samedi, décembre 08, 2007

Dans les T.N.-O., même les touristes nationaux viennent de loin


(article publié initialement dans TOURISME)

Photo: Northwest Territories Tourism — Aurora Village, Territoires du Nord-Ouest

Le marché japonais étant anémique, de nos jours, le directeur du marketing de Tourisme Territoires du Nord-Ouest (T.N.-O.), Ron Ostrom, cherche la croissance ailleurs. Il se console en constatant que chez les Européens germanophones, la demande d’aventures de plein air est forte, sauf que la majorité de la clientèle des T.N.-O. vient toujours du Canada, puis des États Unis, du Japon et de l’Allemagne.

« Au Canada, nos visiteurs sont albertains, britanno-colombiens, puis ontariens », signale M. Ostrom, faisant allusion au fait que les Jeux d’hiver du Canada de 2007, à Whitehorse, ont ravivé l’intérêt pour le Nord et généré une énorme couverture médiatique. « Cette année, la circulation transfrontalière était en hausse pour la première fois depuis quelque temps; les gens prennent effectivement l’automobile pour venir nous voir. Notre marché de l’aventure de plein air est aussi en croissance. Étant donné que tout est éloigné, quand on vient ici, le visiteur moyen séjourne environ une semaine. Cela peut varier pour les voyageurs d’affaires », signale-t-il. « Ces derniers sont importants pour l’industrie, même si la plupart ne font qu’arrêter à l’hôtel. Nous redoublons d’efforts pour convaincre les gens de rester plus longtemps. »

M. Ostrom dit que de nombreux visiteurs des T.N.-O. prennent souvent l’avion vers le Yukon, louent un véhicule et prennent la route Dempster pour gagner Inuvik. « C’est une grosse affaire pour nous. Une fois rendus ici, les visiteurs trouvent le parc national Nahanni et Fort Simpson très alléchants. Hay River est également populaire, tout comme le parc national Wood Buffalo. »

Le tourisme évolue rapidement dans les T.N.-O., affirme M. Ostrom. « L’année dernière, les choses étaient un peu léthargiques, mais dans l’ensemble, la croissance se maintient. Chaque année, l’industrie du tourisme engrange 100 millions $, ce qui est considérable pour une population de 40 000 âmes. Les budgets augmentent et ça bouge beaucoup, mais évidemment – à cause de l’exploitation du diamant, du pétrole et du gaz – l’industrie n’est toujours pas une grosse priorité. »

Le marché des affaires et celui de l’aventure de plein air présentent le plus grand potentiel, dit-il. « Le tourisme auroral convient parfaitement au marché national et commence à se propager dans le reste de l’Amérique du Nord. » Les activités de marketing visent surtout l’Alberta.

Tourisme Territoires du Nord-Ouest met davantage l’accent sur les marchés à haut rendement, explique-t-il, parce que les vacances coûtent plus cher dans les T.N. O. Nous avons aussi ciblé les bébé-boumeurs fortunés et le marché de l’escapade active dans certains quartiers de Toronto, Los Angeles et New York. »

Chose peu étonnante, certaines des cibles de la Commission canadienne du tourisme sont les mêmes. « Nous suivons les campagnes de la CCT pour profiter en partie de l’effet de sensibilisation, mais nous concevons nos propres annonces dans la presse et sur le Web. »

La stratégie de marketing aux États-Unis mise sur la réussite

(article publié initialement dans TOURISME)

Le gestionnaire du marketing auprès du marché américain des voyages d'agrément, Ernst Flach, parle franchement des résultats qu’il compte obtenir sur le marché américain en 2008 : « Nous misons sur nos réussites de 2007. La stratégie de segmentation a été mise en œuvre à la suite de l'Enquête sur le marché américain des voyages d'agrément, publiée en février 2006. Cette étude nous a fourni d’importantes données démographiques sur les marchés les plus profitables. Le quotient explorateur (QE) de la CCT a permis de personnaliser les données démographiques. Nous avons visé trois segments prometteurs aux États-Unis : l’adepte d’expériences authentiques, l'esprit libre et l'explorateur culturel. »

Selon M. Flach, la campagne devrait idéalement rejoindre les clients les plus prometteurs, quel que soit leur lieu de résidence. Cependant, la recherche a fait ressortir trois zones géographiques où la clientèle visée est regroupée : la Californie, la région des trois États (New York, New Jersey, Connecticut) et le Massachusetts (Boston – Nouvelle-Angleterre). « Nous sommes satisfaits des résultats de 2007 et nous allons de l’avant, indique M. Flach. Par exemple, les résultats de la campagne nous ont indiqué que la clientèle visée – sur le plan de la géographie et des segments du QE – se souvient davantage du Canada et des publicités de la CCT que le reste du marché. De plus, on a enregistré une influence positive cumulative de 9 % sur les visites au Canada. Ceci nous indique que nous atteignons la clientèle voulue grâce aux médias et que notre programme entièrement intégré donne de bons résultats. »

Pour 2008, l’équipe du marché américain des voyages d’agrément a comparé les segments du QE aux segments US PRIZM de Claritas. La recherche PRIZM répartit les Américains parmi 66 types de consommateurs, et chaque type est généralement regroupé par zone géographique. Selon Prizm et Claritas, qui se ressemble s’assemble : « En combinant les résultats des deux recherches, on améliore nos connaissances sur les voyageurs, notamment sur les médias qui peuvent les atteindre », ajoute M. Flach.

Il souligne que l’impact est loin d’être négligeable, surtout pour les tactiques de communication de renseignements. « On a fait deux principales constatations en 2007. Les résultats ont indiqué que San Francisco est un marché très important. Nous y avons toujours été présents, notamment avec les récents programmes de promotion du ski et d’autres produits particuliers, mais la recherche indique qu’il serait avantageux d’investir davantage dans ce domaine. De plus, les données nous ont indiqué que le segment des esprits libres est particulièrement présent à Los Angeles. Nous avons donc tenu compte de cette information dans nos tactiques. »

M. Flach explique qu’à la suite de ces recherches, on a ajouté San Francisco au programme principal de la CCT. On présentera des publicités dans les trains du Bay Area Rapid Transit (BART), et on utilisera également le système des « Whispering Windows » à San Francisco. Il s’agit d’un média publicitaire qui fonctionne grâce à un petit amplificateur en forme de rondelle qui adhère à n’importe quelle surface lisse et permet de transformer une vitrine de magasin en haut-parleur. La CTC a été la première à utiliser cette technologie en Amérique du Nord pour sa campagne estivale à New York, qui a été couronnée de succès.

« En 2008, à Los Angeles, il y aura des campagnes à la radio, puisque ce média est très populaire auprès des esprits libres. De plus, des publicités paraîtront dans les ascenseurs et dans le magazine Sunset et dans le magazine de l’AAA. »

Mais auparavant, l’année 2007 se terminera en beauté. La patinoire du Bryant Park est au programme pour New York. « L’événement de la CCT sera lancé le 27 novembre lorsqu’on illuminera l’arbre de Noël, commandité par Tourisme Québec. L’Ontario (POMT) et Travel Alberta sont également des partenaires. Le Café Celsius permettra encore une fois d’assurer une présence dynamique à Bryant Park. De plus, il y aura de nombreuses activités sur le site, comme des dégustations de vins, des sculptures sur glace, un globe terrestre en neige, et beaucoup plus. »

Lancée en 2007 aux États-Unis, la campagne Intrigue, qui vise à faire participer les consommateurs, se poursuivra en 2008 dans le but de modifier la perception des Américains au sujet du Canada.

« Le problème, c’est que les Américains ont toujours considéré le Canada comme la voisine d’à côté : c’est joli, moyennement attrayant et rien ne presse pour aller la voir, conclut M. Flach. La campagne Intrigue vise à contrer cette tendance en offrant aux Américains des expériences inattendues, afin qu’ils perçoivent le Canada comme une destination exotique. On peut donc s’attendre à voir également des expériences canadiennes extraordinaires dans notre campagne internationale. »

Terre-Neuve-et-Labrador : un fort sentiment d’appartenance pour les Canadiens

(article publié initialement dans TOURISME)

Charlotte Jewczyk, directrice du développement de marchés et des relations avec l’industrie, à Tourisme Terre-Neuve-et-Labrador, admet d’emblée que le marché national a toujours été le meilleur pourvoyeur de sa province. « [Nos clients viennent] essentiellement des Maritimes et de l’Ontario. Dernièrement, toutefois, nous voyons plus de Québécois et de gens de l’Ouest. »

Mais peut-être mieux encore, Mme Jewczyk a observé une augmentation des dépenses effectuées par ces clientèles. « Les visiteurs arrivent et sont séduits par des expériences d’une gamme légèrement plus relevée. Étant donné que d’importants investissements ont été consacrés à nos infrastructures d’hébergement à ce niveau, ces visiteurs nous procurent un meilleur rendement. Nous répondons à la demande de voyageurs avertis qui veulent passer leurs journées à la dure, mais leurs nuits en tout confort. »

Mme Jewczyk relève également que l’activité a beaucoup augmenté chez les croisiéristes. « Ce secteur est prometteur pour Terre-Neuve-et-Labrador, surtout pour la circumnavigation, car nous avons 27 ports d’escale. Les navires de croisière s’arrêtent donc dans des lieux où les visiteurs ne trouveraient pas normalement d’hébergement, sur la terre ferme. Ce sont des croisières d’expédition; je connais des croisiéristes qui affichent déjà complet pour 2008. »

Alors, pourquoi les consommateurs sont-ils attirés par ce genre d’expériences? Mme Jewczyk dit que l’image de marque de la destination y est pour beaucoup. « Nous continuons à servir les adeptes d’expériences enrichissantes et introspectives. Pour diverses raisons, Terre-Neuve-et-Labrador en a à revendre. Qu’il s’agisse de rencontrer un chauffeur de taxi ou de goûter au pain de ménage ou au grand air, ce sont toutes ces expériences que les gens n’obtiennent pas dans les grandes villes qui semblent les attirer. »

L’autre élément qui attire les Canadiens en particulier, selon Mme Jewczyk, c’est la culture de Terre-Neuve-et-Labrador. « Elle est présente dans notre musique, nos objets d’art et notre littérature et [cela] aide à promouvoir notre destination. »

Pour les Canadiens, le ‘Rocher’ est-il exotique? « Absolument, répond Mme Jewczyk. Je pense que nous sommes parvenus à maturité à titre de destination située en marge des sentiers battus. Nos recherches révèlent que beaucoup de clients viennent parce qu’ils ont toujours voulu voir Terre-Neuve-et-Labrador. Avant et après nos réunions et congrès, ils ont parfois l’occasion de contribuer à l’économie provinciale. »

Elle explique que ce succès résulte de l’authenticité des expériences offertes : « Ce sont des choses qui nous ont été données par la nature, le relief et l’archéologie; [des choses comme] notre environnement marin, notre histoire naturelle, nos gens et notre sentiment d’appartenance. Tout ce que Terre-Neuve-et-Labrador a à offrir est à l’origine d’une merveilleuse synergie; pour nous, il est tout naturel de nous inspirer de cet atout. »

Les visiteurs semblent apprécier. Mme Jewczyk dit que le séjour moyen, dans la province, dure de 10 à 12 jours. « Ainsi, notre rendement est bon dès que quelqu’un décide de venir à Terre-Neuve-et-Labrador. Il n’y a rien de tel qu’un touriste accidentel, ici. Pour venir ici, il faut le décider délibérément; on ne fait pas que ‘passer’ par Terre-Neuve-et-Labrador. »

La Nouvelle-Écosse compte sur l'Ontario et l'Ouest canadien

(article publié initialement dans TOURISME)

Comme d’autres destinations canadiennes, la Nouvelle-Écosse pâtit du fléchissement du marché américain. Selon John Somers, directeur du marketing à la division tourisme du ministère du Tourisme, de la Culture et du Patrimoine de la Nouvelle-Écosse, « les principaux coupables sont le dollar et la réticence des Américains face aux voyages à l’étranger. »

