joindre les deux bouts. Parmi leurs tactiques, ils lanceront par exemple des campagnes intensives de publipostage et offriront des commissions. Nous avons récemment convaincu 18 camps manitobains d'offrir des produits commissionnables que des rédacteurs et des voyagistes allemands pourront essayer en septembre. » Il ajoute : « Au moins un de nos exploitants de camp de pêche, qui possède de solides antécédents en marketing, participera à Rendez‑vous Canada cette année. »
M. Lamont pense que ces exploitants comprennent mieux à quel point les produits commissionnables peuvent servir à attirer de nouveaux clients. En Europe, par exemple, les consommateurs savent que la meilleure manière de protéger leur investissement touristique consiste à faire appel à un voyagiste : « Le voyagiste doit s'assurer du bon déroulement du voyage, sinon il s'expose à des poursuites. Les consommateurs allemands le savent, et c'est pourquoi ils réservent par l'intermédiaire des voyagistes. »
Au début, cette approche peut présenter des défis sur le plan de la capacité d'accueil, mais les nouveaux exploitants savent que c'est le seul moyen de rester compétitif dans une industrie qui évolue, elle aussi. « Il ne faut pas se le cacher, la clientèle traditionnelle vieillit », souligne M. Lamont. “ Certains prennent peut‑être leur retraite, et d'autres sont peut‑être sur leur lit de mort. Les exploitants de camp de pêche doivent attirer une clientèle plus jeune, et il faut pour cela adopter des tactiques plus dynamiques. Au salon All‑Canada, qui se tenait récemment à Chicago, nous avions 20 exploitants de camp manitobains, et j'ai remarqué qu'ils étaient en moyenne beaucoup plus jeunes. La plupart d'entre eux comprennent aussi que les salons de sports de plein air ne sont plus une panacée. »
D'après M. Lamont, cette nouvelle génération d'exploitants cherche à pénétrer des créneaux comme celui des voyages long‑courriers à partir des États‑Unis : « Ils peuvent participer à un salon du nautisme haut de gamme, par exemple, pour essayer d'attirer plus de gens d'affaires. »
Assoiffés de réussite, ils connaissent la valeur de l'industrie du tourisme et des ressources à leur disposition.
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dimanche, mars 04, 2007
Regard neuf sur une tradition des Prairies: Great Canadian Barn Dance
(article publié initialement dans la revue TOURISME)
Pour beaucoup d’entre nous, notre dernière sauterie champêtre appartient sans doute à un lointain passé. Or, une famille de l’Alberta a décidé d’offrir une nouvelle expérience aux gens qui meurent d’envie de danser le rigodon sur le plancher d’une grange.
Le Great Canadian Barn Dance de la famille Kunkel, de Hill Spring, en Alberta, est en quelque sorte l’antithèse du club champêtre; c’est un établissement sans prétention, situé au milieu de nulle part, qui est devenu l’un des rendez‑vous familiaux les plus excentriques du Canada. Inspiré d’abord par son père Lloyd, qui a lancé le concept durant les années 80, Trevor Kunkel, son frère et leur famille prennent graduellement en main une affaire dont la réussite se répand comme un feu de broussailles.