Il dit que cette année a été l’année du tourisme canadien : « Les plus fortes augmentations sont essentiellement attribuables à l’Ontario; en juillet, le tourisme routier a augmenté de 19 %, je crois. C’est assez contre-intuitif pour nous, mais nous avons créé un profil à l’aide de la promotion ‘Ceilidh in the Capital’ que nous avons présentée dans la région d’Ottawa cette année. »

M. Somers pense que la force de ce genre d’activités de marketing provient de l’identification d’un public cible qui correspond au concept de l’explorateur culturel, mis au point par la CCT. « En interrogeant nos clients, nous constatons que les voyageurs qui souhaitent venir en Nouvelle-Écosse [surtout à partir d’un marché moyennement ou très éloigné] désirent vraiment faire l’expérience des destinations qu’ils visitent et de la culture locale. Pour obtenir une solution gagnante, nous jumelons cette réalité au concept plus classique des expériences de plein air offertes en Nouvelle-Écosse. »

M. Somers dit que des recherches révèlent que beaucoup de voyageurs originaires de lieux moyennement éloignés perçoivent toujours la Nouvelle-Écosse comme une destination où l’on se rend en automobile. Or, son ministère travaille à une stratégie visant à tirer parti de l’accroissement du nombre de vols vers la Nouvelle-Écosse. Il dit que sa destination continue à investir un « montant d’argent assez important » dans le marché américain, qui représente toujours de 11 % à 12 % des visiteurs non résidents. « Malgré tous nos efforts, ce marché semble maintenant être en déclin un peu partout au Canada, dit-il. Nous essayons d’attirer les gens ici, tout en envisageant de nouveaux marchés comme l’Ouest canadien. Évidemment, l’Ontario, le Québec et les Maritimes ont toujours été importants pour nous, alors nous y déployons aussi des efforts. »

Les chiffres sont généralement encourageants pour la Nouvelle-Écosse. Entre le début janvier et la fin août, le nombre de visiteurs a progressé de 1 % par rapport à la même période l’an dernier, surtout en raison de l’apport de voyageurs canadiens. Les chiffres sont en baisse de 8 % pour les États-Unis et de 9 % pour les pays d’outre-mer, mais en hausse de 6 % pour le Canada. Les trois provinces de l’Atlantique représentent plus de la moitié de visiteurs de la Nouvelle-Écosse, tandis que 10 % des visiteurs canadiens viennent de l’Ontario.

Quatorze pour cent des visiteurs viennent de l’Ouest canadien. « L’économie albertaine étant florissante, le bassin de revenus disponibles y sera énorme, reconnaît M. Somers. Avec cette prospérité, beaucoup de gens font la navette entre les Maritimes et l’Ouest canadien. »

Bienvenue Québec s'ajuste en vue de l'avenir

(article publié initialement dans TOURISME)

Les organismes qui s’interrogent sur les directions à prendre pour l’avenir sont souvent bien partis pour assurer leur durabilité. Tout indique que Bienvenue Québec et l’Association des propriétaires d’autobus du Québec (APAQ) prospèrent grâce à cette approche éprouvée. L’édition de la bourse du tourisme de cette année comportait une session dans laquelle on a posé aux acheteurs et aux vendeurs une série de questions élaborées par François Chevrier de l’École des sciences de la gestion (ESG) de l’Université du Québec à Montréal (UQÀM).

« L’APAQ (propriétaire de Bienvenue Québec) veut permettre à la formule de l'événement d’évoluer », dit M. Chevrier. « Les organisateurs ont examiné d’autres salons et j’ai analysé les sondages de tous les participants : ils sont très satisfaits de ce que Bienvenue Québec leur offre, mais l’APAQ veut constamment innover pour s’assurer que les participants restent fidèles à l'événement. »

M. Chevrier indique qu’en ce moment, l’APAQ analyse la structure de l’événement et songe à ajouter d’autres composantes. « Elle a constaté, par ses recherches, un intérêt naissant à offrir aux participants un plus grand nombre de possibilités de réseautage et de diffusion de renseignements. On veut, par exemple, connaître des experts qui annoncent de nouvelles tendances touristiques. »

Ces aspirations ont entraîné la tenue de tables rondes et de discussions entre experts et en groupe pour stimuler le dialogue. L’APAQ avait hâte de tenter l’expérience à Bienvenue Québec 2007, qui se tenaire au Saguenay. Il a adopté un nouveau concept qui s’est avéré très populaire, selon Marilyn Désy, coordonnatrice au développement et à la promotion.

« Cette [rencontre] entre vendeurs et acheteurs provient du besoin des vendeurs d’en apprendre davantage sur les acheteurs. Bienvenue Québec attire des joueurs importants, comme des représentants du secteur hôtelier, qui connaissent bien les acheteurs. Cependant, ce qui fait souvent ressortir l'attrait d’une destination, ce sont des petits joueurs et des événements phares qui rehaussent les programmes des voyagistes. »

Durant le Carrefour du tourisme francophone, les acheteurs se présentaient deux par deux à neuf tables rondes pendant des périodes de 11 minutes chacune. « Au Québec, nous avons en plus la dynamique linguistique [...] Pour que les rencontres soient fluides, les acheteurs francophones et anglophones sont regroupés séparément. Le vendeur doit s'adapter à la langue de l'acheteur. »

Mme Désy dit que plusieurs vendeurs n’avaient pas les moyens de participer à Bienvenue Québec. « Avec cette formule, le premier jour est consacré aux produits, à la connaissance du marché et au réseautage francophones, tandis que les deux autres jours sont consacrés à l’ensemble du marché. »

De l'avis des vendeurs participants, cette formule leur a été d'un grand profit. « Comme il y avait plusieurs acheteurs et vendeurs autour de la table, il semblait y avoir plus de nouvelles idées et nous avons obtenu de meilleures réponses à nos questions. J'ai trouvé l'exercice utile », de dire Pierre Derouin, directeur du Village québécois d’antan, de Drummondville.

Julie Bouliane s'occupe du service à la clientèle du parc national du Saguenay : « C'est ma première participation à Bienvenue Québec. J’ai assisté, par le passé, à d’autres salons où nous rencontrions nos clients en tête-à-tête. Cette formule permet de rompre la glace plus facilement : il nous prépare aux prochains rendez-vous et chaque participant a un peu de temps pour présenter ses activités, puis de poser des questions pertinentes sur ce que les acheteurs recherchent. »

Catherine Boulay, représentante de ManiganSes, un festival international des arts de la marionnette, à Jonquière, partageait cet avis. Elle avait l’impression que c’était une façon moins intimidante de faire ses débuts dans le monde des bourses touristiques.

Comme l’a fait remarquer Marilyn Désy, de l'APAQ, il est difficile pour les vendeurs de maximiser les occasions que présente cette bourse sans connaître de façon approfondie les besoins des acheteurs. « Ce genre d'activité encourage les vendeurs à écouter, aussi comprennent-ils mieux les réalités commerciales des acheteurs. »

Approche holistique du développement à Charlevoix


(article publié initialement dans TOURISME)

Photo: Marc Archambault / Le Massif

Quand Daniel Gauthier (du fameux Cirque du Soleil) a acheté, en 2002, la station de ski Le Massif à Petite-Rivière-Saint-François dans Charlevoix, il s'est vite rendu compte qu’il faudrait un projet de développement pour assurer la prospérité à long terme de la station. Il voulait transformer la station en une exploitation touristique quatre-saisons de renommée internationale, tout en préservant le paysage, le sens d’appartenance locale ainsi que le tissu des collectivités environnantes.

Selon Diane Laberge, directrice des communications du Groupe Le Massif, « le concept a changé pour inclure l’aménagement d’un hôtel de 150 chambres à la ferme historique Filbaie de Baie-Saint-Paul, à 20 kilomètres, ainsi qu’une gare pour desservir les clients entre la station de ski et l'hôtel. »

La navette ferroviaire fait partie d'un plus vaste plan de train touristique qui relie la ville de Québec et La Malbaie (pays du Fairmont – Le Manoir Richelieu). « À Baie-Saint-Paul, nous comptons construire une place publique, un marché et un salon d'exposition de 500 places », indique Mme Laberge. Elle ajoute que le projet se conformera aux principes de durabilité qui comprennent les aspects sociaux du développement et qui visent à offrir des perspectives d’emplois permanents et de qualité aux résidents locaux : « Nous espérons apporter un renouveau économique qui convaincra la jeune génération qui a quitté la région pour étudier ou travailler, d’y revenir. Nous collaborons avec des municipalités locales pour créer des programmes permettant à ces personnes d’accéder à la propriété. Il ne s’agit plus qu’un projet touristique, c’est un projet avec une mission véritable et une vision vraiment humaniste. »

Mme Laberge signale que les principaux éléments du projet devraient être fonctionnels d’ici l’été 2009, y compris l’installation d’une télécabine pour transporter les passagers qui débarquent du train jusqu’au pied de la station de ski.

Le projet a retenu l’attention de plusieurs investisseurs qui ont déjà lancé leurs plans de développement, compatibles avec ceux du Groupe Le Massif. Olivier Lerun, le directeur exécutif de Villa Marvic (qui appartient à une société de placement française) explique : « nous disposons d’environ sept millions de pieds carrés et nous visons à établir une coentreprise pour construire des hôtels ou des établissements d’accueil comme des spas. » La première construction de la société est une auberge de luxe de 7 000 pieds carrés dans un terrain de 200 000 pieds carrés. Elle utilise un système de chauffage géothermique avec des fenêtres conçues pour filtrer le soleil, minimisant ainsi le recours au conditionnement de l’air en été.

Mme Laberge dit que le Groupe Le Massif est conscient de la contrainte que son projet représente pour les autres promoteurs, compte tenu de l’importance pour les consommateurs des principes de durabilité. « Nous n’avons pas toutes les réponses. Le développement durable est au cœur de notre modèle de gestion, mais il nous faudra quelques années pour y arriver. Comme plusieurs, nous apprenons comment y parvenir. »

Mme Laberge espère que cette approche positionnera Charlevoix comme un modèle de pratiques avantageuses pour le tourisme international. Cette approche plaît à François Gariépy de Tourisme Charlevoix. « L’importance de ce projet pour la région de Charlevoix et la province réside dans l’engagement de M. Gauthier de respecter le fait que Charlevoix soit une réserve biosphère de l'UNESCO. Il s’est engagé à ne pas changer le paysage de Charlevoix et à ce que toute nouvelle construction ne dépasse pas les cimes des arbres dans le territoire Le Massif. » M. Gariépy constate que le projet inclut l'utilisation du territoire comme parc de recherche scientifique pour des entreprises canadiennes de technologie de pointe dans les domaines de l'énergie durable.

Le tourisme à Charlevoix est en soi une industrie du patrimoine et les nouveaux développements en sont le reflet. Le train touristique qui offrira aux voyageurs un panorama inégalé le long du St-Laurent s'arrêtera dans des villages comme Les Éboulements et Ste-Irénée et ira jusqu’à Pointe-au-Pic, où accostaient les légendaires « palais flottants » au début du siècle dernier.

« Le projet vise à attirer surtout des Européens » confie M. Gariépy. « Nous avons commencé à envoyer des ballons d'essai et j'ai le plaisir d'annoncer que nous obtenons des réponses positives, du Canada également. Les gens sont beaucoup plus réceptifs à l’idée de ce projet qu'on aurait pu penser au départ. »

Les produits canadiens ont besoin d'être rafraîchis

(article publié initialement dans TOURISME)

Claire Bessette de Jonview s’occupe du segment des voyages en groupe pour le Canada et des produits de groupe et autonomes pour le Canada atlantique. Elle a acquis une connaissance précieuse de ce qui est à la mode et de ce qui ne l’est pas, des facteurs déterminants dans les secteurs des circuits en autocar et en groupe.