« Nous avons toujours fait du divertissement », avoue‑t-il. « Papa a commencé quand il était jeune. Nous avons fait partie de son groupe et nous avons joué dans la région de Calgary pour quelque temps. Nous avons ensuite lancé notre propre groupe, tandis que papa continuait de son côté. Il était sur le point de prendre sa retraite en 1985 quand il a eu l’idée d’organiser des danses à la ferme – comme celles que nous avions l’habitude de fréquenter dans notre jeunesse. »
Le destin a frappé à la porte de Lloyd un jour où sa famille animait un repas de crêpes, à Calgary. Un étranger s’est présenté : « Je m’appelle Fred Brooks et je viens d’acheter la propriété de Jack Adey, au nord de Hill Spring. J’ai une grange là‑bas, et ne je ne sais pas quoi en faire. »
Les yeux de son père se sont allumés, se rappelle Trevor. « Mon père et Fred se rendirent à la grange. Il y avait encore des vaches et des chevaux à l’intérieur. Nous avons offert de la louer; nous l’avons nettoyée un peu et nous avons commencé à organiser des danses. » La famille Kunkel a immédiatement saisi les possibilités : « Deux cents personnes pouvaient entrer là‑dedans. Ce gentil monsieur avait réparé le plancher, et ses enfants jouaient à l’étage avant qu’on la prenne en charge. En 1991, nous avons acheté la grange et la trentaine d’acres qui venaient avec. »
Des gens commencèrent à téléphoner et à arriver en caravanes pour demander s’ils pouvaient stationner dans le champ pendant la nuit, au lieu de retourner au camping. Les Kunkel ont alors ajouté un camping de 10 places. « Nous en sommes maintenant à 90 places. Il y a ici un petit lac où nous allons faire du canot et ramer. Au début, nous organisions des danses tous les vendredis soirs de juin, juillet et août. »
« Après un certain temps, le propriétaire a commencé à penser qu’il y avait un peu trop d’activité autour d’ici, alors il nous a permis d’acheter le reste de la propriété et 60 acres de terrain », poursuit Trevor. « Nous avons coulé du béton au rez‑de‑chaussée, où se trouvaient les stalles. Nous avons subdivisé la surface et ajouté le chauffage, une cuisine et une boutique de cadeaux, puis nous avons aménagé une jolie petite aire à l’extérieur de la grange où les gens peuvent s’asseoir pour admirer le lac. Nous avons aussi ouvert un gîte du passant et construit des chalets. »
De mai à octobre, les Kunkel se produisaient aux festivals de musique durant l’été et à des danses, l’automne. Il y avait aussi le Noël du cowboy. « Nous habitons ici depuis 1998, alors il est devenu plus facile de travailler à plein temps en ajoutant des spectacles pour le dîner », confie Trevor Kunkel. « Maintenant, ma femme et mes fils chantent et jouent dans ces spectacles. C’est devenu fou. »
Lorsqu’on lui demande en quoi le produit de la famille Kunkel se distingue des autres, il évoque rapidement la décision que Lloyd a prise au tout début : ne pas servir d’alcool. Sa motivation première peut avoir été de nature religieuse, explique Trevor [son père étant de confession mormone], mais ce qui aurait pu faire échouer une salle de danse s’est transformé en une bénédiction : « Notre clientèle a augmenté à cause de cette décision. Dans les 20 dernières années, quatre personnes seulement nous ont dit ‘Ah bon, vous ne servez pas d’alcool; nous partons tout de suite’. »
Il importe effectivement beaucoup, dans cette exploitation, de rester fidèle à soi‑même. L’authenticité n’est pas incompatible avec l’innovation. « Les gens viennent et nous leur offrons notre buffet de rosbif à volonté. À 18 h, papa les accueille et bénit la nourriture, puis ils passent au buffet et commencent à manger. Après le repas, nous donnons un petit spectacle avec quelques volontaires. Les gens commencent à rigoler et à s’amuser, ce qui donne le ton à la soirée. À 19 h, ils montent à l’étage et la leçon de danse commence. On leur apprend les rudiments de la danse en ligne et le two‑step. Puis, la charrette à foin emmène ses passagers en promenade autour du lac. À 20 h, l’ensemble musical prend la relève et nous jouons jusqu’aux environs de 23 h 30. »
Ce fut un coup de dés pour les Kunkel; il leur fallait un nombre minimum d’invités, et Hill Spring n’est pas exactement situé au centre de l’univers. Mais l’attrait de l’exploitation semble irrésistible : « C’est incroyable. Nous sommes situés au diable vert, mais nous sommes, d’une certaine façon, au beau milieu de tout, car il y a, non loin d’ici, trois sites du patrimoine mondial et un musée de calibre international consacré à la voiture hippomobile. Les enfants étant surstimulés, de nos jours, un retour aux sources les calme. Nous réunissons tous les invités sous un toit, nous leur offrons à manger et leur jouons de la musique entraînante. Ils ont le temps d’apprécier la compagnie des autres. Et ils peuvent constater la transformation qui s’opère chez leurs enfants. »
Le contact avec les enfants importe beaucoup, mais la danse rassemble tout le monde. « Les personnes âgées nous apprécient aussi, car elles revivent leur passé », poursuit‑il. « Tout le monde y trouve son compte. Maman et papa peuvent se détendre parce qu’ils savent que c’est un endroit sûr. C’est un peu comme aller à la ferme de l’oncle Jack pour une réunion de famille, mais sans la famille! »
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