« Pour les Européens, le Québec n’est plus tellement à la mode, contrairement à l'Asie et à l'Europe de l'Est. L’ouverture des pays de l'Europe de l'Est est un attrait pour les voyageurs européens, compte tenu d’une multitude de facteurs, dont la proximité et la compétitivité des prix (surtout des tarifs aériens) », dit Mme Bessette. « La Thaïlande, qui a souffert après le tsunami, a tout fait pour attirer de nouveau touristes, y compris offrir des produits irrésistibles et des expériences de grande qualité. »

Mme Bessette signale toutefois que le Québec, en tant que destination, est unique, en raison de la dimension linguistique qui ouvre tant de possibilités pour des organisateurs et des fournisseurs de voyages en autocar. « Je m'occupe des voyages en groupe des Européens francophones, notamment des Français, des Belges et des Luxembourgeois. Les fournisseurs doivent être extrêmement imaginatifs et novateurs. Il faut inculquer aux étrangers le désir de venir ici, et créer le besoin de visiter maintenant le Québec et le Canada », dit-elle.

« Nous ne sommes pas une destination dite ‘à risque’. Rien ne presse de venir ici. Dans dix ans, le Canada sera encore là, comme toujours, poursuit Mme Bessette, alors qu’ailleurs, comme en Chine, les gens pensent qu’il faut y aller avant que ça change. »

Mme Bessette croit que le Canada n’est pas considéré comme un lieu exotique. « Nous devons changer cette perception et devenir exotiques et, à cette fin, nous avons besoin de l'aide de tout le monde. L'industrie du tourisme évolue constamment, nous devons suivre les tendances du marché, sinon nous mourrons. »

« Si nous avons une idée pour inciter les gens à venir ici, nous devons la poursuivre », souligne Mme Bessette. « Il faut mettre à contribution les fournisseurs et les offices de tourisme et élaborer une offre touristique qui permettra au Canada de mieux frapper l’imagination des gens. »

Le secteur canadien des autocars est promis à un bel avenir

(article publié initialement dans TOURISME)

Le président de Motor Coach Canada, Brian Crow, écrit dans le numéro de novembre du magazine Bus Ride (lectorat essentiellement américain) qu’en dépit des nombreux défis qu’elle doit relever, l’industrie canadienne des autocars poursuivra son essor.

« Au Canada, les exploitants d’autocars doivent affronter [de nombreuses] difficultés : tarifs trop bas, concurrents subventionnés, manque de reconnaissance de l’utilité des autocaristes pour le système de transport, image publique peu reluisante, taxes et permis, niveau d’achalandage, concurrence déloyale de la part d’une minorité d’exploitants non sécuritaires, problèmes d’exploitation (encombrement des rues, prix du combustible, ceintures de sécurité, heures de service, inspections de l’ASVC, incendies et lois anti-ralenti), nouvelles technologies (GPS, enregistreurs et caméras de bord, moteurs et entretien), stationnement et accès à certaines villes et parcs, etc. »

La majorité des compagnies canadiennes d’autocars appartiennent à des familles, précise M. Crow. Beaucoup d’entre elles offraient à l’origine des services de transport scolaire, et la propriété des entreprises a été transmise de génération en génération. Plusieurs des plus anciens autocaristes canadiens ont commencé par exploiter une diligence tirée par quatre chevaux; cinq générations plus tard, la même famille exploite des flottes d’autocars de 400 chevaux-vapeur. Or, la consolidation qui a eu lieu à partir des années 90 a considérablement réduit le nombre d’entreprises familiales. L’industrie passe de la propriété familiale à la propriété collective.

« Il n’y a pas de statistiques, mais Motor Coach Canada estime qu’environ 275 entreprises exploitent quelque 3 000 autocars au Canada. Les recettes du service interurbain régulier se chiffrent à un peu moins de 400 millions de dollars canadiens, et celles des services nolisés et forfaitaires, à un peu plus de 550 millions », écrit M. Crow.

« Au Canada, le service régulier a diminué comme aux États-Unis, depuis 20 ou 30 ans, à cause du transport aérien abordable et de la popularité de l’automobile.

« Greyhound domine le service régulier dans l’Ouest canadien et en Ontario. Coach Canada offre d’importants services réguliers en Ontario, au Québec et dans l’État de New York, parallèlement à ses services nolisés. Au Québec et au Canada atlantique, Orléans Express est le principal transporteur régulier. En périphérie des grandes villes, les transporteurs réguliers ont aussi une importante clientèle de navetteurs. Les commissions de transport ont transformé de nombreux trajets interurbains courts en itinéraires de transport en commun, repoussant les transporteurs privés vers des villes plus éloignées. »

M. Crow raconte qu’en découvrant le Canada, dans les années 90, les touristes japonais ont fait les beaux jours des autocaristes, mais qu’avec la dévaluation du yen à la fin de la décennie, cette activité a plafonné, puis diminué légèrement. Il prédit que les marchés comme la Chine et l’Inde pourraient stimuler le tourisme récepteur, au Canada. « Si c’est le cas, les affaires vont prospérer chez les autocaristes et dans les entreprises de tourisme réceptif. Les marchés du Mexique et du Brésil sont aussi en croissance, mais leurs chiffres sont encore relativement faibles. De nombreux indices donnent à penser que le marché américain des forfaits au Canada stagnera à des niveaux bien inférieurs à ceux de 2000 et 2001. »

M. Crow pense que la croissance est inévitable. « Il faudrait simplement que tous les transporteurs canadiens augmentent leurs tarifs pour améliorer leur rendement et investir dans de nouveaux véhicules et de nouveaux services. »

D’après lui, l’industrie renaîtra, et ce, pour les raisons suivantes : encombrement des routes et des rues, prix du combustible, fragilité de l’environnement, accroissement du nombre de voies réservées aux autobus, évolution démographique, immigration (les immigrants aiment généralement les voyages en autobus), baisse des subventions accordées au transport ferroviaire et public, technologie et présence d’exploitants qui ne se contenteront pas de rendements médiocres.

dimanche, décembre 02, 2007

Les dépenses de voyage des Canadiens devraient augmenter en 2008

(article publié initialement dans TOURISME)

Selon une enquête sur les perspectives des entreprises (Business Travel Outlook 2008 ), dont fait état Hospitality Trends, les entreprises canadiennes augmenteront leurs dépenses de voyage de 4,2 % l'an prochain, tout en adhérant davantage à des programmes d'écologisation et en envisageant l'utilisation de la vidéoconférence.

Cette analyse a été produite conjointement par l'Association of Corporate Travel Executives (ACTE) et le Conference Board du Canada (CBDC). Elle était au coeur d'un exposé qu'Alexander Fritsche, économiste du CBDC, a présenté à Calgary le 20 novembre 2007, à l'occasion de la conférence éducative d'ACTE Canada.

Selon l'enquête, la hausse des dépenses résulte surtout de la progression du nombre de voyages internationaux vers d'autres pays que les États-Unis, de l'augmentation du prix des voyages et de l'accroissement des voyages intérieurs. Les auteurs du rapport prédisent que pour les gestionnaires de voyages, les négociations seront plus ardues en 2008, à cause de la hausse des prix des chambres d'hôtel et, dans une moindre mesure, des tarifs de location de voitures. Les tarifs aériens d'affaires pour les voyages intérieurs et les voyages transfrontaliers vers les États-Unis devraient augmenter de 1,2 % en moyenne par rapport à 2007.

« L'enquête fait aussi ressortir l'influence grandissante de la responsabilité sociale et des enjeux environnementaux sur les politiques des entreprises [...]. Presque toutes les sociétés sondées ont dit qu'elles souscrivaient à la responsabilité sociale. C'est une amélioration remarquable par rapport aux résultats d'une étude semblable menée il y a deux ans », signale Hospitality Trends.

« L'idée d'utiliser la vidéoconférence pour remplacer les déplacements fait aussi son chemin au Canada. Ce concept intéresse en raison de la diminution des coûts, de l'apparition de meilleures technologies et de l'amélioration de la qualité de vie de ceux qui passent moins de temps à voyager. »

L'étude confirme cependant que la majorité des organisations canadiennes jugent toujours que les réunions d'affaires tenues en tête-à-tête sont essentielles.

Les agences en ligne perdent-elles leur avantage concurrentiel?

(article publié initialement dans TOURISME)

Bev Fearis, de TravelMole, signale que selon PricewaterhouseCoopers LLP, l'équilibre des forces, dans le marché des voyages en ligne, se déplace des agences en ligne vers les fournisseurs.

PricewaterhouseCoopers précise qu'au cours des 12 derniers mois, les agences de voyages en ligne ont perdu leur avantage concurrentiel au profit des fournisseurs, qui utilisent des connexions Internet à haute vitesse. Les transporteurs aériens et les hôtels sont en position de force dans un marché où le prix et la commodité sont encore d'importants facteurs de différenciation, estime le groupe.

Malcolm Preston, partenaire et chef du secteur des voyages, explique : « Les fournisseurs offrent maintenant les réservations les moins chères sur Internet. Les fournisseurs dont le volume d'affaires est suffisant continueront à obtenir de plus en plus de réservations directement sur leur site. Ce sont les petits exploitants qui deviendront les principaux clients des revendeurs. »

M. Preston dit que les programmes de fidélisation des hôteliers et des transporteurs aériens s'avèrent très efficaces et donnent aux fournisseurs en ligne un autre avantage. « Les revendeurs ont du mal à offrir quoi que ce soit d'intéressant qui inciterait leur clientèle à revenir. Ils peuvent toujours offrir des rabais, mais leurs bénéfices en souffrent directement. S'ils veulent offrir un vol gratuit, ils doivent d'abord l'acheter au fournisseur. »

PricewaterhouseCoopers estime que tous les acteurs du secteur des voyages, sur Internet, devront, à l'avenir, diversifier leurs services.

Ces constats sont publiés dans un nouveau rapport intitulé The Distribution Revolution: the growth of supplier-only sites has been at the expense of the online aggregators.

Gais et lesbiennes : un « marché de rêve »

(article publié initialement dans TOURISME)

Selon une étude dont fait état TravelDailyNews (20 novembre 2007), les lesbiennes et les gais constituent un marché de rêve pour l'industrie du tourisme.

Le rapport précise que 94,1 % des quelque 6 700 répondants américains de la 12e étude annuelle de Community Marketing sur le tourisme LGBT ont séjourné à l'hôtel pour au moins une nuit au cours des 12 mois précédents, et en moyenne 14 nuits durant cette période. Les répondants ont dit qu'ils choisissaient leur hôtel d'abord en fonction du bon accueil réservé aux gais, puis de la proximité d'attractions touristiques, de la proximité d'un quartier gai et de l'accès gratuit à Internet haute vitesse.

Plus des trois quarts (77 %) des répondants ont dit qu'ils choisissent leur hôtel par Internet et y réservent leur chambre, tandis que 29 % réservent leur hébergement par téléphone ou chez un agent, ou encore directement auprès d'un fournisseur. Quatre-vingt-six pour cent des répondants ont pris l'avion au moins une fois (six fois en moyenne) au cours de l'année précédente.

Autres constats importants, les gais et lesbiennes s'intéressent surtout aux activités suivantes : voyages d'aventure (41,8 %), visites de spas (36,1 % ), excursions éducatives (31,6 %), visites culinaires (29,7 %), écovoyages (26,2 %), célébrations de fierté gaie (25 %) et casinos (22,8 %).

Soixante-cinq pour cent des répondants étaient gais et 28 %, lesbiennes; les autres (7 %) se disaient bisexuels, transgenre, allosexuels ou intersexués. Âge moyen des répondants : 46 ans.

L'héli-ski au Canada en tête de liste chez les adeptes européens des voyages de luxe

(article publié initialement dans TOURISME)

Un sondage commandé par le magazine Luxury Travel (Europe) révèle que l'héli-ski au Canada est l'aventure que préfère avant tout le voyageur bien nanti. Les expéditions en Islande et le sentier de motoneige du cercle arctique ont aussi été bien cotés, de même que les aventures en régions plus chaudes, comme l'escalade des cascades du fleuve Dunn, en Jamaïque, et les safaris pédestres, en Zambie.

Selon Yasmin Razak, collaborateur à la rédaction, « 86 % de nos lecteurs ont indiqué que la demande de voyages d'aventure a progressé au cours des 12 derniers mois, surtout de la part des familles. [...] Le voyageur bien nanti souhaite ajouter un brin d'aventure à ses vacances en famille, sans toutefois que le service et le confort en souffrent. »

Les voyages de luxe sont adaptés à des tendances et à de nouveaux produits qui influent directement sur ceux qui réservent des forfaits pour une clientèle bien nantie exigeante.

Hausse de la popularité des voyages en famille

(article publié initialement dans TOURISME)

Le marché américain des voyages en famille est toujours en croissance, selon des travaux de recherche effectués depuis deux ans par diverses entreprises. D'après une étude de Y Partnership, les voyages en famille sont une façon de solidifier la cohésion familiale « dans un monde dominé de plus en plus par les impératifs du travail. »

Pour ce qui est du type de vacances que recherchent les familles, un sondage réalisé en 2006 par American Express révèle que les agents réservent de plus en plus de vacances d'aventures familiales en plein air. Norman Howe, de la société canadienne Horizon & Co., fait remarquer que ce sont les paysages, la nature et la faune qui donnent au Canada son avantage concurrentiel. « Les voyages que nous organisons avec le Fonds mondial pour la nature (Canada) sont populaires car ils associent responsabilité sociale, faune extraordinaire, paysages splendides et plaisirs en famille, déclare M. Howe. Les travailleurs de l'environnement que nous rencontrons sont stimulants, et il y a quelque chose de singulièrement puissant à faire connaître les splendeurs naturelles du Canada à vos enfants. »

La notion selon laquelle le Canada est une destination accessible et sûre importe aussi pour la psychologie des voyages en famille, explique M. Howe. « La 'sécurité' peut paraître ennuyeuse dans certains cas, mais pour les voyages en famille, elle est essentielle. »

Les planificateurs de réunions pensent que les petits groupes sont plus productifs

(article publié initialement dans TOURISME)

Selon un sondage dont David Wilkening fait état dans TravelMole, la majorité des planificateurs de réunions estiment que les petits groupes sont beaucoup plus productifs que les participants de grandes assemblées.

« Pour plus de 55 % des répondants, le plus grand avantage des petites réunions est qu'elles sont plus productives. En deuxième position dans ce sondage, l'idée selon laquelle les petites réunions sont plus faciles à organiser a rallié 22 % des répondants », fait remarquer M. Wilkening.

D'après Laurie Sharp, présidente de Sharp Events, une entreprise californienne, les petites réunions présentent d'autres avantages comme le niveau de créativité, la personnalisation et les rencontres entre participants.

Ce sondage est issu d'une émission Web dans laquelle on affirme que les grandes réunions ne sont pas nécessairement les meilleures.

Un marché électronique en croissance aux États-Unis

(article publié initialement dans TOURISME)

D'après la septième édition de la revue du cybermarché américain des voyages, préparée par PhoCusWright, le marché électronique des voyages d'agrément et des voyages d'affaires indépendants poursuit sa croissance à un rythme très supérieur à celui de l'ensemble du marché. Ce marché électronique dépassera 94 milliards $US en 2007, représentant plus du tiers de l'ensemble du marché des voyages. PhoCusWright estime que les taux de croissance se maintiendront au triple, ou presque, de celui de l'ensemble du marché des voyages, et ce, jusqu'en 2009. Cependant, la croissance a ralenti, surtout dans les agences de voyages en ligne, dont les ventes de forfaits font presque du surplace, dans certains cas.

Fatigués des avions? Les voyages en autocar séduisent toujours

(article publié initialement dans TOURISME)

D'après une étude récente de Travelocity, dont fait état David Wilkening, dans TravelMole, près des deux tiers des voyageurs qui prennent l'avion éviteraient ce moyen de transport s'ils en avaient le choix, ce qui annonce peut-être le retour en force d'une autre façon de voyager : l'autocar.

La société Greyhound Lines dit qu'elle a dépensé 60 millions $ depuis trois ans pour rafraîchir ses 1 250 autocars et ses plus importants terminus.

Patty Herbeck, directrice du marketing chez Greyhound, a déclaré que l'entreprise a remis en état plus de 900 autocars en y installant notamment de nouveaux sièges, tandis que dans 125 de ses quelque 940 terminus, elle a repeint, rénové les salles de toilette et ajouté des écrans de télévision au plasma dans les salles d'attente.

Soulignant que Greyhound a mérité son titre d'icône nord-américaine, Mme Herbeck déclare : « Quand vous avez 93 ans, vous devez rappeler aux gens qui vous êtes et ce que vous représentez. Nous essayons de leur dire que l'apparence de Greyhound et l'expérience qu'elle véhicule ont changé. »

Greyhound n'avait pas lancé de campagne publicitaire nationale depuis longtemps. Elle en prépare maintenant une pour faire revenir ses anciens clients et attirer des jeunes et des hispanophones.

La modernisation a commencé en 2004, quand l'entreprise a voulu accélérer le service entre grandes villes, précise M. Wilkening. La clientèle a diminué après l'élimination d'environ 1000 destinations, bien que les ventes soient en hausse de 15 à 20 % pour les itinéraires qui restent. L'entreprise dit qu'elle a transporté 19 millions de passagers l'an dernier et que ses ventes ont atteint 1,2 milliard $.

Hausse des voyages d'affaires au Canada

(article publié initialement dans TOURISME)

Même si cela peut sembler surprenant, lorsque David Wilkening, de TravelMole, demande aux gens de nommer les dix marchés internationaux dont la croissance est la plus rapide, les réponses comprennent souvent le Canada.

C'est ce qu'indique l'enquête de la National Business Travel Association (NBTA). Le rapport présente les dix principales destinations, à l'exception des États-unis, dont le potentiel de croissance est le plus élevé dans le secteur des voyages d'affaires en 2008.

On attribue la première place à la Chine, suivie du Royaume-Uni, de l'Inde, du Mexique, de la France, de l'Allemagne, de l'Amérique latine (à l'exception du Brésil et du Mexique), du Canada, du Japon et du Brésil.

L'enquête de la NBTA indique également que les voyages d'affaires devraient continuer d'être en hausse en 2008. Cependant, cette croissance devrait se stabiliser. M. Wilkening signale qu'en 2007, les tarifs aériens augmenteront de six à dix pour cent, les prix des hôtels, de cinq à sept pour cent, et les coûts généraux des voyages, de six à huit pour cent.

Amélioration de l'Atlas canadien en ligne

(article publié initialement dans TOURISME)

La Société géographique royale du Canada a lancé la deuxième version de son Atlas canadien en ligne. L'édition 2007 de l'atlas en ligne présente un vaste répertoire de modules thématiques, notamment sur les changements climatiques et les rivières du Canada. Le contenu est bien illustré grâce à des diapositives, des capsules vidéo et des graphiques animés, ainsi que des jeux et des questionnaires interactifs. Le populaire outil de cartographie du site présente des données à l'échelle 1 : 50 000, ce qui permet aux utilisateurs de voir les rues.

Depuis son lancement en avril 2005, l'Atlas canadien en ligne s'appuie à la fois sur la cartographie et sur les technologies de pointe. Le site entièrement bilingue reçoit jusqu'à 500 000 visites par mois. Ses cartes détaillées et ses sections thématiques illustrent à merveille le peuple, la culture, l'environnement, l'histoire et le patrimoine du Canada.

Les stations de ski du Québec sont confrontées à des défis

(article publié initialement dans TOURISME)

Dans un article publié dans La Tribune, Jean-François Gagnon parle des défis des stations de ski du Québec. M. Gagnon a obtenu un document décrivant une présentation aux membres d'un comité sur l'avenir de la Station Mont-Orford rédigée par Michel Archambeault, titulaire de la chaire de recherche en tourisme de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), au sujet de la réduction du nombre de stations de ski au Québec depuis le début des années 1980.

« On comptait 116 stations de ski en 1981-1982. Dix ans plus tard, ce nombre était passé à 99 », indique M. Gagnon. « Aujourd'hui, il n'en reste que 80. La moitié des installations sont désormais gérées par des coopératives, des municipalités et des organisations sans but lucratif, et cette tendance devrait s'accentuer au cours des prochaines années. »

« Toutefois, le nombre d'utilisateurs n'a pas reculé en dix ans. Par exemple, en 1996 1997, on comptait 5,9 millions de journées de ski, soit environ 500 000 de moins que l'hiver dernier. »

Selon M. Archambeault, des facteurs tels que le vieillissement et les changements climatiques pourraient influencer la fréquentation des centres de ski. Les responsables de stations de ski devront envisager l'achat de nouveaux systèmes d'enneigement artificiels fonctionnant à des températures plus élevées.

« On estime qu'environ 80 millions $ seront requis pour améliorer les systèmes d'enneigement artificiels au Québec. De plus, on aura besoin de 100 millions $ pour améliorer l'infrastructure des remontées mécaniques », souligne M. Gagnon. « Cependant, les revenus actuels des stations de ski rendent ces investissements difficiles à réaliser. »

M. Gagnon signale toutefois que la conscience environnementale des Québécois pourrait favoriser les stations de ski qui mettent l'accent sur la gestion durable. Ces pratiques pourraient attirer une nouvelle clientèle.

jeudi, novembre 22, 2007

Changer sa façon d'approcher le marché des jeunes

(article publié initialement dans TOURISME)

Martin Cash, du Winnipeg Free Press, écrit : « Le premier indice que vous n'est pas cool, c'est quand vous essayez de convaincre les jeunes que votre produit est cool. Le deuxième indice, c'est lorsque vous essayez de comprendre pourquoi votre produit n'est pas cool. »

Dans son article (12 octobre 2007; Don't say it's cool; ask them), M. Cash fait référence à un discours de Doyle Buehler, fondateur de myTEGO Inc. de Winnipeg, prononcé lors d'une réunion de l'industrie. Il affirme que de nombreuses entreprises doivent mettre au rancart leurs notions de marketing et adopter une approche plus émotionnelle. « Il faut s'immerger dans la culture des jeunes. Demandez leur de décrire votre produit ou service. Écoutez-les ». M. Buehler souligne que les jeunes se moquent de qui vous êtes ou d'où vous provenez; ce qui les intéresse, c'est l'effet qu'aura votre produit sur leur vie.

Orbitz Food & Wine porte un toast à l'Okanagan et au Niagara

(article publié initialement dans TOURISME)

Dans son palmarès de 2007, Orbitz Food & Wine dit que le Niagara et l'Okanagan pourraient bientôt devenir des destinations vedettes au nord de la frontière américaine.

Orbitz recommande donc de visiter absolument les secteurs d'Osoyoos et de Penticton dans l'Ouest, et de Niagara-on-the-Lake dans l'Est.

Orbitz utilise le mot « pittoresque » pour décrire ces deux régions et en vante la cuisine et l'attrait culturel.

Comment prépare-t-on ce palmarès? Jim Cohn, porte-parole d'Orbitz, explique que l'entreprise examine les données historiques et les réservations pour choisir les destinations qui mériteront l'accolade. « Nous comparons des données pour calculer le pourcentage de croissance. De 2005 à 2007, celle du Niagara et de l'Okanagan a été importante. »

M. Cohn ajoute qu'une équipe de spécialistes met aussi la main à la pâte. Elle tient compte, par exemple, de l'accessibilité de la destination et de la variété de l'hébergement avant de « porter un toast » aux meilleures régions.

lundi, novembre 19, 2007

Pour le voyageur américain, le prix passe avant l'écologie

(article publié initialement dans TOURISME)

Dans un récent reportage de TravelMole, David Wilkening signale que, selon la Travel Industry Association (TIA) et le Y Partnership, les Américains ne sont toujours pas disposés à payer plus cher pour faire appel à des fournisseurs soucieux de l'environnement. Cependant, un récent sondage révèle qu'ils y songent.

« Plus de la moitié des adultes américains disent qu'ils seraient prêts à choisir un [fournisseur] qui respecte l'environnement, révèle le dernier sondage de Travelhorizons. Or, même si plus de la moitié des adultes américains se disent favorables à la responsabilité environnementale, seulement 14 % ont dit qu'en réalité, leur choix d'un fournisseur de service touristique serait directement tributaire des efforts qu'il déploie pour protéger l'environnement. »

Le sondage révèle que seulement 13 % des répondants seraient disposés à payer davantage pour faire appel à des fournisseurs respectueux de l'environnement, tandis que 56 % ont dit qu'ils pourraient le faire. « L'ampleur de la majoration du prix ou du tarif semble être à la source de leur hésitation », lit-on dans le rapport.

« Les résultats du sondage donnent à penser que la connaissance des efforts déployés par le fournisseur pour respecter l'environnement pourrait suffire à attirer davantage de clients, mais pas à n'importe quel prix », indique Suzanne Cook, vice-présidente principale à la recherche pour la TIA, qui ajoute : « Il semble que la valeur monétaire que les consommateurs attribuent au service touristique demeure déterminante. »

Profitons-en quand ils sont jeunes!

(article publié initialement dans TOURISME)

Le directeur général du World Youth Student and Exchange (WYSE), David Jones, dit que les jeunes voyageurs annoncent les tendances de demain.

Cité par Joachim Fischer, dans eTurboNews, M. Jones estime que « nous avons la possibilité d'enrichir la valeur de leurs expériences touristiques et de les encourager à adopter, pour leurs voyages, des habitudes responsables et durables. »

Le WYSE a tenu cette année sa conférence mondiale à Istanbul pour échanger des renseignements sur le marché et l'industrie des voyages, planifier l'avenir et favoriser les rapprochements. Grâce à un réseau établi dans 118 pays, les membres de WYSE offrent chaque année des expériences éducatives et de voyage à plus de 10 millions de jeunes et d'étudiants.

Selon eTurboNews, WYSE a caractérisé ce créneau à l'aide d'un sondage effectué auprès d'environ 8 500 jeunes voyageurs. L'étude a révélé que les jeunes voyageurs indépendants d'aujourd'hui font dans leur vie plus de sept voyages et qu'ils dépensent en moyenne 1 915 euros. Les dépenses moyennes ont progressé de 40 % depuis 2002.

L'étude a aussi révélé que 50 % des jeunes voyageurs utilisent Internet pour faire des réservations (ce pourcentage était de 10 % en 2002) et que 80 % s'en servent pour se renseigner sur les voyages.

Pour les jeunes, les voyages sont un mode de vie, révèle l'étude. « Très peu sont dissuadés par le terrorisme, les désastres naturels ou les épidémies. » L'Australie, les États-Unis et la France sont les destinations les plus populaires, tandis que la Thaïlande, la Nouvelle-Zélande et l'Australie sont préférées des routards.

dimanche, novembre 18, 2007

Séquelles de la tragédie des Éboulements : les intervenants en tourisme tournent la page

(article publié initialement dans TOURISME)

Voilà dix ans, un autocar transportant 48 passagers dévalait la grande côte des Éboulements, dans la région de Charlevoix, au Québec.

Quarante-quatre personnes ont perdu la vie le jour de l'Action de grâces quand leur véhicule s'est écrasé au fond d'un ravin. Dans un article publié récemment dans le quotidien Le Soleil de Québec, Sylvain Desmeules décrit comment ce hameau pittoresque essaie aujourd'hui de tourner la page.

Ce fut la pire tragédie routière à survenir au Canada. Elle a profondément bouleversé non seulement la population locale, mais aussi l'industrie du tourisme. Avant le 13 octobre 1997, les voyages organisés représentaient 50 % du marché touristique de l'Isle-aux-Coudres, avec plus de 800 autobus par année. Aujourd'hui, écrit M. Desmeules, les meilleures années se traduisent par la visite de moins de 400 autobus.

Il cite le président de la Société des établissements touristiques de l'Isle-aux-Coudres, Pierre Mazière : « L'accident de la grande côte n'a fait qu'accentuer la tendance lourde, à savoir la diminution des voyages nolisés par autobus. »

M. Desmeules a aussi interrogé Éric Fournier, qui dirigeait l'Association touristique de Charlevoix, et qui se souvient bien de la panique qui régnait. « On se remettait à peine des inondations [au Saguenay] en 1996 et voilà que la perception des visiteurs à l'égard de Charlevoix, au niveau des routes, était nourrie d'images négatives ». Il y a eu une vague d'annulations. Les autorités gouvernementales ont pris la décision controversée de modifier la route pour réduire les risques (plus tard, la cause de l'accident a été attribuée à une défectuosité du système de freinage de l'autobus). M. Mazière estime que si la côte n'avait pas été refaite, de nombreuses entreprises auraient fermé leurs portes.

Pour l'industrie des autocars, raconte M. Desmeules dans son article, ce fut un signal d'alarme. D'expliquer Romain Girard, de l'Association des propriétaires d'autobus du Québec : « Nous avons alors pris conscience comme notre image de sécurité était précieuse. [Nous avons entrepris] une profonde réforme, autant sur la sécurité que sur la nouvelle clientèle. »

M. Desmeules note que l'industrie a repris le chemin perdu. Le tourisme de groupe représente, estime-t-on, 1,3 milliard $ au Québec, dont le tiers sont des Québécois qui voyagent au Québec.

Les voyageurs mieux nantis reviennent plus souvent

(article publié initialement dans TOURISME)

David Wilkening, de Travelmole, signale que selon un sondage effectué pour la U. S. Tour Operators Association (USTOA), les voyageurs disposant d'un revenu disponible supérieur ont davantage tendance à revisiter une destination préférée.

« Les gens pensent que les voyageurs bien nantis sillonnent la planète, visitant Rome une année, Rio l'année suivante, avant de partir en safari ou en croisière », lit-on dans l'étude. Or, le sondage révèle que le tiers des voyageurs dont le revenu familial dépasse 100 000 $ préfèrent revisiter des destinations favorites.

« Toutes catégories de revenus confondues, c'est le groupe qui donne le plus souvent ce genre de réponse », déclare Bob Whitley, président de la USTOA.

Le sondage a permis d'établir un rapport entre le revenu et le désir de revenir au même endroit. Ainsi, 30 % des ménages ayant un revenu de 50 000 $ à 99 000 $ préféraient aussi revoir des destinations favorites, mais la proportion tombait à moins de 20 % si le revenu était de 35 000 $ ou moins. « Les voyageurs mieux nantis ont également indiqué qu'ils choisiraient de préférence des voyages organisés ou des forfaits vacances assortis d'un meilleur choix d'excursions complémentaires », signale M. Wilkening.

Les femmes et les voyageurs moins nantis se préoccupaient d'aspects pratiques, précisant qu'ils seraient motivés par des repas et des visites touristiques supplémentaires. Les jeunes voyageurs (18 à 34 ans) et les familles avec enfants de moins de 12 ans préféreraient obtenir de
meilleures chambres d'hôtel pour le même prix.

samedi, novembre 17, 2007

Les femmes troquent leur ordinaire contre l'escapade

(article publié initialement dans TOURISME)

Pour la femme contemporaine, le mot « plus », voire l'expression « beaucoup plus », s'imposent dans l'univers des voyages.

D'après des statistiques sur le marché américain, les femmes ont effectué 32 millions de voyages l'an dernier. Pour illustrer encore mieux le poids économique des femmes, les chercheurs estiment que l'an prochain, elles dépenseront 125 milliards $US au chapitre des voyages. Pour couronner le tout, le potentiel du marché féminin des voyages est évalué à plus de... 19 billions $.

Les femmes de tout âge - célibataires, mariées, divorcées ou veuves - se ruent sur les voyages. Et ce n'est pas seulement pour se détendre ou bavarder, car 75 % des adeptes du tourisme culturel et d'aventure sont des femmes. Quel âge ont ces aventurières? Quarante-sept ans!

Les femmes n'hésitent pas à laisser derrière elles un être cher. Le Wall Street Journal a signalé récemment que parmi 500 voyageuses interrogées en 2003 par Women Traveling Together (un voyagiste du Maryland), près des deux tiers avaient laissé derrière elles maris ou copains pour participer à un voyage entre femmes.

Même celles qui décident de voyager seules sont courtisées par une industrie qui tient maintenant compte des desideratas de chacun des sexes.

Certains hôtels comme le Jumeirah, de Dubaï, et le Royal, de Durban, en Afrique du Sud, comportent des étages entiers réservés aux femmes.

Étudiants étrangers : un marché en croissance

(article publié initialement dans TOURISME)

Le nombre d'étudiants du postsecondaire qui suivent des études en dehors de leur pays d'origine est passé, dans le monde entier, de 0,61 million en 1975 à 2,73 millions en 2005, dans la foulée de la mondialisation croissante des économies et des sociétés, selon un rapport émis par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et cité dans Travel Impact Newswire, le 27 septembre 2007.

Le rapport précise que la libre circulation des capitaux, des biens et des services - ainsi que la libéralisation du marché du travail - ont fait croître la demande de nouveaux types d'enseignement dans les pays de l'OCDE. L'enseignement supérieur permet aux étudiants d'élargir leurs horizons et de mieux comprendre la multiplicité des langues, des cultures et des pratiques commerciales dans le monde. Plusieurs pays membres de l'OCDE - surtout en Union européenne - ont organisé la mobilité des étudiants de manière à favoriser les contacts interculturels et l'émergence des réseaux d'entraide de demain.

Selon le rapport, d'autres facteurs déterminants comme la baisse des frais de transport, les nouvelles technologies, la rapidité et la diminution des coûts des communications ont intensifié l'interdépendance des économies et des sociétés, surtout durant les années 90. Cette tendance a été particulièrement forte en haute technologie et sur le marché du travail.

En 2005, les États-Unis ont accueilli 22 % de tous les étudiants étrangers de la planète, suivis du Royaume-Uni (12 %), de l'Allemagne (10 %) et de la France (9 %). Ensemble, ces quatre destinations accueillent 52 % de tous les étudiants du postsecondaire qui étudient à l'étranger.

De nombreux étudiants étrangers séjournaient également en Australie (6 %), au Japon (5 %), au Canada (3 %), en Nouvelle-Zélande (3 %) et en Russie (3 %).

Les Asiatiques formaient le plus fort contingent d'étudiants étrangers, suivis des Européens (24,9 %). Les Africains représentaient 11,0 % de l'ensemble des étudiants étrangers, tandis que les Nord-Américains n'en représentaient que 3,7 %; les étudiants d'Amérique du Sud représentaient 5,7 % du total.

vendredi, novembre 16, 2007

Le Canada présente sa nouvelle image au WTM

(article publié initialement dans TOURISME)

La Commission canadienne du tourisme (CCT) se présentera sous un nouveau jour au World Travel Market (WTM) 2007, grâce à un stand renouvelé représentant la nouvelle image de marque de la CCT. L'Office du tourisme de Québec et Tourisme Québec seront sur place pour souligner le 400e anniversaire de la ville.

Maggie Davison, directrice générale de la CCT au Royaume-Uni, déclare que « nous avons hâte de participer au WTM, car le stand du Canada occupe un emplacement plus visible. Nos 27 participants ont tant de choses à raconter sur l'originalité, la diversité et l'authenticité de nos expériences. »

L'an dernier, plus de 18 millions d'étrangers, y compris 866 000 Britanniques, ont visité le Canada. Durant la première moitié de 2007, le nombre de voyages entre l'Angleterre et le Canada a augmenté de 4,5 % par rapport à la même période l'an dernier.

Les personnes handicapées : un segment de marché en croissance

(article publié initialement dans TOURISME)

Une conférence internationale sur le tourisme accessible qui doit avoir lieu à Bangkok, en novembre, fera ressortir la nécessité d'améliorer les installations et les services destinés à un segment de marché en croissance mais largement négligé : les personnes handicapées. Selon un article de Travel Impact Newswire (17 octobre 2007), Scott Rains, un des organisateurs de la conférence et éditeur du Rolling Rains Report (bulletin d'information touristique destiné aux personnes handicapées), dit que « maintenant qu'une génération de personnes handicapées a pu, à divers degrés, travailler, s'instruire et se divertir, ceux d'entre nous qui ont les moyens de voyager appartiennent à un groupe de consommateurs qui commence à peine à se faire remarquer. »

M. Rains dit que la conférence contribuera au changement et au développement d'entreprises touristiques afin de créer un environnement favorable aux touristes et aux voyageurs handicapés, ainsi qu'aux personnes retraitées et âgées, en leur fournissant notamment un accès à l'environnement bâti, aux transports en commun, à la formation et à l'emploi.

Dans l'article de Travel Impact Newswire, M. Rains présente les données suivantes :

* Les adultes américains handicapés ou à mobilité réduite consacrent en moyenne 13,6 milliards $US par année au tourisme. En 2002, ces personnes ont effectué 32 millions de voyages, dépensé 4,2 milliards $US à l'hôtel et acheté 3,3 milliards $US de billets d'avion et 2,7 milliards $US d'aliments et boissons.

* Sur une population de 21 millions de personnes, 69 % avaient voyagé au moins une fois au cours des deux années précédentes et effectué 3,9 millions de voyages d'affaires, 20 millions de voyages d'agrément et 4,4 millions de voyages combinant affaires et agrément. Sur un total de 2 millions d'adultes handicapés ou à mobilité réduite, 7 % avaient dépensé plus de 1 600 $US à l'extérieur de la zone continentale des États-Unis au cours des deux années précédentes.

* Au Royaume-Uni, l'Employers' Forum on Disability estime à 10 millions le nombre d'adultes handicapés ou à mobilité réduite, et à 80 milliards de livres leur pouvoir d'achat annuel.

* Selon le Conference Board du Canada, le revenu disponible annuel des travailleurs canadiens handicapés ou à mobilité réduite s'élevait, en 2001, à 25 milliards $CAN.

www.dpiap.org

jeudi, novembre 15, 2007

La petite entreprise se tire bien d'affaire, malgré les difficultés actuelles

(article publié initialement dans TOURISME)

Jean-René Halde, président de la Banque de développement du Canada, dit que les petites entreprises éprouvent généralement les mêmes difficultés que les grandes, que ce soit la force du dollar ou les pénuries de main-d'oeuvre, mais qu'en général, il semble qu'elles ont réussi, jusqu'à présent, à surmonter ces difficultés. Le 16 octobre dernier, dans un article du CanWestNews Service, Éric Beauchesne citait les propos de M. Halde, d'après qui ce secteur est novateur et agile - heureusement, car il regroupe la grande majorité des entreprises du Canada.

« Nous sommes foncièrement un pays de petites et moyennes entreprises », déclare-t-il dans l'article de CanWest, signalant que 97,7 % du million d'entreprises canadiennes d'au moins un employé sont des petites entités de moins de 100 employés, tandis que 2 % sont des entreprises de taille moyenne ayant entre 100 et 500 employés. M. Halde estime qu'elles continueront à surmonter leurs difficultés tant qu'elles ne se laisseront pas surprendre par l'imprévu.

M. Halde pense que les pires difficultés qui hantent les PME sont les mieux connues. Il s'agit des pénuries de main-d'oeuvre (qui frappent particulièrement l'Ouest canadien) et de la force du dollar, qui touche surtout les petits manufacturiers exportant aux États-Unis. « Si vous êtes un exportateur, même de petite taille, il est clair que la hausse du dollar vous pose un problème, dit-il. Difficile de s'adapter quand la hausse de la valeur du dollar augmente aussi rapidement. »

Le tourisme est considéré comme une industrie exportatrice, même si ce secteur n'est pas mentionné directement dans l'article de CanWestNews, publié dans le Vancouver Sun.

Le tourisme albertain se porte bien malgré la baisse du nombre de visiteurs américains

(article publié initialement dans TOURISME)

L'Alberta Index signale que l'été a été occupé dans l'industrie albertaine du tourisme, les résultats étant comparables ou légèrement supérieurs à ceux de l'an dernier. Selon un sondage effectué auprès de voyagistes, en septembre 2007, « les Albertains et d'autres Canadiens ont encore été les meilleurs clients des attractions provinciales, cet été. »

Les voyagistes ont indiqué que le nombre de visiteurs américains a baissé. « Cependant, Statistique Canada révèle que la croissance du nombre de visiteurs américains arrivant directement au Canada par l'Alberta [...] dépasse la moyenne nationale. »

Le nombre de visites en provenance du Royaume-Uni, de l'Europe centrale et de l'Australie était encore important cet été, tandis que les résultats pour l'Asie étaient légèrement supérieurs ou comparables à ceux de 2006, selon la publication.

« Dans les terrains de camping, les parcs de véhicules récréatifs et les services de tourisme d'aventure, la clientèle et les revenus ont augmenté à cause, selon de nombreux exploitants, de l'intensification du trafic provincial. »

Quatre-vingt-treize voyagistes de l'Alberta, de l'Est du Canada et des États-Unis ont répondu au sondage. En Alberta, le tourisme « pèse » 5 milliards $ et emploie 103 000 personnes.

mercredi, novembre 14, 2007

Et les aînés recevront la terre en héritage...

Un groupe de pélicans profite de l'habitat qu'offre le lac Wascana au tournant de l'automne
Photo: Claude-Jean Harel

(article publié initialement dans TOURISME)

Peter Tarlow, Ph.D., laisse entendre que du point de vue du tourisme, le marché des aînés, qui est en pleine expansion, est en réalité composé de trois marchés : les jeunes aînés, les aînés d'âge moyen et les vieux aînés. M. Tarlow, conférencier réputé, spécialiste du marketing touristique et auteur du bulletin Tourism Tidbits, était cité dans Destination World.

M. Tarlow dit que les jeunes aînés sont nés entre 1946 et 1960, ont un revenu disponible supérieur, moins de responsabilités et une santé relativement bonne. Ils sont les mieux disposés au voyage. Les aînés d'âge moyen (nés entre 1930 et 1946) préfèrent visiter parents et amis, dépensent légèrement davantage pour leurs frais médicaux et désirent encore voyager. Les vieux aînés sont nés avant 1930 et voyagent moins; lorsqu'ils le font, ils recherchent souvent la sécurité et des services personnalisés.

M. Tarlow signale que - comme c'est le cas un peu partout dans les pays développés - le marché des jeunes aînés est le créneau le plus important et le mieux nanti des États-Unis. Selon lui, ce créneau représente 78 millions de personnes et, au cours des neuf prochaines années, ce nombre augmentera de 3,5 % par année. Ces gens devraient également hériter de beaucoup d'argent : d'ici 2015, les aînés américains recevront en héritage 340 milliards de dollars.

Aujourd'hui, les aînés vivent plus longtemps que leurs parents; ils sont généralement plus actifs et voyagent davantage, dit M. Tarlow. « D'ici 2015, ils contrôleront un fort pourcentage des biens de ce monde et auront tendance à dépenser et à exiger davantage. Les aînés ne forment pas seulement le groupe le plus riche du monde développé; ils sont également les plus exigeants. Les parents des aînés de demain ont généralement gâté leurs enfants; ces aînés, surtout ceux qui ont connu une époque de militantisme politique, n'ont donc pas peur d'exiger ce qu'ils veulent et de se plaindre jusqu'à ce qu'ils l'obtiennent.

Les organismes, entreprises et établissements qui offrent de bons services à leurs clients ont beaucoup d'avenir devant eux, souligne-t-il, mais les autres pourraient se retrouver sur la paille ou être poursuivis en justice.

Cet article est reproduit intégralement ici.

Le dollar à parité permet de repositionner le Canada face au marché américain des RCVM

(article publié initialement dans TOURISME)

L'année 2007 est une année d'expansion pour les centres de congrès. Le Casino de Windsor, en Ontario, qui s'appellera bientôt Ceasars Windsor, fait actuellement l'objet de travaux d'agrandissement et de rénovation de 373 millions $ qui lui ajouteront 100 000 pieds carrés d'espace de réunion. Plus au Nord, le Centre des congrès de Toronto gagnera 500 000 pieds carrés, tandis que le Palais des congrès du Toronto métropolitain s'adjoint un centre de conférences doté de 58 000 pieds carrés d'espace de réception.

Dans l'Ouest, la capacité du Centre des congrès de Vancouver devrait tripler. Sur le site Web du centre, on peut lire que « l'expansion permettra chaque année de faire passer de 150 000 à 370 000 le nombre de jours-délégués pendant les cinq premières années après l'ouverture. Le délégué moyen dépensera 350 $ par jour [...], tandis qu'environ le tiers des délégués visiteront d'autres coins de la province. »

Même si la devise canadienne est forte? « La parité change certainement notre perception de la valeur, mais comparativement à d'autres destinations comme l'Europe, nous sommes encore extrêmement compétitifs. En outre, la forte demande et les prix élevés qui caractérisent les destinations américaines font de nous une solution de rechange alléchante », a déclaré Dan Melesurgo, directeur exécutif, Ventes - réunions et voyages de motivation, à la Commission canadienne du tourisme.

M. Melesurgo a ajouté que la conjoncture économique donne au Canada l'occasion de « changer sa façon de vendre. Auparavant, nous insistions trop sur la valeur monétaire, par opposition à la valeur réelle de la destination. »

« Lorsque des groupes se rencontrent au Canada, la participation atteint généralement des niveaux records, ce qui témoigne de l'attrait global de nos destinations. Au Canada, la modernité de nos installations, la qualité du service, la diversité de nos destinations et l'originalité de nos expériences plaisent au marché américain. »

mardi, novembre 13, 2007

Nouveau-Brunswick : la force du dollar canadien nuit au tourisme

(article publié initialement dans TOURISME)

On apprend de Radio-Canada que la force du dollar canadien exerce des effets négatifs sur l'industrie touristique du Nouveau-Brunswick, où le nombre de touristes américains a diminué de 2,6 % depuis le début de 2007.

Pour compenser, l'industrie souhaite attirer davantage de touristes de l'Ontario et du Québec : « Pour augmenter ce marché, nous devons approfondir notre connaissance de ce qui plaît aux Québécois en dehors de la plage », a déclaré à Radio-Canada Ronald Durelle, sous-ministre du Tourisme au gouvernement du Nouveau-Brunswick.

Il y a 10 ans, le Village historique acadien attirait 125 000 visiteurs, mais cette année, seulement 65 000 personnes ont visité les lieux. L'année 2008 pourrait être difficile pour le tourisme de la province, notamment en raison des fêtes du 400e anniversaire de Québec. Toutefois, on fait remarquer, à Radio-Canada, que le Nouveau-Brunswick sera à son tour en vedette lors du 4e Congrès mondial acadien, qui se déroulera dans la Péninsule acadienne en 2009.

Au Nunavut, le marketing touristique manque d'argent

(article publié initialement dans TOURISME)

Dans un article publié dans le Nunatsiaq News du Nunavut, John Thompson écrit que selon Tourisme Nunavut, le territoire pourrait engranger beaucoup plus de recettes touristiques s'il se faisait mieux connaître du reste du monde. « C'est la plus grande industrie du monde », a déclaré Jillian Dickens, agente de marketing à Tourisme Nunavut. « Pour avoir notre part, il faut investir sérieusement. »

Cet office de tourisme reçoit, surtout du gouvernement du Nunavut, à peine plus de 2 millions $ par année, dont 750 000 $ pour le marketing. Tourisme Nunavut voudrait 3 millions $ de plus pour faire concurrence à ses rivaux. Or, même si l'office obtenait gain de cause, il ne disposerait encore que de la moitié du budget de l'office de tourisme des Territoires du Nord-Ouest, indique M. Thompson.

« Il sera sans doute difficile de convaincre le gouvernement du Nunavut, déjà inondé de demandes de financement de services de base comme l'éducation et les soins de santé », écrit M. Thompson. « Or, Mme Dickens dit qu'une grosse campagne de marketing se paierait d'elle-même, grâce aux recettes provenant des visiteurs. » Elle donne l'exemple du Colorado, qui a récemment augmenté ses dépenses de marketing et qui a vu monter en flèche le chiffre d'affaires des entreprises locales.

« Mais le Colorado n'est pas le Nunavut, poursuit M. Thompson. Plusieurs petites entreprises du territoire ne sont peut-être pas prêtes à accueillir des hordes de touristes et à leur offrir les services auxquels ils s'attendent. Certains guides [...] peuvent s'éloigner du téléphone pendant des semaines [ou] ne pas se montrer à un rendez-vous », explique M. Thompson.

« Dans les agglomérations, les hôtels peuvent avoir des chambres défraîchies, de la tuyauterie qui fuit et un service de restauration irrégulier. Même à Iqaluit, on peut attendre 15 minutes ou plus pour se faire servir au restaurant. Il y a bien sûr des entreprises de qualité, mais les touristes peuvent avoir de la difficulté à s'y retrouver. »

Tourisme Nunavut essaie d'orienter la clientèle vers des commerces fiables, mais les entreprises figurant sur son site Web ne répondent pas toutes aux normes minimales auxquelles pourraient s'attendre les touristes, explique Mme Dickens.

D'ajouter M. Thompson : « Il manque aussi d'infrastructures de base, comme des quais et des petits ports, qui aideraient les touristes en croisière à descendre à terre sans devoir ramper sur les roches glissantes d'un brise-lames. Le pessimiste pourrait penser que le fait d'attirer trop de touristes trop tôt pourrait nuire au développement de l'industrie du tourisme, au Nunavut. Mais Mme Dickens affirme le contraire : amenez-nous des touristes, et la qualité du service s'améliorera. »

Selon l'article, Tourisme Nunavut a posé d'autres gestes modestes pour rendre le territoire plus attirant. Selon un sondage effectué en 2006 les touristes réprouvaient surtout la présence de déchets visibles. « Pour éliminer cette pollution visuelle à Iqaluit, écrit M. Thompson, Tourisme Nunavut a obtenu des élèves du secondaire qu'ils ramassent des détritus tout au long de l'année. Et au début d'octobre, des poubelles ont été installées à Iqaluit, grâce à un projet piloté par Tourisme Nunavut et la municipalité d'Iqaluit. »

Une autre enquête révèle que le Nunavut a reçu environ 10 000 visiteurs de juin à octobre 2006. En extrapolant, Tourisme Nunavut dit que le territoire a accueilli 19 000 visiteurs durant toute l'année; la moitié viennent pour les affaires et le tiers, pour l'agrément. Les autres visitent parents et amis ou suivent des cours.

La plupart des visiteurs du Nunavut ont au moins 50 ans, ont l'habitude des voyages et sont bien nantis. La plupart viennent du Sud du Canada. Le nombre de visiteurs américains, français et britanniques est également important.

En tout et pour tout, ces visiteurs ont dépensé 26 millions $ au Nunavut.

lundi, novembre 12, 2007

Le Canada, terre fertile pour le tourisme bénévole


Un groupe d'étudiants belges monte un tipi à la réserve amérindienne Poundmaker en Saskatchewan: quand les autres nous renvoient l'ascenceur

(article publié initialement dans TOURISME)

Le Canada est souvent perçu comme un « incubateur » de touristes bénévoles - nous en produisons d'excellents qui vont à l'étranger - mais le Canada est aussi (littéralement) une terre fertile pour le tourisme bénévole.

Le tourisme bénévole, dans lequel les voyageurs consacrent une partie (ou la totalité) de leurs vacances au bénévolat ou à une cause, existe depuis assez longtemps. Mais l'écotourisme, « l'écologisation » et autres expressions à la mode pourraient populariser cette tendance comme jamais auparavant.

En raison de son immensité et de sa beauté naturelle, le Canada intéresse particulièrement les globe-trotters amis de l'environnement. Les vacances de bénévolat donnent aussi aux voyagistes canadiens l'occasion de refaire l'image de produits existants. Prenons, par exemple, la randonnée en pleine nature. Demandez aux voyageurs de remettre la piste en état, et le tour est joué! Vous avez un nouveau produit respectueux de l'environnement et la possibilité de courtiser un nouveau type de consommateur.

Voici quelques-uns des stages de bénévolat offerts au Canada :

L'Organizer Earthwatch Institute donne aux voyageurs la possibilité d'aider des chercheurs à retracer le parcours des baleines au large de la forêt pluviale du Grand Ours.

La World Wide Opportunities on Organic Farms (WWOOF) enseigne l'agriculture biologique. WOOOF exploite partout au Canada des fermes où les touristes peuvent parfaire leurs compétences dans ce domaine.

La Station de recherche des îles Mingan organise des expéditions d'un jour ou d'une semaine dans le golfe du Saint-Laurent pour l'étude de diverses espèces de baleines. Les « apprentis » prennent des photos, prélèvent des données et participent à des biopsies.

Prix du tourisme de demain : date d'échéance, le 5 décembre

(article publié initialement dans TOURISME)

Le WTTC (conseil mondial du tourisme et des voyages) effectue un appel de candidatures pour ses prix du tourisme de demain (Tourism for Tomorrow Awards), édition 2008.

Il y a quatre catégories : le prix destination (destinations vouées au développement touristique responsable); le prix conservation (organisations touristiques vouées à la protection du patrimoine naturel; le prix du capital humain (organisations touristiques vouées au développement des ressources humaines et à la participation des collectivités locales); le prix de l'entreprise touristique internationale (entreprises d'au moins 200 employés qui sont présentes dans plus d'une destination et qui font preuve de pratiques touristiques responsables).

Les candidatures doivent être présentées avant le 5 décembre 2007. Les lauréats et finalistes seront invités à une cérémonie spéciale durant le 8e Sommet mondial sur le tourisme et les voyages qui aura lieu à Dubaï, au printemps 2008.

www.tourismfortomorrow.com

Les Coréens jettent un regard neuf sur le Canada

(article publié initialement dans TOURISME)

Dans un rapport présenté à des partenaires de l'industrie, Ted Hornung, gestionnaire du marketing international à Tourisme Saskatchewan, présente un compte rendu pénétrant de sa participation à Showcase Canada, que la CCT a organisé à Séoul, en Corée : « Le marché coréen se transforme rapidement, note-t-il. Les Coréens ont voyagé pendant longtemps en groupe et s'éloignaient très peu de la Colombie-Britannique, de l'Alberta et des chutes Niagara. Mais la situation change car ils s'intéressent maintenant davantage aux voyages autonomes et aux forfaits avion-auto. »

Selon M. Hornung, les voyageurs coréens maîtrisent mieux l'anglais, disposent d'un revenu disponible plus important et ne craignent pas de faire cavalier seul. « Les voyages entre femmes augmentent aussi, qu'il s'agisse d'amies ou de couples mère-fille. Les Coréens veulent voir des endroits intéressants, tout en 'faisant' quelque chose et en s'impliquant. »

Voici quelques-unes des tendances prometteuses que M. Hornung a cernées dans le marché coréen :

* Popularité de destinations situées plus à l'Est
* Programmes d'anglais langue seconde
* Programmes de séjours à domicile
* Accroissement du cybermarketing
* Participation à un plus grand nombre de salons commerciaux
* Voyages expérientiels
* Marché des 50 ans et plus
* Voyages en famille
* Trekking
* Cuisine

Dans le segment mère-fille, M. Hornung dit que l'âge des mères se situe généralement entre 40 et 60 ans, tandis que celui des filles se situe entre 10 et 30 ans. « La durée maximale des voyages, de 10 à12 jours, n'a pas beaucoup changé.

« Un plus grand nombre de compagnies de cartes de crédit offrent des voyages à leurs clients, poursuit M. Hornung. De plus en plus de Coréens utilisent Internet pour se renseigner, mais ils préfèrent encore réserver auprès de leur agence de voyages. » M. Hornung ajoute que cette habitude commence aussi à changer.

Les Britanniques disposés à prendre le risque de pratiquer des sports extrêmes

(article publié initialement dans TOURISME)

Le cybermagazine de consommation The Thrifty Scot (ThriftyScot.co.uk), qui se spécialise dans le domaine des finances personnelles, signale que 17 % des adultes britanniques seraient disposés à participer, à l'étranger, à des activités risquées comme le toboggan, la planche à neige hors piste, voire la plongée sous la glace, même s'ils savent qu'ils ne sont pas protégés par leur assurance-voyage.

Jacky Brown, porte-parole de l'industrie de l'assurance-voyage, dit qu'il ne vaut pas la peine, pour les adeptes des pentes enneigées, de prendre des risques : « Toute vacance de sport d'hiver présente certains risques; que la pente soit douce ou vertigineuse, un accident est vite arrivé et il est essentiel d'avoir une assurance pour éviter les factures salées. »

On a constaté que 27 % des répondants pensent que toutes les polices d'assurance-voyage annuelles couvrent automatiquement le ski. Ce n'est pas le cas.

Les étudiants dépensent davantage lorsqu'ils voyagent

Après-midi d'automne sur le Mont St-Hilaire au Québec
Photo: Claude-Jean Harel

(article publié initialement dans TOURISME)

D'après David Wilkening, de Travelmole, un nouveau sondage révèle que les dépenses moyennes des jeunes qui voyagent à l'étranger atteignent maintenant 2 600 $, soit 39 % de plus qu'en 2002. C'est une croissance de 8 %, supérieure à l'inflation et légèrement supérieure à la hausse des dépenses de voyage de la population en général, précise la World Youth Student & Educational Travel Confederation (WYSE).

« La valeur du marché mondial des voyages jeunesse atteindra 154 milliards $US cette année », précise le groupe. On apprend également que les jeunes voyageurs adoptent rapidement de nouvelles technologies liées aux voyages, plus de 80 % d'entre eux utilisant maintenant Internet pour se renseigner.

Plus de 80 % des répondants ont indiqué que la capacité de comparer les prix et la disponibilité de renseignements sur les destinations étaient les caractéristiques les plus utiles des sites Web. Moins de 60 % ont dit que la possibilité de réserver tout leur voyage sur un seul site ou de sauvegarder leur requête étaient des fonctions utiles.

Le nombre de points d'accès au Wi-Fi continue à augmenter

(article publié initialement dans TOURISME)

ITworldcanada.com fait état d'un récent rapport de la société de recherche In-Stat, selon lequel l'utilisation du Wi-Fi est en hausse à cause de la prolifération des points d'accès. Or, selon l'article de Tim Wilson, certains points d'accès sont beaucoup plus populaires que d'autres.

« Les gens utilisent le Wi-Fi à l'hôtel, à l'aéroport et dans les cafés », précise Daryl Schoolar, analyste principal chez In-Stat et auteur du rapport. « Très peu de gens utilisent le Wi-Fi à l'extérieur ». M. Schoolar dit que c'est une des raisons pour lesquelles les réseaux Wi-Fi municipaux ne sont pas très utilisés.

Gaspé fonde beaucoup d'espoir sur le secteur des croisières

(article publié initialement dans TOURISME)

Radio-Canada signale que d'ici 2010, la ville de Gaspé espère accueillir des navires de croisière transportant entre 1 500 et 3 000 passagers. Les bateaux qui y accostent présentement transportent rarement plus de 500 passagers.

La région de Gaspé présente un certain nombre d'avantages aux yeux des amateurs de croisières, selon le directeur général de l'Office du tourisme et des congrès de Gaspé, Stéphane Sainte-Croix : « Les parcs nationaux sont un élément majeur de l'offre touristique, tout comme la présence du port de Gaspé, ouvert à l'année et accessible aux navires de croisière de longueur importante. »

Radio-Canada mentionne que la qualité des infrastructures portuaires pourrait d'ailleurs être déterminante dans les décisions de Tourisme Québec, qui choisira bientôt des villes escales dans la province. L'objectif, précise Julie Bouffard, directrice de la Chambre de commerce de Gaspé, « c'est d'avoir un circuit, des villes, des ports qui seront équipés pour recevoir les bateaux de croisière ».

Essor de la construction d'hôtels au Canada

(article publié initialement dans TOURISME)

Pas moins de 2 000 chambres s'ajouteront au parc hôtelier de Montréal au cours des deux prochaines années, et selon un article diffusé par eTurboNews, deux chaînes internationales, Ritz-Carlton et les hôtels Starwood, investissent chacun 100 millions $ dans leur établissement, tandis que le Crystal de la Montagne, situé au coeur du centre-ville de Montréal, fera l'objet d'un investissement de 80 millions $. Le plus gros budget, précise-t-on dans l'article, est celui du projet de réaménagement de l'ancienne gare-hôtel Viger, qui atteint 400 millions $.

On note dans l'article qu'un tout nouveau concept d'hôtels tendance, offrant un hébergement abordable mais sans concessions sur le plan du design et du confort, a été lancé à Montréal par les hôtels ALT; en plus du marché de l'agrément, les hôtels ALT viseront aussi ceux des entreprises, des réunions et des congrès. Pour servir cette clientèle, l'hôtel consacrera plus de 5 000 pieds carrés d'espace aux réunions d'affaires; une salle de conférences sera même aménagée au dernier étage de l'immeuble, avec vues spectaculaires de Montréal.

À Toronto, le luxe est en plein essor et près de 1 000 chambres haut de gamme s'ajoutent au marché. En août 2007, on a assisté à l'ouverture du premier établissement cinq-étoiles de la ville Reine, l'hôtel Hazelton. Selon eTurboNews, Toronto aura, d'ici 2010, quatre nouveaux hôtels cinq-étoiles signés Trump, Ritz-Carlton, Quatre Saisons et Shangri-La. En outre, beaucoup d'hôtels existants grimpent d'un cran sur l'échelle du luxe en procédant à d'importantes rénovations.

Au Canada, on note aussi l'ouverture d'hôtels-boutique de luxe, comme l'hôtel Buddha Bar, de Montréal, qui offrira 106 chambres et qui sera situé dans l'édifice de l'ancienne Banque provinciale. À Vancouver, dans le secteur Melville, les hôtels-boutiques haut de gamme poussent comme des champignons; on y remarque entre autres le Ritz-Carlton, de 127 chambres, le Loden Vancouver, de 77 chambres, et le Shangri-La; le Coast Coal Harbour sera un hôtel quatre-étoiles pour voyageurs d'affaires et d'agrément.

vendredi, novembre 02, 2007

L’Ontario se tire bien d’affaire, même en eaux troubles


(article publié initialement dans TOURISME)

« Les statistiques officielles diront comment la saison s’est terminée », commente Robin Garrett, PDG du Partenariat ontarien de marketing touristique (POMT). « Mais je peux vous dire qu’après avoir passé une bonne partie de l’été à dialoguer avec des exploitants de toute la province, nous sommes enchantés de constater que le marché intérieur a été très solide. »

Mme Garrett aimerait croire que la campagne de marketing intérieur, sur laquelle l’Ontario a misé intensivement, a porté fruit. « Dans certaines zones de la province, il semble que les visiteurs intérieurs ont compensé toutes les pertes observées sur le marché américain. Le nombre de visites était même supérieur aux résultats des années précédentes, à cause de la vigueur du marché intérieur », a-t-elle dit.

Mme Garrett pense qu’en raison des campagnes de marketing très vigoureuses qui ont été menées, l’Ontario est resté dans l’esprit des consommateurs. « J’ai récemment vu une étude du Conference Board du Canada qui révélait que les Ontariens se sentaient beaucoup plus conscients des attraits de leur propre province que leurs concitoyens du reste du Canada », fait-elle remarquer. « C’était encourageant à entendre. Cela signifie que nous avons atteint notre objectif. »

Mme Garrett élabore : « Le marché américain, surtout celui des voyages d’une nuitée ou plus, continue à nous donner du fil à retordre, mais la croissance a été solide, dans l’ensemble, dans les marchés intérieurs et outre-mer. Certains éléments des marchés d’outre-mer sont plus dynamiques que d’autres; cela dépend des produits offerts et du genre de consommateur qui est courtisé.

« Bien sûr, nous souhaitons accroître le tourisme, peu importe le genre. Mais les possibilités et les rendements les plus importants se situent chez les groupes qui séjournent plus longtemps ici et dépensent plus. Ce serait certainement une meilleure cible pour nous. »

Selon Mme Garrett, le POMT a pris des mesures concrètes en ce sens. « Nous sommes ravis du nouveau plan de marketing qui sera lancé à notre sommet des 3 et 4 octobre, à Ottawa. Au lieu d’envisager le marketing d’un point de vue purement géographique, nous avons utilisé des études de segmentation et d’autres sources de renseignements disponibles par l’intermédiaire de la CCT, ainsi que certains de nos propres travaux. Nous les avons analysés pour connaître quelles sortes d’expériences intéressent certains segments du marché. Tous les programmes de marketing que nous mettons de l’avant pour les États-Unis et le Canada seront axés sur cette méthode de segmentation.

« On croit effectivement », précise Mme Garrett, « que la façon dont les gens se renseignent et prennent leurs décisions a changé [comme l’ont déjà démontré de nombreux spécialistes], surtout sous l’effet de l’univers interactif. On n’est plus confiné à la géographie, et on peut donc se lancer à la conquête de réseaux de personnes qui s’intéressent à des expériences similaires, peu importe où elles habitent. Nous lancerons divers programmes de marketing qui privilégieront très fortement la voie interactive. »

Robin Garrett explique qu’à l’avenir, on peut s’attendre que ce genre de démarche sera utilisé plus souvent pour les marchés d’outre-mer. « Ce n’est pas une priorité immédiate pour nous, parce que nous travaillons surtout dans le marché rapproché, mais lorsque nous travaillerons avec les consommateurs [avec la CCT], c’est le genre d’approche que nous aimerions continuer à utiliser. »

Une voix pour le tourisme en Ontario


Bill Allen, Président du conseil d'administration de la Tourism Industry Association of Ontario (TIAO)

Certains seront surpris d’apprendre que le secteur du tourisme, en Ontario, qui pèse 21 milliards $, n’avait pas, jusqu’ici, d’organisme de défense provincial. À compter de cette année, la Tourism Industry Association of Ontario (TIAO) remplit ce rôle, et son conseil d’administration a nommé à sa présidence Bill Allen, qui oeuvre depuis 33 ans dans la fonction publique et qui a déjà été sous-ministre du Tourisme. TOURISME lui a demandé pourquoi il a senti le besoin de relever ce nouveau défi :

« L’industrie me passionne beaucoup », répond M. Allen. « Nous avons une province et un pays merveilleux, et nous devrions les faire valoir partout dans le monde. Le tourisme est une industrie tellement positive. Quand j’étais au gouvernement, j’étais toujours désappointé de constater qu’il n’y avait pas de voix unique et forte pour représenter l’industrie du tourisme. Je pensais qu’à cause de cela, le tourisme se faisait damer le pion par d’autres industries comme celles de l’automobile, de l’agriculture ou de l’exploitation minière, qui étaient beaucoup mieux organisées et qui s’exprimaient d’une seule voix unifiée. Voilà pourquoi je fais cela. Je veux qu’une voix forte s’élève pour représenter le tourisme, afin que notre rayonnement soit le même que celui de certaines autres industries. »

M. Allen explique que la création de la TIAO résulte de profondes réflexions existentielles qui ont eu lieu parmi les exploitants touristiques de l’Ontario. « Il y avait une association appelée Tourism Federation of Ontario », fait-il remarquer. « Ses membres ne disposaient d’aucun personnel et comptaient sur le bénévolat pour rehausser le prestige de l’association. Il y a trois ans, ils ont analysé l’industrie et ont conclu qu’ils devraient avoir une association bien pourvue en ressources et dotée d’un personnel rémunéré qui serait en mesure de défendre les intérêts de l’industrie du tourisme. La formation de la TIAO découle de cette étude. Ainsi, un groupe de chefs de file du tourisme s’est réuni, a formé un conseil provisoire, et l’Association a vu le jour en mars de cette année. »

M. Allen estime que la TIAO donnera un poids considérable à l’industrie. « Sans voix unifiée, il est difficile pour les représentants de l’industrie de se faire prendre au sérieux par les autorités gouvernementales, qui peuvent être déroutées par les messages contradictoires diffusés par l’industrie. La TIAO a pour objectif de faire entendre cette voix unifiée, de se prononcer sur les grandes questions dont le gouvernement doit s’occuper, soit pour résoudre des problèmes ou pour aider l’industrie à prospérer. »

Une de ces questions fondamentales, selon M. Allen, concerne la compétitivité de l’industrie du tourisme par rapport à celle d’autres régions, particulièrement à l’extérieur du Canada. « À cause de la force du dollar, notre industrie ne possède plus l’avantage concurrentiel dont il jouissait auparavant. »

Cette situation est aggravée par de nombreux autres problèmes moins importants, poursuit-il : « Si l’on examine comment le voyageur prend la décision de visiter une destination quelconque, on constate qu’il y a trois facteurs qui entrent en jeu. D’abord, le produit : dans quelle mesure la destination me passionne-t-elle? Quelles en sont les attractions? Que peut-on y voir et faire? En deuxième lieu vient le marketing : dire aux gens ce que nous avons. Il y a certainement des domaines où l'on peut améliorer nos activités de marketing, par rapport à celles d’autres destinations. Troisièmement, dans quelle mesure est-il facile de venir ici? Quand je dis ‘facile’, je parle de capacité aérienne et du coût du voyage. Si le voyage vers l’Ontario ou le Canada coûte deux fois plus cher que le voyage vers l’Europe, c’est un facteur négatif. »

Sur ce dernier point, Bill Allen soulève une question que se posent les voyageurs qui se déplacent en automobile, notamment pour traverser la frontière : « Y aura-t-il une file d’attente? La rigueur des mesures de sécurité est une plainte que nous rencontrons souvent dans nos recherches, surtout chez les voyageurs américains. »

M. Allen aimerait notamment que le gouvernement se donne pour rôle de prospecter ces nouveaux marchés : « Par le passé, l’Ontario a concentré ses efforts sur les États frontaliers. Ce n’est pas compliqué, il suffit de prendre l’auto et de traverser. Mais ces marchés sont de plus en plus difficiles à courtiser. Il faut explorer un peu plus loin. Or, pour développer de nouveaux marchés, il faut du temps et de l’argent, alors que les destinations veulent des solutions rapides et immédiates. Le gouvernement doit avoir pour rôle de promouvoir la province sur ces nouveaux marchés. Ensuite, les destinations pourront se présenter et ‘conclure les ventes’. C’est ce genre de sensibilisation que notre association juge cruciale; cette activité nécessite l’appui financier du gouvernement. »

En ce qui concerne la collaboration de la TIAO avec le Partenariat ontarien de marketing touristique (l’actuel organisme de marketing provincial), M. Allen estime que tout ira comme sur des roulettes : « Nos relations sont déjà bonnes. Nous les avons rencontrés plusieurs fois et avons discuté du rôle du Partenariat ontarien de marketing touristique [POMT] par rapport à celui de notre association. De toute évidence, notre association ne fera pas de marketing, mais nous représenterons un certain nombre d’associations qui en font, comme Resorts of Ontario, l’Ontario Private Campground Association, Tourisme Toronto, Tourisme Ottawa et Tourisme Niagara. Dans nos rencontres avec le gouvernement, nous préconiserons, en matière de marketing, la collaboration avec le POMT et nos membres. »

Pour Bill Allen, le partenariat entre la TIAO et le POMT, qui tiendra son troisième sommet du tourisme au début d’octobre, est un bel exemple de collaboration. « Nous avons conclu un partenariat avec eux, cette année, parce que notre association est nouvelle. On envoie ainsi au gouvernement et à l’industrie un signal très positif, selon lequel nous sommes disposés à collaborer avec le POMT à l’amélioration de l’industrie. »

Selon M. Allen, l’amélioration de l’industrie consiste notamment à susciter de nouveaux investissements. C’est une activité à laquelle le ministère ontarien du Tourisme se consacre également et qui aide à maximiser les revenus de l’industrie. « Ce concept nous ramène au facteur produit. Si nous n’investissons pas dans de nouveaux produits qui attireront les gens, ils iront ailleurs. Nous disons au gouvernement qu’il ne faut pas se limiter au marketing et qu’il faut mettre tout autant l’accent sur l’amélioration des produits, sur les motifs qui inciteront les gens à nous visiter. Il est primordial d’investir, et je pense que le gouvernement peut jouer deux rôles à cet égard : premièrement, il devrait investir dans ses propres installations (la Place de l’Ontario, les parcs du Saint-Laurent, les parcs du Niagara, Fort William, par exemple). On constate avec satisfaction que le gouvernement a récemment injecté plus d’argent dans ces destinations touristiques. Deuxièmement, nous pensons que le gouvernement devrait participer à l’élaboration d’une approche publique-privée pour le renouvellement et la revitalisation du produit touristique. »

La passion que Bill Allen éprouve pour l’industrie, la clarté de sa vision et ses nombreuses années d’expérience augurent bien pour l’avenir de la nouvelle association de l’industrie touristique de l’Ontario.